L'OUEST CANADIEN

Pour l'été 2000, je voulais absolument visiter l'Ouest Canadien, ce coin de pays qui fait tant rêver de québécois. Forte de mon séjour " en solitaire " de l'année précédente, je me suis donc envolée vers l'Ouest Canadien.. Je voyageais bien sûr avec un groupe organisé mais personne de mon entourage m'accompagnait.

Donc, en ce 9 juillet 2000, je me suis envolée vers Calgary. Très excitée et très anxieuse à la fois. Le vol m'a paru d'une éternité sans fin! Voler plus de 4h30 toujours dans le même pays est quand même incroyable. C'est à ce moment-là qu'on réalise l'immensité de notre pays. Mais, au-delà de ces réalités, le vol s'est passé sans encombres. En arrivant à Calgary, le guide nous a fait un tout d'orientation de la ville. Calgary est un terme amérindien qui signifie " eau claire ". Dans cette ville, on retrouve plusieurs sièges sociaux de compagnies pétrolières. C'est une ville assurément de cow-boys! À chaque année a lieu le très célèbre " Stampede ". Ce festival extérieur fait honneur au cheval. Pour l'occasion, la ville a orné ses rues de plusieurs vaches décoratives aux couleurs très vives. Calgary a un semblant de métro aérien. Ce sont des genres d'autobus se déplaçant sur rail. C'est un bon moyen de transport.

Le second jour a débuté par un gros déjeuner à la tour de Calgary. Cette tour de 191 mètres offre une vue panoramique sur Calgary. En laissant derrière nous cette ville, nous avons visité le " Heritage village " qui est une reconstitution d'un village des années 1850 avec les maisons typiques de l'époque, l'église, l'école, le magasin général, etc. J'ai toujours été très fasciné par le mode de vie des générations qui me précédent. C'est intriguant de voir l'ingéniosité qu'avait ces gens, pourtant sans grands moyens modernes, pour arriver à leurs fins.

Souvent dans les voyages guidés, le guide ainsi que le chauffeur respectent religieusement le planning de la journée sans faire de petits extra. Mais, pas dans ce voyage! Notre équipage nous a permit de voir les installations des jeux olympique de Calgary en 1988. L'anneau de glace pour le patinage de vitesse sert aujourd'hui à l'entraînement de divers équipes internationales. Pour le saut à ski, il y a trois tremplins de 60, 70 et 90 mètres. Les athlètes peuvent pratiquer leur sport, même l'été puisqu'il y a un bassin d'eau qui permet la pratique en toute sécurité. Ces installations sont fort impressionnantes. Me voyez-vous en train de plonger dans le vide? Pas pour moi…

Visiter l'Ouest Canadien sans voir de montagnes est pratiquement impossible. Quiconque s'aventurant jusque-là s'attend à les voir, les admirer, les trouver grandioses, sauvages, imposantes. Les voir sans les voir est une énormes pêché. Tous les voyageurs de notre groupe étaient unanimes : les montagnes étaient sans l'ombre d'un doute le but ultime. Tellement gigantesques ces Rocheuses que déjà nous apercevons leur forme sauvage, au loin dans le panorama. La nature dans toute sa splendeur ! Je ne suis pas une maniaque de la nature. Je n'ai pas beaucoup de point de référence afin de comparer objectivement ce qui m'entoure. Mais, à mes yeux, les Rocheuses Canadiennes offraient un sublime décor, un paysage à couper le souffle. Absolument divin. Jamais je n'oublierai ces panoramas enchanteurs. Jamais des vidéocassettes ou des photos ne rendront fidèlement le souvenir d'être simplement là. Le Canada recèle de joyaux que des milliers de voyageurs ignorent et essaient de les trouver dans les autres pays.

