Bravo aux infirmières, ces femmes courageuses, admirables et exemplaires !
Nous ne saurons jamais trop les appuyer. Si le peuple du Québec était un peuple avec des couilles (mes excuses ici aux féministes; s.v.p.
faites-moi connaître une meilleure expression), voici ce qui se passerait :
Il se produirait, dans tout le Québec, une réaction de révolte face à l'attitude du
gouvernement. Sous la pression de leurs membres, les centrales syndicales se réuniraient en front commun et feraient voter
une grève générale illimitée à l'échelle du Québec, comme cela se produit parfois en Europe, là où on a le sens de la
justice et de la solidarité sociales.
Il est grandement temps de faire comprendre à ce gouvernement nombriliste, insensible
aux besoins de ses citoyens et déconnecté de la réalité sociale qu'il a lui-même créée, que maintenant, ÇA SUFFIT !
C'est ça la vraie démocratie : la voix du peuple, en direct. Mais, que voulez-vous, ici
au Québec, on est un peuple de pleutres, d'à-plat-ventristes, constitué de citoyens individualistes, égocentriques,
matérialistes, qui se complaisent dans le confort et l'indifférence.
Cela dit, je suis un souverainiste irréductible. Mais j'en suis rendu à préférer risquer
de sacrifier la souveraineté plutôt que de voter de nouveau pour ce gouvernement que j'ai jadis adulé, mais qui aujourd'hui
me donne des hauts-le-coeur. Êtes-vous nombreux comme moi ?
(3 juillet 1999)

J'assiste impuissant à ce débat concernant les OGM, ces aliments génétiquement
modifiés, et tout mon être vibre de révolte. Qu'est devenue la liberté quand on n'est même plus libre de choisir ses aliments ? Nous sommes
tous, à notre insu, devenus une collectivité d'animaux de laboratoire, qui ne coûtent rien et qui rapportent, car ils paient même pour acheter
les produits qu'on expérimente sur eux. Et ils n'ont pas le choix.
Jouer avec la génétique, en modifiant les espèces telles qu'elles ont été conçues par la Nature, c'est jouer à
l'apprenti-sorcier, car il est absolument impossible d'en prévoir les conséquences à très long terme. Dans le doute, ne vaut-il pas toujours
mieux s'abstenir ? Plus maintenant, désormais seul compte le fric avant tout.
Le monde d'aujourd'hui est entièrement soumis à des impératifs économiques et commerciaux. Les valeurs humanistes,
les vertus, la morale, tout cela ne compte plus. Seul compte le rendement des capitaux, le profit à plus court terme possible. Peu importe
l'avenir des générations futures.
Je crois que si l'humanité ne réintroduit pas dans sa vie des valeurs spirituelles, elle court à sa perte. André
Malraux un jour a dit : Le XXIième siècle sera spirituel ou il ne sera pas. Simple opinion ou parole de visionnaire ?
(25 janvier 2000)
À SUIVRE...