Le Seigneur appelle detoutes sortes de façons
Il importe que nous soyons capable d'entendre les appels que le
Seigneur nous lance et qu'il lance dans notre communauté. Et il en
lance souvent, très souvents, des appels ! Des petites et des plus grands.
Des appels pour un petit service , pour un engagement,
d'autres encore pour toute la vie. Y croyons-nous?
Le Seigneur appelle:
-à agir, quand nous avons au milieu de nous des gens qui ont faim;
-à intervenir dans une situation injuste sévit dans une communauté;
-à être présent et écoutant pour les personnes en difficultés dans notre communauté;
-à aimer, quand je me retrouve en face d'un ennemis;
-à transformer nos façons de faire, lorsque notre communauté doit s'adapter à des changements;
-à prier, lorsque les forces me manquent pour agir autrement;
-à recevoir le baptême , quand je perçois dans mon coeur le désir de suivre le Christ;
- au mariage, quand je veux consacrer ma vie en s'unissant à une autre personne
et en donnant la vie à des enfants;
-à devenir membre d'une communauté religieuse , lorsque je me sens attriré par le
charisme de cette communauté:
- à être diacre, quand je perçois l'appel à être pour l e monde le signe
de la charité et du service;
-a devenir prêtre , quand je ressens l'appel à servir la communauté chrétienne par
la proclamation de l'Évangile;
I
À l'exemple du berger de l'Évangile, gardons le regard fixé sur le
bien de ceux qui nous sont confiés. Le bon pasteur, c'est le Christ, venu
pour que nous ayons la vie en abondance
info: Ronald Hochman, c.s.v..
L'mportance de la prière pour l'unité des Chrétiens
Il y a cent ans , soit en 1908 , un prêtre épiscopalien (anglican) , Pauil Wattson,
inaugurait l'Octave de prière pour l'unité des Chrétiens. Nous célébrons en janvier 2008
le centenaire de cette merveileuse initiative. Moins de trente ans plus tard,
l'abbé Paul Couturier commença son infatigable appel pour que les catholiques
s'engagent à fond dans cen mouvement de prière pour l'Unité des Chrétiens.
Son leitmotiv : priez pour l'unité copmme Dieu la veut, par le moyen qu'Il veut.
Parmi les plus beaux fruits de ces appels persévérants de l'abbé Couturier,
il y a la réponse qu'ils suscitèrent à la Trappe de Grottaferrata. En 1937,
une première soeur se sentit appelée à donner sa vie pour l'Unité des Chrétiens.
En 1938, le livret de la semaine de prière pour l'unité parlait de vies offertes
au sein de l'Anglicanisme, du Protestantisme et du Catholiscisme pour l'unité.
C'est alors,qu'une seconde trappistine de Grottaferrata, Italie, se sentit à
offrir sa vie. " Il me semble effectivement que le Seigneur le veut: je m.y sens
poussée même quand je ne pas y penser". Quinze mois plus tard,
à 25 ans et un mois , le 23 avril 1939, Maria-Gabriella termine sa course
avecl les mots: " Merci, Pardon, Oui". La semaine de la prière pour
l'Unité 2008 marquera le 25 ième anniversaire de la Béatification pae
Jean-Paul II de Maria-Gavbriella de l'Unité.
Et voilà, le 22 avril 2001, naît la Fraternité Maria-Gabriella, " mouvement de prière
catholique, a vocation oecuménique qui veut permette à des personnes,
quels que soient leur état de vie, leur confession... de répondre à un appel
de s'unir par la prière, dans une dynamique de communion et d'offrande...
poue être témoins d'un seul coeur de la Bonne Nouvelle de l'Évangile ".
La Fraternité invite aussi soit par la prière et la lecture ou de manière
concrète à aller à la découverte du vécu chrétien de frère et de soeurs
d'horizons confessionnelles divers. Ici au Canada, cette forme d'oeucuménisme
spirituels et d'autres sans doute, se vivent et portent des fruits.
Quand nous pensons oeucuménisme, nous évoquons les dialogues théologiques
entre Église et communautés chrétiennes et aussi les engagements
communs pour la justice et la paix. N'oublions pas l'oeucuménisme
spirituel qui le soutient.
info: Lorraine Caza c.n.d.
La thérapie du Silence.
"Le silence est une bénédiction dans les moments de réflexion."
L'art de se taire est une discipline. C'est dans le silence que nous développons notre écoute .
Mais l'usage que l'on peut en faire, en d'autres occasions, peut s'avérer être très peu bénéfique.
