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St-Cyprien de Napierville ...
N
apierville fut constitué en paroisse en 1823
sous l'invocation de saint Cyprien, évêquede Carthage et martyr, dont la
fête est célébrée le 16 septembre. La paroisse fut d'abord constituée en
desserte et demeura sous la juridiction de Jean-Baptiste Paquin, curé de
l'Acadie, jusqu'en 1825. Il vit à la construction d'une chapelle à
l'endroit exact où est érigée actuellement la statue du Sacré-Coeur. Cette
chapelle servit d'école et de presbytère jusqu'en 1847. Ce lieu, dans
lequel la communauté des soeurs de Sainte-Anne s'installa en 1857, fut
détruit par un incendie dans la nuit du 6 décembre 1886.
La première église de la paroisse, construite sur le site de l'église
actuelle, fut ouverteau culte en 1847. De style gothique, elle était
dotée de deux clochers en fer blanc et sontoit en bardeaux de cèdre était
peint en rouge. Elle fut incendiée dans la nuit du 6 décembre 1886, en
même temps que le couvent et deux autres maisons du
village.
Reconstruite sur les ruines de l'ancienne, de 1887 à 1889,
l'église actuelle est dotée d'un seul clocher de 190 pieds de hauteur. Sa
décoration intérieure est de style néo-gothique. Le couvent des soeurs de
Sainte-Anne a également été reconstruit à la même époque, mais de l'autre
côté de l'église. Le couvent, vendu en 1989, est devenu une résidence
privée pour personnes âgées.
L'oeuvre des Soeurs Ste-Anne
Suite à une demande du curé, Louis A.
Maréchal, les soeurs de Sainte-Anne acceptèrent de s'établir à Napierville au
mois d'août 1853. Dès leur arrivée, elles s'adonnèrent à l'éducation des
enfants de Napierville et des alentours. Cet apostolat engendra plus d'une
vocations religieuses qui alimenteront le noviciat des soeurs de Ste-Anne.
En 1857, les premièresnovices de la région firent leurs voeux à la
paroisse.
Les soeurs de St-Anne ont eu un enseignement à la page en
introduisant, dès 1870, descours de dessin artistique et des cours
d'anglais pour retenir les élèves talentueuses. Ces changements ont eu
lieu à la suite de l'incendie du couvent en 1886. Les soeurs continuèrent
dans cette foulée, en 1900, en introduisant des cours en vue d'une
formation musicale. Les activités éducatives des soeurs de Sainte-Anne
rayonnèrent sur toute la région jusqu'à l'introduction de la réforme
scolaire de 1964.
À partir de ce moment, la réforme scolaire
obligea une restructuration du réseau d'établissements. De ce fait, les
soeurs, en subissant une baisse significative de leur clientèle, prirent
la décision de se retirer de l'école Daigneau pour laisser la place à
l'enseignement public. En se retirant du couvent, celui-ci devint un
institut privé. Faute de personnel adéquat, le couvent périclita lentement
jusqu'à sa fermeture en 1970. Les soeurs de Sainte-Anne transformèrent le
couvent en résidence pour soeurs retraitées. En 1998, soeur Mariette
Mainville, économe générale, vendit le couvent que l'on transforma en
résidence pour personnes retraitées. C'est ainsi que l'oeuvre des soeurs
de Sainte-Anne se perpétue auprès de la population de
Napierville.
Notes prises dans Bribes d'histoire, Les Soeurs de
Sainte-Anne, St-Cyprien de Napierville 1857-1996 par A.O.Éthier.
St-Jacques-le-Mineur ...
En 1854, suite à une requête des habitants
de la côte de Saint-Marc, du cheminSaint-André et du chemin du
Ruisseau-des-Noyers pour ériger une paroisse aux confins des paroisses de
Saint-Philippe de Laprairie, de Saint-Cyprien de Napierville et de
Sainte-Marguerite-de-Blairfindie (L'Acadie), Mgr Signeay de Québec accorda
l'érection de la paroisse sur ce territoire.