Parlant de montagnes, le Mont Robson est le plus haut avec ses 3 954 mètres. C'est impressionnant. Sur les monts de plus de 10 000 pieds on peut y voir de la neige éternelle ou même des glaciers. Fait unique au monde, l'eau s'écoulant de ces glaciers va dans trois océans différents : le Pacifique, l'Atlantique et l'Arctique. Parfois les monts peuvent sembler plus petits que les bouquins le prétendent. Il ne faut pas perdre de vue que les mesures sont prises à partir du niveau de la mer pendant que nous sommes en réalité bien au-dessus de ce niveau.

Qui dit une telle nature sauvage dit également une faune abondante. L'un ne va pas sans l'autre. On y retrouve de grands animaux tels que l'ours, le loup, le wapiti, l'orignal et bien d'autres encore. Les animaux y sont rois. La chasse est interdite sur tout le territoire. La limite de vitesse a été réduite à 80 km/h. Ce n'est pas rare de voir les gardes forestiers arrêter la circulation automobile pour une traverse d'animaux.

Au levée du troisième jour, je me retrouve dans le beau décor pittoresque de Canmore où les montagnes dominent en arrière-plan. Des montagnes partout, que ce soit à l'ouest ou à l'est, au nord ou au sud. Ce matin-là, nous avons visité Banff, un village non loin de Canmore tout aussi charmant. Ici, on aperçoit le mont Rordell qui a été immortalisé sur les billets de 1 000 000$! Avant qu'on puisse valider ces propos… Seule la maison appartient au propriétaire, les terrains sont la propriété exclusive du gouvernement. Les édifices doivent avoir trois étages ou moins. Il est interdit de construire en dehors des limites d'arpentage. Toutes les terres sont prises. Il n'y a pas de place à de nouvelles maisons. Nous avons vu l'incontournable Banff Springs Castle. Au début, ce magnifique château comptait 250 chambres et 10 salles de bain. Aujourd'hui, il y a 780 chambres avec toutes les commodités de la vie moderne. La salle de bal est plus grande qu'un terrain de football. Pour y séjourner, c'est un forfait de deux nuits minimum. Il en coûte, par personne, 899$. Si l'on souhaite accéder aux installations sportives, une personne doit débourser 100$ de plus. Très exorbitant n'est-ce pas! A Banff, il y a des eaux sulfureuses. Ces eaux chaudes, rares dans la région, étaient la propriété du Canadian Pacifique au début du siècle. Le CP permettait aux gens de prendre un bain moyennant une somme d'argent. Le gouvernement s'en est mêlé trouvant que ces eaux devaient appartenir au pays et non au CP. Aujourd'hui, ce site est devenu une attraction touristique offrant aux visiteurs une baignade peu ordinaire. On peut même y louer un maillot de bain!

Le quatrième jour était très panoramique : la traversée des montagnes Rocheuses. Les montagnes sont gigantesques. Les monts sont tous très haut. On dirait que ces monts ce font concurrence entre eux! Qui sera le plus haut de cette chaîne??? Dans région sauvage, la neige y est abondante. Ce n'est pas rare que le mont reçoive entre 10 et 20 mètres de neige par année. C'est alors des glaciers que l'on retrouve au sommet. Nous avons même eu la chance d'aller sur le glacier d'Arthabasca. C'est une expérience à vivre, surtout en été où marcher sur de la neige est une occasion rare.


Me voici avec un arrière-plan de montagne,
tout sourire même avec mes broches!

Plusieurs lacs extraordinaires sont sur le parcours. Nous avons vu le Lac Moraine. La moraine est le résultat de l'eau qui s'écoule des glaciers entraînant ainsi des minéraux, de la roche et du sable, trois éléments de la montagne. La moraine donne les couleurs bleu et vert du lac. Une pure beauté naturelle! Après, nous sommes arrivés au lac Louise. Ce lac est grandiose par sa couleur mais aussi par le glacier que l'on aperçoit à l'arrière plan. Ce lac est alimenté par les eaux du mont Victoria. Tout à côté, le château lac Louise trône dans toute sa splendeur. Ce château compte 511 chambres et appartient au Canadien Pacifique. Le lac Louise a été ainsi nommé en l'honneur de la fille de la Reine Victoria. Comme troisième lac, nous voyons le lac Peyto, situé à 7000 pieds d'altitude. Ce lac a été nommé ainsi en l'honneur de Monsieur Peyto, un trappeur et guide.