Comme la critique dévalorisante et malveillante peut nous amener à évacuer une surcharge
émotionnelle agressive, un silence, rempli de mépris ou de colère, peut être plus écrasant
et blessant que des paroles. Un tel silence est motivé par le désir de punir ceux qui,
croyons-nous, nous ont fait du mal ou ne pensent pas
comme nous. Souvent ces gens-là vont se défouler, après les rencontres, auprès d'autres personnes
aux oreilles avides de critiques, et, par le fait même, vont nourrir leur coeur souffrant.
Le silence est rempli de forces spirituelles car c'est dans le silence que ces forces travaillent.
Le silence est un outil précieux pour le parrainage; souvent les autres n'ont besoin
que d'être écoutés dans leurs
échanges avec leur mentor. Surtout les sages connaissent les faiblesses humaines
et savent quoi dire ou quoi faire dans les moments de souffrance.
Juste le fait d'être entendu soulage et nourrit notre estime personnelle.
Le silence est une lame à deux tranchants. Il nous blessera si nous nous en servons
pour blesser quelqu'un d'autre. Le silence peut aussi être une bénédiction si nous en
profitons, avec amour et sérénité, pour faire le point et réfléchir à la façon dont nous
pouvons nous améliorer et également pour être à l'écoute de notre petite voix intérieure
et pour entendre ce qui se cache derrière les paroles de sagesse.
Nous ne regretterons jamais de garder le silence mais nous risquons plus de regretter
les paroles dites sous le coup de la colère, de la peur ou de la peine.
La colère demeure toujours mauvaise conseillère. Le silence, tout comme la parole,
sont de puissants véhicules de nos émotions, de nos sentiments les plus profonds.
Il est important de nous en servir non pour empêcher notre colère de se manifester
mais pour exprimer une quiétude de l'esprit.
La vie trépidante, que nous menons, nous amène un flot de situations
prenantes qui nous bouleversent continuellement comme : le départ d'un ami,
les affronts d'une voisine, les projets qui tombent à l'eau ...; elle nous distrait
continuellement. Pour contrer cette vague émotionnelle qui nous envahit,
il faut se détacher de ces situations affectives pour
nous concentrer sur l'Essentiel. C'est, par la Grâce de Dieu,
dans le calme et le silence, que la Puissance Supérieure m'accorde ce détachement.
Il faut peut-être un peu de maîtrise de soi pour nous tenir éloignés des conflits, qui
affligent les personnes de notre entourage, mais c'est une merveilleuse protection pour
notre tranquillité d'esprit.
J'ai prié mon Dieu, afin d'être capable de servir mes proches, tout en étant
détachée émotionnellement et je vous garantis que la Grâce
vient toujours au bon moment.
Il est un temps pour nous taire et un temps pour parler. Il est important de faire la sourde oreille
aux critiques négatives et aux commérages, en gardant notre esprit orienté vers la gratitude
et l'amour. Il faut bien mieux détourner nos yeux de ce qui nous déplaît que d'en être
esclave. On ne doit cesser de nous taire que lorsqu'on a quelque chose à dire qui vaut mieux
que le silence. On dit que le silence est d'or car il coûte plus que certaines paroles que nous
prononçons. Le premier degré de la sagesse est de savoir nous taire, le second est de savoir
parler peu, le troisième est de savoir mettre de la mesure dans nos paroles.
Après la colère, le mépris, les
reproches et l'amertume, reste le silence, qui est un appel de l'âme à nous recueillir en nous-même.
Le silence, c'est l'apaisement de la colère et de l'emportement. C'est un drapeau blanc
devant l'adversité, un oasis de paix dans notre coeur. Quand notre âme se tait devant
nos colères, nos ressentiments, notre haine, notre apitoiement, quand elle refuse
de leur tenir tête, c'est qu'elle veut retrouver la paix. Il est très important de nous rappeler
que, dans nos moments de souffrance, soit morale soit physique, nous habitons
tous dans le coeur de Dieu, rempli de Silence, de Lumière et d'Amour.
Merci d'être dans notre vie.
auteur Patricia R membre des A.A. adapté par A O Éthier
La foi face à la mort.
"Vous au moins, vous avez bien de la chance de croire !"
Qui d'entre nous n'a pas entendu cette remarque à l'occasion de l'enterrement d'un
parent, d'un ami ou d'un collègue de travail ? Il est, en effet, des incroyants qui, à l'occasion
d'un deuil ou d'une souffrance un peu publique, envient notre foi.
