Collège Ahuntsic

 Cinéma québécois

Note : voici le plan d'études tel que remis aux étudiants lors de la session de l'automne 1999. Seules ont été enlevées les dates des rencontres en classe et la liste des questions, dont toutes les réponses sont dans mon Histoire générale du cinéma au Québec, que je remets en début de session et qui servent pour deux examens, dont celui de la fin de session.



(en page titre, avec les indications de local, de numéro de téléphone, etc., il y a ces deux citations)
 

Le cinéma, pour moi, c'était un rêve en partie. Mais c'est devenu ce qui m'a semblé être une façon de vivre avec une certaine collectivité, de pouvoir m'insérer dans cette collectivité-là et d'espérer aussi que la réciproque soit vraie, c'est-à-dire que cette collectivité puisse s'insérer en moi par la suite.
                                     Jean Pierre Lefebvre
 
 

Il ne saurait être question de notre cinéma sans qu'il soit aussi question des conditions qui prévalent au Québec. La réflexion ne se retire pas du monde, même si l'on ne saurait y faire la part du réel et du rêve.
    Gilles Groulx



Objectifs généraux

     Connaître les données de base relatives à toutes les dimensions de l'activité cinématographique au Québec, des premières projections des «vues animées» en 1896 jusqu'à la consolidation d'une industrie moderne et féconde dans les années 80 et 90. Apprendre tout ce qu'il est possible d'apprendre en une session sur le cinéma au Québec. Voir comment le cinéma québécois reflète tous les problèmes, systèmes de valeur et idéologies de la société. Apprendre à situer chaque film, ancien ou nouveau, dans son contexte social spécifique et dans l'histoire générale de l'auteur et de l'ensemble du cinéma. Faire du cinéma québécois un lieu d'identification de soi (effet de miroir) et de participation à la symbolique collective.

     Ce cours veut aussi initier à la recherche sur le cinéma au Québec, à la connaissance des principaux instruments de recherche (archives, bibliothèques spécialisées, ouvrages de base) et à ce qui en est résulté de plus intéressant dans les dernières années.
 

Objectifs spécifiques

    Dans ce cours, l'étudiant apprendra à étudier l'histoire du cinéma au Québec. Il en apprivoisera les principaux instruments de recherche (manuels, dictionnaires, archives, cinémathèque, archives, textes de lois, documents écrits et visuels, etc.) et en connaîtra la méthodologie particulière. Il connaîtra les principaux lieux de diffusion du cinéma québécois (salles, ONF, Cinémathèque québécoise, festivals, etc). Il aura lui-même à élaborer une longue recherche pour mettre en application la méthode historique.

     Sa connaissance de l'histoire du cinéma au Québec s'obtiendra de deux façons: d'abord par la lecture de l'ouvrage Histoire générale du cinéma au Québec, sur lequel porteront les examens; son contenu aura été présenté et commenté en classe. Puis il y aura surtout le visionnement des films; des analyses devront être effectuées sur quelques-uns d'entre eux sous forme de travail écrit.

     À chaque semaine, il visionnera un ou plusieurs films représentatifs de chacune des grandes périodes historiques, films qui seront présentés et commentés par le professeur et par toute la classe. Il assistera ainsi à l'élaboration progressive d'une production qui commence par une étape artisanale pour devenir finalement très professionnelle dans tous ses modes de fonctionnement. Il connaîtra ainsi tous les principaux auteurs, personnalités marquantes, institutions et organismes qui façonnent le visage de cette industrie culturelle. À la fin du cours, il aura vu au moins un film (ou des extraits significatifs) des réalisateurs qui ont le plus marqué la dynamique cinématographique du Québec.

     Lors des visionnements de films, il apprendra à décoder tout le réseau des significations élaborées par l'auteur ou utilisées par lui. Il connaîtra mieux le langage cinématographique, saura mieux analyser et comprendre les films. Il apprendra à situer chaque film dans ses conditions de production, dans son histoire particulière, dans le contexte culturel et social du Québec, dans l'industrie globale du cinéma.

