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Vermine et mur qui tombe sur la rue Cartier |
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Un résidant de la rue Cartier demande à l’Arrondissement de Ville-Marie de faire appliquer son propre règlement sur la salubrité et l’entretien des logements. Il en a marre de vivre avec des souris dans son appartement et d'être constamment confronté au risque que la façade de son immeuble continue de tomber. Jessy LaPointe «La vie des locataires est en danger. Les souris constituent un risque d'incendie et rendent les lieux insalubres. Le reste du mur de pierre risque de s’effondrer, surtout avec l'hiver qui est à nos portes. Le propriétaire a simplement installé un escalier en bois visiblement temporaire et non conforme. Il est très difficile d’entrer en contact avec ce propriétaire fantôme», résume l’un des locataires, Richard Schwende. Dès janvier 2003, M. Schwende a demandé à l’Arrondissement de Ville-Marie d’agir afin de forcer le propriétaire de son immeuble à faire exterminer la vermine. En vertu du règlement 03-096 adopté par la Ville de Montréal le 16 juin dernier, l’Arrondissement de Ville-Marie a reçu le pouvoir de prendre des poursuites contre les propriétaires de logements: autant de poursuites que d’infractions. Aussi, les montants des pénalités ont été considérablement augmentés et ils peuvent être ajustés à la gravité de la situation. À la rigueur, les travaux peuvent être effectués par l’administration, puis la facture refilée au propriétaire. «Quand j’ai rappelé l'Arrondissement en avril, on m’a dit que le dossier était classé. Je ne comprenais plus rien, car aucun exterminateur n’était venu. J’ai laissé durant l’été de nombreux messages sur des boîtes vocales d’inspecteurs. Quand elles n’étaient pas pleines. Pour la rapidité de traitement des demandes et du respect du citoyen, on va repasser! Personne n'a été en mesure d'apporter des réponses claires et des solutions. Le dossier se transférait d'un inspecteur à l'autre et je devais toujours raconter l'histoire de nouveau. Un inspecteur m’a même dit que la fusion des villes faisait ralentir le traitement des dossiers!», raconte M. Schwende. «Les inspecteurs de l’Arrondissement ont ouvert un dossier pour le cas de M. Schwende et ont envoyé une première lettre au propriétaire, avec copie conforme au locataire l’invitant à envoyer un coupon-réponse si le propriétaire n’agissait pas dans les dix jours. M. Schwende dit l’avoir envoyé, mais les inspecteurs disent ne pas l’avoir reçu. Sans nouvelles de M. Schwende, ils ont fermé le dossier, et M. Schwende ne l’a appris qu’en octobre. Un inspecteur a visité un voisin de M. Schwende et a trouvé des excréments de souris sous les armoires et dans les tiroirs de la cuisine. Une lettre par huissier a été envoyée au propriétaire, mais comme son adresse ne correspond qu’à une boîte postale, le huissier n’a pas pu la livrer et n’a averti les inspecteurs qu’un mois plus tard. Un inspecteur a demandé une rencontre expresse avec le propriétaire, sur les lieux, et lui a remis un avis en main propre. Nous savons, pour le moment, que le 16 décembre, le propriétaire a fait venir l’exterminateur dans l’immeuble voisin de celui de M. Schwende. Nous attendons le rapport de l’exterminateur», explique Sandrine Brindejonc, aux communications de l’Arrondissement. Le 25 juin, la cerise sur le sundae: le haut de la façade du mur de pierres s'effondre en pleine nuit. Une voiture est déclarée perte totale, des escaliers et un garde de corps s’effondrent... Depuis, M. Schwende a tenté des démarches auprès de la Régie du logement, mais n’a pu présenter les rapports des inspecteurs de l’Arrondissement, ce qui lui aurait permis, selon lui, de mieux faire valoir l’urgence de la situation. «Nous ne pouvons pas transmettre l’information au locataire. Il faut que le locataire se fasse émettre un ordre de comparaître, par la Régie, et les inspecteurs remettent l’information directement à la Régie», explique Mme Brindejonc. «Quand une partie des pierres se sont détachées, le Service des incendies nous a avertis et notre inspecteur est allé constater les dégâts. Il y avait un périmètre de sécurité et une échelle avait été installée pour monter au deuxième étage. Puis, à la demande des inspecteurs, le propriétaire a installé un ancrage pour stabiliser les pierres, ainsi qu’un escalier. Il faut cependant préciser qu’il s’agit d’un édifice patrimonial. Le propriétaire doit avoir la permission de Québec avant de faire des travaux. Et comme l’édifice est peut-être en train de changer de mains, la situation n’est vraiment plus claire. Comme le propriétaire n’a pas fait les travaux malgré les avis qu’il a reçu, les inspecteurs ont exigé qu’il leur remette un rapport d’ingénieur, attendu après les Fêtes», explique Mme Brindejonc. «Je suis consterné par le service que la Ville de Montréal rend à ses citoyens. Il est temps que la Ville de Montréal se dote d'engagements publics de déclaration de services face à ses clientèles et qu’elle forme ses employés sur cet aspect!», croit M. Schwende. «Dans ces dossiers, il faut dire que le propriétaire était très difficile à joindre. Ça n’a pas simplifié le travail des inspecteurs, qui ont fait avancer le dossier comme ils on pu», conclut pour sa part Mme Brindejonc. |
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Paru dans Le Ville-Marie du 21 décembre 2003, page 3 |
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