Eh bien oui, c'est vrai, nous avons de la chance de croire. Oh ... non pas que ce soit
toujours facile, ou que nous ayons réponse à tout ! ... mais il est vrai que la résurrection de
Jésus éclaire pour nous, d'un jour tout à fait nouveau, cette expérience douloureuse que nous
faisons tous de la mort d'un parent ou d'amis. Et cette foi est même telle, qu'elle nous pousse à
une triple audace, lorsque nous osons regarder la mort en face, dans un monde qui cherche à la
camoufler, lorsque nous nous refusons à justifier l'absurdité de la mort alors qu'on nous
demande spontanément d' "innocenter" Dieu - comme si Dieu voulait la mort ! -, et
lorsqu'enfin nous faisons remarquer que la vraie mort n'est pas toujours celle qu'on croit.
Oser regarder la mort en face
Voilà bien une première audace dans notre société
qui a si peur de la mort qu'elle recourt à toutes les périphrases pour ne pas avoir à prononcer
ce mot, "mort". On dit "défunt", "décédé" ou "il dort pour l'éternité", on n'ose pas dire
qu'il est "mort". C'est un mot trop cru trop chargé d'émotivité. On préfère dire qu'il est "disparu" ou qu'on a "perdu un parent" au lieu
de dire qu'il est "mort". En envisageant la mort d'une personne,
on se garde bien d'employer le mot tabou, mais on dit: "... qu'il lui est arrivé quelque chose !...,
on ne sait jamais ..."
Taire la mort, voilà ce que notre société s'évertue à faire... la masquer, la gommer au maximum.
Finis les rites de deuil, les tenues en noir !... Même les corbillards se confondent à la grisaille
du tissu urbain. Les moeurs modernes nous incitent à venir mourir à l'hôpital, dans un isoloir,
entre deux paravents, pour ne pas gêner les regards ... le plus souvent loin de chez soi.
Même mort, au salon les gens s'enivrent de propos mondains et ludiques pour ne pas voir la mort
étendue dans un cercueil.
Oui, c'est une fameuse audace, aujourd'hui, que d'oser regarder la mort en face ...
tout comme c'est une fameuse audace que de se référer à son message de salut,
à la mort d'un crucifié, le vendredi saint, à Jérusalem. Songez que le Credo ne gomme rien,
n'atténue rien à la réalité horrible de la mort de Jésus :
"il est crucifié, est mort et a été enseveli"
Eh, oui, ce crucifié de Jérusalem qu'au long des siècles, les chrétiens, après les apôtres,
déclarent Vivant, ce crucifié qui a pris notre mort pour nous donner sa vie, celui-là donc
nous libère de ce tabou qu'est la mort, et nous invite à la regarder en face, pour l'affronter
lucidement.
Mais notre audace de chrétiens va encore plus loin !
Nous essayons de regarder la mort sans tricher et, plus encore, nous nous refusons à la
justifier. Nous ne voulons pas cacher son côté absurde, et n'avons pas à justifier l'injustifiable.
Sans doute, vous est-il arrivé d'être pris à part par des
collègues ou amis révoltés à la suite d'un deuil ? "Ton bon Dieu, pourquoi laisse-t-il faire des choses pareilles ?"
Quiconque a souffert comprend cette révolte et, par respect pour cette personne qui souffre,
évitera les pieuses paroles de consolation un peu faciles.
D'ailleurs, je n'ai pas à "innocenter" Dieu, pour la bonne et simple raison que Dieu ne veut
pas la mort. "Il ne se réjouit pas de la perte de vivants" déclare l'auteur de la Sagesse dans la Bible.
À cette question: "Pourquoi la souffrance ? Pourquoi la mort ?" Je n'ai pas
de réponse toute faite. Mais, mieux, qu'une réponse théorique, la foi de l'Église m'offre le visage
d'un Dieu, venu partager les souffrances des hommes, et jusqu'à la mort, pour les inviter à
traverser avec Lui la mort. Oui, c'est vrai, la résurrection de ce crucifié éclaire pour nous
d'un jour tout à fait nouveau sa mort et notre propre mort !
Désormais, en effet, toute souffrance est un peu sa souffrance ; toute mort participe à la mort
du Christ; le plus solitaire des vieillards ou des malades peut se reconnaître en Jésus crucifié
et attendre de Lui la résurrection.
Bien loin de vouloir la mort, nous reconnaissons que nous touchons là au mystère de Jésus
crucifié. Mieux que de grands discours pour justifier la mort, Dieu nous donne son Fils pour la
combattre de l'intérieur même . Rappelons-nous ce mot de Pascal : "Jésus sera en agonie
jusqu'à la fin du monde. Il ne faut pas dormir pendant ce temps-là".
