Bonjour à tous,

La conclusion de mon aventure au Kilimandjaro au profit de La Société d'arthrite est maintenant disponible. Je vous invite à lire les lignes qui suivent afin de connaître la suite à mes trois premiers résumés.


Notez que j'ai du enlever les trois premiers résumés de ma page web étant donné le peu d'espace qu'il m'est autorisé d'utiliser !!!!


Je voudrais juste vous remercier encore une fois pour vos généreux dons qui ont fait en sorte que nous puissions amasser 800 000 $ au profit de La Société d'arthrite. Bravo à vous !




Au sommet du Kilimandjaro :



Voilà c'est fait !!! Je peux enfin dire « mission accomplie » car après avoir atteint l'objectif de la collecte de fonds, voici que j'ai atteint mon objectif sportif, soit de gravir le plus haut sommet du continent africain.

Ça n'a pas été de tout repos. Pour être honnête, ce fût même plus difficile que je ne l'avais anticipé. Faut dire qu'on n'a pas été chanceux côté météo. Alors que la majorité des gens font cette ascension par beau temps, nous, nous avons dû nous résoudre à faire la majorité du trajet sous les nuages, dans la pluie, la grêle et la neige. Mais allons-y étape par étape, en commençant par le début.

Le grand départ de Montréal a eu lieu vendredi le 27 octobre au soir. Un beau groupe de 64 participants, tous plus motivés les uns que les autres, a pris le vol d'Air Canada en direction de Londres pour notre première escale en direction de l'Afrique. Nous sommes arrivés au petit matin à Londres et notre prochain vol n'étant qu'en fin de journée, nous en avons profité pour aller nous promener. Le « Underground » nous a mené jusqu'au centre-ville d'où nous avons pris un tour guidé en autobus rouge deux étages (on est touriste ou on l'est pas). Nous n'étions pas les seuls à y avoir pensé, les autobus rouges sont légion à Londres.



Nous avons eu droit à un tour de ville de quelques heures qui nous a fait voir les principales attractions. Voici quelques photos des sites et immeubles croisés en route.






De retour à l'aéroport de Londres en fin de journée pour prendre notre prochain vol en direction de Nairobi au Kenya. Par la suite, nous prenons un dernier vol vers notre destination finale ; l'aéroport international du Kilimandjaro en Tanzanie.


Bon, notre première journée à l'hôtel en a été une de relaxation et de repos afin de reprendre le dessus sur tout ce voyagement. Faut dire qu'on n'était pas à plaindre sur le bord de la piscine.


Le 31 octobre était la journée du grand départ vers le Kilimandjaro. Trois autobus nous attendaient pour nous amener aux portes du Kilimandjaro. Voici la photo de groupe de notre cordée.

Première rangée; Martine, Nadine, Isabelle, Sophie, Monique, Manon, 2e rangée; Richard, Jean, Samuel (pas de la cordée), moi même, Martine, 3e rangée; Denis, Pierre, Guy et Sylvain.


Après trois heures de bus, me voici enfin devant la porte d'entrée du Kilimandjaro.


Voici un aperçu du nombre de sacs et de porteurs qui nous accompagnaient.


Au moment de notre départ, le ciel était encore clément. Mais dès que le groupe a pris sa vitesse de croisière, la pluie s'est mise de la partie. On a dû sortir nos couvres sacs et nos Gortex afin de rester au sec.


Me voici à la fin de la première journée. Juste avant d'arriver au camp no 1.


Voici notre premier camp, Macham Camp à 3 000 mètres. C'est rudimentaire mais après une journée de marche sous la pluie on était content d'avoir un endroit au sec pour dormir.


Comme le montre la photo de Macham Camp, les matins sont toujours ensoleillés mais ça ne dure pas longtemps. L'euphorie du moment fait rapidement place à la dure réalité de la saison des pluies. Autrement dit, dès le petit matin terminé, les nuages s'amènent avec son lot de pluie. Inutile de mentionner que la visibilité est alors presque nulle sur le Kili. Voici donc le genre de vue que nous avions à la journée longue.


Vous comprendrez donc que je n'ai pas beaucoup de photos du Kili et de son panorama puisque rares étaient les percées dans les nuages.

