Retour au menu principal   

Le quatrième dimanche de Pâques C,

25 avril 2010,


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10, 27-30




Jésus avait dit aux Juifs:

Je suis le Bon Pasteur (le vrai berger).

Il leur dit encore:

27 Mes brebis écoutent ma voix;
moi je les connais,
et elles me suivent.
28 Je leur donne la vie éternelle:
jamais, elles ne périront,
personne ne les arrachera de ma main.
29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout,
et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
30 Le Père et moi,
nous sommes UN.



( louange à toi Seigneur Jésus)







Chers soeurs et frères dans la foi,

 


“Je suis le bon Pasteur”




Aujourd'hui, les chrétiens du monde sont invités à réfléchir sur le sens des vocations presbytérales, religieuses et missionnaires, et à prier pour qu'elles soient encouragées, soutenues et bien accueillies dans tous les milieux.(1) Le lectionnaire s'est ajusté à la demande du pape Paul VI, en 1964, et nous lisons donc, en cette année C, la troisième tranche du chapitre 10 de saint Jean sur le bon Pasteur.(2)

Au terme de son enseignement sur le vrai berger, Jésus explique les relations qu'il veut établir avec ses disciples. Il les connaît et eux le connaissent; il leur donne la vie et ils vivront donc éternellement; il affirme enfin que personne ne pourra les lui enlever, parce qu'il est un avec le Père.

Cette dernière parole l'identifie au Pasteur éternel, au Berger d'Israël et de tout l'univers (Ézékiel 34, 11-16; et Psaume 23). Le verset qui suit immédiatement notre lecture aide à en saisir toute la portée: les juifs veulent lapider Jésus en l'accusant de blasphème. Ils lui diront plus loin: “Si nous voulons te lapider, c'est parce que tu blasphèmes: tu n'es qu'un homme, et tu prétends être Dieu.” Jésus vient en effet de se révéler comme le vrai Berger qui est Dieu.

En plus, il emploie les mots de l'Exode 3, 3-5: 'Je Suis', le Nom divin révélé à Moïse au buisson ardent, auquel il ajoute un titre que prenaient les rois dans l'Orient ancien, et que la Bible attribuait généralement à Dieu: “Il nous a faits et nous sommes à lui, son peuple, le troupeau dont il est le berger.” (3) Cette double appropriation de titres divins fut très bien saisie par ses adversaires. Ils voulaient donc le lapider. Il faut comprendre en même temps que si Jésus cherche à prendre la tête du troupeau, cela suscitera la jalousie des bergers alors en fonction. Ils seront tentés de le supprimer.

L'important à retenir est le choix que Jésus nous propose: nous qui sommes le peuple dont il est le berger, nous devons entendre sa voix et le suivre. Ce n'est plus ici d'être ou non des membres du peuple choisi qui importe, mais d'écouter sa voix. Celles et ceux qu'il conduit, et à qui il donne la vie éternelle, écoutent sa Parole et le suivent chaque jour dans la fidélité.

(1) Le sens de cette journée a été établi par le pape Paul VI, en 1964, avant la fin du Concile.
(2) Pour l'année A: Jean 10, 1-10; l'année B: Jean 10, 11-18; l'année C: Jean 10, 27-30.
(3) Psaume 100, 3. On peut citer un grand nombre de phrases équivalentes. Par ailleurs, Dieu lui-même cherchera pour son peuple des pasteurs selon son coeur (Jérémie 3, 15), ce qui correspond bien au sens de la journée mondiale des vocations à la vie consacrée et au ministère presbytéral.

Bernard Lafrenière, c.s.c.


 

 Retour au menu principal

 

Dernière mise à jour de cette page à 10:26 hrs. le 27 novembre 2009 par J.L.