Enfin, troisième et dernière audace, après avoir regardé la mort en face et après avoir renoncé
à vouloir à tout prix la justifier : nous refusons de nous laisser aveugler par les larmes, car la
vraie mort n'est pas toujours celle qu'on croit !
Jésus lui-même nous met en garde : "Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais
qui ne
peuvent tuer l'âme. .. Craignez plutôt Celui qui peut faire périr âme et corps
!" Il y a des vies
qui n'en sont pas, et, comme le dit la Bible, "il y a des gens qui, à peine nés, ont quasiment
cessé de vivre, tant leur vie semble inconsistante". Il y a des gens qui vivotent; il y a des
morts-vivants, tels ces Pharisiens à qui Jésus dit en substance : "Mais regardez-vous :
vous êtes de véritables sépulcres, de véritables tombeaux, car votre vanité vous empêche de vivre !"
Oui, la vie que nous promet Jésus, c'est bien d'autre chose que la survie biologique. Cette
vie qu'il nous promet, elle est déjà commencée pour ceux qui n'ont pas peur de suivre ses pas.
Et cette vie-là, elle n'est pas près de finir !
Oui, nous avons bien de la chance de croire en Jésus Ressuscité !
Grâce à Lui, nous pouvons regarder la mort sans tricher.
Grâce à Lui, nous pouvons traverser la mort sans nous y arrêter.
Grâce à Lui, notre vie quotidienne a un goût d'éternité.
Devant la mort qui nous fait souffrir, faisons donc nôtre, avec confiance, la
prière du bon larron :
"Jésus, souviens-toi de moi quand tu seras rendu dans ton Royaume !"
auteur inconnu mais adapté par A O Éthier
On ne croit pas tout seul.
Nul homme n'est chrétien tout seul, pour lui-même, mais en
référence et en lien à l'autre, dans l'ouverture à une différence
appelée et acceptée avec gratitude. Cette passion de l'autre
n'est pas une nature primitive à retrouver, elle ne s'ajoute pas non plus
comme une force de plus, ou un vêtement, à nos compétences
et à nos acquis; c'est une fragilité qui dépouille nos solidarités et
introduit dans nos forces nécessaires la faiblesse de croire .
Peut-être une théorie ou une pratique devient-elle chrétienne lorsque,
dans la force d'une lucidité et d'une compétence, entre, comme
une danseuse, le risque de s'exposer à l'extériorité, ou à la
docilité, à l'étrangeté qui survient, ou à la grâce de faire
place - c'est-à-dire de croire - à l'autre ? Ainsi " l'itinérant"
d'Angélus Slesius, non pas nu mais dévêtu :
" Vers Dieu je ne puis aller nu
mais je dois être dévêtu, "
extrait du livre, La faiblesse de croire de Michel de Certeau,
p313-314.
Message du pape Benoît XVI
pour la journée mondiale des malades
"...À présent, je m'adresse
à vous , chers frères et chères soeurs, qui souffrez de maladies incurables
et êtes en phase terminale. Je vous encourage à contempler les
souffrances du Christ crucifié et à être en union avec lui. À vous adresser au
Père avec une confiance totale dans le fait que toute la vie, et la vôtre en
particulier, est entre ses mains.
Sachez que vos souffrances,
unies à celles du Christ, se révèlent fécondes pour les nécessités de
l'Église et du monde. Je demande au Seigneur de renforcer votre foi dans son
amour, en particulier pendant ces épreuves que vous affrontez. J'espère que,
où que vous soyez, vous trouverez toujours l'encouragement et les forces
spirituelles nécessaires à alimenter votre foi et à vous guider plus près du
Père de la vie. Par l'intermédiaire de vos prêtres et de leurs
collaborateurs, l'Église désire vous aider et être à vos côtés en vous
assistant dans les moments de nécessité, c'est-à-dire en rendant présente la
miséricorde bienveillante du Christ envers celui qui souffre."
message de Benoît XVI
Fête de la Pentecôte
Sans l'Esprit Saint, Dieu est lointain, le Christ reste dans le
passé, l'Évangile est une lettre morte, l'Église est une simple
organisation, l'autorité est une domination, la mission est une
propagande, le culte est seulement une évocation, l'agir du chrétien,
une morale d'esclave.
Mais avec l'Esprit Saint, le
cosmos est soulevé et gémit dans l'enfantement du Royaume, le Christ
ressuscité est là, l'Évangile est puissance de vie, l'Église signifie
communion, l'autorité est un serviteur libérateur, la mission est une
Pentecôte, la liturgie est un mémorial, l'agir humain est
déifié.
texte : Ignace de Lattaquié, patriarche de l'Église orthodoxe.
