10.7
L'OUVERTURE À 1SARetour au plan
Retour au système d'enchère
Retour à Ouverture à 1 en majeure
Suite à 1SA faible
La main de SA est une main dite "carrée", ou balancée, en ce sens que sa distribution est neutre : pas de couleur cinquième, sauf possiblement une mineure cinquième, à condition que le reste de la main soit (332). Autrement , la distribution sera (4333) et (4432). On ouvrira 1SA aussi les mains avec une faible majeure cinquième et (332) ailleurs, et les points de l'ouverture à 1SA. Surtout avec cinq faibles coeurs, afin d'empêcher la surenchère à 1
. Quant au registre, vous en trouverez toutes sortes pour l'ouverture à 1SA : en partant du bon vieux 16-18 (j'ai même vu 16-19), en passant par 15-18, 15-17 (le plus employé dans les clubs), 14-16 aux allures assez sophistiquées, 14-17, 13-15 (surtout par les amateurs de l'ouverture à 1
impératif), 12-14 ou 11+ -14, propres à la philosophie du système de Kaplan et Sheinwold, à moins que, comme certains, vous n'optiez pour un 12-15 légèrement plus sécuritaire, jusqu'au "Kamikaze" 10-12, qui, à l'origine, vers 1975, se définissait comme 9-12, jusqu'à ce que l'ACBL interdise l'ouverture à 1SA avec 9 points (à moins de ne pas employer la convention Stayman).
Nous supposerons ici une ouverture de 1SA à 15-18. De toute façon, si on joue une autre ouverture forte (15-17 ou 16-18), on n'a qu'à effectuer la légère correction qui s'impose pour ce qui est du nombre de points requis pour une réponse ou une invitation.
Pour le cas où vous seriez un néophyte, il convient de définir certaines notions, dont Stayman. Cette convention désigne l'emploi d'une réponse de deux en mineure (quelquefois, comme dans le système que j'explique ici, d'une seule des deux mineures) pour demander au partenaire s'il n'aurait pas une majeure quatrième. L'idée de Sam Stayman s'avère géniale de simplicité : puisque le sans atout vaut 40-30-30-..., et les majeures 30 par levée, pourquoi jouer en mineure sur une ouverture à SA? Car, ou bien nous avons un fit en mineure, et nous le jouerons plus probablement à SA, ou bien nous n'avons pas de fit (disons 5-2, l'ouvreur à SA ayant par définition au moins deux cartes dans chaque couleur pour son ouverture), et alors, pourquoi jouer dans la dite couleur ? Utilisons donc la réponse de 2
, conclut Stayman, pour procéder à un questionnement plus stratégique : partenaire, quelle est ta distribution en majeures ? Soit :
1SA – 2
2
: pas de majeure quatrième. Il n'a pas nécessairement de carreau; l'ouvreur ne fait que répondre à
la question du répondant : non, je n'ai pas de majeure quatrième. Il pourrait même être court à carreauavec 3325 ou 3334.
2
: quatre coeurs, peut-être piques.
2
: pas quatre coeurs, mais quatre piques.
L'exemple suivant illustre la convention Stayman :
OUEST EST
R96 V3
AD42 Rd53
AV5 DV9
R83 D764
1SA 2
2
3
4![]()
La séquence s'avère très claire : "Partenaire, tu as 15-18 balancé; as-tu une majeure quatrième ? – Oui, j'ai quatre coeurs (et peut-être quatre piques). – Alors, je t'invite à la manche à
. – J'accepte ton invitation, car je suis maximum, ayant ouvert 1SA avec 17 points."
Voilà, en principe, les seules alternatives du déclarant sur la réponse de 2
Stayman. En effet, le répondant pourrait tenir une main nulle avec une distribution spécifiquement 4441, entendant alors passer n'importe laquelle des trois clarifications données par l'ouvreur. La théorie se trouve ici pleinement satisfaite. Il ne faut pas oublier, par contre, le caractère statistique du bridge.
Cette occurrence est fort rare. En un quart de siècle de bridge, elle ne m'est arrivée qu'une fois. En effet, même si votre partenaire ouvre de lSA et que vous ayez la main dont il s'agit ici, votre adversaire de droite interviendra souvent. Il n'est donc pas hérétique de penser à des réponses autres que les trois ci-haut. Elles montreraient toutes des mains maximales avec des distributions précises. Soit :
2SA : (4333). Maximum. La couleur quatrième est une majeure. Le relais à 3
demande la couleur quatrième. Voir plus bas la troisième enchère de l'ouvreur à 3SA.
3Min : cinq cartes dans la mineure. Sur 3
, un relais à 3
demande où est le doubleton : l'ouvreur nomme son doubleton (3SA pour le doubleton carreau), complétant ainsi sa distribution. Certains joueurs emploient cette clarification pour montrer une mineure cinquième même avec un minimum. On peut aussi réserver l'enchère à un maximum et réserver la clarification de 2
comme contenant potentiellement une mineure cinquième avec un minimum.