Une chapelle
provisoire fut construite à un mille du village aux alentours du chemin du
Bas-Canada et de la Montée Langevin. C'est seulement en 1853 que la
première église fut parachevée. C'était un bâtiment en pierre surmonté de
deux clochers en lanterne et Joseph Smith en fit la décoration intérieure
en 1847. Toute la nef, le choeur et le jubé furent lambrissés de bois et
décorés par de magnifiques peintures représentant des scènes bibliques.
Plusieurs statues ornèrent les pans de murs lambrissés.
Le 9
novembre 1937, un malheureux incendie ravagea toute l'église laissant
debout seulement les murs. Les paroissiens décidèrent de reconstruire ce
temple en se servant des murs existants. Ils s'inspirèrent du style Don
Bello pour reconstruire la nef et le choeur de l'église. Ce style se
caractrérise par sa simplicité et la présence d'immenses ogives qui
retiennent la structure.
Pour plus d'informations, consultez le
livre du 150ième anniversaire de St-Jacques-le-Mineur.
La chapelle reposoir
Un peu d'histoire...
Le village de St-Jacques-le-Mineur se
caractérise par sa petite chapelle-reposoir. Ce lieude culte pour la
Fête-Dieu fut érigé en 1889 à la demande de Mgr Fabre à l'occasion d'une
visite pastorale. Le conseil de Fabrique passa une résolution en ce sens
le 12 juin 1884.M Marcil construisit ce bâtiment en 1889 sur un terrain
cédé par le Dr Bénonie Guérin-Lafontaine. Lors de l'incendie de l'église en
1937, on répara la fondation de la chapelle eton la repeignit. Ensuite,
en 1979, il y eut une autre restauration par un citoyen de la
municipalité. Depuis 1985, la chapelle fut déclarée monument historique;
elle est conservéeen très bon état.
Comme la coutume le veut bien,
la Fête-Dieu est un événement religieux démontrant la dévotion des fidèles
au Créateur.Pour éviter de faire des mécontents, la procession se
dirigeait d'un côté de la paroisse vers un reposoir temporaire érigé
devant la demeure d'un paroissien. L'autre année, c'est de l'autre côté de
la paroisse que la procession se mettait en branle. La troisième année, la
procession descendait le chemin à l'ouest du terre-plein pour aller
jusqu'à la chapelle-reposoir sise sur le chemin principal où le curé invitait
les fidèles à prier et à chanter les louanges du Seigneur. Ensuite la
procession s'ébranlait et remontait vers l'église par le chemin du côté
est du terre-plein jusqu'à l'église.
Parlons d'architecture ...
C'est un
édicule de forme octogonale inscrit dans un cercle ayant un diamètre de
3,40 m (11.25 pi) et une hauteur de 5,4 m (17.75 pi). Par devant, deux
portes à battants ouvrant vers l'intérieur, permettent l'accès au
bâtiment. À l'intérieur, un petit autel de bois simplement décoré est
surmonté d'un Sacré-Coeur. Cette construction est constituée de huit
colonnettes supportant un toit à huit versants galbé en talon renversé
fait en bardeaux de bois de cèdre. Les murs sont recouverts de planches de
bois de 0,1 m d'épais. Chaque pan est orné de deux modillons et chaque
colonnette d'un modillon.
Notes prises dans le dépliant sur la
chapelle-reposoir et compilées par A. O Éthier.
St-Patrice de Sherrington ...
Un groupe de paroissiens de Saint-Édouard se
trouvant trop éloignés de leur église paroissiale,demandèrent à Mgr
Larocque, évêque de Montréal, par une requête en date du 5 mai 1852,
d'avoir une chapelle. Mission desservie par le curé de Saint-Édouard,
Sherringtonfut détaché de la paroisse-mère en 1853. La paroisse de
Sherrington a été mise sous le patronage de Saint Patrice, évêque
d'Irlande, parce que les premiers colons étaient des Irlandais. La
première messe fut célébrée le 3 juin 1853 par le curé Joseph-Isidore
Gratton, qui fut desservant de Hemmingford de 1854 à 1858.
