Une aventure incroyable

Je viens de passer une fin de semaine merveilleuse dans une région campagnarde du Québec. J'y suis allé avec la vieille voiture de mon père. En revenant de cette randonnée de plein air régénératrice, je roule sur une autoroute de campagne en bordure de vastes régions sauvages de chaque côté de celle-ci. Je circule sur une route à deux voies à sens unique et malgré tout, il y a beaucoup de circulation suite à une longue fin de semaine de trois jours de congé. A un certain moment en plein milieu du parcours entre deux villages, j'aperçois à mon grand étonnement un feu de circulation qui change subitement du vert au rouge. Je freine alors brusquement pour immobiliser la voiture avant la ligne d'arrêt. Je prends maintenant conscience du ridicule de la situation. Il y a feux de circulation en plein milieu d'une région rurale, sur une route à deux voies, à sens unique, avec aucune intersection à cette ligne d'arrêt. Quoiqu'il en soit je n'ai fait aucune infraction au code de la route et lorsque la lumière redevient verte, je reprends ma route.

L'explication de cette interruption me parvient environ un mille plus loin. Là, il y a un barrage de policier avec une longue file d'attente. J'imagine alors que la distance parcourue entre la lumière et le barrage est minutée pour vérifier notre vitesse de croisière en prévision de nous donner une contravention pour excès de vitesse. Par la même occasion, j'imagine que ceux qui traversent la lumière rouge obtiennent également une contravention. Je philosophe donc sur le fait que tous les prétextes sont valables à la bureaucratie pour extirper de l'argent de la poche des contribuables.

Lorsque j'arrive au point de vérification individuelle, des véhicules, je me rends compte qu'il y a un groupe de trois mécaniciens habillés en salopette d'une pièce, de couleur bleu, qui inspecte chacun des véhicules. Lorsque mon tour arrive, un policier se place devant ma portière et demande mes enregistrements et mon permis de conduire. Il le conserve dans ses mains tout en inscrivant des informations dans son calepin. Pendant ce temps, les trois mécaniciens examinent méticuleusement la voiture pour, semble-t-il, y découvrir des défauts. Finalement, ils inspectent sous le capot, le moteur de la voiture. Un des mécaniciens prend des notes dans son journal de bord pendant que les deux autres examinent les pièces du moteur en énumérant certaines informations aussitôt inscrites par le troisième. Pendant tout ce stratagème, il me semble que le policier fait un signe particulier d'approbation à un des mécaniciens et à partir de ce moment les mécaniciens semblent trouver maintenant plusieurs défauts dans le moteur de la voiture.

A travers le mince espace entre le capot et la voiture, je vois un des mécaniciens retirer une pièce du moteur et il dit en même temps qu'il manque une bougie dans le moteur. Il lance la pièce dans le champs et les autres mécaniciens rient ensemble. Finalement, le policier revient vers moi et me demande de le suivre. Il énumère une longue liste d'infractions routière. Je pense alors qu'il n'aime peut-être pas les jeunes au volant et je décide de le rassurer en lui disant que la voiture n'est pas à moi, elle appartient à mon père. Cela ne change rien à la situation, et il déclare que je suis en état d'arrestation. Je suis obligé de suivre un officier et un sergent dans une autopatrouille. Lorsque nous arrivons près du poste de police, nous descendons tous les trois de la voiture et nous voyons un vieux robineux assis par terre sur le bord de la route. Les deux policiers se regardent avec un regard complice comme pour faire un mauvais coup. L'officier s'approche du robineux et raconte des choses terribles et invraisemblable à mon sujet et il lui donne la permission de me corriger.