Déjà le cinquième jour! Les journées passent à la vitesse de l'éclair. Le rythme du voyage est parfait, ni trop vite ni trop lent. Je m'adapte bien au décalage horaire, qui est faut bien le dire fort minime! Notre premier véritable arrêt de la journée est pour le canyon du lac Maligne. La force des eaux creuse le fond de 0,5cm annuellement. Cela donne un effet jamais vu de profondeur au canyon. En cet endroit, il y a beaucoup de courant. Ce qui crée une ambiance fort agréable au canyon. Le bruit de l'eau et sa blancheur donnent un paysage féerique aux marcheurs.

Après la courte visite de Jasper, nous empruntons ensuite une route nommée Yellowhead. Cette route porte ce nom en l'honneur d'un découvreur de la région aux cheveux blonds. Pour le temps, les gens voyaient peu de cheveux si pâles. Cette route est la plus basse en altitude de toutes les Rocheuses Canadiennes. Grâce à cette route, nous voilà donc en Colombie-Britannique. C'est la 3e plus grande province du Canada. Seulement 2% des terres sont propices à la culture maraîchère et fruitière, aux fermes laitières et porcines. Nous devons avancer notre montre d'une heure. Au total, cela fait trois heures de décalage horaire. Dans cette province au climat doux, la végétation est abondante presque partout. Les arbres sont géants étant donné qu'il n'y a pratiquement pas de période de gel. La période de dormance va de décembre jusqu'en février, les arbres ont la chance de croître presque toute l'année. Ici aussi, les montagnes nous accompagnent. Ce ne sont plus les Rocheuses mais bien les Cariboo Montains, les Columbia Montains et les Monashee Montains.

Le jour suivant, nous longeons le lac Kamloops qui fait 35km de long. Ce lac figurait sur les anciens billets de 100$. Après cette région relativement humide, vient ensuite une zone sèche. Cela ressemble étrangement à un désert. On se croirait dans un autre pays. C'est assez vaste. Dans le bas, la végétation est pratiquement inexistante. On voit de l'herbe jaunie et sèche avec des genres de mousse. Plus haut en altitude, on voit quelques arbres, ce sont des ponderosa. Au début des années 1900, les japonais avaient, dans cette zone aride, des plantations d'aboîteaux. C'était des arbres fruitiers qui ne demandait pas beaucoup d'eau. Bien sûr, l'automobile n'étant pas accessible à tous, les japonais avaient des chevaux pour se déplacer. Cependant, les chevaux avaient besoin de boire souvent. Comme il y avait peu d'eau, ces pauvres bêtes souffraient de cette sécheresse. Un promoteur bien mal intentionné vantait les mérites des chameaux. Les japonais en ont acheté à fort prix. Les chameaux se sont avérés bien inutiles puisqu'ils s'arrêtaient souvent, têtus à vouloir coopérer.

Nous avons ensuite pris un traversier pour nous rendre à Victoria, capitale de la Colombie-Britannique. Ici, il n'y a pas moins de 15 traversiers qui font quotidiennement la navette. C'est la plus importante flotte de traversiers au monde. Victoria est située sur l'Île de Vancouver, à environ 15 kilomètres de nos voisins Américains. Entre le continent et l'île, la baie de Georgia sépare ces deux parties. La baie de Georgia fait 45 km de large sur 100 km de long. Arrivés à Victoria, nous avons fait un bref tour de cette capitale avant de regagner notre hôtel. En soirée, nous avons visité le Parlement entièrement illuminé. C'était de toute beauté.