3
: 2344, maximum
3
: 3244, maximum
3SA : (3334), maximum. La couleur quatrième étant une mineure. On peut aussi, plus simplement, oublier cette redemande et toujours passer par 2SA en réponse à 2
avec tous les maximums (4333). On indique alors sa couleur quatrième si le répondant juge à propos de s'enquérir à son sujet :
Un autre avantage de cette conception ne devrait pas nous échapper : combien de manches ont chuté parce que la paire manquait de l'ultime précision nécessaire à une juste évaluation : combien de fois les partenaires se sont dit : "Avoir su que t'avais seulement 15 points pour ton 15-18, je ne serais jamais allé à la manche! J'espérais 16 points. Après tout, c'était possible!". Si bien qu'en réponse à 2
Stayman invitationnel à la manche, l'ouvreur peut préciser pour certaines distributions s'il a un maximum absolu, ou alors 15-16. L'invitation qu'on peut faire dans ce dernier cas ne porte que sur un écart de deux points. De plus, pour les mains maximales indiquées plus haut, la distribution de l'ouvreur est connue du répondant; il peut donc prendre une décision éclairée.
Quoi qu'il en soit, poursuivons l'explication des enchères standard afférentes à l'ouverture à 1SA.
1SA – 2
2
– 2SA : passe si tu es minimum; va à la manche avec un maximum.
1SA – 2
2
– 2Maj : cinq cartes dans cette majeure, peut-être quatre dans l'autre. Invite. L'ouvreur passera avec un fit dans cette majeure et un minimum, annoncera 2SA avec minimum sans fit, fermera à 3SA avec un maximum sans fit, ou enfin acceptera l'invitation à la manche dans la majeure avec maximum et fit. Ultimement, il pourra même annoncer 3 de la majeure avec un fit et une main entre le minimum et le maximum. On peut aussi concevoir cette séquence dans l'optique d'un mini-Smolen (ou mini-Blond Relay, ce qui est la même chose) : la majeure est alors de quatre cartes et l'autre, non nommée, contient cinq cartes. Le but ici consiste à faire jouer le contrat par la grosse main. Ce système fonctionne mieux avec une main en réponse de valeur impérative de manche. En effet, dans le cas présent, le répondant, avec cinq coeurs et quatre piques, redemandera 2
sur la clarification de 2
en réponse à Stayman. Cela forcera peut-être à 3
, ce qui pourrait s'avérer trop haut. Il est donc préférable de jouer un 5-4 en majeures par les voies normales lorsque la main du répondant à 1SA n'est qu'invitationnelle. Dans ce cas, Smolen (ou Blond Relay – c'est la même chose) est à proscrire. La paragraphe suivant complète la perspective sur Smolen.
1SA – 2
2
– 3Maj : j'ai cinq cartes dans cette majeure, quatre dans l'autre. Invitationnelle. On peut jouer dans cette séquence la convention Smolen (ou Blond Relay, Blond et Smolen ayant créé parallèlement cette convention). Afin de permettre à la main forte, celle de l'ouvreur, de jouer la main dans la présente séquence, 3Maj. indique la possession de quatre cartes dans cette majeure et de cinq dans l'autre majeure. C'est donc le déclarant qui, nommant cette dernière majeure (s'il y possède trois cartes), jouera le contrat. La convention Smolen , on vient de le conclure au dernier paragraphe, devrait être jouée comme impérative de manche.
1SA – 2
2
– 2
: je n'ai pas quatre coeurs, mais j'ai quatre piques. Invite. S'il a une main entre le minimum et le maximum, et les deux majeures quatrièmes, l'ouvreur, tout comme dans la séquence 1SA– 2
–2
– 2Maj–3Maj, peut céder à son partenaire le capitanat de l'équipe en redemandant 3
. "Partenaire, selon la qualité de ton invitation, va à la manche à
ou passe." En somme, "Quelle est la force de ta main?"
1SA–2
2
–3
: fit. Invite.
1SA–2
2
–3
: fit. Invite.
Un de mes partenaires, français d'origine, m'a indiqué qu'en France, plusieurs joueurs, sur le Stayman de leur partenaire, précisent qu'ils ont les deux majeures avec un minimum par 3
et par 3
s'ils sont maximum. L'avantage de cette méthode réside dans la possibilité pour la main de sans atout de jouer le contrat. En effet, le répondant annonce l'autre majeure; s'il a les deux, il redemande 4
, ou alors 3
sur 3
s'il est lui aussi minimum. Dans les deux cas, l'ouvreur place le contrat en majeure. Le prix à payer réside dans la perte de l'enchère de 3Min pour annoncer une main de sans atout avec une mineure cinquième. Il demeure cependant que cette annonce est peu pratiquée, voire omise complètement par plusieurs. C'est affaire de style. Et de mémoire : mon expérience de la table de bridge me suggère assez fortement que plusieurs joueurs oublieraient assez souvent cette convention et prendraient la dite annonce comme représentant une mineure cinquième.
