Dossier de la piste cyclable Lécole Marie-Favery accuse la Ville de mauvaise foi |
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La direction de lécole et des représentants du conseil détablissement de lécole primaire Marie-Favery ont vivement réagi aux propos de la conseillère Anie Samson parus dans le Progrès Villeray du 13 mai et accusent aujourdhui la Ville de compromettre la sécurité de leurs enfants en rendant définitive une série de mesures temporaires, dans le dossier de la piste cyclable. Jessy LaPointe Rappelons que la direction et le conseil détablissement de lécole Marie-Favery demandent depuis plusieurs années le déplacement de la piste cyclable qui passe derrière lécole, en travers du chemin quempruntent la plupart des élèves pour entrer et sortir de lécole. Le Service des travaux publics et de lenvironnement de la Ville de Montréal a mis en place une série de mesures, à la fin de lété 1999, dans le but de garantir la sécurité des enfants (clôtures, signalisation, etc.) et une équipe délèves brigadiers scolaires a été mise sur pied. Une fois ces éléments mis en place, le Service des travaux publics a amorcé une collecte de données pour évaluer leur impact. Le résultat de lanalyse devait dabord paraître à la fin de lannée scolaire 1999-2000, mais na toujours pas été remis aux responsables de lécole. Las dattendre, ces derniers ont convoqué une conférence de presse, le 1er mai, pour «dénoncer linaction de la Ville». Anie Samson, conseillère municipale dOctave-Crémazie et responsable des pistes cyclables auprès du comité exécutif de la Ville de Montréal, soulignait, la semaine suivante, quelle avait reçu un rapport oral préliminaire de la part du Service des travaux publics et que tout laissait croire quil ny avait pas lieu de porter de nouvelles actions, puisque la sécurité des enfants ne semblait pas compromise. Elle a également soutenu que le déplacement de la piste sur dautres rues (sur l'avenue Christophe-Colomb, par exemple) pourrait impliquer de nouveaux dangers non seulement pour les enfants, mais aussi pour les cyclistes. La conseillère a donc opposé une fin de non-recevoir aux parents, estimant que la situation ne justifiait pas de changement aussi radical quune modification du parcours. «Alors que le conseiller Achille Polcaro ne sest pas encore prononcé, Anie Samson a déjà décidé de refuser, sur la seule base dun rapport oral. Cela dénote un manque de sérieux!», croit Sylvie Rochette, présidente du conseil détablissement de Marie-Favery. «Quand nous avons fait la conférence, le 1er mai, il y avait deux semaines que la piste cyclable était ouverte, mais les équipements (clôtures, signalisation) navaient pas encore été installés. Dès le lendemain, les clôtures étaient en place, mais elles avaient été reliées avec des attaches de plastique et elles menaçaient de tomber si on sy appuyait. Cétait encore plus dangereux quavant. Cétait si mal fixé que nous avons retrouvé des pieds de clôture dans la cour décole!», ajoute Mme Rochette. «Nous avions une entente écrite, en vertu de laquelle la CSDM prêtait une partie du terrain de lécole à la Ville pour procéder à une période dessais, avec une nouvelle configuration de la piste cyclable, mais cela devait être temporaire. La Ville semble maintenant tenir ce bout de terrain pour acquis, mais je ne peux pas garantir que la CSDM prolongera lentente encore longtemps», souligne la directrice de lécole, France Trudeau. «Nous avons aussi mis un terme à lexpérience des jeunes brigadiers, puisque ces derniers ne se sentaient pas en sécurité: les cyclistes ne leur obéissaient pas, ils les insultaient! Dailleurs, nous avons toujours cru que la sécurité routière nétait pas la responsabilité de lécole, mais de la Ville», explique Mme Rochette. «Mme Samson tape toujours sur le même clou, en disant que nous voulons envoyer la piste sur l'avenue Christophe-Colomb, pourtant, ce nest pas à nous de lui faire des suggestions sur lendroit où faire dévier la piste, nous ne sommes pas des ingénieurs! Mais nous sommes convaincus quil y a sûrement des rues à louest de la rue Boyer où on pourrait faire passer la piste. Mme Samson soutient que la problématique ne se présente que deux demi-heures par jour, le matin et le soir. Quoi? Elle croit que nous enfermons les enfants le reste du temps? Quils ne vont pas dîner?», grommelle Mme Rochette. Lucie Vezeau rappelle que sa fille a bel et bien été frappée sur la piste cyclable, un incident non comptabilisé comme «accident», vu sa faible gravité. «Et la Ville se fie au fait quil ny a eu aucun accident grave pour justifier son inaction! De plus, il y a tout laspect du stress causé aux enfants, un facteur non mesurable!, se scandalise Mme Rochette. Il faut que la Ville sattende à ce que nous continuions nos démarches, quitte à sadresser directement au maire!» |
(Photo: Jacques Pharand) |
Paru dans Le Progrès Villeray du 27 mai 2001, page 1 |
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