Tôt le lendemain, nous avons visité le Parlement. Le premier parlement a été détruit par un incendie. Le second, construit en 1898 et toujours debout, a coûté 953 000$. Aujourd'hui, sa valeur est estimée à plus de 50 millions de dollars.

Dans la ville, il y a un carillon de 52 cloches qui sonne à chaque 15 minutes. Le son est différent selon les saisons. Ainsi, en hiver, le son revêt des airs de fêtes. Ce carillon a été offert par les Pays-Bas en 1967 pour commémorer le centième anniversaire de la ville de Victoria. Pour cette même occasion, la ville a enfoui les fils électriques dans le sol.

Victoria est une ville d'aînés. Beaucoup de secteurs sont réservés aux 65 ans et plus. Tout est pensé pour eux. La plupart des endroits sont adaptés. Dans certains quartiers très huppés, les éboueurs vont prendre les ordures derrière la maison ou dans le garage. Pour les plus jeunes, il est très difficile de trouver un logis. Les maisons sont dispendieuses, les prix variant entre 800 000$ et 2 millions. Plusieurs facteurs contribuent dont le climat, la vue sur les montagnes côtières et la proximité de la mer. Dans certains secteurs, les terrains sont vendus seulement si le nouveau propriétaire prouve sa capacité à payer un jardinier privé. Autre critère absolu, les plans de la maison doivent inclure une piscine intérieure.

Nous avons traversé à pied une partie du quartier chinois. Nous avons emprunté la rue la plus étroite du Canada. Sa largeur ne doit pas dépasser plus de 15 pouces. Pour les piétons, c'est même difficile de rencontrer. Dans ce quartier chinois, il y a des casinos clandestins où seul les hommes sont admis. Au début du siècle, les chinois faisaient le commerce de l'opium.

Toutes ces beautés et ce climat si formidable ne fait pas de Victoria une ville sans tempêtes. Entre les mois d'octobre et mars, la mer est plus agitée et ça donne lieu à des tempêtes de mer. Les vagues varient entre 10 et 25 pieds et vont jusqu'aux maisons. Ces tempêtes sont souvent prévisibles et des équipes partent barricader les maisons près de la côte. Mettre ces barricades prend deux heures, les enlever prend deux jours.

Le jour suivant, nous avons repris la route vers Nanaimo d'où nous devions prendre un traversier pour rejoindre le continent et Vancouver. La route nous a offert de beaux paysages encore une fois. Dans cette région, il y a des champs de vignes. C'est à ce moment que j'apprends l'existence du vin de glace dans la région de Niagara Falls, en Ontario. Les raisins sont cueillis après la gelée et ça fait un vin de glace, apparemment, exquis.

Les arbres font beaucoup jaser en Colombie-Britannique puisqu'ils sont parfois millénaires et gigantesques. Certains font 90 mètres de hauteur et 10 mètres de diamètre. Un arbre particulier est l'arbousier. En hiver, cet arbre perd son écorce au lieu de ses feuilles. Rarissime!

Chemainus est un magnifique village où des fresques sont peintes sur les murs des édifices publics. Au total, 33 fresques ont été peintes. Chacune d'entre elles représente une tranche de vie pour les habitants de Chemainus.

Nous avons été au pont suspendu de Capilano. Ce pont est très chancelant et mesure 450 pieds de long pour 210 pieds de haut. J'ai essayé de faire ce pont mais j'ai rebroussé chemin après 50 pieds! Comprenez-vous pourquoi???

Vancouver est relativement jeune, sa date de fondation est 1886. Pour commémorer le centenaire de la ville en 1986, il y a eu l'exposition universelle. Pour cette occasion, un stade de 60 000 sièges a été construit. Le toit est en téflon et il est soutenu par l'air. Ce grand événement a aussi doté la ville d'un système de métro à la fois aérien et souterrain. Ce métro fonctionne électroniquement et aucun agent est à bord des véhicules. Les autobus fonctionnent avec des câbles électriques, ce qui décore passablement Vancouver. Le tour guidé nous a fait découvrir des secteurs forts différents, des édifices inusités, le grand parc Stanley et bien plus. La dixième journée nous réservait beaucoup de route. Notre but ultime était de rejoindre Calgary pour ensuite reprendre l'avion deux jours plus tard.

