Trois oasis de verdure dans la ville

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Cet été, l’équipe d’horticulteurs et d’animateurs du Sentier urbain convie la population du secteur à venir découvrir leurs trois havres de verdure, de nature et de calme aménagés en plein cœur de la ville.

Jessy LaPointe

Au 1810 de la rue Panet, le Sentier urbain a emménagé un site d’interprétation sur le compostage et l’ornithologie dès le printemps 1998. Aujourd’hui, en plus des nombreuses plantes ornementales et exotiques, on y retrouve une volière où les tourterelles, perruches, inséparables, pinsons, cailles et autres volatiles s’ébattent en plein air pendant l'été, avant de retourner passer le reste de l’année dans de plus petites volières installées dans les corridors des écoles du quartier. On y retrouve aussi des lapins en liberté, des bassins à poissons, des fontaines, etc. Plusieurs mangeoires ont par ailleurs été installées pour attirer chardonnerets, roselins, tourterelles tristes, etc.

Outre ce volet ornithologique, on y retrouve une section dédiée au compostage. Le grand public, ainsi que les groupes de jeunes visiteurs, peuvent y recevoir de l’information sur le fonctionnement des différents modèles de compostières résidentielles offertes par la Ville de Montréal.

Un second site, ouvert pour la première fois au grand public cet été, est dédié aux plantes médicinales, sur la rue Beaudry, pratiquement dans la cour arrière de la Bibliothèque centrale municipale de la rue Sherbrooke. On peut y découvrir les vertus curatives de l’échinacée, de la consoude, du trèfle rouge, du framboisier ou du plantain, par exemple. Ces plantes sont disposées çà et là dans un aménagement de type pré fleuri, où les visiteurs sont invités à se promener à travers un dédale de talus.

Le dernier site, situé au 1850 de la rue Saint-André, est en place depuis l’été 2002. Il s’agit d’un site d’interprétation des premières nations et de leurs relations avec la nature. Il sert surtout à faire découvrir aux groupes de jeunes certains aspects de la relation privilégiée entre les Amérindiens et les ressources trouvées dans la nature. On y retrouve un tipi végétal et du matériel d’animation. Les horticulteurs du Sentier urbain y aménagent des bosquets, pour que les enfants aient l’impression de se retrouver en forêt. Cet été, ce dernier site est aussi ouvert au grand public.

Le site de la rue Panet est ouvert au public le jeudi, le vendredi et le samedi de 10h à 16h, jusqu’à la fin du mois de septembre. Les deux autres sont ouverts depuis le 5 juillet, et ce, jusqu’au 23 août, le samedi de 10h à 16h.

Les centres de la petite enfance ou les gestionnaires de camps de jour qui voudraient organiser une activité dans ces parcs sont invités à composer le 521-9292.

Le Sentier urbain

En 1993, derrière le bâtiment où il habitait, Pierre Dénommé et six de ses voisins ont aménagé un petit espace, entre les rues Plessis et Alexandre-DeSève, pour profiter d’un peu de verdure dans leur environnement. C’est là qu’est né le nom Le Sentier urbain. Après avoir mené plusieurs projets de plantations avec le Comité social Centre-Sud et après avoir créé le site d’interprétation du compostage et d’ornithologie de la rue Panet en association avec l’Éco-quartier Saint-Jacques, M. Dénommé a fait incorporer son organisation en 1998.

À cette époque, les premiers ateliers sur les plantes, les aménagements et les volières donnés à l’école Marguerite-Bourgeoys ont permis aux promoteurs du Sentier urbain de décrocher de nouvelles sources de financement pour étendre leurs activités. Le directeur, M. Dénomée est, par exemple, entouré d’une équipe de quatre animateurs et de trois horticulteurs, pour l’été 2003.

Aujourd’hui, le Sentier urbain gère des aménagements intérieurs dans les écoles Marguerite-Bourgeoys, Champlain, Jean-Baptiste-Meilleur et Garneau et organise des ateliers dans d’autres écoles et camps de jour du secteur.

Paru dans Le Ville-Marie du 13 juillet 2003, page 3

Avertissement: Ce texte ne vise qu'à constituer un échantillon personnel des textes journalistiques de Jessy LaPointe et ne peut être utilisé ou copié qu'à des fins de consultation personnelle.