J'ai entrepris la 2e journée de l'ascension avec optimisme après une bonne nuit de sommeil. L'avant midi s'est bien déroulée mais après le dîner, à 3 600 mètres, j'ai commencé à ressentir l'effet des hauteurs. Je n'avais plus du tout d'énergie, je me serais couché sur la roche pour y dormir jusqu'au lendemain matin ! De plus, j'avais une migraine accompagnée de nausées. Bref ce n'était pas la forme. Me restait encore trois jours avant le sommet alors je me demandais bien comment j'allais faire pour aller jusqu'au bout si mes symptômes allaient en augmentant au fur et à mesure de la montée.

J'ai réussi à tenir le coup jusqu'au camp no 2, Shira Camp à 3 800 mètres. J'ai mangé et après je suis allé me couché en prévision du jour 3 qui est, paraît-il, le plus difficile.

Au lever de la troisième journée je ne suis pas en forme malgré une bonne nuit de sommeil. Je n'ai pas assez d'appétit pour déjeuner. Aujourd'hui nous montons jusqu'à 4 400 mètres pour ensuite redescendre à 3 900 mètres. C'est une journée difficile dans le but de nous acclimater. Y paraît que si on passe cette 3e journée, on est correct par la suite. J'ai hâte de voir ça !

Au matin, le soleil est là comme toujours. Dès notre départ, la pluie se met de la partie. Je n'ai vraiment pas de plaisir aujourd'hui. Je n'ai plus de haut le cœur mais j'ai un mal de tête aigu qui ne veut pas partir. Il me suivra toute la journée. Malgré ça, j'ai tout de même terminé la journée et la vue du camp no 3, Barranco Camp, me donne de l'espoir.




J'ai passé une bonne nuit au camp 3. Je me réveille en pleine forme. J'ai faim et je n'ai plus mal à la tête. Tous mes symptômes sont disparus. Mon corps s'est finalement adapté à la haute altitude. Ne reste donc qu'à gérer mon énergie pour arriver jusqu'en haut.

Cette 4e journée est comme les autres. Il fait beau au matin et dès qu'on quitte le site, la pluie nous rattrape !!! Nous avons par contre eu le bonheur de passer un mur de roche où enfin j'ai eu l'impression de faire un brin d'escalade.



La 4e journée se passe dans la bonne humeur pour moi. Je suis enfin top shape et j'ai du plaisir à randonner. Je me dis que le meilleur est à venir. Cette 4e journée de marche nous amène à Karanga Camp à 4 000 mètres.


Le lendemain, c'est enfin le début de la grande journée de trek. Nous allons rejoindre le Barafu Camp à 4 630 mètres en début d'après midi. On nous laisse faire une sieste en après midi car cette nuit nous allons passer une nuit blanche à marcher vers le sommet !



Il est 22 hres quand on nous réveille pour un thé et des biscuits, idée d'avoir quelque chose dans le ventre pour entreprendre l'ascension finale.

Il est 23 hres et c'est l'heure du départ pour le sommet qui culmine à 5 895 mètres. Je suis énervé mais je me demande bien comment je vais faire pour marcher toute la nuit afin d'arriver au somment au levé du soleil. Et il ne faut pas oublier qu'après avoir atteint le sommet, il faut bien en redescendre…Toute une nuit en perspective. On quitte à 23 hres et on est attendu à la tente repas pour midi le lendemain, soit plus de 12 heures de marche au programme…

Bon, il est passé 23 hres et notre cordée est en route. Les premiers 500 mètres se font sur la roche mais on arrive rapidement au seuil de la neige. C'est magique, je suis en Afrique et pourtant je marche dans la neige. Qui plus est, mère nature n'a pas fait changement pour nous durant cette nuit et les nuages sont là. Par contre pas de pluie, mais de la neige cette fois-ci. J'ai donc eu droit à ma première tombée de neige avant vous tous !

L'ascension se fait très lentement, environ un pas à la seconde et malgré ça, je cherche continuellement mon air. On a beau respirer profondément, y'a pas beaucoup d'air à cette altitude ! L'effet de l'altitude se fait encore plus sentir et à environ 5 300 mètres, plusieurs personnes ne se sentent pas bien. On a croisé environ 10 personnes qui ont dû rebrousser chemin étant donné leurs symptômes. Deux personnes de notre cordée ont également du rebrousser chemin. Nous continuons donc à 11 maintenant.

