Guérison extraordinaire

J'ai poursuivi pendant plusieurs années mes études pour devenir un docteur diplômé de la faculté de médecine. Mon rôle de médecin consiste à maintenir la santé, traiter et guérir mes patients de la maladie. Après avoir commencé ma profession, j'ai continué à étudier en médecine douce. Après une longue pratique dans mon cabinet, je détiens une connaissance très avancée et excellente de l'emploi des herbes et des lois naturelles pouvant être appliquées pour la guérison et l'élimination des maladies. Je connais tous les principes qui aident à prévenir la maladie et les méthodes de traitement pour soulager les douleurs et les souffrances inutiles pour arrêter la progression de touts troubles physiques sérieux. Il ne vient pas à l'idée des individus que le développement spirituel et psychique peuvent se développer en nous jusqu'à un point tel qu'aucune manifestation extérieure ne se produise. Il était naturel de sentir le pouvoir spirituel qui grandissait au-dedans de moi, devait se manifester d'une façon quelconque. Il ne semblait pourtant pas se produire aucun signe extérieur qui aurait pu prouver que je recevais l'influx croissant d'un certain pouvoir ou d'un plus grand développement psychique, mais c'est pourtant ce qui est arrivé dans mon travail.

La première manifestation psychique que j'ai vécu est arrivée après trois ans de pratique de la médecine. Pendant ces trois années, j'ai continué à développer mes dons de guérisseur et mes perceptions intuitives. Un jour, un paysan est venu à mon bureau pour un cas urgent. Sa femme avait une grande défaillance dans sa santé et le paysan ne savait pas quoi faire. Par un après-midi d'orage, j'ai dû entreprendre à pied un trajet de près de deux kilomètres dans les bois. Une partie du trajet passait par un étroit sentier bordant un torrent de montagne. La pluie avait grossi les eaux du torrent et élevé son niveau de plus d'un mètre. Même de jour et le sentier encore intact, le trajet fut difficile. Nous fimes cependant le trajet sans encombre.

En arrivant dans sa modeste maison, le paysan me conduit directement dans la chambre où sa femme est étendue dans son lit. Son garçon se tient debout auprès d'elle. Elle a une forte fièvre et une grande douleur au dos. Le paysan me raconte que sa femme perchée sur un long escabeau, nettoyait une lumière au plafond, lorsqu'elle a senti progressivement une faiblesse et après un étourdissement, elle avait fait une chute au sol. Son mari et son fils accourent en attendant le vacarme dans la cuisine. Ils ont alors transporté la malheureuse victime dans son lit et ne sachant que faire le père a ordonné à son fils de surveiller sa mère pendant qu'il irait chercher le médecin en ville. En examinant la malade, j'ai découvert qu'elle souffrait d'un empoisonnement causant une allergie sur le corps, ce qui avait causé la faiblesse et l'étourdissement. En plus, la chute avait causé un traumatisme au dos ce qui provoquait une paralysie de la colonne vertébrale.

J'étais effrayé de devoir soigner cette pauvre femme dans un endroit aussi éloigné de l'hôpital. L'état urgent de la patiente demandait des soins immédiats pour éviter la mort. Je reprends confiance en moi et demande à Dieu de me diriger dans cette guérison. Je décide d'utiliser toute mes connaissances en médecine générale et en médecine douce pour guérir cette mère. Pour commencer, j'administre des médicaments pour éliminer la douleur et pour enrayer la fièvre et l'empoisonnement. J'applique une lotion thérapeutique sur son corps pour soulager son allergie. Je donne ensuite un traitement d'énergie pour redonner force et vigueur au système nerveux sympathique et pour revitaliser les ganglions. Je donne un autre traitement au système nerveux autonome pour accélérer le travail de guérison au corps. Je prépare ensuite un repas équilibré pour fortifier et revitaliser le courant sanguin pour que la santé et l'harmonie puissent être rapidement restaurées dans son organisme. Je lui enseigne également quelques exercices de respiration profonde, car une mauvaise respiration dévitalise notre sang et nous risquons donc de désorganiser nos fonctions cérébrales et intellectuelles. Ceci entraîne aussi un défaut de coordination entre le cerveau et les activités mentales de notre corps pouvant même occasionner une forme de paralysie passagère comme dans le cas de ma patiente.

