Les Richer dit Louveteau d'Amérique
Projet d'un répertoire des Richer dit Louveteau d'Amérique
Une énigme enfin résolue
Hommage à notre ancêtre
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PRÉSENTATION
Ce site d'intérêt généalogique et historique porte sur les Richer dit Louveteau
d'Amérique, soit les descendants de Jacques Eriché (Richer) et de son épouse
Marie Joffrion (Geoffrion) qui se sont mariés le 7 avril 1698 à Notre-Dame de
Montréal.
Le contenu de ce site se veut évolutif. Suite à vos commentaires et suggestions,
je pourrai ajouter d'autres informations. Il serait aussi intéressant de faire
état des résultats d'autres recherches sur notre famille. J'invite donc ceux et
celles qui aimeraient nous faire part de leur histoire de bien vouloir se
manifester.
À ce sujet, je vous invite à prendre connaissance du chapître portant sur
l'histoire de Joseph Richer et de Délia Martel présentée par leur petit-fils,
Jean-Guy Richer. Vous verrez comment à l'époque la foi et l'espoir dans un
monde meilleur aidaient à accepter, sinon à supporter l'insupportable.
À chaque génération, le cercle familial s'aggrandit. Aussi, il devient bien
difficile de suivre toutes les branches des descendants. Pour ma part, je
présenterai les sept premières générations de ma ligne ascendante, jusqu'à
celle de mon grand-père, en tentant de les replacer dans leur contexte
historique. En cours de route, je fais certaines digressions afin de présenter
certaines personnes qui ont eu un rôle particulier dans l'histoire de notre
famille ou certains sujets qui ont attiré mon attention.
Le contenu de ce site a été rendue possible grâce à des recherches
principalement dans les archives paroissiales et notariales de la région de
Montréal, là où se sont établis les premières générations de notre famille, dans
des ouvrages d'intérêt généalogique et dans des volumes d'histoire du Québec.
La citation détaillée de toutes les sources aurait alourdie indûment la lecture
du texte.
Cependant, les noms des paroisses pour les données de l'état civil (naissances,
mariages et sépultures) et ceux des notaires pour les documents légaux
(achats, ventes, testaments, donations ...) sont mentionnés dans le texte. Avec
les dates aussi indiquées, il est facile de se référer aux documents qui sont tous
conservés aux Archives nationales du Québec.
Aussi à l'occasion, je mentionnerai dans le texte mes principales sources de
référence dont des livres et des dictionnaires encyclopédiques. Enfin, les noms,
prénoms et textes en italiques sont des transcriptions des documents
originaux.
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LES RICHER DIT LOUVETEAU AUJOURD'HUI
La plupart des Richer dit Louveteau se trouve au Québec, principalement
dans la région de Montréal, dans les Laurentides où Saint-Eustache en
compterait la plus grande concentration, dans l'Outaouais et quelques-uns
dans les régions de Québec et du Saguenay-Lac-Saint-Jean; en Ontario, dans
la région d'Ottawa, puis dans l'Est et dans le Nord de la province; dans les
provinces de l'Ouest du Canada où quelques-uns se sont établis et dont
certains sont connus sous le patronyme Richier; aux États-Unis notamment
dans les états de New York, du Kentucky, de l'Orégon, de l'Illinois, du
Nouveau-Mexique, de la Californie où ils ont pris les noms de Ritchie,
Leftault, Lefto, Lifto, ces derniers dérivés de Louveteau.
À notre connaissance, aucun Richer dit Louveteau a suivi le grand
mouvement migratoire du Québec, débutant dans la deuxième partie du
dix-neuvième siècle, pour aller travailler dans les manufactures de la
Nouvelle-Angleterre, notamment au Rhode Island, au Massachusetts et au
New Hamsphire.
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Il existe une autre source française des familles Richer en Amérique, les
Richer dit Laflèche, descendants de Pierre Richer et de son épouse Dorothée
Brassard mariés le 5 novembre 1671 à Québec. Pierre était originaire de
l'Anjou. Très tôt, cette famille s'est installée dans la région de La Pérade, entre
Québec et Trois-Rivières, alors que celle de notre ancêtre Jacques s'établissait
sur l'île de Montréal.
La plupart des Richer des régions du Centre du Québec et des Trois-Rivières
sont des descendants de Pierre et de son épouse Dorothée. Il n'y a aucun lien
de parenté entre Jacques et Pierre, comme le laissent voir leurs patronymes et
leurs provinces d'origine différente.
Au Québec, parmi les 1 000 patronymes les plus répandus, celui de Richer
(descendants Louveteau et Laflèche confondus) se situe au 207e rang, entre les
Charest et les Saint-Jean!
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LE NOM « RICHER DIT LOUVETEAU ».