On peut employer aussi une réponse de 2
sur une ouverture de 1SA comme Stayman forcing de manche. Ce qui permet d'explorer en toute quiétude, et à un niveau bas, dans les cas où on songerait au chelem – pourvu que votre partenaire ne soit pas trop distrait et vous passe un cuebid en pleine figure ... Il reste que le 2
Stayman impératif de manche s'emploie peu avec le "gros" sans atout (15-17, 15-18, 16-18). Voir plus loin les transferts Jacoby.
Essayons nos griffes nouvellement formées au pays du sans atout. Votre partenaire ouvre à 1SA. Vous jouez très standard (Stayman régulier, pas de Stayman artificiel, pas de Smolen ni d'autres bidules). Que répondez-vous avez les mains suivantes ? Qu'il soit entendu qu'une réponse de 2 en majeure montre une main faible (nous verrons plus loin une convention du nom de transfert Jacoby; pour le moment, tout est naturel, à part Stayman) :
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1) |
D62 |
|
2) |
876543 |
|
3) |
A96 |
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4) |
RD4 |
|
5) |
D873 |
|
6) |
D87 |
1) Où avez-vous lu qu'il faut absolument répondre positivement à l'ouverture à 1SA ? Passez, vous n'avez rien qui vaille
2) quel sera le meilleur contrat ? En tout cas, le moins pire ? 2
sera moins pire que de laisser votre partenaire avec 1SA. En effet, votre main pourra couper quelques fois
3) deux considérations s'imposent. D'une part, vous voulez jouer à la manche (il n'est pas question de chelem, lequel requiert 32-33 points : même avec un maximum de 17 points chez votre partenaire, vous ne faites pas le compte). D'autre part, vous n'avez pas de fit en majeure. Cela, joint au fait de votre main carrée, vous pousse immédiatement vers trois contrats : soit 3SA, 3SA ou 3SA. Choisissez un des trois...
4) la situation présente ressemble à la précédente; la différence réside dans la diminution des points. Le contrat sera à sans atout, mais vous n'êtes pas sûr du niveau. Demandez-le à votre partenaire : 2SA (partenaire, si tu es maximum, va à 3SA; sinon, passe)
5) enfin, nous pouvons utiliser la convention Stayman : 2
. Si l'ouvreur redemande 2
, annoncez vos coeurs cinquièmes en redemandant 2
. Vous montrez une main invitationnelle avec cinq coeurs et peut-être quatre piques.
6) le cas se trouve être très voisin de la main précédente. Vous l'annoncerez de la même manière. Ils'agissait simplement d'illustrer, avec les deux dernières mains, qu'on peut avoir l'autre majeure quatrième, mais que cela n'a plus d'importance puisque l'ouvreur a affirmé ne pas avoir quatre piques.
Depuis quelques années, deux innovations fort valables ont vu le jour dans le bridge duplicate : le Stayman artificiel et les transferts Jacoby.
Le Stayman artificiel
: votre partenaire ouvre à 1SA et vous avez les valeurs pour inviter, avec une main carrée. La réponse normale serait 2SA. Cette réponse servira maintenant à un relais pour les mineures. Ce relais en mineure peut prendre plusieurs variantes. Soit que 2
1SA–2
2
–2SA : partenaire, j'ai zéro, une, ou deux majeures quatrièmes. Mais comme tu n'en as pas, ça n'a plus d'importance. Sinon de produire peut-être de la confusion chez les adversaires.
1SA–2
2
–2SA : je n'ai ni quatre coeurs ni quatre piques, et je t'invite. A remarquer qu'il n'y a pas si longtemps, le déclarant, avec les deux majeures, répondait d'abord 2
sur 2
. La raison en est simple à la réflexion : comme l'enchère de 2
chez le répondant promettait nécessairement une majeure, le déclarant, avec les deux majeures, pouvait retourner à 3
ou 4
, selon la force de sa main, après 1SA–2
–2
–2SA, assuré de trouver un fit. C'était en effet plus qu'une assurance, c'était une enchère fonctionnelle : c'était toujours le déclarant, c'est-à-dire la main forte, qui jouait le contrat en majeure. Mais à partir du moment où 2
Stayman peut ne pas contenir de majeure quatrième, on ne peut plus utiliser le dit style, à cause du danger de perdre les coeurs, puisque dans la séquence 1SA–2
–2
–2SA, le déclarant ne sait pas si son vis à-vis possède quatre coeurs. Le traitement qui consiste dans la redemande de 2
par l'ouvreur lorsqu'il possède les deux majeures a de toute façon été abandonné, même par les joueurs qui ne pratiquent pas le Stayman artificiel.
1SA–2
2
–2SA : j'ai peut-être quatre coeurs, peut-être pas, mais ça n'a plus d'importance puisque tu as nié implicitement avoir quatre coeurs... On remarquera un avantage additionnel de cette séquence : l'entame s'avère plus difficile à cause de l'incertitude adversaire sur le contenu à coeurdu répondant. "Le répondant peut-il avoir quatre coeurs?". Vous jouirez en répondant ingénument : "Peut-être que oui, pi peut-être que non...".