Conversions impressionnantes
Durant la dernière campagne électorale, devant le manque de discours politiques sur
les besoins des pauvres et des démunis, une station de télévision nous
présentant pendant plusieurs soirées, des entrevues avec des personnes
éprises d'alcool, de narcotiques etc. À chaque fois, j'étais ému par le
cheminement imprévisible vers la réhabilitation. Qui aurait pu prévoir un
tel revirement? Pour le croyant que je suis, je ne pouvais m'empêcher d'y
voir l'oeuvre de Dieu ! Tous retrouvaient le chemin de la communauté
par la voie du bénévolat et de l'entraide en voulant aider d'autres personnes à
s'en sortir: c'est surprenant comment ils devenaient "créateurs de vie
".
L'Évangile d'aujourd'hui nous révèle l'ingéniosité de personnes
qui sont prêtes à tout pour sauver une vie: on ne peut pas rester
indifférent devant une telle ingéniosité en même temps devant un geste aussi
fraternel. Pour bien voir cela, il faut emprunter le regard de Jésus et
constater qu'il y a des multiples chemins pour aller à Dieu mais nos normes "
correctes" nous feront voir ces choses comme les scribes au lieu de nous
mettre en action de grâce devant cette imprévisibilité de Dieu.
Il nous
faut devenir une Église à l'écoute des nouveaux besoins spirituels et,
éclairés par la bonté et la miséricorde de Dieu, des porteurs de brancards
pour ouvrir le chemin à ces frères et soeurs qui souffrent non pas seulement
physiquement mais spirituellement. Ne mettons pas d'obstacles devant eux
mais plutôt facilitons-leur leur chemin vers le pardon.
texte : Maurice Comeau ptre.
Une certaine gaieté
Comme tout le monde, je pense parfois des
choses que je n'ose pas exprimer. Elles paraissent trop simples, naïves
peut-être, et elles encourent le dédain des importants. Il vient un moment - un âge?
- où elles peuvent être dites. Je le ferai ici en peu de mots. Il me semble
qu'au-delà du principe de l'espérance, au-delà d'une volonté de reprendre en main
notre histoire, c'est une certaine gaieté qui nous fait défaut. Je
dis bien "une certaine", car celle que j'évoque ne s'apparente pas aux
rigolades convenues, encore moins à la dérision généralisée ou aux sarcasmes
malins. On pourrait employer le mot "joie" si ce dernier n'était pas
encombré de grandiloquence.
En dépit de leurs prouesses
technologiques, de leurs succès, de leurs richesses, nos sociétés
occidentales sont envahies par un sentiment obscur qui procède de
l'exténuation collective. Nos rires sont tristes. Notre sérieux est navrant.
Nos prudences sont moroses. Nos "fêtes" sont sans lendemain. Le jeunisme
débridé que nous affectons - et qui suscite les débats que l'on sait - ne
mérite en vérité qu'un haussement d'épaules. Il n'est qu'artificiel. Il est
le masque cosmétique d'une sécheresse du coeur et d'une stérilité de
l'esprit. Les sociétés vieillissantes accueillent ainsi volontiers des
fantasmes, des images, des représentations, des songes trompeurs et des
symptômes de mélancolie. La "jeunesse" au ventre plat et aux sourires
cruels qui peuple nos écrans est une invention de marchands. Elle est une vieillesse anticipée, et guette déjà le renoncement à soi-même ou la
disposition au calcul, ce qui revient au même.
La joie véritable,
celle que nous avons perdue, c'est celle de l'aube, des printemps, du lilas,
des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par un rêve
de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui
engagent. Le Deutéronome des Juifs y fait allusion lorsqu'il évoque
la terre promise, avec ses villes que l'on n'a pas encore construites, ses
maisons que l'on n'a pas remplies, ses puits que l'on n'a pas encore
creusés, ses vignes et ses oliviers que l'on n'a pas encore plantés (Dt
6,10-12). La joie qui nous a manqué c'est celle qu'évoque Bernanos lorsqu'il
parlait de "l'espérance violente des matins". Elle est à l'opposé exact de
ce que nous vivons couramment. Nos boulimies, nos excès, nos frénésies
affectées trahissent paradoxalement notre inappétance. nous serions prêts à
danser sur le pont du Titanic plutôt que de ressaisir la barre du
navire.
