Revue L'AER-ACTION p-12, janvier 1998



Le Mentorat ou l’aideur aidé

Par Jacques Lafrenière, Président du

Conseil central des

des cercles des Jeunes Naturalistes


   

Le projet que je vous propose aujourd’hui pourrait se classer dans la catégorie de loisir communautaire, scientifique et humanitaire. On parle ici de relation d’aide ou un mentor peut partager sa grande expérience de vie avec une autre personne qui a grandement besoin d’aide à ce niveau. L’objectif est de développer une amitié durable entre deux personnes.

Dès le début, il importe de dire que toute l’opération de mentorat repose sur la libre participation des gens concernés et devrait donner satisfaction aux deux parties. Dès qu’on constate d’une part comme de l’autre, un manque d’affinité, une situation difficile ou déplaisante, il faut cesser les rencontres.

Dans l’antiquité déjà, on connaissait le programme de mentorat. Des grand maîtres comme Socrate formaient la jeunesse bourgeoise du temps. Aujourd’hui, on essaie de réinstaller pareille réalité dans certaines grandes entreprises pour aider les nouveaux cadres. On le pratique dans les hôpitaux pour favoriser l’intégration et diriger les nouveaux médecins vers un plus grand professionnalisme. Un programme semblable est également proposé au étudiants dans certaines universités américaines et l’UQÀM la pratique depuis quelques années.

Le Mentorat existe sous différentes formes et on pratique toutes sortes d’expériences. On tente par exemple, de jumeller les élèves d’une classe au primaire avec les résidants d’un centre d’accueil pour personnes âgées. On peut aussi mentionner à titre d’exemple, un programme plus connu et bien installé au Québec, sous le vocable des Grands frères et Grandes soeurs. On propose ici un exemple ou un modèle homme à un enfant qui est élevé et qui vit uniquement avec sa mère, des éducatrices et un monde exclusivement féminin. Leur mission se lit comme suit:”Jumeller des enfants de familles monoparentales avec des adultes judicieusement sélectionnés qui par le don de l’amitié permettront à ces jeunes de progresser dans leur développement psychosocial.”

Si quelques accidents de parcours sont survenus, le programme reste à mes yeux une excellente initiative. La faiblesse du système est toujours dans la sélection et le suivi des candidats qui doivent jouer le rôle de mentors. Aime-t-on quelqu’un, on veut son plus grand bien et c’est justement ce que doivent découvrir les responsables de l’application du programme.

Contrairement aux grands-frères et grandes soeurs qui jumellent uniquement des personnes de même sexes, le mentorat tel que pratiqué dans les université américaines laisse aux deux parties impliquées, le choix de choisir son ou sa mentor. En fait, c’est une personne humaine qui possède assez d’expérience pour en guider une autre. Pour bien développer un tel programme, habituellement deux coordonnateurs représentent chacun des deux groupes impliqués dans le jumellage et entrent en négotiation une fois que la première demande arrive.
Dans le programme que je préconise ici, ce pourrait être d’une part, une secrétaire de direction, une personne qui a beaucoup de contacts dans un bureau et qui connaît assez de monde pour pouvoir pouvoir recevoir les demandes d’aide du personnel d’une Division ou d’un Service actuel de la Ville et les négotier avec le représentant de l’autre partie pour préparer un bon mariage, en fait c’est presque ça!!!

Dans un sens plus large, ce pourrait être le professeur d’une classe qui connait bien ses élèves et qui est en mesure de discerner ce dont l’enfant à besoin, quels sont ses problèmes et quelle sorte de personne pourra les résoudre. A l’inverse, pour les retraités de l’AER, il faudra retrouver quelqu’un qui a travaillé avec un groupe assez restreint de personnes pour bien les connaître dans un grand bureau ou un service suffisamment restreint pour mieux imaginer ce que chacun de ses membres peut offrir en devenant mentor.

En devenant mentor, on peut apprendre à:
-développer une oreille attentive afin de percevoir les besoins d’une autre personne. Il faut aussi savoir que les pires détresses sont muettes!!!
-devenir un bon ami et surtout se sentir à être à l’aise dans une relation amicale.

Enfin, il faut se souvenir que c’est en aidant qu’on s’aide parce que l’amitié qui nous est donnée pourra devenir la chose la plus merveilleuse, la plus magnifique et la plus riche expérience de vie qu’on peut imaginer.

Le plus grand mal qui frappe, de plein fouet, les personnes agées en général et par le fait même, les employés retraités surtout au moment de la mise à la retraite consiste dans la solitude, l’isolement qui s’ajoute à un profond sentiment d’être devenu inutile ou d’avoir été mis au rencard. Pourtant, ceux qui étudient les besoins fondamentaux de l’être humain vous dirons qu’après la nourriture, le logement, ce qui est le plus important, c’est l’estime de soi, c’est d’aimer et d’être aimer, accueillir et être accueilli.

Devant cette vérité, il devient important de réaliser à quel point une association comme la notre est importante et pourra jouer un rôle majeur dans le bien-être de ses membres. Initialement, il faudrait se jumeler à d’autres organismes sous forme de réseau pour communiquer les besoins des uns et les offres des autres. Ceci permettra d'offrir une gamme de services qui pourront s’étendre à toute la population.

Je serais prêt dans un premier temps à lancer et coordonner un programme semblable, l’internet est un outil de communication qui offre de grandes possibilités. Mon courriel est:



Jacques Lafrenière



Par contre, ceux qui préfèreraient aider de jeunes enfants, je vous recommande de communiquer avec les Grands frères et Grandes soeurs de Montréal en appelant le ( 514 ) 842-9715
ou cliquez ici, pour obtenir le site des Grands frères et Grandes soeurs de Montréal




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