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Hebdo Saint Maurice

Moisissure au campement Flamand d'Hydro-Québec.
Deux dortoirs ont été fermés.
Patrick Vaillancourt

Mercredi 26 juillet 2006

C'est dans une des chambres comme celle-ci, un dortoir compte 16 chambres, que les experts ont retrouvées de la moisissure dans deux des cinq dortoirs analysés du campement Flamand.

Deux dortoirs ont été fermés

Deux dortoirs du campement Flamand d'Hydro-Québec, là où séjournent les travailleurs des chantiers des centrales de Chute-Allard et Rapides-des-Cœurs, ont été fermés mardi en raison de la moisissure qui a été retrouvée dans les murs.

La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a reçu deux plaintes de travailleurs quant à ce dossier.

Un inspecteur de la CSST s'est rendu sur place afin de constater la nature des plaintes. L'analyse a été effectuée en collaboration avec l'employeur et le syndicat de la FTQ. C'est un chien renifleur qui a procédé au repérage de la moisissure.

«Depuis le début de la semaine, nous procédons à différentes investigations dans les dortoirs, confirme Sylvain Théberge, porte-parole d'Hydro-Québec. Sur cinq blocs qui ont été vérifiés, deux ont été fermés dû à la présence de moisissure. Au cours des prochains jours, nous poursuivrons les vérifications conjointement avec la CSST et la FTQ pour en arriver aux mêmes solutions. Nous voulons rassurer les travailleurs que leur santé ne sera jamais mis en péril et tout est mis en œuvre pour qu'ils ne soient pas exposés à ce genre de situation et nous allons prendre tous les moyens.»

Le campement Flamand compte 60 dortoirs qui seront tous vérifiés. Cinq dortoirs pratiquement neufs provenant du chantier de Eastmain 1 de la Baie-James devraient arriver au campement Flamand dans les prochains jours puisque ce chantier de construction arrive à terme.

«Nous allons avoir une certaine marge de manœuvre avec ces cinq dortoirs, ajoute M. Théberge. Nous savons que ces dortoirs vont servir. Tous les moyens seront pris pour le bien-être de nos travailleurs, même s'il faut les localiser à l'extérieur du campement. Notre objectif est de faire en sorte que les travailleurs reviennent lundi, à la fin des vacances de la construction et l'opération contre la montre est en marche.»

Pour l'instant, Hydro-Québec ne peut confirmer la nature de la provenance des champignons dans les murs. «Nous ne cachons pas que certains de ces dortoirs ont du vécu. Ils ont été déplacés et ont été soumis à plusieurs intempéries. Mais nous nous attardons plutôt à l'analyse des autres dortoirs plutôt que de comprendre d'où vient la moisissure pour l'instant», explique le porte-parole de la société d'état.

«Lorsque l'on retrouve de la moisissure dans les murs, il s'agit souvent d'une infiltration d'eau qui provient de l'extérieur mais je ne peux pas confirmer que c'est le cas ici, soutient Guy vallée, directeur en santé sécurité en réparation pour la CSST. Nous avons bien reçu deux plaintes de travailleurs et nous suivons le dossier au jour le jour conjointement avec l'employeur et le syndicat.»


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