Elle est sauvée et je reste encore quelques heures auprès de la patiente pour surveiller les changements pouvant se produire dans son état. Je remercie Dieu de m'avoir inspiré, d'avoir exécuté les bonnes manoeuvres et les bons traitements pour guérir cette mère et je suis satisfait des laborieuses études que j'ai accomplis au cours des dernières années dans le domaine de la santé. La nuit était déjà tombée depuis longtemps, lorsque je pris congé, mais elle pouvait marcher et elle se sentait déjà beaucoup mieux. C'est une famille heureuse et reconnaissante que je laisse derrière moi en retournant chez moi. Le plus gros de l'orage était passé, mais il bruinait encore légèrement. Sans la moindre lumière ni aucune lampe, j'ai entrepris à l'aveuglette d'avancer sur le chemin du retour, dans la plus noire obscurité. Entre temps, l'étroit sentier longeant le torrent était, par endroits, submergé et cette entreprise de le traverser dans le noir, pouvait s'avérer excessivement dangereux. Pleinement conscient du danger, j'approchais avec précaution de cette partie du trajet de retour, lorsqu'il apparu une lumière douce paraissant s'irradier de mon corps. Elle s'étendait comme un halo à plus d'un mètre devant moi. Cette lumière persista jusqu'à ce que je franchisse sain et sauf la partie submergée de mon chemin. Je compris, avec gratitude, que j'avais été guidé par une force plus grande que mes modestes capacités physiques.

Nous savons qu'il est possible de percevoir des événements à de grandes distances, bien au-delà de la portée de la vision oculaire. Par conséquent, j'ai clairement perçu le sentier submergé devant moi et je n'ai pas eu besoin d'utiliser d'éclairage pour accomplir sans difficulté ce parcours. Pourtant, j'ai personnellement fait l'expérience d'un sentier éclairé. J'ai perçu l'image claire de ce qui s'étendait en face de moi dans une obscurité totale. Mais, c'est exactement ce qui se passe pour toutes personnes d'un haut développement, qui peut percevoir une image claire d'une situation au-delà de la portée normale de sa vision. La perception hors de la normale est la conséquence de l'impression produite par des ondes de fréquences différentes sur notre conscience, sans l'aide des yeux et des oreilles avec une intensité telle que la porte reste fermée à toute impression physique extérieure.

La deuxième manifestation psychique que j'ai vécu est d'ordre médical. Chaque semaine, je devenais plus occupé dans ma profession et j'étais toujours plus satisfait de ma vie. Pendant quelques mois, j'ai eu à soigner une petite patiente, une jeune fille d'environ seize ans, qui commençait à devenir aveugle à la suite d'une maladie particulière qu'elle avait eue à l'âge de cinq ans. D'abord, un seul de ses yeux se voila et de nombreux docteurs examinèrent ses deux yeux mais ne purent rien trouver. Après avoir presque perdu l'usage de l'oeil gauche, l'oeil droit commença à s'obscurcir dans ses impressions visuelles. Alors, ses parents se lamentèrent et se mirent à aller d'une clinique à l'autre. Finalement, quelques spécialistes forts connus s'intéressèrent à son cas, car il était unique et il leur apportait l'occasion d'étudier une nouvelle affection oculaire qu'ils n'avaient jamais traitée auparavant. Pendant tout ce temps, les parents continuaient à m'amener la jeune fille pour surveiller sa santé et pour essayer d'accroître ses forces et son énergie afin d'aider éventuellement à l'amélioration de sa vue. Fort heureusement, aucun de ces spécialistes de la vue ne suggéra d'opération sur les yeux, car il n'y avait réellement rien, à leur avis, qui pouvait être tenté du côté chirurgical. Sa vue était devenue si basse qu'elle pouvait difficilement voir quoi que ce soit à part les lumières très brillantes que l'on faisait bouger près de ses yeux.

