Une
femme est là, qui m'appelle par mon nom,
mais
je ne la connais pas.
Elle
est belle.
Comme une
femme que j'aurais aimé connaître;
épanouie,
ravissante et ravie.
À coté
d'elle, un arbre lui offre ses fleurs
comme
pour habiller sa nudité.
Cette
femme me parle mais j'ai peur de la comprendre.
Pourtant,
dans sa bouche, aucun mensonge;
que
des mots vivants... caressants... charnels.
Un
oiseau s'approche de moi,
me
frôle et repart avec mon inquiétude.
Je
suis hors de mon corps... mais je me
vois.. en sa possession;
Sans
que je dise quoi que ce soit, elle me comprend,
elle
sait tout de moi;
dans ses
yeux... je me vois... beau.
Une
caresse intérieure, tel est le lieu de cette émotion.
Sa
parole descend sur les arbres, sur les fleurs, sur l'herbe,
sur
moi;
bouche
à bouche.
Ses
mots ne demandent pas de réponses,
mais
vivent par eux-mêmes;
comme
une neige qui garde l'énigme de sa naissance.
Sa
ligne sinueuse m'épouse, en tout point;
sans
qu'elle me touche,
bouche
à bouche.
Elle
s'éleve et entre dans ma pensée...
toute entière.
Elle
est là... comme un songe dans sa fleur.
Dans
un lieu où la volupté à la volupté s'enchaîne,
près
de l'âme... confondu avec l'irréel.
Elle
m'entraîne vers un lieu féminin,
vers
un lieu sans étendue,
habité
d'un espace fantastique ou le temps est éternel.
J'entreprends
un voyage au plus ultime de ses feux.
Elle
sourit à mon plaisir... lui parle... le garde près d'elle.
Tout à
coup... non... lentement,
tout
lentement... le soleil grossit...
prend
toute la place... puis se retire
Elle
penche sa tête vers moi, me fait un signe
et se
tourne vers la protection de son arbre.
Je
veut la suivre, mais tout à l'intérieur de moi,
je
ressens un bruissement,
un
tout léger bruissement;
c'est
elle... elle..., qui s'enfuit avec mon
rêve dans ses bras.
Je
tourne la tête... près de moi, sur le mur, un dernier reflet de ses caresses.
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