     Il apprendra ce que le cinéma québécois a d'original par rapport au cinéma canadien et par rapport aux autres cinémas du monde. Ainsi, il deviendra capable de comprendre l'actualité cinématographique en général, de bien saisir et d'interpréter ce que les médias transmettent journellement comme publicité, nouvelles ou critique (L'homme ne vit pas de ce qu'il mange, mais de ce qu'il digère...).

     Non seulement connaîtra-t-il l'histoire de la production des films, mais aussi celle des autres grandes composantes de la vie cinématographique : la distribution, l'exploitation, la législation, la critique, les associations professionnelles, etc.

     Comme l'histoire du cinéma au Québec se construit en étroite liaison avec l'histoire politique, culturelle et économique du Québec, c'est aussi à un véritable cours d'histoire du Québec que l'étudiant participera.



Contenu

Première semaine

Introduction générale
Présentation du plan de cours, de la méthodologie et des instruments
Définition de notre objet d'étude, précisions sur le terme cinéma québécois
Les «clés» pour entrer dans notre sujet et la grille d'analyse
Projection de La conquête du grand écran

Travail :  Première étape de la recherche, à remettre le 8 septembre

Deuxième semaine

Les premières projections et les débuts de l'exploitation organisée
La constitution d'une législation (presque) complète sur le cinéma
La mainmise étrangère (américaine) sur la distribution et l'exploitation
France-Film et les premiers films «parlant français»
Les premiers essais de fiction : Homier, Arsin...
Les premiers documentaristes québécois : Tessier, Proulx...
Projection et analyse : En pays neufs  (environ 40 minutes) de Maurice Proulx

Troisième semaine

La fondation de l'Office national du film (ONF) en 1939
La personnalité et la vision de John Grierson
La production de guerre
La production de l'après-guerre et l'élaboration de la forme classique du documentaire
La situation générale au moment de l'arrivée de la télévision
Projection de Autoportrait (environ 45 minutes) extraits significatifs de cette époque à l'ONF

Note: Remise aujourdíhui de la première étape de la recherche.

Quatrième semaine

La première vague commerciale : 1944-1953
Un cinéma orphelin et d'orphelin
Un cinéma catalyseur
Projection : La petite Aurore, l'enfant martyre  de Jean-Yves Bigras ou Tit-Coq de Gratien Gélinas

Cinquième semaine

Les années 50 : la situation générale de l'industrie, la baisse de l'exploitation à cause de la télévision
L'ONF déménage à Montréal
La critique et les ciné-clubs
Les amorces de la Révolution tranquille
La série Profils et paysages
Le travail pour la télévision à l'ONF, les séries Panoramique et Temps présent
Projection et analyse :  Félix Leclerc, troubadour de Claude Jutra
          Il était une guerre  (premier et dernier épisode) de Louis Portugais

Sixième semaine

L'équipe française à l'ONF
L'évolution du documentaire : le cinéma direct
L'entrée dans la Révolution tranquille
L'inventaire culturel et les projets de société. Le Québec rural et patrimonial.
L'ouverture à líétranger : les séries Comparaisons et Ceux qui parlent français
Pour la suite du monde et le cinéma de Pierre Perrault
Projection de courts métrages : Les Raquetteurs  de M. Brault et G. Groulx
Bûcherons de la Manouane  d'Arthur Lamothe
A Saint-Henri, le cinq septembre  (extrait)
Pour la suite du monde  (extrait)

Septième semaine

Le secteur privé dans les années 60 : la difficile naissance d'une industrie de longs métrages de fiction.
L'aventure de Coopératio.
Les jeunes et l'errance.
Valérie  et la relance du cinéma commercial. Le cas Héroux.
Projections : divers extraits, dont À tout prendre, Le festin des morts, Valérie

Remise de la version complète de la recherche ou de l'interview.
 