En terminant ces notes sur le Stayman artificiel, il convient de dire un mot de la convention Weisberger. En fait, on pourrait l'employer aussi sans jouer le Stayman artificiel. Cette convention nous permet de déclarer 5-5 en majeures de la manière suivante :
1SA – 2
2
– 3
: si le déclarant possède une majeure, pas de problème, nous avons un fit 5-4! Le seul problème survient si le déclarant n'a pas de majeure quatrième. Je lui montre donc mes majeures 5-5 par 3
. J'ai une main invitationnelle ou mieux. Avec un minimum, le déclarant annoncera sa majeure à trois cartes, que je passerai, ou pousserai à la manche, ou alors j'amorcerai les cuebids vers le chelem – selon la force de ma main. Avec un maximum, le déclarant demande la manche dans sa majeure à trois cartes, et le répondant passe ou cuebide. Lorsque le répondant, par la nature de sa main, sait qu'il faut être à la manche ni plus ni moins, il répondra 4
et non 3
. C'est une façon de dire à l'ouvreur : "Ne donne pas de renseignements aux adversaires en leur montrant que tu es minimum ou maximum; demande la manche tout de suite, c'est notre contrat final."
Les transferts Jacoby
: Oswald Jacoby, expert américain mort en 1997, se dit un jour qu'il faudrait inventer un système pour que la main d'ouverture à 1SA, présumément la main la plus forte, joue le contrat devant une majeure cinquième chez le répondant – il est préférable que la main forte reste cachée afin de soustraire le plus d'information à la défense, et aussi pour que la main forte, avec ses "fourchettes" (RV, AD, etc) reçoive l'entame au lieu d'être traversée par elle. Il existe une deuxième raison pour l'emploi des transferts Jacoby : une fois identifiée la longue chez le répondant, toute nouvelle couleur par celui-ci devient impérative pour un tour. Je possède donc alors un instrument pour créer des séquences impératives, ce qui permet une exploration plus efficace. C'est pourquoi plusieurs paires jouant le SA faible emploient les transferts, même s'ils perdent quelquefois l'avantage de faire jouer la main forte. En effet, l'ouvreur possède moins souvent cette main forte qu'avec l'ouverture du gros SA. Jacoby créa donc les transferts qui portent son nom : une réponse de 21SA–2
: 5+ coeurs, faible ou mieux.
1SA–2
: 5+ piques, faible ou mieux.
1SA–2
2
: l'ouvreur annonce 2
même s'il n'a que deux cartes dans cette couleur. Au pire, le répondant passera et l'équipe jouera dans un fit de 5-2, contrat aussi valable sinon légèrement meilleur que 1SA.
1SA – 2
2
– 2SA : si le répondant annonce SA après avoir amorcé une séquence de transfert, il indique la possession d'exactement cinq cartes (2SA : cinq
invitationnel à la manche; 3SA : pour jouer là si le déclarant n'a que deux
; autrement, il demandera 4
).
1SA – 2
2
– 3
: six coeurs, invite.
1SA – 2
2
– 4
: p.j.,... sauf qu'on peut se demander pourquoi le répondant n'a pas annoncé 4
tout de suite (ou 4
, si la paire joue les transfert Texas, c'est-à-dire au niveau de 4). En effet, il y a anguille sous roche. Le répondant procède comme il le fait pour indiquer un modeste essai de chelem : "Partenaire, si tu es maximum, on peut raisonnablement explorer vers le chelem, quitte à s'arrêter à 5
."
1SA – 2
2
– autre couleur : invitationnel ou mieux. Couleur naturelle, impérative pour un tour. Si le déclarant redemande la majeure au niveau de 3, ici 3
, il affirme que l'annonce de cette couleur chez le répondant n'améliore pas son minimum. Cependant, certaines paires jouent cette séquence comme FM. J'estime incorrect cette variante. D'une part, parce que la révélation d'une couleur secondaire, quatrième ou mieux, peut être la seule façon intelligente d'évaluer le potentiel de manche; d'autre part, parce que, avec une main qui veut de toute façon se rendre à la manche (et dont la deuxième couleur constitue par avance un cuebid vers le chelem, quitte à ce que l'ouvreur le comprenne par les enchères subséquentes), vous n'aurez de toute façon aucun problème. En fait, le traitement de la deuxième couleur après le transfert Jacoby comme impératif de manche constitue un exemple à l'état pur d'une réflexion boiteuse. Le principe que ces joueurs ignorent ici s'avère important : IL FAUT DISTRIBUER SES ENCHÈRES D'UNE MANIÈRE OPTIMALE. Le corollaire majeur de ce principe devrait sauter aux yeux : IL IMPORTE DE NE PAS GASPILLER D'ENCHÈRES. C'est ce qu'on fait lorsque l'on annonce une couleur secondaire alors qu'on avait déjà décidé d'aller à la manche. Utilisons l'enchère pour une investigation significative !
1SA – 2
2
– 4
: demande d'as ? On peut décider qu'il en soit ainsi. Mais cette réponse serait mieux employée comme signifiant un splinter bid, soit une courte à
, un fit à
, avec des idées de chelem. Pour demander les as, voir un peu plus bas.
