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     En avez-vous assez au Québec d'entendre parler de la saga du club de baseball les Expos de Montréal ? Pour ma part, j'en ai tout simplement ras le bol. J'ai terriblement hâte qu'ils foutent le camp et qu'on n'en entende plus parler une fois pour toutes.
(2 mars 1999)

     Le cardinal trou-de-cul en remet. Après avoir demandé la semaine dernière que les « orphelins de Duplessis » fournissent des preuves des sévices qu'ils ont subis pendant leur enfance, alors qu'ils étaient sous la tutelle de communautés religieuses, voici qu'au moment où ceux-ci s'apprêtaient à le faire, ce prince de l'Eglise se défile et refuse de les rencontrer. Non seulement une attitude aussi arrogante dénote un manque flagrant de sensibilité et de compassion, mais cela dénote aussi une certaine forme de mépris. Décidément...
(2 mars 1999)

     J'écrivais récemment que nous avions au Québec des palais de justice que la Justice n'habite pas. L'actualité d'hier nous en a fourni, une fois de plus, une preuve flagrante. Ainsi, après avoir été reconnu coupable d'agression sexuelle sur une jeune fille de 19 ans, Gilbert Rozon, ci-devant président du festival "juste pour rire", vient d'être absous inconditionnellement par la Cour supérieure du Québec, parce qu'un casier judiciaire risquait de nuire à son business. A ceux qui ont cru un jour que tous étaient égaux devant la Loi, vous étiez dans l'erreur. Et la victime dans tout ça ? Qui s'en préoccupe ?

     On pourra désormais dire qu'au Québec, après avoir eu un festival "juste pour rire" et un musée "juste pour rire" financé à coups de millions à même les deniers des contribuables, on a également une justice et des tribunaux juste pour rire. Tout cela me donne la nausée.

(3 mars 1999)

     Profitant d'une période de vacances, je viens de passer quelques jours chez un couple d'amis qui m'est très cher et qui habite Rimouski. Passant la nuit à Québec et regardant de ma chambre d'hôtel la ville endormie, je réfléchis et me dis qu'il est tellement rare dans la vie de rencontrer des personnes avec lesquelles nous avons les mêmes affinités, avec qui on peut discuter des vraies choses de l'existence plutôt que des mêmes banalités auxquelles on est généralement trop habitués, avec qui on se sent en parfaite harmonie, des personnes avec lesquelles il ne saurait jamais exister ni mensonge, ni trahison.

     C'est sans doute ce qu'on appelle de vrais amis. Et l'amitié authentique et sincère est quelque chose de rare et précieux. Il vaut alors la peine de rouler pendant 12 heures sur 1200 kilomètres juste pour se retrouver en leur présence. Cela se produit, hélas, trop rarement.

     Pierre et Denyse, merci de prendre place dans ma vie et de m'offrir en cadeau votre amitié.

(Québec, 19 avril 1999)

     Lorsque je regarde le genre de société que nous laisserons derrière nous : un monde où les jeunes et, à bien y penser, aussi les aînés, n'ont pas leur place, je ne puis que me sentir profondément honteux d'appartenir à cette génération privilégiée entre toutes, dite des baby boomers. J'ai honte et je suis triste. Je voudrais tant pouvoir faire quelque chose. Mais quoi ? ...Et comment ?

     Pour que les choses changent, il faudrait un vaste mouvement de masse, une prise de conscience collective qui nous amènerait à renoncer à l'égoïsme et au matérialisme qui caractérise la société d'aujourd'hui et amènerait les jeunes à dire : « Ça suffit ! », et prendre leur place.

     On a bien le droit de rêver à un monde meilleur. La pensée n'est-elle pas créatrice ?

(Fête des travailleurs,
1er mai 1999)

     On adore tous le même Dieu. On ne se querelle que sur le nom et les attributs qu'on Lui donne. Viendra sans doute un temps où la conscience de l'humanité aura assez évolué pour que toutes les religions et cultes connus aient disparu pour laisser place à une spiritualité universelle, un temps où la race humaine aura pris conscience de la fraternité qui l'unit. Ce n'est certes pas pour demain, mais on peut hâter les choses juste en les imaginant.
(9 mai 1999)

     Une autre bavure policière ! Un policier de la CUM dégaine son arme et tire un citoyen non armé qui n'avait volé que quelques pots de fleurs. Il prétend que c'est un accident. Eh bien ! L'arme se serait dégainé elle même ...par accident. Les deux crans de sécurité, dont est muni ce puissant Magnum 357, se seraient déverrouillé ...par accident. Le policier aurait tiré sur la gâchette ...encore par accident. Non mais, pour qui nous prend-on ? Pas surprenant qu'on identifie souvent la meute policière à la race canine. Et encore une fois, c'est la police, qui dans un simulacre d'enquête, va enquêter sur la police. C'est pas beau ça ? Quand on connaît la solidarité policière ! Moi ça me donne la nausée.
(16 mai 1999)
 
 

 
     Mille fois Bravo ! aux entartistes. (Visitez leur site web.) Quant à Stéphane Dion, la prochaine fois, pourquoi pas une tarte à la merde ?

     En ce qui concerne la réaction de Pierre Bourgault publiée dans le Journal de Montréal, édition du dimanche 9 mai 1999, celle-ci m'a étonné et surtout beaucoup déçu. Faut croire qu'il n'est plus ce qu'il était jadis. Décidemment, il vieillit très mal.

(18 mai 1999)
 

     On nous a toujours présenté la crucifixion de Jésus comme un acte d'une infâme barbarie. Je ne conteste pas cela; c'en était assurément un.

     L'Empire romain a inventé le supplice de la croix pour exécuter les hors-la-loi.

     L'Eglise de Rome a inventé le bûcher pour exécuter ceux qui tentaient de faire évoluer la conscience de l'humanité vers une authentique spiritualité.

     Dans lequel des deux cas se situe la plus grande barbarie ?

(20 mai 1999)

     De tous temps, les gens d'Eglise, quelle que soit la religion, se sont souvent servis de la connaissance privilégiée qu'ils possédaient pour asservir les hommes et non les libérer.

     Seuls certains ordres initiatiques ont toujours laissé et laissent toujours à leurs membres le droit inaliénable à une pensée libre de tout dogmatisme.

     Le jour où les hommes auront compris qu'avant de pouvoir s'approcher de Dieu, il faut d'abord apprendre à être à l'écoute de son âme, ce jour là, l'humanité aura atteint un niveau d'évolution où toute religion sera devenue inutile.

     Une authentique spiritualité universelle aura remplacé la religiosité. On aura alors fait un grand pas.

(24 mai 1999)

     Quand je regarde évoluer la société dans laquelle nous vivons, je ne puis que me dire que le Québec aurait un urgent besoin d'un Mai 68

(26 juin 1999)

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