Huitième semaine

La comédie des années 70 et le phénomène Deux femmes en or
Action et aide des gouvernements, la SDICC
Diversification de la production, de la distribution, de l'exploitation
La fiction culturelle des années 70
Les grands thèmes et les principaux auteurs (Jutra, Carle, Perron, GodboutÖ)
De nouveaux lieux de critique :  Cinéma Québec, Champ libre...
Projection et analyse díextraits : La vraie nature de Bernadette de Gilles Carle, Mon oncle Antoine de Claude Jutra, Taureau de Clément Perron, etc.

Examen portant sur les trois premières parties de l'Histoire générale...
 

Neuvième semaine

Les Événements d'octobre et leur influence
Un nouveau panorama culturel et politique dans les années 70
La contre-culture californienne
Les décrocheurs du système, les communes, etc.
Le programme Société nouvelle.
Les cinéastes comme «travailleurs sociaux»
Les premiers films féministes et En tant que femmes
Projections :  Le Bonhomme de Pierre Maheu
                   Les Filles du Roy d'Anne Claire Poirier
 

Dixième semaine

Pour un cinéma grand public
Jean-Claude Lord et la «suite du monde» pour les jeunes
Les festivals et la présence du cinéma québécois à l'étranger
Les nouvelles législations
Essor du cinéma régional et du cinéma artisanal
Les nouveaux organismes gouvernementaux
Les premiers longs métrages de fiction de Denys Arcand
Projection et analyse : Bingo de Jean-Claude Lord

Remise de la version finale de la recherche

Onzième semaine

Le creux de la vague entre 1975 et 1980 (environ)
Jean Beaudin et J.A. Martin photographe
Les premiers films d'André Forcier
Projection: Night Cap d'André Forcier
     Des extraits d'autres films

Douzième semaine

Le creux de la fin de la décennie 70
L'entrée dans les années 80
Les auteurs qui comptent : Beaudin, Carle, Arcand, Forcier, Poirier, Mankiewicz, etc., et les nouveaux: Simoneau, Pool, Beaudry et Bouvier, Favreau...
Projection et analyse:  Les bons débarras de Francis Mankiewicz

Travail :  Une analyse du Confessionnal de Robert Lepage, à remettre au plus tard la quatorzième semaine. Des liens devront être faits avec Jésus de Montréal qui sera vu la semaine prochaine. Prévoir un visionnement le plus tôt possible.

Treizième semaine

Les grandes tendances des années 80
La vie dans les institutions
La coproduction internationale et le grand commerce
Les cinéastes indépendants et les jeunes cinéastes
Les séries sur l'américanité des Québécois
Le phénomène des téléfilms
Projection : Jésus de Montréal de Denys Arcand

Quatorzième semaine
 

La vitalité de la fin de la décennie, quelques grands succès
Les grandes tendances des années 90.
Le cinéma québécois post-moderne.
Les auteurs importants : Lepage, Morin, Hébert, TurpinÖ
Projection d'extraits.

Quinzième semaine

La situation du cinéma québécois en 1999
Ce qu'a à dire la nouvelle génération des Briand, Villeneuve, SaalÖ
Synthèse générale de ce qui fut appris, perspectives d'avenir
Préparation de l'examen final
Evaluation générale du cours



Évaluation

Participation:  10 points

Travail de recherche:
première étape: 5 points
deuzième étape: 20 points
troisième étape: 10 points

Une analyse de film: 15 points

Premier examen du: 20 points

Examen final: 20 points

Total:  100

Important : Lire attentivement la feuille «Politique pour les cours du programme cinéma» jointe à ce plan de cours.

Précisions:  Les  recherches et travaux divers devront tous être faits individuellement.
La participation aux cours étant évaluée, le professeur prendra évidemment les présences à chaque rencontre.