1SA – 2
2
– 4SA : quantitatif."Partenaire, je n'ai pas de fit à
, mais nous devrions être à 6SA si tu es maximum." Pour demander les as, voir ce qui suit.
1SA – 2
2
– 5
: super-Gerber. Puisque le double saut à 4
indique une courte à
, et que 4SA est quantitatif, 5
demande les as. Le danger ? Quel danger ? Sur 5
, 5
montre absence d'as, 5
un as. Dans ces deux cas, nous jouerons à 5
. Avec deux as chez le répondant (5
), je devrais appartenir au chelem dans cette séquence. Cela dit, super-Gerber s'avère très peu utilisé, pour des raisons de mémoire ou d'ignorance.
1SA – 4
: Gerber. Demande d'as. Sur cela, 4
montre zéroou quatre as (Étant donné la force des deux mains, il ne peut y avoir d'ambiguïté; cela, afin d'éviter de devoir répondre 5
avec quatre as, ce qui amènerait une enchère de 5
, dont le déclarant ne saurait peut-être pas si elle est pour jouer ou pour demander une dame (possible dans le cas où on ouvre 1SA 16-18). Entendu alors que le répondant demande les rois par 5
, car il se pourrait que 4SA soit le meilleur contrat, après avoir entendu l'ouvreur révéler son nombre d'as.
Faisons le point grâce au test suivant. Votre partenaire a ouvert 1SA. Vous jouez les transferts Jacoby et le Stayman artificiel. Que répondez-vous avec chacune des mains suivantes ?
|
1) |
D63 |
|
2) |
AR87643 |
|
3) |
54 |
|
4) |
AD963 |
|
5) |
Vd5 |
|
6) |
AR74 |
1) N'oubliez pas que, dans la conjoncture de cet exercice, vous jouez le Stayman artificiel. Ne répondez pas 2SA, qui serait un transfert à
(ou autre chose, selon votre paire); passez par 2
, et sur n'importe quelle annonce de votre partenaire, vous redemanderez 2SA
2) il y a ici une forte odeur de chelem, voire de grand chelem. Commencez par transférer à pique (répondez 2
), puis, sur le 2
de l'ouvreur, sautez à 4
, essai de chelem avec une courte à carreau et garantissant au moins 6 piques (l'ouvreur à sans atout a au moins deux piques : le fit est assuré). Même s'il décourage l'exploration vers le chelem, redemandez 5
, indiquant l'absence (ou l'as singleton)
3) ne passez pas. Vous serez en meilleure position à 2
dans un fit 5-2 qu'à 1SA. Donc : 2
4) 2
, bien sûr; sur 2
de l'ouvreur, annoncez maintenant vos trèfles – à moins que votre paire ne joue cette séquence comme impérative de manche, ce qui, comme expliqué plus haut, me semble être un traitement moins valable que l'expression d'une main invitationnelle et mieux
5) ne vous pourfendez pas en transfert. Fermez à 3SA. Ce problème provient d'un souci pédagogique : j'ai trop souvent remarqué que les élèves, lorsqu'on leur enseigne une convention, veulent l'employer à toutes les sauces; j'ai même vu un transfert dans ... une couleur à trois cartes !
6) n'employez pas le transfert avec les majeures 5-4. Autrement, vous pourriez vous retrouver à jouer 3SA alors que l'ouvreur a deux cartes de votre majeure à 5 et un fit 4-4 dans l'autre majeure. Mais n'y aurait-il pas moyen de transférer dans la majeure, puis d'annoncer l'autre à quatre cartes ? D'une part, ce n'est pas la main de l'ouvreur qui jouerait le contrat dans le cas du fit 4-4; d'autre part, l'ouvreur pourrait prendre l'annonce de l'autre majeure comme un cuebid, la pratique amenant justement le répondant à employer Stayman avec un 5-4 en majeure. Donc, 2
, et, si l'ouvreur redemande 2
, allez-y de 3
, Smolen – expliqué plus haut.
Il convient d'apporter une précision. On peut, avec des mains faibles, faire un transfert au niveau de 4 : ça s'appelle les transferts Texas (A noter que les Français n'utilisent pas le terme "transfert Jacoby" : tout transfert, au niveau de 2 aussi bien qu'au niveau de 4, est un "Texas" en France). Attention, cependant, à la mémoire. Il y a quelques années, notre équipe de quatre avait perdu un important match... parce que votre serviteur avait oublié que 1SA–4
était pour jouer la manche à ? !...Nous avons donc joué à 4
dans un fit 2-1! Il faut le faire! Vous n'avez pas vécu si vous n'avez jamais joué dans un fit 2-1... Il m'est même arrivé, après une spectaculaire mésentente d'enchères, de jouer à 4
dans un fit 1-0 !... Et, comme me l'a rappelé avec humour mon partenaire, les atouts adversaires cassaient 6-6!...
Donc, les transferts Texas : 1SA–4
: pour jouer à 4
1SA– 4
: pour jouer à 4
.