Tout au long du XV111e siècle, il est courant de voir dans les écrits, tels les
actes de naissance, de mariage et de sépulture, les patronymes Ériché,
Hériché, Héricher, puis Richer, suivis de Louveteau ou parfois de Louvetot.
Ce n'est qu'au X1Xe siècle que nos ancêtres canadiens adoptent de façon
définitive le nom Richer.
En revanche, le patronyme Héricher se rencontre toujours en France. Il
occupe le 7,017 rang des noms les plus portés! Les Héricher se retrouvent
principalement dans le département de la Seine-Maritime, pays de notre
ancêtre. Entre 1966 et 1990, on y dénombre 203 naissances Héricher.
Origine du patronyme « Héricher »
Avant d'aborder l'origine de notre patronyme, faisons un peu d'histoire. Selon
le dictionnaire Larousse de la généalogie, les patronymes ou noms de familles
ont fait leur apparition en Europe de l'Ouest au dixième siècle pour se
généraliser au douzième.
Auparavant, soit à l'époque gallo-romaine, chaque individu portait trois noms
tandis que chez les envahisseurs germaniques, on n'avait qu'un seul nom,
souvent « guerrier et lauditif ».
Avec l'implantation du christianisme à partir du troisième siècle, on donne
aux nouveaux convertis un nom de baptême unique. Celui-ci peut être
d'inspiration chrétienne, germanique, latine ou même grecque, peu importe. Il
doit surtout être nouveau afin de souligner la brisure avec son passé païen.
Au dixième siècle, on commence à ajouter des surnoms à ces noms uniques
afin de différencier les quatre Joseph et les trois Marie du même village.
Progressivement, et pour se fixer au douzième siècle, ces surnoms deviendront
nos noms de famille.
Ces surnoms se divisent en quatre catégories. D'abord, et la plus fréquente, le
nom de baptême unique dont nous avons déjà parlé, tel Bernard (d'origine
germanique), Thomas (d'origine biblique) ou encore Antoine (d'origine
latine). En deuxième lieu, on trouve des noms liés à l'origine géographique de
la famille tel Picard, ou au voisinage tel Dupont.
En troisième, on rencontre les noms représentants des métiers tels Boulanger,
Berger, Gélin (éleveur de poulets). Enfin, comme quatrième catégorie, il y a
les noms qui correspondent à des sobriquets traduisants soit une
caractéristique physique : Legros, Lebeau ou Leblanc; soit un trait de
caractère : Courtois, Gaillard ou Lépine; soit un lien de parenté : Cousin,
Gendre, Besson.
Le patronyme Héricher ferait partie de cette dernière catégorie. En effet,
selon le Dictionnaire des noms et prénoms de Larousse, le nom Héricier et ses
dérivés Hérichier et Héricher, avec ou sans l'article Le, et synonyme probable
de Hérissé, signifient « aux cheveux hérissés » .
Notre ancêtre avait-il un caractère difficile et qui s'irritait facilement; hérissé
venant de l'animal hérisson, proche du porc-épic? Ou était-il un brave,
toujours prêt à monter aux barricades, à se défendre? Seul notre caractère
personnel peut nous fournir des éléments de réponse.
Origine du sobriquet « Louveteau »
Chez les militaires, la pratique d'ajouter un sobriquet aux noms des nouvelles
recrues étaient fort répandu. Lorsque notre ancêtre Jacques joint les troupes
franches de la Marine, en poste en Nouvelle-France, on lui accole le sobriquet
Louvetot, nom de son lieu d'origine en Normandie.
Ce nom disparaîtra graduellement des documents écrits mais perdurera
jusqu'à nos jours dans la tradition orale. Sans oublier qu'encore aujourd'hui
aux États-Unis, certains portent des noms dérivés de Louvetot; Lefto, Lifto,
Leftault.
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LE LIEU D'ORIGINE DE NOTRE ANCÊTRE
Jacques mentionne à son mariage en 1698 qu'il est originaire de Louveteau
(Louvetot) en Normandie. On retrouve cette mention tant dans l'acte de
mariage à l'église que dans le contrat de mariage chez le notaire.
À l'époque, il existait en Normandie deux endroits appelés Louvetot (là où se
rassemble les loups). Le premier est maintenant une commune (municipalité)
située près d'Yvetot, au nord-ouest de Rouen.
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Hôtel de Ville de la commune de Louvetot. Celle-ci compte moins de 1000
habitants.
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Auberge située à la croisée des chemins menant à Louvetot.
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Le deuxième Louvetot est un hameau qui fait partie maintenant de la
commune de Grigneuseville, aussi en Seine-Maritime, mais au nord-est de
Rouen. L'ancêtre des Leduc d'Amérique, Antoine, est originaire de ce dernier
endroit où on lui a consacré une place publique.