Documentation

Les étudiants devront se procurer le livre Histoire générale du cinéma au Québec d'Yves Lever (édition de 1995), nécessaire à la fois pour la recherche et pour les examens. Toute la documentation écrite et audiovisuelle nécessaire est indiquée dans cet ouvrage. Cette documentation se retrouve presque toute, au moins pour les titres essentiels, à la bibliothèque du cégep. On pourra consulter les autres titres nécessaires au centre de documentation de la Cinémathèque québécoise (335, boul. de Maisonneuse est). Pour les recherches bibliographiques, les cédéroms de la bibliothèque sont très importants. Il sera également possible de consulter la base de données bibliographique du professeur.

    Il faudra consulter les revues québécoises de cinéma. Trois revues sont publiées quatre, cinq ou six fois l'an : Séquences (la plus vieille, depuis 1956), 24 images (depuis 1979) et Ciné-Bulles (depuis 1985 surtout). Les trois mettent l'accent sur différents aspects du cinéma mondial et s'intéressent beaucoup au cinéma québécois. Plusieurs de leurs dossiers ou de leurs interviews sont essentiels à l'histoire du cinéma. Il faudra consulter aussi la revue Lumières, dont l'essentiel de la collection se trouve au cégep et toutes les autres revues dont une liste à peu près exhaustive se trouve dans le Dictionnaire du cinéma québécois, édition de 1991 (une nouvelle édition doit sortir à l'automne 1999 (Note: elle est effectivement sortie au début de décembre). Il ne faut pas négliger d'autres revues, d'intérêt général, dont une chronique de cinéma a paru de façon régulière ou épisodique : Relations, L'actualité, Spirale.

    L'audiovidéothèque du cégep possède plusieurs films importants de l'histoire du cinéma québécois. Une liste de ces films vous sera remise en classe. Le professeur indiquera ceux qu'il serait bon d'avoir visionné avant la fin du cours.

    Beaucoup d'autres films peuvent être visionnés au centre de documentation de la Cinémathèque québécoise (frais minimes) et au club vidéo de l'ONF (il y a aussi des frais, pas très élevés), sur la rue Saint-Denis, au coin de Maisonneuve (juste à côté de la Cinémathèque).

    Voici les titres de quelques publications parues depuis l'hiver 1995 (je ne signale que les plus importantes et les plus pertinentes à notre cours) :
 

BROSSEAU, Louis, Le cinéma d'une guerre oubliée, Montréal, VLB Éditeur, 208 p.

COULOMBE, Michel, Gilles Carle, Le chemin secret du cinéma,  Montréal, Liber, 1995, 227 p.

De KONINCK, Marie-Charlotte et autres, Jamais plus comme avant! Le Québec de 1945 à 1960, Montréal, Fides et Musée de la civilisation, Québec, 1995, chapitre 5, « L'orphelin et l'étranger, semeurs de modernité », par Yves Lever, p. 123-140.

DENEAULT, Jocelyne, Dans l'ombre des projecteurs, Les Québécoises et le cinéma, Presses de l'Université du Québec, 1996, 245 p.

FALARDEAU, Pierre, La liberté n'est pas une marque de yogourt, Montréal, Stanké, 1995, 239 p. (Falardeau a aussi publié chez Stanké le scénario de 15 février 1839, un film qu'il ne peut encore réaliser)

FALARDEAU, Pierre, Les boeufs sont lents, mais la terre est patiente, Montréal, VLB éditeur, 1999, 250 p.

GAUDREAULT, André, Germain LACASSE et Jean-Pierre SIROIS-TRAHAN, Au pays des ennemis du cinéma, Québec, Nuit Blanche éditeur, 1996, 215 p., ill.

LEVER, Yves, Les cent films québécois qu'il faut voir, Québec, Nuit Blanche éditeur, 1995, 285 p., ill.

PERRAULT, Pierre, L'oumigmatique ou L'objectif documentaire, Montréal, L'Hexagone, 1995, 313 p. (Note: c'est probablement l'ouvrage le plus important paru au sujet du cinéma documentaire). Montréal, L'Hexagone, 1995, 313 p.