Certains poussent même le raffinement à l'utilisation de 1SA– 4
pour indiquer une main très faible et très offensive en mineure. Par exemple : 4 – 986542 D65432. Enchère sécurisante, logique, qu'il convient d'adjoindre à son arsenal... mais dont l'emploi est tellement rare...Ce n'est pas à cause de bébelles du genre qu'on gagne des matchs. Plus vous investissez d'énergie dans les bébelles, moins il vous en reste pour compter les cartes, exercer le meilleur jugement dans les enchères, établir le meilleur plan de jeu, etc. Il reste que le transfert Texas constitue une enchère objectivement profitable.
Il faudrait dire un mot ici du transfert sud-africain. Après l'ouverture de 1SA, une réponse de 4
est un transfert à
, et une réponse de 4
transfère à
. Cette méthode souffre d'une carence évidente : vous perdez 4
Gerber (i.e., la demande d'as). Mais, pour une perspective plus complète, on verra ailleurs la relation avec la convention Namyats.
Apportons ici une précision importante. Elle concerne les refus de transfert. En principe, le répondant qui amorce une séquence de transfert peut avoir de la pourriture (par exemple 65432 32 432 432 appellera une réponse de 2
sur l'ouverture d'1SA), si bien que le contrat de 2
est déjà assez haut dans cette situation. Mais le bridge est un jeu statistique. Il y a des mains, plus nombreuses, qui ne pourront inviter à la manche parce que trop faibles, mais alors que la manche est possible devant une main d'ouverture super-maximale. C'est en prévision de cette conjoncture qu'on a créé les refus de transfert. L'ouvreur refuse le transfert s'il possède la main de rêve : quatre atouts, un maximum de points et, sur l'ouverture du SA fort, trois as.
Ce refus se réalise en annonçant dans un doubleton : j'opérerai le refus de transfert en annonçant 3
avec AR84 A75 AD96 83 après 1SA–2
:"Partenaire, je suis au maximum de mon ouverture à 1SA, j'ai quatre
avec toi, et j'ai doubleton trèfle." Le répondant pourra demander la manche avec aussi peu que Dxxxx Rx Vx xxxx. Ce qu'il n'aurait jamais fait sans le refus de transfert. Si je veux opérer un refus de transfert avec (4333), je demande 3SA. Une autre forme de refus de transfert, pratiquée par une des excellentes paires de Montréal, consiste à annoncer dans une couleur où l'ouvreur, maximal, possède une concentration d'honneurs. Variante tout à fait valable, pourvu qu'on ne l'oublie pas si on l'adopte.
Une amélioration au refus de transfert provient de la loi des levées totales. On a vu, lors des pages consacrées à l'ouverture en majeure, qu'un des corollaires de la loi des levées totales consistait à chercher à atteindre le contrat correspondant au nombre d'atouts possédés conjointement par la paire. Il suit qu'avec quatre atouts et une ouverture minimale, l'ouvreur refusera le transfert normal en sautant dans la couleur indiquée par le transfert. La main de l'ouvreur devient donc beaucoup plus précise. Par exemple :
1SA – 2
3
: l'ouvreur signifie qu'il a une ouverture minimale de sans atout, mais avec quatre coeurs.
Cela posé, le refus de transfert sur une réponse de 2
ou 2SA ( dans le cas où il s'agit respectivement d'un transfert à
et à
) se fait plus aisément ainsi :
1SA – 2
2SA : refus de transfert : j'ai Dxx et mieux en
(Ne dit rien sur la force en points d'honneur).
3
: j'ai moins que Dxx en
. Le sens de ce refus de transfert consiste à vouloir jouer 3SA si le répondant possède au moins six trèfles avec deux honneurs majeurs. On est sûr alors, à moins d'une distribution adversaire monstrueuse, de réaliser six levées à trèfle . L'ouvreur compte par ailleurs trois levées dans sa main.
1SA – 2SA
3
: refus de transfert. Dxx et mieux en carreau.
3
: moins que Dxx en carreau..
Par contre, un certain nombre de joueurs emploient la réponse de 2
sur 1SA comme Baron, soit une exploration de chelem, où il s'agit de découvrir un fit en annonçant les couleurs par quatre en ordre ascendant, donc en commençant par
. Baron sert surtout pour trouver un fit en mineure, car il n'y a pas de convention Stayman pour cela. Cette réponse est forcing à 4SA. Plus précisément :
1SA – 2
2SA : (4333)
3
: quatre trèfles et une autre couleur quatrième.
3
: quatrecarreaux et une majeure quatrième.
3
: les deux majeures quatrièmes.
3
: 5 trèfles.
3SA : 5 carreaux.
D'une manière générale, La meilleure méthode pour le répondant consiste à relayer – au lieu de décrire sa main, laisser le déclarant le faire, ce qui est plus économique puisqu'il a une main dont il ne manque que quelques informations pour qu'elle soit complètement connue par le répondant. On reverra à ce sujet la notion de capitanat. Soit :
1SA – 2
2SA – (Relais à 3
)
3X : X est la couleur quatrième.
