Il existe plusieurs activités à faire avec l'enfant afin de l'aider à mieux vivre son deuil. Vous pouvez par exemple lui donner un objet appartenant au défunt, ce qui peut aider l'enfant à ne pas se sentir délaissé par la personne morte. Vous pouvez aussi lui demander de vous expliquer ce qu'il sait de la mort ainsi que ce qu'il croit et ensuite lui partager votre propre vision des choses afin de pouvoir discuter avec lui. La communication est très importante, car l'enfant doit toujours se sentir bien encadré. En effet, le fait de faire des nouveaux liens permet de se détacher de ceux fait avec le défunt. Il est très important de toujours laissé une note d'espoir à l'enfant afin de ne pas l'effrayer de sa propre mort et de celle du défunt. La lecture de livre se rapportant au deuil, que ce soit des livres explicatifs ou ayant tout simplement la mort comme sujet, permet de favoriser cette communication. Voici donc quelques livres qui peuvent vous être utiles:
«Vieux Thomas et la petite fée» de Dominique Demers:
Vieux Thomas parcourt la plage, grincheux. Il trouve sur le sable une fillette pas plus grosse qu'une allumette. Le vieil homme s'applique à bien la soigner. La petite fille reprend vie et Vieux Thomas aussi. Sur ses lèvres se dessine un sourire. Peut-être est-elle une fée! Tous deux sont heureux jusqu'à ce qu'un chien pénètre dans la maison. Thomas sent le danger, se précipite, affronte la bête et la chasse. Il est brisé, mordu. La petite fille nettoie en vain ses blessures. Vieux Thomas sait qu'il va mourir. Il se lève, marche vers la mer et y disparait. La petite fille aussi n'est plus.
«Quand vous lirez ce livre» de Sally Nicholls
À onze ans, Sam McQueen recueille, dans un cahier, des listes de questions et de faits sur divers sujets, alors qu'il se sait condamné à mourir dans l'année puisqu'il est atteint de leucémie. Suite aux commandes de son enseignante particulière, il collige librement, comme son ami Félix, de manière mi-candide, mi-pragmatique, ses réflexions en ce qui a trait à la mort, comme les expériences aux frontières de la mort, tente de répondre à "Pourquoi Dieu rend-il les enfants malades?", cherche à contacter un fantôme, et dresse des listes de dernières volontés (allant de prendre les escaliers mécaniques à l'envers, à voir la Terre depuis l'espace, en passant par être adolescent, etc.) et de choses préférées. Mais alors qu'il est appelé au chevet de son ami Félix, qu'il l'accompagne dans son dernier souffle, le badinage bascule vers la fatalité et débute un travail de deuil qui le confronte, avec les siens, à sa propre mort et aux peurs qui l'accompagnent (Est-ce que c?a fait mal de mourir? Que faire quand quelqu'un meurt? À quoi ressemble un mort et ce qu'il ressent? Ou? est-ce qu'on part?). Un roman intimiste, narré à la première personne, abordant, de manie?re assez légère bien que quelques larmes soient au menu, un sujet difficile en ponctuant le tout de notes manuscrites et de croquis.
«Simon et le chasseur de dragons» par Pierre Chartray, Sylvie Rancourt
Simon est atteint de fibrose kystique et le chasseur de dragons, c'est son petit frère. Celui-ci veut lui montrer comment combattre les vilaines créatures qui l'empêchent de respirer avec aisance, de grandir comme il faut... Ce petit frère, témoin compatissant de la souffrance de Simon, n'en éprouve pas moins de la peine et de la jalousie de voir ses parents le délaisser. Une nuit me?me, il fait le mauvais rêve de voir son frère mourir, et en ressent une grande culpabilité. Puis un jour, Simon part pour une énième fois a? l'hôpital. Son petit frère insiste pour aller le voir... Simon meurt un peu plus tard, laissant son frère et ses parents apprendre à vivre sans lui. Une belle et bouleversante histoire, abordant avec justesse et délicatesse les e?motions, difficiles et contradictoires, d'un enfant face à la maladie et la mort d'un frère ou d'une soeur. Les illustrations stylisées, dans des tons bleutés, s'harmonisent avec douceur au texte dont il faut souligner la simplicité, l'accessibilité.
«Sur la pointe des pieds» de Natali Fortier
Alors qu'elle rentre de l'école, d'un pas léger et gai, la narratrice se rapproche peu à peu d'un rassemblement de voisins et de camions de pompier. La fillette comprend brutalement qu'elle a perdu toute sa famille dans l'incendie qui fait rage. Recueillie par son oncle et sa tante, elle tente de se faire discrète et surtout d'éviter la discussion à propos du drame... -- Un récit émouvant, illustré par des peintures abstraites et fantaisistes aux couleurs intenses et expressives, abordant un sujet lourd et tragique : la mort précoce des parents. À noter que la dernière page laisse le lecteur sur une note d'espoir, alors que la fillette arrive à écrire : "Samedi, samedi de vivre"
Il existe bon nombre de livres traitant de ce délicat sujet. Je vous conseilles d'aller vous informer à la bibliothèque de votre cartier. Il peut aussi être utile de faire des jeux de rôle avec votre enfant afin qu'il puisse vous montrer sa propre vision de la mort et se défouler de la colère et de la tristesse qui l'habite. Au besoin, n'hésitez pas à rencontrer un psychologue pour avoir plus de conseils.
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