Ressaisir la barre? Voilà quoi? Voilà de quoi il s'agit au bout
du compte. Le goût de l'avenir passe par la certitude joyeuse que les
catastrophes ne sont pas programmées, que le pire n'est jamais sûr, que le
futur n'est pas décidé et que tout regret est un poison aux effets
lents. Il y faut une certaine gaieté, en effet. Disons plutôt que la gaieté
ne devrait pas être abandonnée à la contrebande des désenchantés et des
malins. Pourrais-je mieux définir la gaieté dont je parle, en disant qu'elle
est une autre façon de désigner l'esprit d'enfance ?
Je crois
qu'il n'est pas une vertu plus joyeuse et plus grave ...
texte : Jean-Claude Guillebaud. tiré de son livre "Le goût de l'avenir",
ed. Seuil, sept 2003, Paris pp 369-70
J'ai eu peur ...
La parabole des talents m'apprend que Dieu ne
me demande pas des choses au-delà de mes forces
De Dieu, j'ai reçu
une intelligence, j'ai reçu une bonne santé, j'ai reçu une préparation à la
vie, j'ai reçu un savoir-faire, j'ai reçu un gagne-pain, j'ai reçu
toutes sortes de biens matériels. Ces dons, les deux premiers serviteurs de
la parole des talents les ont mis à profit.
Le troisième a fait le
prudent, il n'a pas su inventer, il n'a pas pris d'initiative, il n'a pas
pris d'engagement, ne s'est pas mouillé les pieds, ne s'est pas compromis, a
manqué d'audace.
Je vois des gens autour de moi qui réussissent dans
la vie : entreprise assez propère, famille convenable, bonne contribution
apportée à la société. Ça m'impressionne beaucoup. J'en vois d'autres qui
ont laissé peu de traces, mais quelque chose tout de même. Et ça aussi, ça
m'impressionne.
Le troisième serviteur a eu peur. Il avait reçu peu
et croyait peut-être devoir rendre énormément, autant que celui qui avait
reçu beaucoup de talents. Peut-être.
Dieu ne me demande pas des
choses au-delà de mes forces. Dieu est infiniment bon. Et quand il me
les demande, je dois me rappeler qu'il m'aime. Je n'ai pas à "avoir
peur".
Jésus m'invite donc à la confiance en moi-même, à faire
confiance au petit talent reçu de lui, à faire confiance en son amour
proverbial pour chacun de nous.
Il me confie peu, parce qu'il attend
peu, mais quelque chose tout de même. Peu, ce n'est pas rien du tout. Et
mettre à profit mes petits talents, c'est m'en servir pour aimer les autres
et leur rendre service.
Louis Fecteau, prêtre.
Réflexion sur la Sainte Trinité
Dans son essence,
la Sainte Trinité est un mystère, j'en conviens. Cependant en méditant
longuement sur le sens même de la Trinité, le mystère que Dieu dans toute
sa magnificence se manifeste en trois personnes distinctes peut prendre
un sens théologique tout nouveau si on le regarde sous un un angle
différent. Plus, j'y songe au point de vue théologique, la Sainte Trinité
est pour moi une pierre d'assise de la religion catholique quand on y pense
de cette façon.
En prenant comme prémisse que la religion catholique
est monothéiste, elle affirme que le Dieu est Amour. Le message
fondamental est l'Amour que Dieu porte aux humains. En plus, énonçons une
seconde prémisse. Le concept de Dieu se définit comme entité parfaite,
possédant toutes les qualités divines: omniscience, omnipotence et
omniprésence. Il est par essence: indépendant de l'Univers qu'il a créé. Le
Créateur ne fait pas partie de la créature. IL est TOUT en soi. Ce TOUT
n'est pas divisible en parties, étant complet par lui même. D'autre part, le
concept Amour, par définition, est la relation entre deux
êtres autonomes. Le premier point doctrinaire affirme en toute autorité que
Dieu est Amour.
Il y a là, pour le logicien, tout un dilemme
et pour le croyant, tout un mystère. Comment une entité complète peut-elle
rentrer en dialogue avec elle-même sans que l'autre ne soit un objet de
lui-même ? C'est toute une énigme, c'est tout un mystère. Seul Dieu peut le
résoudre, Je Lui en laisse toute la compétence.
Cette esquisse reflète
bien tout le mystère de la Sainte Trinité et le rôle primordial qu'elle joue
dans la doctrine catholique. Voici l'éclairage que je vous suggère sur ce
sujet qui reste toujours un peu nébuleux pour nous.
Dieu-Amour s'exprime
sous la forme de la Trinité. Dieu, le Père engendre son Fils qui est Dieu,
une entité distincte en soi, une entité complète et non un objet virtuel.
