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Le dixième dimanche ordinaireA

le 8 juin 2008


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9, 9-13



9 Jésus, sortant de Capharnaum,

vit un homme, du nom de Matthieu,

assis à son bureau de publicain

(collecteur d'impôts).

Il lui dit:

Suis-moi.

L'homme se leva et le suivit.

10 Comme Jésus était à table à la maison,

voici que beaucoup de publicains et de pécheurs

vinrent prendre place avec lui et ses disciples.

11 Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples:

Pourquoi votre maître mange-t-il

avec les publicains et les pécheurs?


12 Jésus, qui avait entendu, déclara:

Ce ne sont pas les gens bien portants

qui ont besoin du médecin,

mais les malades.

13 Allez apprendre ce que veut dire cette parole:

C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices.

Car je suis venu appeler non pas les justes,

mais les pécheurs.


( louange à toi Seigneur Jésus)







Chers soeurs et frères dans la foi,


 

 


“Aux sources de la Loi: choisir la vie”




Dans l'impossibilité de retrouver l'homélie reliée à l'Évangile du dixième dimanche ordinaire A, le webmestre vous suggère celui du sixième dimanche ordinaire A


Un Sage de l'Ancien Testament, Ben Sirac, affirme ce matin que chacun est libre d'observer la Loi: “Si tu le veux, dit-il, tu peux observer les commandements.” Il invite ses lecteurs à choisir librement entre l'eau et le feu, entre la vie et la mort, comme une mère qui donnerait pour seule consigne à son enfant: “Fais ce que tu veux: tu es libre.” Rappelons-nous que l'auteur du Deutéronome ajoutait: “Choisis donc la vie!” (30, 19)

Le sermon sur la montagne apparaît d'autant plus déroutant. Non seulement Jésus nous oblige-t-il à observer la loi, mais pour choisir la vie, il faudra nous ajuster aux intuitions de base qui ont inspiré cette Loi dans le grand projet initial du Créateur.

Dépasser la Loi: “Si votre justice ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux.” Et Jésus nous donne aujourd'hui en exemple quatre lois: deux interdictions formelles du Créateur, le meurtre et l'adultère; de même que la fidélité à deux engagements librement consentis: le serment et le mariage.

La sagesse populaire ambiante nous indiquera toujours des moyens d'en sortir: “J'ai une autre idée. Les conditions ont évolué. C'est lui qui m'a attaqué. C'est elle qui a changé...” Car ni la mentalité légaliste ni les faux-fuyants des débrouillards ne correspondent à l'esprit des béatitudes. La liberté que Dieu nous a confiée nous demande d'aller au-delà de toute forme de loi pour remonter aux intuitions du Créateur.

Ce qui est légal n'est pas forcément moral et les lois injustes sont nombreuses dans toute société. Nous savons combien les forts et les puissants de ce monde profitent aisément des failles de nos lois, car aucune législation n'est parfaite. Que feront devant tout cela les fils et les filles du Royaume?

Le sermon sur la montagne, sur lequel nous avons réfléchi depuis trois semaines, nous invite à examiner sérieusement le droit et les valeurs de la société. Il faut entrer dans le Règne de Dieu. Quelle est cette loi nouvelle qui doit maintenant régir nos rapports dans le monde où Dieu devient roi afin d'assurer le bonheur de tous ses enfants, en particulier des plus petits?

Bernard Lafrenière, c.s.c.

 

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Dernière mise à jour à 10:20 hrs. le 26 octobre 2007 par JL.