PERRAULT, Pierre, Cinéaste de la parole, Entretiens avec Paul Warren, Montréal, L'Hexagone, 1996, 351Ýp.

PÉRUSSE, Denise, Micheline Lanctot, la vie d'une héroïne, Montréal, L'Hexagone, 1995223 p.

SAUVÉ, Mathieu-Robert, Léo-Ernest Ouimet, l'homme aux grandes vues, Montréal, XYZ éditeur, 1996, 215 p., ill.

SMITH, Donald, Jacques Godbout, du roman au cinéma, Voyage dans l'imaginairequébécois, Montréal, Québec/Amérique, 1995, 255 p. (Ce livre est accompagné d'une cassette-vidéo d'une interview avec Godbout).

WARREN, Paul (sous la direction de). Pierre Perrault, cinéaste poète, Montréal, L'Hexagone, 1999
 

Il faut signaler aussi La conquête du grand écran, l'aventure du cinéma québécois (1896-1996), film d'André Gladu dressant un panorama historique du cinéma québécois. Produit par Nanook Films en collaboration avec l'Office national du film. 1996. 108 minutes.
 

Travail de recherche

     Il s'agit d'une  recherche de moyenne longueur, soit l'équivalent de ce que serait un article de revue, c'est-à-dire environ quinze pages (mais il n'y a pas de limites pour celui ou celle qui veut approfondir son sujet). L'objectif de ce travail est double: apprendre quelque chose sur le cinéma québécois, évidemment, mais aussi apprendre à faire une recherche de façon rigoureuse et à la présenter d'une façon tout aussi rigoureuse.

 Le sujet est complètement libre, laissé au choix de l'étudiant, mais concerne obligatoirement un aspect de l'histoire du cinéma québécois; cela peut être une institution, la carrière d'un cinéaste, une loi ou la législation en général, la censure, un grand événement historique, l'histoire d'une compagnie ou d'une salle (ex. Ouimetoscope ou Loews), la critique, la publicité, etc. (voir suggestions à la fin de ce texte).

     Le travail peut aussi prendre la forme d'une interview sur cassette avec un pionnier ou un auteur important (professionnel). Dans ce cas, l'enregistrement ne devrait pas dépasser une demi-heure. Il devrait être accompagné d'une présentation de la personne, de la liste des questions, d'un rapport sur le déroulement de líinterview et d'une bibliographie. Si quelqu'un veut faire le travail sous cette forme, il doit en parler au professeur pour en définir les règles avec lui.

     Il est important de bien définir et de bien délimiter son sujet. Si l'on prend un cinéaste, il faut parler de toute sa carrière, et non seulement de quelques années de sa vie. Il faut alors bien choisir sa documentation et veiller à ce qu'elle soit à jour (avec les bibliographies annuelles de Copie zéro et celles des Annuaires du cinéma québécois de la Cinémathèque, par exemple, et maintenant, avec les bases de données sur Internet).

     Le travail se fera selon les trois étapes suivantes (ne pas oublier qu'une partie de l'évaluation est accordée pour chacune des étapes):

1 - La troisième semaine de cours, présentation du sujet et de son intérêt, soit environ une page, présentant l'ensemble du contenu (l'équivalent d'un synopsis de film). Suivent un plan général du travail et une bibliographie. Il est facile de rédiger cette partie avec les dictionnaires du cinéma québécois. À moins qu'il níy ait vraiment aucun rapport, la bibliographie doit obligatoirement contenir des références précises aux principaux ouvrages généraux au sujet du cinéma québécois: les dictionnaires Houle-Julien et Coulombe-Jean, les deux ouvrages synthétiques d'Yves Lever (Histoire générale... et Le cinéma de la Révolution tranquille), l'Index des longs métrages de D.J. Turner, les «Écrits sur le cinéma» de Copie zéro (entre 1982 et 1987) et les Annuaire de la Cinémathèque québécoise (de 1988 à 1994), les ouvrages historiques de Pierre Véronneau. Ce sont là des oeuvres qu'il fait absolument connaître et dans lesquelles il faut «avoir mis le nez». Sauf exceptions justifiables par le sujet, la bibliographie doit contenir des références dans toutes les catégories définies illustrées par le modèle.