1SA – 2
3
– (R à 3
)
3Maj : la majeure quatrième.
3SA : quatre trèfles et quatre carreaux.
1SA – 2
3
– (R : 3
)
3
: quatre carreaux et quatre piques.
3SA : quatre carreaux et quatre coeurs.
Une fois la distribution de l'ouvreur suffisamment connue, i.e., une fois identifiées la couleur cinquième, ou alors la ou les couleur(s) quatrième(s), un relais demande le nombre de contrôles : première étape : 0-4, deuxième étape : 5, etc. Il est dommage que cette pratique du relais ne soit pas plus fréquente.
Exemple :
R3 AD72
R94 DV3
AD75 RV86
RV86 A9
1SA – 2
3
– 3
(relais)
3SA – 4
(combien de contrôles ? )
4
(cinq contr.) – 6
On peut aussi considérer que chaque partenaire annonce ses couleurs quatrièmes, avec l'avantage que, le fit une fois trouvé, les cuebids renseignent avec plus de précision. Fort bien, la méthode est respectable. Mais qu'arrive-t-il en cas de double fit mineure-majeure ?! Le premier fit, en mineure, sera identifié, et le fit en majeure sera enterré, et nous ferons 6 de la mineure, alors que d'autres joueurs, avec des méthodes plus terre-à-terre, se trouveront à 6 de la majeure. Sans compter que cette méthode ne permet pas d'identifier en une seule enchère le nombre de contrôles. Quoi qu'il en soit, pour la main ci-haut, cette variante aurait donné :
1SA – 2
3
– 3
(non plus relais, mais montrant quatre cartes et plus à carreau)
4
– 4
(cb)
4SA (cb : A
) – 5
6
Un certain nombre de paires raffinent encore, après l'identification du nombre de contrôles, en utilisant les couleurs de non-fit (soit : toutes les couleurs reconnues de moins de quatre cartes chez le déclarant) comme des formes de demandes : nombre de dames, demandes polonaises (voir plus loin), etc., libre à la paire d'y aller selon son style, tout en se rappelant que le mieux est souvent l'ennemi du bien – mieux vaut être plus conservateur que de risquer une catastrophe parce qu'on ne s'est pas compris au sujet d'un raffinement.
Autre problème : si on joue Baron, du moins en utilisant la réponse de 2
à cette fin, on ne peut plus transférer à
à moins de décaler les enchères : 2SA devient le transfert à
, et 3
le transfert à
, ce qui nous empêche de jouer 1SA–3
comme invitationnelle (ou faible, ou forcing de manche, selon la structure des enchères qu'on a choisie).
Consolons-nous, nous sauverons la chèvre et le chou. Voici comment : on aura compris, c'est l'évidence, que l'emploi des transferts Jacoby ne permet plus l'utilisation d'une réponse 2
Stayman forcing de manche. Pour les joueurs qui pratiquent les transferts, le seul Stayman devient donc 2
, invitationnel et plus.
Si bien que les séquences amorcées par 1SA–2
, telles que détaillées plus haut, sont légèrement transformées dans cette perspective.
1SA – 2
2
– 2
: cinq coeurs, quatre piques, invitationnel (car avec cinq coeurs sans quatre piques, j'aurais transféré à 2
). De même, avec cinq coeurset quatre piques, mais une main sans espoir de manche, le plus pratique est de transférer à
.
1SA – 2
2
– 3
: forcing de manche. Cinq coeurs, quatre piques. Dans ces séquences, plusieurs utilisent , comme on l'a vu, la convention Blond Relay (ou Smolen) : avec les deux majeures 5-4 et une main répondante forcing de manche, je transfère dans l'autre majeure, celle à quatre cartes, pour augmenter les possibilités que l'ouvreur joue la main (il est en effet plus probable, dans la conjoncture, que nous aboutirons à la manche dans la majeure dont le répondant indique en posséder cinq cartes).
Mais alors, justement, 1SA–2
–2
2
ne peut plus servir à montrer cinq coeurs et quatre piques. Si bien qu'on peut employer cette séquence comme Baron, et conserver 1SA–3Min pour ce que la paire voulait lui faire véhiculer originellement. Même que certains ont raffiné avec le développement suivant :
1SA – 2
2
– 2
(R. :) 2SA – 3
: partenaire, c'était effectivement Baron. Cherchons un fit.
Tout ce qu'on perd, avec cette méthode, c'est la description d'un 5-4 faible sans espoir de manche. Mais comme il est dit plus haut, on n'a qu'à transférer dans la couleur cinquième, ce qui est statistiquement presque aussi bon.
