*
*
Québec, le premier mai 2009
Projet d'un répertoire des Richer dit Louveteau d'Amérique
François Richer de Grand-Mère et moi-même travaillons actuellement sur la
réalisation d'un répertoire des Richer dit Louveteau d'Amérique. Nous
projetons faire le lancement de cet ouvrage français-anglais à Montréal en
août 2010. Nous espérons y inclure les prénoms, les dates et lieux de naissance
et de baptême, s'il y a lieu, de mariage et de décès de chaque descendant de
Jacques Ericher et de Marie Joffrion ainsi que des conjoints et conjointes
jusqu'à nos jours. Le répertoire permettra aux lecteurs de faire le lien entre
chaque individu et notre ancêtre commun. L'ouvrage sera agrémenté, entre
autres, d'un texte sur ce dernier et son lieu d'origine et possiblement sur
d'autres relatant l'établissement des Richer aux quatres coins du continent. Si
vous êtes intéressé à participer à ce projet en fournissant notamment des
données sur votre famille, vous pouvez communiquer avec le soussigné à
l'adresse indiquée au bas de cette page.
*
Québec, le 18 août 2008
Une énigme enfin résolue
Le décès de Jacques, fils aîné de Jacques et de Marie Geoffrion, né en 1701, a
enfin été retrouvé ou presque. Même si nous ne connaissons pas la date et les
circonstances de sa mort, nous pouvons affirmer que Jacques est décédé entre
le 18 mai 1721, date de son engagement en tant que voyageur pour les
Pays-d'en-Haut et le 12 mars 1725, date de la vente de sa terre par son
beau-frère Jean-Baptiste Joly.
En faisant une recherche sur Marie-Anne et son époux, Jean-Baptiste Joly,
nous avons retrouvé un contrat de vente d'une terre ayant appartenu à
Jacques fils.
À Montréal le 12 mars 1725, devant le notaire Senet dit Laliberté, les Joly
vendait une terre à leur beau-frère Jean Charbonneau. Celle-ci était située
dans la seigneurie de Lachenaye. Selon le contrat, les Joly l'avaient acquise
par procès verbal de Jacque Richer, leur père... qui lui l'avait obtenue par le
décès de Jacque Richer son fils... et lui le dit defunt Jacque Richer acquise de Mr
de Repentigny, seigneur dudit lieu par contract de concession passé devant le
notaire soussigné en datte du 14 juin 1720.
Nous n'avons pas retrouvé le contrat initial qui pourrait bien être plutôt un
billet de concession d'autant plus que François était mineur. Ce dernier
document n'était pas nécessairement enregistré au greffe du notaire.
Comte tenu que Jacques père a hérité de la terre, Jacques fils n'était pas
marié. Dorénavant, nous pouvons donc affirmer avec certitude que tous les
Richer dit Louveteau d'Amérique descendent à la deuxième génération de
François et de Jean-Baptiste, fils de Jacques et de Marie Geoffrion.
Il ne reste plus qu'à retrouver les circonstances dans lesquelles est mort
Jacques, fils aîné de Jacques et de Marie Geoffrion. Serait-il décédé lors de
son voyage de travail dans l'Ouest ? À suivre.
*
*
Québec, le 18 juillet 2008
Honneur à notre ancêtre
Lors du XXVIIIe Congrès international des sciences généalogique et
héraldique, qui s'est tenu à Québec du 23 au 26 juin 2008, notre ancêtre,
Jacques Ériché, a été mis à l'honneur. Cette rencontre de spécialistes en
généalogie et en héraldique, présidée par Son Excellence la très honorable
Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, se déroulait dans le cadre
du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec et de la présence
continue de francophones en Amérique.
Pour la séance d'ouverture, un hommage spécial a été rendu aux différents
groupes militaires présents en Nouvelle-France, soit de 1608 à 1760. Parmi les
militaires présents, il y avait les Troupes franches de la Marine représentées
par un soldat personnifiant notre ancêtre. Rappelons-nous que Jacques est
arrivé en temps que militaire à Québec vers 1694, qu'il a fait partie de la
compagnie de l'ingénieur Levasseur, qui a dirigé la construction d'une
première ligne de fortification de la capitale de la Nouvelle-France, avant
d'aller s'établir à Montréal. Voici un aperçu de son discours :
Le grand Colbert, (ministre responsable des colonies du roi Louis XIV), envoit
des troupes permanentes afin de maintenir la paix et de protéger les intérêts du
Roi. Je m'engage pour six ans pour aller voir du pays et, avec ma chance
légendaire je me retrouve au Canada; ça aurait pu être les Antilles.
Moi, mon nom est Jacques Ériché dit Louveteau, non pas comme le loup, mais
parce que je suis né à Louvetot en Normandie. Pour comble, je pensais aller à
des découvertes, rencontrer d'autres peuples décrits par les Jésuites, toucher un
peu à la traite des fourrures, même faire fortune, mais non, je suis cantonné à
Québec
Je leur ai dit que mon père était maçon, (ce qui n'était pas vrai). Hors donc, je
participe à l'élévation des fortifications pour le compte de l'ingénieur Levasseur.
Il a fallut qu'un mur me tombe dessus pour que je sois affecté à un autre poste.
Au moins à Montréal, avec le commerce et la traite, et la grande paix avec les
Indiens, j'en ai vu du monde et des nations.
L'endroit et la belle Marie, (la jeune veuve d'un confrère), m'ont tellement plu
que j'ai décidé d'y demeurer après mon service militaire. J'ai obtenu une terre
sur la côte Saint-Michel, aujourd'hui la rue Jarry. J'ai eu tout de même dix-sept
enfants et je suis donc à l'origine des Richer (dit Louveteau) d'Amérique.
En plus des Troupes franches, on rendit hommage aux miliciens qui, en temps
de paix, remplissaient les fonctions de police locale et aux soldats du régiment
Carignan-Salières qui vinrent pacifier la colonie dans les années 1660.
Plusieurs d'entre eux, comme notre ancêtre, se marièrent notamment avec une
fille du Roy et s'établirent dans la vallée du Saint-Laurent. Environ 800 jeunes
filles, appelées filles du Roy car elles jouissaient de la protection du souverain,
furent envoyées pour peupler la colonie, ce qui leur vaut aujourd'hui le titre
de mères des francophones d'Amérique car peu d'entre nous ne rencontre pas
l'une d'entre elle dans notre lignée généalogique.
*