Un spécialiste des yeux déclara qu'il n'y avait plus rien d'autre à faire que de mettre l'enfant dans une institution pour aveugles, dans laquelle elle pourrait apprendre à lire au moyen du système Braille et dans laquelle elle pourrait aussi apprendre comment se diriger et se déplacer seule dans un monde de ténèbres. Il faut à peine quelques mois à une personne qui a eu une vision normale pour s'habituer aux impressions et aux sensations très subtiles dont elle doit dépendre quand elle a perdu la vue. Afin que cette jeune fille puisse être placée dans une institution pour aveugles, ses parents furent obligés de me faire signer certains papiers de recommandations qui établissaient que l'enfant avait besoin d'une telle assistance et d'une telle institution. L'enfant se retrouva donc dans mon cabinet avec ses deux parents et tous pleuraient amèrement parce que leur jeune fille devait rentrer à l'institution. Il y avait également mon infirmière et un représentant de l'institution qui devait accompagner l'enfant jusqu'à l'établissement pour aveugles. J'étais juste sur le point de signer les papiers qui auraient placé pour toujours la jeune fille dans un monde d'obscurité et qui aurait mis fin à toute étude ultérieure de son cas, ou à toute autre tentative de la soigner à l'avenir.

Réfléchissant à l'importance du dossier que j'allais signer et au fait que je serais la dernière personne qui établirait de cette manière qu'il n'y avait aucune assistance possible pour une telle enfant, je demandai aux parents la permission d'emmener l'enfant dans mon cabinet de consultation afin d'examiner une fois encore ses yeux. Ils y consentirent et nous pénétrons tous les deux dans ma petite salle d'examen. Je demandai à la fillette de s'asseoir en face de moi, et pendant qu'elle demeurait ainsi assise, j'élevai mes mains vers le ciel et chuchotai une prière; j'implorai Dieu de me laisser faire office de canal dans ce seul cas précis, et de permettre au développement spirituel qui se produisait en moi d'aider cette pauvre jeune fille. Des larmes jaillirent de mes yeux alors que je parlais, et la jeune fille se mit à pleurer, mais resta silencieuse. Je sentis mon corps tout entier se mettre à frémir sous l'effet d'une certaine énergie ou d'un certain pouvoir au-dedans de moi, et j'eus l'impression que mes vêtements et mon corps matériel étaient devenus transparents comme si je n'étais plus qu'une masse d'énergie sans forme et sans contours, ou rien de plus qu'un corps spirituel se tenant devant elle. Alors, je plaçai l'extrémité de mon pouce droit et de mon index droit sur ses yeux fermés, et je dis que la lumière soit!

Au moment où j'enlevai mes doigts de ses yeux, elle ouvrit ses paupières et poussa un hurlement de joie, car elle pouvait me voir et voir tout ce qu'il y avait dans la pièce; elle se leva pour s'élancer hors de mon cabinet vers la porte qui conduisait à la salle d'attente. Ses parents s'étaient déjà précipités vers la porte, car ils avaient entendu son hurlement. Les lumières plus brillantes de la salle l'aveuglèrent un instant et elle dut se couvrir les yeux. Après avoir baissé les stores légèrement, elle put voir chacun de nous et chaque chose. Le représentant de l'institution ouvrit une revue qui se trouvait sur la table et il désigna certaines lignes que la fillette ne pouvait lire intelligiblement en raison de son éducation scolaire incomplète. Cependant, elle fut capable d'épeler chaque lettre, même dans les caractères les plus petits, et chacune des couleurs qu'elle annonça fut absolument correcte. Je lui donnai temporairement une paire de lunettes teintées jusqu'à ce que ses yeux se soient habitués à la lumière. Ce fut une famille heureuse et un groupe de personnes particulièrement surpris qui quitta mon cabinet. Quant à moi, il me fut ainsi donné la démonstration la plus remarquable accomplit par une manifestation divine.

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