L'épopée du chemin de fer, incroyable mais vrai. C'est 1881, avec le Canadien Pacifique, que tout a commencé par le grand rêve de relier les deux océans. C'est un grand visionnaire, Monsieur Revelstoke, qui a tout mis en œuvre pour réaliser ce chemin de fer tant convoité. Il a débloqué tous les argents nécessaires à cet ambitieux projet. Traverser l'ouest n'était pas chose facile en raison des nombreuses chaînes de montagnes dont les majestueuses Rocheuses. C'était un travail difficile et dangereux que personne ne voulait faire. C'était dangereux à cause du dynamitage et des risques de chute dans les précipices. Seuls les chinois étaient disposés à réaliser ces travaux. Ceux-ci devaient s'étaler sur dix ans. Chose étonnante, ça n'a pris que quatre années. C'est surprenant à cause des moyens rudimentaires pour réaliser ces travaux. Percer les trous à la main ne devaient pas être facile… Plus tard, le Canadien National s'est mis de la partie et a fait concurrence au CP. Le tout donne un aspect rocambolesque au paysage. Nous voyons souvent une rivière et, de chaque côté, des chemins de fer. Le CN et le CP avaient leur propre voie ferrée. C'est spécial de voir les chemins de fer parcourir les montagnes escarpées et inégales. On se demande : Comment ont fait ces ouvriers si mal outillés? Aujourd'hui, pour assurer la protection des trains, il y a parfois des tunnels ferroviaires afin d'éviter les avalanches.

Pour la onzième et l'avant-dernière journée du séjour, nous avons circulé dans le parc national des glaciers. C'est là que le nombre de glaciers est le plus important. C'est également ici que les chutes de neige sont les plus abondantes dans le monde, entre 10 et 25 mètres par année. Nous avons traversé des zones où, en hiver, les risques d'avalanches sont grands. A des points stratégiques, il y a même provocation d'avalanches pour éviter des catastrophes. Également, il y a des abris anti-avalanches. Ainsi, la route demeure ouverte à la circulation même pendant une avalanche.

C'est dans le parc Yoho que nous avons pique-niquer au bord de l'eau. Ce parc recèle de fossiles, parmi les plus beaux et les mieux conservés au monde. Nous avons fait un arrêt au pont naturel. Ce sont des rochers qui forment ce pont. Puis, nous avons vu le lac Emeraude, réputé pour sa couleur particulière.


LA fameuse chute!

Le moment fort de cette journée fut sans contredit l'arrêt à la chute Takakaw qui se jette dans la rivière Yoho. Haute de 254 mètres, cette chute est la troisième en importance en Amérique du Nord. Accéder à ce site enchanteur est un exploit, surtout pour les autobus. Le chemin est étroit et monte toujours en altitude. A un certain moment, la route fait trois paliers successifs. L'autobus, étant trop long pour tourner, doit monter le deuxième palier en reculant. C'est une manœuvre qui comporte des risques. A cela, il faut ajouter le précipice d'un côté! Beaucoup d'entre nous avaient peur. Moi, un peu insouciante ou confiante, je me disais : Enfin des sensations fortes!

Ici finissait mon séjour dans l'Ouest Canadien. Le lendemain était prévu pour le retour. Je me rappelais mes nombreuses craintes sur la réalisation d'un tel voyage Handicapée, seule de surcroît, ça représente tout un défi en soi. La passion, la curiosité, le désir de voir et d'apprendre sont des éléments qui m'ont décidé de partir et je ne le regrette en rien.