Manifestation le 2 octobre

Ras-le-bol chez les 700 mis-à-pied de GM

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Plus d'une centaine des quelque 700 mis-à-pied de la General Motors se sont réunis cette semaine pour préparer une manifestation dans les rues de Boisbriand afin de souligner le triste troisième anniversaire de leur mise à pied et pour lancer un appel clair à GM, au gouvernement... et à leur syndicat.


Jessy LaPointe

C'était un record d'assistance. Jamais le Comité Action-Chômage, groupe d'ex-employés de GM, n'avait autant mobilisé ses collègues.

Le président du Comité, Gaston Fraser, explique que ce regain d'énergie des ex-travailleurs est sans doute dû à l'approche du mois d'octobre, où ils deviendront candidats à l'aide sociale... et que cette seconde présence du député de Groulx, Robert Kieffer, n'y était peut-être pas étrangère.

Cette réunion a semble-t-il donné le coup de grâce à la relation de confiance entre les syndicalistes des TCA, section locale 1163, et les ex-travailleurs qui en ont ras-le-bol d'attendre qu'on leur dise s'il y a des chances qu'ils récupèrent leur emploi. En effet, aucun représentant des TCA n'était présent dans la salle!

Le député Kieffer a tenté de mettre un baume sur la plaie des ex-travailleurs en annonçant qu'une nouvelle offre gouvernementale est prête depuis trois semaines, au cabinet du vice-premier ministre, Bernard Landry. M. Kieffer n'a pas voulu en dévoiler le contenu, mais il a assuré l'assistance qu'elle est plus alléchante que celle de 1987 (alors qu'on avait prêté 110 millions$ à GM), mais qu'elle était également plus exigeante, entre autres au niveau du plancher d'emploi. Le Gouvemement rendra son prêt conditionnel à ce que GM s'engage à maintenir un minimum de deux quarts de travail.

Plusieurs des personnes présentes ont pris la parole pour se plaindre de l'inaction des représentants syndicaux dans ce dossier. Mais le président du Comité, M. Fraser, a expliqué aux ex-travailleurs: «C'est nous qui allons devoir agir et décider de ce que nous voulons faire. Ce n'est pas le Local qui va nous aider: il a déjà 1200 employés à protéger, en dedans. Et ces gens-là ne nous appuieront pas, puisque leur convention collective arrivera à échéance en septembre 1999 et que notre manifestation sera illégale. Si nous étions à leur place, nous ferions sans doute la même chose.» M. Kieffer d'ajouter: «Vous êtes le groupe le plus capable d'amener la relance de l'usine GM, parce que vous n'avez rien à perdre!»

Les 106 ex-travailleurs présents ont été invités à participer à la manifestation qui partira de l'aréna de Boisbriand au matin du 2 octobre, pour se rendre à l'usine GM par l'entrée principale.

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Paru dans Le Courrier Sainte-Thérèse du 20 septembre 1998, page 3

Avertissement: Ce texte ne vise qu'à constituer un échantillon personnel des textes journalistiques de Jessy LaPointe et ne peut être utilisé ou copié qu'à des fins de consultation personnelle.