Dieu, par définition, n'est pas un égocentrique qui aime son propre ego de façon
à se projeter en lui comme un objet virtuel. Ils sont deux personnes
distinctes par essence. Toutefois, c'est un Amour altruiste. C'est un Amour
dégagé de son être. C'est là que repose tout le Mystère.... de la doctrine
chrétienne. Le dialogue engendré entre cette dualité identitaire porte un
regard, une attention bienveillante, une écoute attentive, une compassion
entre les deux Êtres : c'est l'Amour en soi qui est représenté par L'Esprit
Saint. Elle est une entité en soi. C'est un souffle de vie qui nous
conseille, nous guide, nous inspire dans notre trame de vie
quotidienne.
À la Pentecôte, Dieu nous envoie son Esprit pour veiller
sur nous, comme un amour bienveillant. Il nous donne son Amour, sa
mansuétude pour permettre à l'être humain d'atteindre sa plénitude. L'Esprit
Saint permet d'obtenir l'intelligence et la sagesse nécessaires pour établir
sa conduite. La science et le conseil éclairent notre entendement. La force
et la consolation donnent le courage de s'accomplir en tant qu'être. La
piété et la crainte de Dieu deviennent la reconnaissance de la présence
divine en nous. C'est, par l'entremise du Saint Esprit, que l'homme accède aux
fameux dons de l'Esprit. Voici un exemple évangélique, ce dimanche, nous
relate que les apôtres, par les langues de feu du Saint Esprit, sont
entendus par plusieurs ethnies différentes.
texte : André O. Éthier
Méditation sur le Notre Père
Notre père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié
Toi pour qui
mille ans sont comme hier, un jour qui s'en va, une heure dans la
nuit, apprends-nous la vraie mesure du temps qui fuit et des choses qui
passent...
Garde-nous d'offenser ton Nom trois fois
Saint! Garde-nous de te confondre avec nos mots, avec nos idées, nos
solutions, nos inventions.
Que ton esprit brise et ouvre nos coeurs
pour qu'il donnent le Nom de Père.
Qu'Il ouvre nos yeux pour
qu'ils voient la trace de l'amour qui ne passe pas, pour qu'ils voient la
trace de la vie filiale et fraternelle née pour toujours de ta
mésiricorde!
Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel
Ton règne est déjà venu, il viendra,
il vient ! Il vient partout où des hommes et des femmes collaborent
avec Toi à l'oeuvre que Tu leur confies.
Que brille, pour nous, à
chaque étape de notre recherche assez de lumière pour stimuler notre
marche vers le Royaume.
Affermis, au coeur de nos combats toujours
recommencés, l'assurance que, malgré les victoires répétées de la
haine, de l'oppression et de l'égoïsme, l'effort humain pour établir,
sur la terre comme au ciel, la paix, la liberté et le partage prépare le
Royaume !
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce
jour
Donne-nous de désirer et de partager aujourd'hui la
nourriture qui vient de Toi!
Donne-nous d'attendre l'aube de chaque
jour comme une promesse du pain de la vie, la vie temporelle et la vie
éternelle!
Pardonne-nous comme nous pardonnons
Toi, le
Père prodigue qui ne te lasse pas d'attendre le retour de tes enfants
égarés, pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à
ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas succomber à la
tentation mais délivre-nous du mal!
Préserve-nous, par dessus
tout, de la tentation de refuser ton pardon.
Préserve-nous de
l'assurance du pharisien satisfait, donne-nous celle du publicain
pardonné.
Préserve-nous de la suffisance des
puissants, donne-nous l'espérance du pauvre.
Donne-nous de nous
laisser saisir par ton Esprit qui libère et qui est source de la vraie Joie.
Merci, Seigneur, de nous aimer ainsi
Seigneur, c'est Toi qui inventes dans les coeurs des pères, L'amour pour leurs fils
et pour leurs filles. C'est Toi qui crées dans le coeur des
mères, La tendresse pour leurs enfants. C'est Toi qui suscites dans
le coeur de l'homme, L'amour pour la femme. C'est Toi qui éveilles
dans le coeur des hommes Le désir d'une fête fraternelle. Mais plus
merveilleux encore, Seigneur, Est ton amour pour nous, qui sommes tes
enfants, Dans l'amour qui rassemble tous nos frères dans la
joie.
texte : Lucien Deiss.
Le chrétien et la consommation
" Redressez-vous
et relevez la tête, car votre rédemption approche" (Ps 95,
14)
"Alors tous les arbres des forêts bondiront de joie devant la
face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre "( Ps, 12).
