qu’est-ce que le karaté jutsu kenkyukai?
qu’est-ce que le karaté jutsu kenkyukai?
Le “Karate jutsu”, par opposition au ” karaté do” japonais fait référence au karate tel qu’il était avant 1936, c’est-à-dire une méthode d’autodéfense d’origine Okinawayenne. Kenkyukai veut littéralement dire “groupe d’étude”. Les trois caractère Ken Kyu Kai 健空会 sont largement utilisés en Chine et au Japon pour nommer une école d’arts martiaux.
La question: « Quel style pratiquez-vous?» en est une qui peut me causer bien des maux de tête. Il est clair que par les katas que nous pratiquons et nos méthodes d'entraînement, le Kyokushin et le Goju ryu sont à la base du cadre de notre pratique. Le problème est que le but de notre pratique est d’aller au-delà des styles.
L’apparition des styles de karaté est relativement récente dans son évolution. C’est dans les années trente, un peu avant la Deuxième Guerre mondiale par décret royal, le “Ryu Ha”, que le “Dai Nippon Butokukai”, demande aux grands maîtres Okinawayens de nommer leurs styles ou “Ryu”. Par exemple, Gichin Funakoshi qui était poète à ses heures signait ses poèmes Shoto (le vent dans les pins). “Shoto kan” veut donc dire le groupe de Shoto. Mabuni Kenwa va nommer son style Shi to, composé à l’aide de deux caractères provenant du nom de ses maîtres Itosu Anko et Higashiona Kanryo. Il est intéressant de noter que Gichin Funakoshi et Mabuni Kenwa se sont entraînés en même temps avec le même maître. Il est difficile d'imaginer que leur interprétation de l’enseignement de leurs maîtres aient été différentes au point de créer deux styles distincts. À ce jour, on fait la distinction entre le Shito ryu et le Shotokan.
Il est beaucoup plus intéressant de chercher à comprendre ce qui fait que les styles sont semblables plutôt que mettre beaucoup d’énergie à voir ce qui les différencie. Il est cependant impératif de considérer les processus historiques et sociologiques qui ont influé sur le développement de ces traditions afin de préserver le caractère unique de cette tradition qu'est le karaté.
François