Voici un deuxième test sur la réponse à l'ouverture à 1SA par votre paire. La matière étant abondante, un test supplémentaire m'apparaît indiqué. Vous ouvrez le sans atout 15-18, vous jouez le Stayman et les transferts Jacoby. Que répondez-vous avec les mains suivantes ?
|
1) |
8643 |
2) |
R32 |
3) |
987654 |
4) |
RV94 |
5) |
RD4 |
6) |
A6 |
1) Il est périlleux de chercher un fit à pique avec une main aussi carrée. Votre main ne coupera pas souvent ! Fermez à 3SA
2) invitez à la manche par 2SA. Les majeures ne peuvent vous intéresser. Si vous jouez le Stayman artificiel,
répondez 2
3) n'allez pas passer sous prétexte que vous êtes faible ! 2
sera un contrat moins mauvais que 1SA. Utilisez le
transfert Jacoby : 2
4) quand vous avez les majeures 5-4, n'utilisez pas le transfert vers la couleur cinquième. Il ne faut donc pas répondre 2
. Votre partenaire pourrait avoir une distribution 4243 ou 4234. En utilisant le transfert Jacoby, vous perdrez le fit à pique. Il convient donc de passer par Stayman : 2
. Si votre partenaire redemande 2
, vous sauterez à 3
, (ou 3
si vous jouez Smolen) pour indiquer ce type de main. Votre partenaire se dira : "Puisqu'il montre cinq coeurs et qu'il n'a pas utilisé le transfert Jacoby, c'est qu'il a aussi quatre piques."
5) rappelons-le, le but des enchères ne consiste pas à faire montre de ces gadgets et tours savants aux adversaires; le but des enchères est d'atteindre le contrat optimal. Or, celui-ci est clair : 6SA. Point final. Laissez les adversaires se tromper d'entame : peut-être ferez-vous 13 levées.
6) Ça sent le chelem. À tout le moins, il faut vous rendre à la manche. Une réponse de 3
décrit bien votre main. Les mains combinées se trouvent en situation où une belle couleur sixième à trèfle peut fournir une information intéressante au partenaire en vue d'un contrat de 6
ou de 6SA.
Le troisième test porte sur les redemandes subséquentes à votre transfert.
Soit la séquence 1SA 2
2
?
|
1) |
A6 |
|
2) |
A6 |
|
3) |
R6 |
|
4) |
R6 |
|
5) |
65 |
|
6) |
A2 |
1) 2SA. Vous montrez exactement cinq coeurs et main invitationnelle.
2) 3SA. Cette fois, vous voulez jouer à la manche. Vous avez dit votre histoire. Si votre partenaire possède trois ou quatre coeurs, il convertira à 4
; avec exactement deux coeurs, il passera
3) la manche est possible. Redemandez 3
, montrant six coeurs et un main invitationnelle
4) il serait opportun de montrer vos carreaux. Une redemande de 3
indique la possession de quatre ou cinq carreaux et est forcing pour un tour. Certains jouent cette séquence comme impérative de manche; il m'apparaît préférable de la jouer comme impérative pour un tour; cela n'exclut pas une main plus forte, bien sûr; de toute façon, il vaut mieux annoncer 3SA tout de suite. Votre partenaire passera ou ira à 4
. Il n'y a pas d'autres contrats possibles. Ne vous enfargez pas dans les fleurs du tapis. Vous donneriez alors (par 3
, inutile de toute façon) de l'information utile... aux adversaires.
5) ne vous laissez pas tenter ! Transférez à
par 2
et passez résolument le 2
de l'ouvreur. Vous ferez peut-être 11 levées... mais en attendant, les adversaires en encaisseront au moins quatre ou cinq. Vous n'avez pas de manche ici, point à la ligne.
6) le chelem est proche. Peut-être même le grand chelem se fera-t-il facilement. Une des redemandes intéressantes , après le transfert à coeur, serait le splinter bid à carreau : 4
. On peut aussi y aller d'un cuebid à pique : 2
. Il faut en tout cas éviter de fermer à 4
!
|
1SA |
RÉPONSE |
REDEMANDE DE L'OUVREUR |
REDEMANDE DU RÉPONDANT |
|
|
2 |
2 2 2 2SA : max. (4333) avec une maj. quatrième 3Min.: 5 cartes (peut être joué comme max. seulement) 3 3 3SA : max. (3334), 4 en mineure. |
sur 2 sur 2 3Min. : 5 cartes, invite
|
|
|
2 |
2 |
sur 2 |
|
|
2 |
même traitement que ci-haut, mutatis mutandis |
même traitement que ci-haut, mutatis mutandis |
|
|
2 |
si transf. à |
sur 2SA refus de transf, 3 |
|
|
2SA : transfert à carreau ou les deux mineures, selon la rép. de 2 |
même traitement que ci-haut, mutatis mutandis |
même traitement que ci-haut, mutatis mutandis |
|
|
3Min. : essai de chelem dans la mineure |
3SA p.j.; tout autre montre intérêt dans chelem |
|
|
|
3 |
|
|
|
|
3 |
|
|
|
|
3SA : p.j. |
|
|
|
|
4 |
4 4 |
|
|
|
4 |
4 |
|
|
|
4 |
4 |
|
|
4SA : quantitatif |
passe; 5SA :incertain;6SA |
La séquence après l'ouverture à 1SA
Retour au plan
Retour au système d'enchère
Retour à Ouverture à 1 en majeure
Suite à 1SA faible