Grâce à des recherches initiées par Jean-Claude et François Richer, on peut
maintenant affirmer que notre ancêtre Jacques est natif du premier endroit, la
commune de Louvetot. Bien que l'acte de naissance de Jacques n'a pas été
trouvé, les registres paroissiaux étant incomplets pour les années 1660, on y a
quand même trouver l'acte de naissance de sa soeur Catherine, née le premier
avril 1671.
Puis, le 12 juin suivant, on mentionne l'inhumation de sa mère, Catherine
Pain. Deux mois plus tard, le 16 août, c'est au tour de son père, Jacques Le
Héricher, d'être inhumé. Jacques fils, notre ancêtre venu en Amérique a donc
été orphelin dès l'âge de sept ans. On peut donc se demander ce qui lui est
advenu entre 1671 et les années 1690, époque où il s'est engagé comme soldat
avant de passer en Nouvelle-France.
Quelques années plus tard, le 5 mars 1688, toujours dans la paroisse
Notre-Dame de Louvetot, il y a mention de Jeanne Héricher qui agit comme
marraine. S'agit-il d'un autre membre de la famille de Jacques?
Pour en connaître plus sur la commune de Louvetot, pays de notre ancêtre,
nous vous suggérons de consulter le site suivant : Louvetot ma commune en
pays de Caux.
Nos ancêtres ont-ils été protestants?
On aurait aussi trouvé l'acte de naissance de Jacques père : le 24 août 1636
dans le registre du temple protestant de Lintot. Ses parents seraient Jean
Héricher et Magdallaine (Madeleine) Desruyaux de Gruchet, mariés le 29 juin
1633 également à Lintot, localité située à environ vingt kilomètres de
Louvetot. Nos ancêtres français auraient-ils été tenté, du moins pour un
certain temps, par le protestantisme?
De 1598 à 1685, les protestants, on les appelait les huguenots, ont été tolérés en
France sauf à Paris et à certains endroits bien précis. De 1560 à 1598, le
royaume français fut déchiré par ce que les historiens ont appelé les guerres
de religion. Celles-ci opposaient catholiques et anciens catholiques convertis
au protestantisme tel que prôné par le réformiste Jean Calvin.
Période de guerre civile, de massacres et d'assasinats notamment du roi Henri
III, il faudra que son successeur Henri IV, née dans la nouvelle religion, se
convertisse au catholicisme en 1593 pour être accepté roi de France par le
peuple de Paris - Paris vaut bien une messe, aurait-il dit - et par les grands du
royaume. Cinq ans plus tard, Henri proclama l'édit de Nantes qui instaurait la
liberté du culte protestant partout où il était pratiqué sauf à Paris et dans les
villes royales.
Moins d'un siècle plus tard, en 1685, Louis X1V révoquera l'édit de Nantes.
Tous devaient se convertir à la foi catholique, religion d'État, ou quitter le
royaume de France, ce qui provoqua une émigration importante notamment
vers l'Écosse.
Tel n'aurait pas été le cas de la famille de notre ancêtre Jacques. Entre
l'année du baptême protestant de son père en 1636 et les années 1660 la
famille Eriché aurait décidé de revenir au bercail du catholicisme.
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L'AUTEUR
Mon nom est Louis Richer et je suis né le 9 mars 1945 à Côteau-Station au
Québec. Mes parents sont Éloi et Laurence Dupont. Je suis de la neuvième
génération de Richer dit Louveteau en Amérique. Après des études
universitaires en histoire à Ottawa, complétées plus tard par des études en
administration publique à Québec, j'ai travaillé près de trente ans dans le
domaine de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine canadien au
Québec. Depuis 1975, je demeure dans la ville de Québec. Je suis maintenant
à la retraite.
Au cours des dernièrs années, j'ai rédigé un livre sur l'histoire de ma famille.
Par la même occasion, je me suis intéressé à la généalogie des Richer dit
Louveteau en Amérique. Au fil des ans, soit sur près de trente ans, j'ai
recueilli plus de 10 000 noms de Richer et compilé plus de 2 000 alliances
(mariages). Tous ces noms, qui s'étendent sur douze générations de Richer dit
Louveteau, sont conservés sur informatique, ce qui en facilite la consultation.
Si vous voulez savoir si vous êtes de la descendance Richer dit Louveteau et
vous voulez connaître les noms de vos ancêtres, il me fera plaisir de vous en
faire parvenir une liste. Envoyer votre demande à l'adresse courriel
ci-dessous. De plus, vos commentaires et suggestions sur le contenu de ce site
seraient grandement appréciés.
Courriel
: Louis Richer
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