![]() Zezette Zezette, une petite chatte, est l'histoire fabuleuse de l'amour unissant un père et sa fille. Un jour, j'allais avoir 11 ans, mes parents m'ont demandé de faire une liste de cadeaux pour mon anniversaire. Déjà, je savais ce que je voulais le plus au monde, c'est-à-dire, un petit chaton. Je demandais cet animal de compagnie depuis quelques années puisque j'adorais les félins même si tous les chats ayant passé par chez nous avait fait un trop bref séjour. Mon père, détestant les chats, utilisait tous les moyens pour les chasser de sa maison. A mon grand désarroi! Bref, malgré la répugnance féline de mon père, j'ai osé dressé ma liste de cadeaux en y alignant les mots : Chat, chat, chat, chat, chat, et chat ! Ça ne donnait guère de choix à mes parents. Finalement, le jour de mes 11 ans, j'ai été choisir mon chaton ! Imaginez la joie qui m'habitait. Ce chaton venait de naître, je l'ai donc eu presque deux mois plus tard. L'attente me rongeait mais je savais que ce chaton ne serait pas chassé de la maison par mon père et ça me faisait un baume au cœur. Quand le petit minou tout gris a fait son entrée, je l'ai baptisé Grisette pour finalement l'appeler affectueusement Zezette avec le temps. Mon père a toujours pris soin de Zezette, allant même jusqu'à payer les soins vétérinaires. Il était le premier à se lever le matin et Zezette l'attendait sagement à la porte de sa chambre. Voulait-elle davantage sa pitance qu'une main affectueuse sur son pelage ? Probablement. Elle était très rusée. C'était mon petit rayon de soleil, sauf qu'elle mordait et je n'appréciais pas beaucoup. Elle était très affectueuse, ronronnait pour un oui ou pour un non. Lorsque je suis déménagée avec Claude (un ex-chum depuis 1993), Zezette a déménagé aussi. Toutefois, peu de temps après, elle refusait toute eau et nourriture. Pour l'aider à ne pas se déshydrater, je lui donnais exceptionnellement du lait qu'elle ne buvait même pas. Elle maigrissait rapidement. Le vétérinaire a diagnostiqué une jaunisse. N'allez pas croire que je lui donnais de la bière ! L'euthanasie était inévitable. Elle avait 11 ans Mon cœur de " mère " pleurait. Je n'ai jamais oublié le geste d'amour qu'a posé mon père envers ce chat et surtout la maîtresse. |