Moi ça va, comme je me suis déjà adapté à l'altitude, le pire est passé pour moi, je dois juste gérer mon énergie pour ne pas m'épuiser. Ça implique que je mange mes barres énergétiques même si elles n'ont plus de goût après cinq jours à les manger comme collation.

La montée est encore très difficile lorsque le soleil se lève mais voir la lueur du jour nous donne un peu d'énergie pour continuer.


Nous arrivons enfin tout près du sommet vers 8h00 du matin. À notre grande surprise et pour notre plus grand bonheur, les nuages se dissipent enfin pour nous laisser un sommet complètement dégagé. Nous avons donc la chance de voir à quoi ressemble le fameux sommet du Kili et son glacier qui fond à vue d'œil.

Nous voici donc en route vers le sommet, il ne nous reste que quelques mètres à franchir.


Voici le fameux glacier qui entoure le sommet du Kili.



Vers 8h30 c'est officiellement fait, je suis au sommet du Kilimandjaro et je suis euphorique. Quelle belle sensation que d'être là après 5 jours et une nuit blanche à marcher !

Voici ma photo officielle. Je porte mon chandail Investissement Québec autographié par mes collègues de bureau et la casquette officielle du Kili qu'un ami m'a offerte.


Voici la photo de mon groupe au sommet.


Sur les 64 que nous étions au départ, seulement 44 personnes ont atteint le sommet. Faut dire que nous avons eu des conditions météos particulièrement difficiles, ce qui explique en bonne partie ce fort taux d'abandon.

Bon voilà, après être monté jusqu'en haut, faut bien redescendre maintenant. C'est deux jours de marche qui m'attendent avant que je sois de retour à l'hôtel. Pas besoin de vous dire que j'ai hâte d'arriver. Je ne pense qu'à une chose, prendre une bonne douche, ma première en sept jours.

Après deux jours de descente, voici enfin notre groupe à la porte de sortie du Kili.


Je suis très fier d'avoir foulé le plus au sommet du continent africain. C'est drôle comme c'est tout de même un instant fugace. Il faut se battre pendant cinq jours pour s'y rendre, mais une fois là haut, on n'y reste qu'une trentaine de minute et c'est terminé. Cinq jours pour 30 minutes, mais quelle sensation merveilleuse que d'être sur un des plus hauts sommets du monde. Je suis aussi très heureux d'avoir vécu cette expérience avec un groupe de gens aussi attachant que mes copains de cordée. Faut dire que je les connaissais déjà avant de partir puisque nous avions fait des randos ensemble cet été, mais l'expérience du Kili nous a encore plus rapproché puisque nous avons tous lutté ensemble du début à la fin.

Le retour à l'hôtel s'est bien déroulé mais je croyais que nous avions une journée de repos avant de repartir en safari. En fait, nous sommes arrivés à l'hôtel vers 17 hres et nous devions repartir le lendemain matin à 9 hres pour le safari. Pas de possibilité de relaxer ou de faire laver nos vêtements correctement….C'est aussi ici que le groupe se sépare, plusieurs retournent à Montréal, d'autres s'offrent différents petits voyages. Nous sommes 10 personnes à avoir prolongé notre séjour avec un safari de 7 jours en camping.

Nous avons visité quatre parcs nationaux (le Arusha National Park, le Serengeti, le Ngorongoro et le Tarangire National Park), chassé avec les Bushmen, visité un village de Masai, vu toute la ribambelle d'animaux africains et campé dans les réserves parmi les animaux. Bref une fin de voyage inoubliable et pour une fois, du soleil et de la chaleur mur à mur !

Je vous laisse avec des photos de mon safari. Elles ne vous donnent qu'un petit aperçu de la beauté des lieux et de la richesse de la faune. Attention, si vous allez en Afrique, vous allez comme moi tomber en amour avec ce pays qui est en tout point conforme à ce que l'on voit dans les reportages. Coup de foudre assuré.





































Merci à tous, vous m'avez fait vivre une merveilleuse expérience et vous avez donné de l'espoir aux gens atteints de cette terrible maladie qu'est l'arthrite !!!


Luc Jacob



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