     Durant la semaine qui la remise du travail corrigé, les étudiants pourront rencontrer le professeur pour une évaluation de leur plan de recherche et une exploration de la suite du travail.

2. La septième semaine, l'élève doit fournir la première version de sa recherche. Il ne síagit pas d'un brouillon, mais du texte réel de la recherche. La recherche est alors complètement rédigée, elle comprend tout ce qui sera dans le texte final (page de présentation, table des matières, texte bien écrit et corrigé - des points seront enlevés pour les fautes (jusqu'à dix pour cent de l'évaluation) -, bibliographie). Elle doit être dactylographiée (comme elle sera modifiée, il est nécessaire de la dactylographier en traitement de texte).

3. Enfin, la copie définitive du travail sera soumise la dixième semaine. Elle doit être présentée selon les normes prescrites. Important: cette copie finale ne sera pas remise à l'étudiant; il doit donc s'en faire une photocopie s'il veut en conserver la trace.

      Tout retard non justifiable - et les justifications devront être très solides, le cas échéant - pour chacune des étapes, sera pénalisé de 10% du chiffre prévu pour cette étape, pour chaque jour de retard.

- Toutes les étapes du travail doivent être dactylographiées. Il faut respecter les normes de présentation pour les marges, les espaces après les signes de ponctuation (prendre modèle sur le plan de cours). Utiliser un caractère plutôt classique. La présentation est à double interligne (mais les citations en retrait dans le texte et les notes de bas de page doivent être en simple interligne).

- Ne pas oublier de paginer. On compte la page titre qui est la page 1; la page 2 est la table des matières, mais on ne pagine pas ces deux premières pages. On ne pagine qu'à partir du texte lui-même.

- Les citations, s'il y en a, doivent être présentées comme telles : toujours entre « » et si elles dépassent trois lignes, en retrait par rapport au texte principal; dans ce dernier cas, on ne met pas de «Ý». La source de cette citation, et sa référence précise, doivent être clairement indiquées par un renvoi à une note en bas de page ou à la fin du travail. Tout texte cité sans indication de référence sera considéré comme du plagiat et sévèrement pénalisé.

- La politique départementale sur la langue s'applique.

- On met les titres des films ou des livres en italique pour les mettre en évidence; si on dispose pas de cette forme de caractère, on les souligne (jamais de caractères gras); pour les majuscules dans les titres, on respecte les règles ordinaires de la grammaire.

- Ne jamais utiliser de ruban rouge, ni de crayon rouge.

- Si vous ajoutez des photocopies de photos, identifiez qui elles représentent.

- On ne se réfère jamais à quelqu'un par son prénom dans un texte; par son nom en entier ou son nom seulementÝ: on dit «Carle», ou «Gilles Carle», mais jamais «Gilles»; même chose pour les femmes.

- La première fois (et seulement cette première fois) que l'on utilise un sigle, ex. ONF, dans un texte, on met tout de suite après sa signification entre parenthèses (Office national du film).

Pour la remise de la version finale du travail

     La présentation écrite (marges, pagination, double interligne, etc.) doit se faire selon les normes habituelles et dans l'ordre suivant:

 - Une page titre
 - Une page table des matières (prendre celle de Histoire générale... comme modèle)
 - Les pages du texte de la recherche
- Une ou des pages pour la bibliographie (présentée selon les normes et selon le modèle fourni plus loin) et selon les catégories suivantes (voir le modèle fourni) :
Ouvrages généraux
 Monographies
 Revues de cinéma
 Revues générales
 Quotidiens
 Autres (s'il en existe)

- Jusqu'à 5 points sur 15 (lors de la dernière étape), pourront être perdus pour une présentation malpropre ou hors-norme; si une copie est vraiment trop mal présentée, elle ne sera simplement pas corrigée.