Le sergent me pousse devant le vieux robineux qui a été invité à se relever par l'officier. En m'approchant du vieux robineux, je me rends compte qu'il s'agit plutôt d'un vieux sage. Je dénote dans son regard une grande sagesse et beaucoup de compassion, malgré toutes les choses méchantes que l'officier lui avait raconté sur moi. Il ne semblait pas affecté le moins du monde. Au contraire, il semblait encore plus contrarié d'avoir été dérangé dans sa méditation. Les deux policiers sortent leur matraque et oblige le vieux à me battre. A contrecoeur, le vieux sage laisse tomber son sac à dos et il commence à appliquer discrètement ses premiers coups de poing. Étant donné que je n'ai pas le choix d'éviter ce combat je commence à simplement éviter les coups. Le vieux sage semblait rassuré que je réussisse à parer ces coups, car il ne prend aucun plaisir à cette violence gratuite. Le vieux sage s'aperçoit que j'ai la possibilité de contourner les coups. Alors, il augmente la rapidité et la force de ses coups avec les poings. Il ajoute également des prises avec ses pieds. Je me rends compte alors que le vieux sage est en réalité un maître des arts martiaux. Étant donné que j'ai déjà pratiqué ces disciplines pendant plusieurs années, je continue donc à éviter et à bloquer les coups du vieux maître. Il se crée alors une complicité entre nous, puisque nous sommes tous les deux impliqués dans une action contre notre volonté. Après un certain temps, le sergent devient impatient de voir qu'il ne se passe rien et il arrête le combat. Le vieux maître reprend son sac à dos et il part en se dirigeant vers une ruelle.

Je suis terrorisé d'être encore seul avec ces policiers véreux qui ne respectent pas les lois. D'autant plus que je suis dans un village où je ne connais personne et que je suis accusé pour des délits que je n'ai pas commis avec aucune possibilité de me justifier. Les deux policiers se disputent ensemble, l'officier n'est pas d'accord que le sergent ait arrêté le combat. Alors, avec les sens très alertes, je regarde la ruelle ou le vieux maître disparaît et je regarde le poste de police qui va devenir ma chambre de torture et je regarde finalement les deux policiers qui se dispute toujours. Alors, je décide de risquer le tout en me sauvant discrètement vers la ruelle du vieux maître. J'ai le temps de disparaître au bout de la ruelle avant que les policiers se rendent compte que je suis parti. Je pars donc à la recherche du vieux maître qui est le seul à qui je peux me confier. Après de longues pérégrinations à travers les ruelles du villages, je réussi enfin à trouver le vieux maître étendu par terre devant une vieille maison abandonnée. Je me dirige vers lui et je m'assoie devant lui en tailleur. Je lui raconte alors en détails, tout ce qui m'est arrivé.

Finalement, la patrouille des deux policiers arrive devant nous alors que le soleil n'est plus visible. Ils sortent leurs armes pour nous arrêter. Cette fois nous sommes perdus. Le vieux maître se relève nonchalamment et il s'interpose brusquement avec agilité comme un chat, entre les deux policiers et en quelques instants, il retire les armes des policiers déconcertés en utilisant sa technique des arts martiaux. Ensuite, il y a un combat entre le vieux maître et les policiers. A un moment donné, les deux policiers se retrouvent contre le mur de la maison abandonnée. La secousse du combat contre la maison occasionne un éboulement de débris du toit sur les deux policiers.

Subitement, à mon insu, un phénomène inexplicable se produit. Je me retrouve dans la peau du vieux maître en me retrouvant dans sa personnalité. Je pense alors qu'il faut absolument que je règle complètement le problème de ce jeune, sinon il va avoir des problèmes avec cette histoire pendant le reste de sa vie. Alors, avec courage et détermination en tant que vieux maître, je me dirige vers l'entrepôt des archives à l'intérieur du poste, pour éliminer toutes les informations négatives pouvant nuire au jeune homme.

La mission terminée, je me retrouve dans mon lit pour me rende compte que je viens de rêver cette très belle histoire initiatique. Cela prouve encore une fois que le rêve est parfois aussi captivant que la réalité et riche en enseignements. Par conséquent, il nous faut continuer à persévérer dans les tribulations et les épreuves de notre vie.

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