Le Seigneur est venu une première fois, et il viendra de nouveau. Il est
venu une première fois "sur les nuées" (Mt 26,64) dans son Église. Quelles
sont les nuées qui l'ont porté ? Les apôtres, les prédicateurs... Il est
venu, une première fois, porté par des prédicateurs, et il a rempli toute la
terre . Ne résistons pas à son premier avènement si nous ne voulons pas
redouter le second...
Que doit donc faire le
chrétien ?
User du monde, mais ne pas servir le monde. En quoi
cela consiste-t-il? "Posséder comme si on ne possédait pas". C'est ce que
dit St-Paul: Frères, le temps est court. Que désormais... ceux qui
achètent, vivent comme s'ils ne possédaient pas; ceux qui usent de ce monde,
comme s'ils n'en usaient pas vraiment. Car elle passe la figure de ce monde.
Je veux vous voir exempt de souci." (1Co 7, 29-32). Celui qui est libre de
tout souci attend avec sécurité la venue de son Seigneur. Car est-ce qu'on
aime le Seigneur, si on redoute sa venue ? Mais frères n'en rougissons pas.
Nous l'aimons, et nous redoutons sa venue. L'aimons-nous vraiment ou est-ce
que nous n'aimons pas davantage nos péchés ? Haïssons donc nos péchés,
aimons celui qui doit venir...
" Tous les arbres de la forêt seront
dans l'allégresse à la vue du Seigneur, parce qu'Il est venu" une première
fois... Il est venu une première fois et il reviendra pour juger la terre :
alors il trouvera pleins d'allégresse tous ceux qui auront cru, la première
fois, en son avènement.
texte suggéré par Gérard Gosselin.
La fête des plus démunis
Dans quelques semaines ce sera la
fête de Noël, qui nous rappelle la naissance de Jésus, le fils de Dieu. Avec
son père il est le maître de l'univers. A ce titre, il lui était possible de
naître dans un palais, entouré de serviteurs, de gardes-malades, de
médecins, enfin de tout ce beau monde qui fait les délices des gens riches
et célèbres.
Au contraire . il vient au monde dans des conditions les
plus misérables qu'on puisse imaginer. Aucune place dans les hôtels, dans les
auberges, les maisons de pension ou dans toutes résidences. Ses parents
doivent se rabattre sur une étable. Y a-t-il un lieu plus modeste pour
venir au monde ?
A partir de sa naissance et tout au long de sa vie,
Jésus s'est toujours préoccupé des personnes marginales de la société, des
pécheurs, des laissés pour compte, des mal pris, des sans abri, des plus
démunis et des malades. Dès sa naissance il se place sur un pied d'Égalité
avec les moins nantis.
Voilà pourquoi c'est la fête toute
particulière des plus démunis. Il est là, il nous attend, il nous aime, il
désire notre amour. N'ayons pas peur de nous confier à lui qui peut nous
comprendre, nous conseiller, nous éclairer et nous aider à nous sortir de
notre misère et de nos difficultés. Car avec nos faiblesses humaines nous
sommes tous des démunis : d'argent, de savoir, de spiritualité, d'un élan
vers Dieu difficile à cause de nos faiblesses humaines.
Avec
confiance, remettons notre sort entre ses mains: il connaît ça; nos
situations, il connaît le tabac, il nous comprend et désire nous secourir.
Profitons de ce Noël pour nous confier à lui comme un enfant se confie à son
Père.
A tous un Noël qui nous transforme dans l'amour du
nouveau-né.
texte : Ronald Beaupré
Merci à nos bénévoles
Les anges existent encore; ce sont nos
bénévoles Ces gens qui par souci du sort de leur prochain prennent un
peu de leur temps pour tendre la main. En s'oubliant parfois, ces gens se
dévouent. Ne les cherchez pas loin, car ils sont parmi nous. Étant
fort discrets, ils ne demandent rien. Ni argent... Ni merci.
Tout
ce qu'ils offrent, c'est leur soutien. Cependant, ce qu'ils donnent n'a
pas de prix. Rien ne peut l'acheter; c'est une partie de leur vie. Et
c'est grâce à eux... si le temps des Fêtes, pour certains, reste un jour
de magie plutôt que de chagrin !
Alors juste pour vous , voici notre
souhait: "Puissiez-vous recevoir autant que vous donnez !"
Merci
de tout coeur à chacun et chacune de vous pour votre implication tout au
long de l'année. Votre présence rend la communauté plus fraternelle, plus
dynamique.
Merci, de joyeuses fêtes à tous et une très bonne
année !
texte : Francine Morel, coord. de l'équipe de pastorale
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