Un livre en espéranto pour faire rêver du Québec

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Une résidante de la Petite Patrie, Zdravka Metz, lançait, le 14 décembre dernier, un livre pour enfants en espéranto, avec l'objectif de faire connaître les réalités québécoises aux rejetons des quelque deux millions d'espérantophones répartis à travers le monde. Évidemment, le but premier demeure de faire rêver...

Jessy LaPointe


Zdravka Metz, quand elle a épousé un Québécois locuteur de l'espéranto rencontré à l'occasion d'un colloque international et qu'elle a fondé avec lui un foyer dans la Petite Patrie, a commencé à écrire quelques contes pour ses deux enfants, élevés dans la langue familiale qui s'imposait d'elle-même, l'espéranto. (À son arrivée au Québec, Mme Metz ne parlait guère que le croate et l'espéranto, étant originaire de la Croatie.)

Au fil des années, Mme Metz a ainsi peaufiné une quinzaine de textes qu'elle a fait reproduire sous forme de livre, avec la participation financière de la Société québécoise d'espéranto. Elle y raconte une foule de petites aventures quotidiennes, pour la plupart centrées autour de l'apparition d'animaux sauvages ou domestiques dans la vie des personnages plus ou moins fictifs, tout en prenant soin d'expliquer les éléments spécifiques au Québec, comme la neige ou les igloos construits par les enfants.

L'auteure n'a jamais perdu de vue, en adaptant ses écrits, qu'ils seraient lus sur les cinq continents. En fait, cet ouvrage viendra rejoindre les quelque 50 000 autres livres en espéranto offerts par la Universala Esperanto-Asocio, dont le nom se passe de traduction et qui en assurera le rayonnement.

Un bref résumé de l'histoire de l'espéranto nous permettra d'apprendre que cette langue à la grammaire simplifiée et optimisée a été créée en 1887 par un jeune Juif qui habitait à Bialystok, une ville polonaise occupée par les Russes et où les conflits interraciaux s'exprimaient par des tensions linguistiques. Le projet de Ludwig Lazare Zamenhof (puisque c'est son nom) a vite conquis une renommée internationale et n'a jamais cessé de trouver de nouveaux adeptes désireux d'assister à l'adoption d'une langue seconde internationale commune à tous les peuples.

La Société québécoise d'espéranto a également profité du lancement du livre pour souligner les 30 ans d'espérantisme de Mme Metz.

L'expérience de Mme Metz a par ailleurs intéressé France Moreau, du projet Notre Millénaire, géré au Québec par la Fédération des centres d'action du Québec. Le livre Bestoj en nia domo a été retenu et a été présenté sur le site Internet www.notremillenaire.ca. «Nous choisissons, chaque semaine, pendant une année, les projets de Canadiens qui ont voulu faire quelque chose pour les générations futures», explique Mme Moreau, qui a fait mettre en ligne une présentation bilingue français/espéranto du projet, question d'assouvir la curiosité de ceux qui voudraient en voir un exemple. (On peut aussi voir www3.sympatico.ca/esperanto.

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(Photo: Jacques Pharand)

Paru dans Le Journal de Rosemont/Petite Patrie du 5 janvier 2000, page 12

Avertissement: Ce texte ne vise qu'à constituer un échantillon personnel des textes journalistiques de Jessy LaPointe et ne peut être utilisé ou copié qu'à des fins de consultation personnelle.