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"Ainsi tout change, ainsi tout passe; Pour moi tes traces, Sylvie, vont prendre ben du temps avant de s'effacer. Sylvie, toi la championne du temps présent, toi la joueuse, championne du "game boy", des quilles, des cartes, des casse-tête..., enfin tous les jeux n'avaient pas de secret pour toi. Toi Sylvie, tu as su profiter au maximum de tes possibilités; Dieu sait qu'il ne t'avait pas gâtée de ce côté-là. Mais toi, plus acharnée que quiconque, tu es allée au-delà ... ( Sylvie a attendu patiemment pendant 15 ans qu'une balle se présente à sa portée, pour l'attraper avec son gant de baseball; tous les soirs de baseball, elle était là, sur le bord de la clôture. Et un soir, cette balle est venue et l'a rendue tellement fière .) Et ça, cet acharnement, Sylvie, tu le dois à ta mère qui a su te faire confiance, qui t'a donné confiance, et qui t'a donné, entre autres, les jambes que t'avais pas; elle t'a donné des roues. Une bicyclette, ... Là où d'autres t'auraient donné une chaise, ta mère, toi, t'a donné des ailes, t'a donné la liberté. Et toi, t'es devenue la championne du " donner ". Donner sans compter, donner tout le temps, donner tout ce que t'avais: ton cœur, ta sensibilité, ton regard, ton sourire, ta joie de vivre. Et nous en échange, on a été là, à tour de rôle ; parce que pour t'accoter il fallait être plusieurs. Je sais que tu as apprécié notre présence dans les derniers moments, tu disais :
Sylvie remercie Diane, sa grande sœur, sur qui elle pouvait toujours compter. Claude, son beau grand beau-frère. Vincent, son grand frère adoré et Gaëtan, son tant aimé.
Et moi, à qui elle confiait ses plus grands secrets ... (À Sylvie) : Ton dernier secret, je m'excuse, je n'ai pas pu y répondre sur le coup, quand tu m'a confié ta peur de mourir... Mais aujourd'hui, ce matin, tu m'y as fait penser : "Ce que la chenille appelle la mort, Vole maintenant ma belle Sylvie, vole libérée de ce corps difficile.
Merci mon Dieu de nous avoir confié ton plus précieux trésor : Sylvie, cette Âme au cœur pur. Yvon |

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Les textes qui suivent ont été écrits et lus par nous, les frères et sœur de Sylvie à l'occasion de ses obsèques à l'église Saint-Yves de Sainte-Foy le 14 juin 2000. |