Psychose

Cela fait déjà plus de dix ans que j'effectue des techniques pour développer mes facultés psychiques. Je travail régulièrement huit heures par jour du lundi au dimanche. J'adore mon métier d'agent de sécurité puisqu'il me permet de payer mes études et surtout parce que j'ai la possibilité de lire et d'apprendre pendant mes heures de travail. Du lundi au vendredi soir, je me rends à mes cours. Je conserve les deux soirs de la fin de semaine pour regarder des émissions de télévision éducative que j'enregistre pendant la semaine en relation avec mes sujets d'intérêts et d'éducation. J'existe comme un solitaire marginal qui possède plusieurs champs d'activités. J'appartiens au genre de personnage qui dispose d'un mode de vie fortement différente de la majorité des gens. Je choisi une profession simple qui me permet de vivre discrètement dans la société. J'agis comme un moine qui au lieu d'habiter harmonieusement dans son monastère demeure dans la société dans un appartement isolé. Je demeure un chercheur qui par ses lectures, ses méditations et ses recherches solitaires relève d'un véritable disciple de la connaissance.

Au bout de dix années de formation et d'exercice de développement régulier et méthodique, un changement important survient dans ma vie. Je remarque l'expression d'une nouvelle faculté en moi, en cultivant le don de télépathie. En effet dès que je me tiens devant un individu, je réussi à capter ce que l'autre pense de mes agissements et je peux vous dire que ce ne sont pas toujours de belle chose que les autres pensent envers moi. Plus les mois passe et plus mon don s'amplifie. Progressivement, j'arrive à intercepter même les pensées de gens que je ne connais pas. Les pensées et l'analyse de tout ce que les autres personnes disent sont en pleine activité et j'assimile facilement toute l'information véhiculée. Mon attention auditive vers les endroits éloignés pour entendre la conversation des autres devient très aiguisé. Mon acuité auditive reste à l'écoute et j'entends parler tout les gens autour de moi. Je suis devenu très attentif devant cette nouvelle faculté que j'ai réussi à acquérir au bout de dix années d'apprentissage acharné.

Par contre, après plusieurs mois de cet épanouissement progressif un événement tragique est arrivé. Je m'aperçois que des agents secrets gouvernementaux remarquent mon don très développé. Ils commencent à me surveiller de loin vingt quatre heures par jour sept jours par semaine. Je peux vous dire que cette situation est rendue intenable. Grâce à ma faculté de saisir leurs pensées, je les entends continuellement pendant leur filature. Ces agents se remplacent constamment et me suivent partout dans tout mes déplacements. Un jour avec leur technologie de haute gamme, ils réussissent à se brancher directement à l'intérieur de mon cerveau pendant que je dors, étant ainsi vulnérable à leur infiltration. Pendant mon sommeil, leurs voix se rajoutent à mes pensées. Lorsque je pense une chose, une autre voix répète aux autres ce que je viens de dire. A mon réveil je me rends compte que le même processus continue et je comprends que maintenant, je suis surveillé comme un rat de laboratoire dans sa cage. Dorénavant traqué en permanence dans tout mes déplacements, je deviens à mon tour la cible de mes propres pensées, car elles sont toutes enregistrées dans leurs bobines enregistreuses et analysées par des experts gouvernementaux. Le fait de savoir que chacune de mes paroles et pensées sont examinées par des scientifiques deviens intenables. J'entends ces voix parler de moi et me ridiculiser, cela me rends très mal à l'aise et anxieux. En roulant en voiture, il m'arrive fréquemment de perdre des moments de réalité. Si je dois par exemple tourner au coin d'une certaine rue, je m'aperçois très souvent que j'ai dépassé sans m'en rende compte la route que je devais emprunter. Après avoir été surveillé sans répit pendant presque une semaine complète, lorsque j'essaye de me nourrir, un violent mal de ventre m'empêche de poursuivre mon repas. Après deux jours complets sans manger et sans dormir à cause de ses voix qui me pourchasse sans arrêt. Je décide finalement de me présenter à l'hôpital pour un examen complet pour mettre un terme à cette situation insoutenable.

