Retour au menu principal   

Le dimanche de l'Ascension du Seigneur A

le 4 mai 2008


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28, 16-20


16 Les onze disciples

s'en allèrent en Galilée,

à la montagne où Jésus

leur avait ordonné de se rendre.

17 Quand ils le virent, ils se prosternèrent,

mais certains eurent des doutes.

18 Jésus s'approcha d'eux

et leur adressa ces paroles:

Tout pouvoir m'a été donné

au ciel et sur la terre.

19 Allez donc!

De toutes les nations faites des disciples,

baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit;

20 et apprenez-leur

à garder tous les commandements que je vous ai donnés.

Et moi, je suis avec vous

tous les jours jusqu'à la fin du monde.


( louange à toi Seigneur Jésus)







Chers soeurs et frères dans la foi,


 

 


“Il reviendra dans la gloire”





À première vue, c'est la fin d'une histoire qui a commencé par la parole de saint Jean: “et le verbe s'est fait chair”, des mots gravés en latin, à Nazareth, sur l'autel de la basilique de l'Annonciation. Ils indiquent le point de contact entre le ciel et la terre, le lieu et l'instant planétaires de l'union entre Dieu et l'humanité. Le début s'est fait humblement dans l'intimité d'une jeune femme attentive. L'Ascension marque la fin de cette présence physique, le retour éclatant et glorieux du Fils vers le Père, au sein de la nuée. (1)

Entre les deux, nous avons célébré le coeur du credo et le mystère de la foi: Christ est venu... il est né, il a souffert, il est mort, il est ressuscité...

Saint Luc nous répète que les disciples n'avaient encore rien compris: “Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël?” À première vue, quel désastre que ces trois années d'enseignement du Fils de Dieu aux disciples!

Et pauvres humains que nous sommes! Si notre intelligence n'est pas plus vive, il y a fort à parier que nous n'avons pas encore réalisé ce que le Christ signifie dans l'histoire de notre monde. La fête d'aujourd'hui pourra au moins nous remettre en bonne voie, avec l'aide de l'Esprit.

Depuis la vocation de Marie, comme depuis celles d'Abraham et de Moïse, l'histoire de la présence de Dieu à son peuple en est une de fidélité. La réponse du peuple en est une de rejet, de contradiction, d'incompréhension. Nous savons aujourd'hui qu'“il reviendra dans la gloire”, mais nous sommes souvent distraits par des préoccupations immédiates, à courte vue.

En même temps, à cause de notre incapacité personnelle, une puissance nous est donnée en héritage par le Ressuscité, car nous devenons indispensables à sa mission. C'est notre seule gloire, puisqu'à travers nous, l'Esprit continue à créer comme le rappelle la dernière parole de Jésus dans l'évangile: “Allez donc! De toutes les nations faites des disciples, baptisez, enseignez... Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde.”

(1) Seul le lien du regard disparaît. Mot à mot dans le texte: “Et ayant dit cela, comme ils regardaient, il fut élevé — par Dieu, compris implicitement dans la forme passive — et une nuée l'a soustrait de leurs yeux. La montée, la nuée, ainsi que les deux hommes en vêtements blancs sont des expressions bibliques de la grandeur et de la puissance de Dieu.

Bernard Lafrenière, c.s.c.

 

 Retour au menu principal

 

 Voir version plus élaborée

Dernière mise à jour à 16:05 hrs. le 13 octobre 2007 par JL.