Une
chapelle en bois a servi d'église jusqu'en 1857, date de la construction
de l'égliseactuelle. Cette chapelle s'élevait à l'endroit où est
construite l'église d'aujourd'hui. En entrant dans ce temple, qui n'a pas
de colonnes, nos regards sont attirés vers le maître-autel et la chaire qui
sont des oeuvres de sculpture. En 1848, un violent coup de vent emporte 48
pieds de la couverture de l'église.
Les premiers habitants de
Sherrington sont des Irlandais. La statue de Saint Patrice qui orne le
maître-autel de l'église a été donné, le 30 janvier 1900, par un prêtre
natif de Sherrington.
Comme le voulait la coutume, au cours des
siècles, le premier cimetière catholique de ce village fut aménagé à côté
de l'église.
Messieurs les abbés J.-I. Gratton, J. Bénard dit
Lépine, J.-A. Primeau, J.-M. Carrière, J.-A. Péladeau, A. Meunier, A.
Derome,J.-A. Perreault, W. Carbonneau et L. Deslauriers se succédèrent à
la cure de cette paroisse.
La population, d'après le recensement de
1949, compte 279 familles pour 1389 âmes. Le 26 juillet 1889, était érigée
la Congréation des Dames de Saint-Anne,et, le 15 août de la même année,
celle des Enfants de Marie. Il y aussi la Ligue du Sacré-Coeur. L'U.C.C.
a été fondée 1934. Plusieurs vocations de prêtres sont issues de
Sherrington, dont l'abbé L. Martin.
Des travaux de drainage et de
creusement de la Petite Rivière Montréal permettront de récupérer environ
30 000 arpents dont la majorité est dans Sherrington et de les rendre
cultivables. La paroisse couvre une superficie de 53 000 acres comprenant
13 rangs. Il y a une école au village et sept écoles rurales.
St-Édouard ...
Le 9 juillet, le Seigneur François Languedoc,
écuyer, et les tenanciers de la Seigneurie Saint-Georges présentaient une
requête dans l'intention d'obtenir une paroisse dans leur localité. Un an
plus tard, quelques habitants et les propriétaires des seigneuries
Saint-James et Saint-Normand demandaient le 30 novembre 1828 à faire
partie de la paroisse.
La paroisse Saint-Édouard de Napierville
fut érigée canoniquement, le 29 novembre 1829, par Mgr Panet. Le premier
décret fut annulé à cause d'erreurs dans la désignation des
limites. L'Évêque de Québec affirmait:"Nous érigeons en titre de cure et
de paroisse sous l'invocation de Saint-Édouard, roi et confesseur (13
octobre) la très grande partie de la seigneurie Saint-Georges et des
parties des seigneuries Saint-James-Twait et Saint-Normand."
Le
29 octobre, Les Sieurs Jacques Robert et Jean-Louis Yelle donnaient
l'emplacement de la future église. L'église fut commencée presqu'aussitôt,
mais n'a été livrée au culte divin qu'en 1833.
M l'abbé Joseph Moll,
récemment nommé curé, inscrivit les premiers actes dans le registre en date
de 1833. En 1927, à cause du feu du presbytère, tous les registres d'avant
1915 périrent. M le curé Eugène Desmarais en a recopié la plus grande
partie, c'est-a-dire depuis le 1er janvier 1865 jusqu'en
1915.
Nombre de curés se sont succédés à la direction de cette
paroisse, on y relève les noms de Messieurs les abbés Eugène Desmarais,
Elisée Choquet et Jacques Barclay. Au recensement de 1949, la population
de St-Édouard comptait 949 âmes réparties en 192 familles.
L'U.C.C.
a été fondée en 1930. Il y a aussi la Congrégation des Dames de
Sainte-Anne, des enfants de Marie et une Ligue du Sacré-Coeur. En 1848, la
paroisse se dotait d'une belle salle paroissiale.
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