En arrivant à l'urgence, je dois attendre deux longues heures interminables dans la salle d'attente de l'hôpital. Pendant ce temps, je perçois toujours les voix qui me traque. Je surveille nerveusement tout les patients dans la salle d'attente pour vérifier que des agents gouvernementaux ne se trouvent pas là. Quand je passe enfin devant le docteur en service, il est déjà neuf heures du soir. Je lui parle de mon mal de ventre et des deux jours sans manger et sans dormir. Je ne lui parle pas des voix, pour éviter de passer pour un fou. Le docteur m'a dit de suivre l'aide auxiliaire pour des tests complets sur mon état physique. Je me retrouve devant le docteur qui ne décèle rien de grave physiquement, seulement du surmenage et de la nervosité explique cette condition. Je dois donc resté toute la nuit dans un corridor de l'hôpital, en état d'observation et de repos. Je ne dors pas encore de la nuit et j'entends toujours les voix des agents gouvernementaux qui attendent à la sortie de l'hôpital en mentionnant que si je sors, je serais immédiatement liquidé pour ne pas que je serve de témoin dans cette affaire. Je mentionne à l'infirmière en service que je dois être protégé, car des agents gouvernementaux attendent ma sortie de l'hôpital pour me tuer.

Le lendemain matin, je passe devant un autre docteur qui m'interroge longuement sur les derniers événements et sur ces voix que j'entends. Il me demande de répéter ce qu'elles disaient et depuis quand je les entends. Je passe une autre heure dans le couloir et à ma grande surprise, je suis dirigé vers le dernier étage de l'hôpital. Les infirmières me donne un petit verre de liquide incolore à boire. J'hésite beaucoup à prendre cette mixture, car je crains que ce soit un poison pour m'éliminer. Sous la pression des infirmières, je consens à prendre ce breuvage au goût de sirop pour la toux. Une garde me place dans une chambre avec deux lits ou un autre homme est déjà installé. Je dors jusqu'au soir, une garde m'amène dans la salle à manger, une bonne vingtaine d'individus se trouvent placé devant plusieurs tables pour le repas servi par des employés. Les gens mangent en silence et certains semblent endormis. Le repas terminé tout le monde se dirigent vers un comptoir ou une autre ration de potion est servi. Je deviens somnolent et les voix perdent de l'intensité. J'ai donc compris ma situation, les agents gouvernementaux avaient convaincu les dirigeants de l'hôpital de me renfermé et de me drogué dans l'étage réservé aux malades psychiatriques. J'étais donc condamné à rester le restant de mes jours dans cet hôpital. En faisant cela, ils conçoivent le moyen idéal pour me faire taire sur ces événements.

La prise de conscience passé, je me dirige vers une autre salle, des divans se trouvent dispersés dans la salle et plusieurs patients sont assis. Une télévision installée dans un coin en haut de la pièce présente un bébé naissant. Je réalise aussitôt que ma vie est présenté au autres patients. Les agents gouvernementaux présentent le contenu de ma mémoire sur l'écran pour exposer ma vie et examiner mes réactions face à ces révélations. L'effet de surprise passé, je décide de retourner dans ma chambre pour réfléchir à cette situation de cauchemar. Je remarque que la plupart des autres patients me regarde d'un air moqueur. Le lendemain après le déjeuner et la dose de potion, une garde me donne le journal du jour. J'imagine trouver un article sur mon cas, exposer au grand public et je parcours le journal attentivement. En tournant les pages, je lis un condensé de recherche intéressant. En lisant une partie intéressante, je décide de relire cette section et devant mes yeux, le même paragraphe change de contenu. Je n'en reviens pas et je constate que cela proviens de l'effet des drogues que je prends.

Après une semaine de traitement, une femme psychiatre est venue me voir en me disant que j'avais eu une psychose schizoïde et que les symptômes avaient été éliminé par les médicaments et que je pourrais sortir de l'hôpital dans une autre semaine pour retrouver un rythme de vie normal. Les agents gouvernementaux ne me poursuivront plus et je n'aurai donc plus de don de télépathie pour lire les pensées des autres personnes...

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