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     Quand le Bonheur frappe à notre porte, il ne faut pas hésiter à lui ouvrir, car le malheur lui, entre sans frapper.

 poker
     Je haïs Loto-Québec et toutes ses filiales (bingos, casinos, gratteux, tutti quanti), émanation de notre gouvernement. Parce que cela fait appel à l'un des plus bas instincts de la nature humaine : l'appât du gain. Sans se soucier des conséquences possibles, sans se soucier qu'il s'agisse là d'une forme éhontée d'exploitation.

     Il suffit de mettre les pieds dans une salle de bingo ou ou dans un casino et d'observer ce qui s'y passe. Si au moins cet apport d'argent neuf avait fait baisser nos taxes et impôts. Même pas !

(Pointe-au-Pic, 31 juillet 1997)
 
 casino

     La conception que chacun de nous a de Dieu ne peut se coucher sur papier ou se décrire. C'est dire toute sa grandeur. Elle peut varier à l'infini et chacun a la sienne propre, quelle que soit la religion à laquelle il appartienne ou dans laquelle il soit né.

(Pointe-au-Pic, 31 juillet 1997)

     Je crois qu'on est tous, à quelque degré, un Dr Jekyll et Mr Hyde.

     Etre à la fois capable du meilleur et du pire. La lutte entre le positif et le négatif, le noir et le blanc, sa nature animale et sa nature spirituelle, la Lumière et les Ténèbres, le bien et le mal. Etre à la fois un être de Lumière tout en étant à l'occasion un être des Ténèbres. Et y prendre plaisir. Se peut-il qu'il en soit ainsi non seulement dans le règne humain, mais à tous les échelons de la création ?

(13 novembre 1997)

piano 
     La musique est le langage de l'âme qui s'exprime à travers les instruments du musicien. C'est l'une des voies que choisit l'âme de l'artiste pour s'adresser aux autres âmes humaines, au-delà des barrières de langue et de culture. Son langage est universel.
(5 décembre 1997)
 

     Quand on se rend compte qu'il ne reste plus personne ou presque de la génération qui nous a précédé, on ne peut que se dire que la prochaine fois, ce sera notre tour.

(24 juin 1998)

     Quand on croit avoir enfin trouvé le vrai Bonheur, c'est souvent là qu'il nous échappe, comme s'il se dérobait. Mais, qu'est-ce donc que ce Bonheur après lequel on passe sa vie à courir ? Peut-il seulement exister sur un plan aussi limité que ce plan matériel et terrestre ?
(27 juin 1998)

     Au terme de mes jours, mon seul regret sera de ne pas avoir vécu une vie de couple qui aurait duré toute la vie, de ne pas avoir connu dans ma vie adulte une vraie vie familiale.

(28 septembre 1998)

     La mort tragique de l'excellent journaliste et animateur de télévision Gaétan Girouard m'a profondément bouleversé. J'ai eu beau me torturer les méninges à n'en plus finir, je n'arrive pas à m'expliquer l'inexplicable.

     Se pourrait-il qu'à force d'être quotidiennement le témoin privilégié de ce qu'il y a de plus sordide dans notre société, on puisse atteindre un tel niveau de désespoir qu'on en arrive à vouloir quitter ce monde ?

(14 janvier 1999)
 
girouard 

     Le corps exprime par des maux les émotions que nous n'arrivons pas à exprimer par des mots.
(23 janvier 1999)

     Il se passe rarement une semaine sans que les médias nous rapportent quelque bavure policière. Et peu de corps policiers y échappent. Les fautifs sont rarement punis à la mesure de leurs actes.

     Pour ma part, cela fait plus de 20 ans que je répète à mes enfants qu'à quelques exceptions près, les policiers relèvent plus de la race canine que de l'espèce humaine. (Toutes mes excuses ici à la race canine; elle ne mérite pas ça). Voilà que le rapport de la Commission Poitras vient de me donner raison. Et cela a coûté aux contribuables que nous sommes, la somme de 20 millions$. A quand le grand ménage ? 

(29 janvier 1999)
 

    Un événement, dans l'actualité cette semaine, a suscité en moi la plus profonde révolte :

     Environ 200 « orphelins de Duplessis » ont manifesté cette semaine devant le siège de l'archevêché de Montréal pour protester contre le troublant silence de l'archevêque, le cardinal Jean-Claude Turcotte, dans le dossier dit des « orphelins de Duplessis ».

     Selon ce que rapportent les médias, celui-ci, le lendemain, a piqué une sainte colère, affirmant que les communautés religieuses n'avaient rien à se reprocher et qu'en conséquence, elle n'avaient pas à livrer quelque excuse que ce soit envers les dits «orphelins de Duplessis ». Il ajouta que celles-ci devraient plutôt être remerciées, voire félicitées pour le travail admirable accompli sans rémunération. (En passant, je me demande ce que la rémunération vient faire là-dedans, moi qui croyais que le voeu de pauvreté était une condition inhérente à la vie religieuse. Chasteté, pauvreté, obéissance, nous disait-on. Mais enfin !)

     Par cette prise de position, son éminence, tout prince de l'Eglise qu'il soit, a tout simplement démontré qu'il n'est qu'un minable trou-de-cul incapable de Justice et sans aucune sensibilité et compassion envers des enfants démunis et sans défense à qui on a volé leur enfance et leur adolescence, dont on a brisé la vie dès leur plus jeune âge, bien souvent sous le fallacieux prétexte qu'ils étaient alors les « enfants du péché ». Et on a le culot de nous dire aujourd'hui que l'Eglise du Québec n'a rien à voir là-dedans. Allons-donc ! Pour qui nous prend-on ? Pas surprenant que, de nos jours, l'Eglise n'ait plus beaucoup de crédibilité.

     La vérité est que cette tragédie est le résultat d'un honteux concubinage entre l'Eglise du Québec de l'époque et le gouvernement de Maurice Duplessis, alors que celui-ci se prosternait devant les évêques et que ceux-ci mangeaient dans sa main. Tout ça au nom du fric et de l'ivresse du pouvoir.

     Pour rester dans le domaine de notre sainte mère l'Eglise, on apprenait aussi cette semaine, qu'en novembre dernier, le Vatican est intervenu auprès du gouvernement britannique en faveur du dictateur Augusto Pinochet. Décidemment, les habitudes de concubinage ont la vie dure !

     Ne trouvez-vous pas qu'on est ainsi très loin des enseignements de notre Seigneur Jésus-Christ ?

(21 février 1999)

     Au Québec, on a construit des palais de justice que la Justice n'habite pas.

(22 février 1999)

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