Exemples de sujets :

1. Un pionnier important : J. Ernest Ouimet, ou Albert Tessier, ou Maurice Proulx, ou Jean-Marie Poitevin, ou John Grierson, ou Jean-Yves Bigras, etc.
2. La législation sur le cinéma; ou telle loi particulière ; ou l'histoire de la censure.
3. Les chicanes entre l'Eglise québécoise et le cinéma.
4. Les principales revues de cinéma, ou telle revue particulière.
5. L'Office national du film. Le Service de Ciné-photographie de Québec.
6. Situation des francophones à l'ONF.
7. La compagnie Famous Players ou la Cineplex-Odeon.
8. L'influence de la deuxième guerre mondiale sur le cinéma d'ici.
9. La compagnie Renaissance ou la compagnie Québec Productions.
10. Histoire des ciné-clubs au Québec.
11. Le  cinéma commercial de 1944-1953 (auteurs, films, idéologie...).
12. La distribution du cinéma au Québec. La compagnie France Film. Les Majors.
13. La représentation des Canadiens français dans le cinéma d'Hollywood, selon Pierre Berton.
14. L'animation. Un génie de l'animation : Norman McLaren.
15. Les femmes à l'Onf, ou dans le privé, ou telle grande cinéaste.
16. Le nationalisme dans le cinéma d'ici.
17. Situation de l'exploitation au moment de l'arrivée de la télévision.
18. Un producteur, un réalisateur ou un technicien important (il y en a des dizaines..., voir le dictionnaire).
19. Un organisme comme la SODEC, ou Téléfilm Canada.
20. Une vedette importante dans les films québécois, homme ou femme.
      etc., etc..........
 

(Exemple de plan de recherche)

 Comme sujet de recherche, j'ai choisi de m'intéresser au grand cinéaste Hildéfonse Toulmonde et à son oeuvre. Ce cinéaste a exercé une grande influence.... etc. Ses films ont été diffusés sur toute la planète, etc... Après la lecture d'articles de dictionnaires le concernant, j'ai dressé le plan suivant:

Introduction

 Pourquoi j'ai choisi ce sujet. Situation générale du cinéma au Québec, au moment où il commence sa carrière.
Premier chapitre : ses débuts
 a) lieu et date de naissance, situation familiale
 b) ses études générales
 c) ses études en cinéma ? apprentissage sur le tas ? cinéma amateur ?
 d) ses premiers films : genres, thèmes, prix.

Deuxième chapitre : les grandes étapes de sa carrière
 a) les années 50 : sa montée, ses films, etc.
 b) les années 60 : son sommet, ses films, etc.
 c) les années 70 : son plateau, ses films, etc.
 d) les années 80 : sa descente, son retour au super 8, etc.

Troisième chapitre : son originalité
 a) les genres qu'il a pratiqués (documentaire, direct, fiction, animation?)
 b) en quoi s'est-il distingué surtout ?
 c) l'originalité de sa vision du cinéma ?
 d) ses thèmes spécifiques ?

Conclusion : ce qui en fait un grand cinéaste, l'influence qu'il a sur les plus jeunes; ce que la critique en dit, etc.

Note: Ce modèle de plan ne présente qu'une ossature; votre plan devra être plus étoffé et plus précis.

Bibliographie  (exemple fictif et quelque peu farfelu, sauf pour les ouvrages généraux). S'il y a eu plusieurs éditions d'un ouvrage, il faut toujours citer la plus récente. Je m'attends évidemment à ce qu'il y ait beaucoup plus que deux références pour chaque catégorie de documents.
 

Ouvrages généraux

COULOMBE, Michel et Marcel JEAN (et 60 collaborateurs), Dictionnaire du cinéma québécois, Montréal, Boréal, 1999, article par XXX, page xxx.
HOULE, Michel et Alain JULIEN, Dictionnaire du cinéma québécois, Montréal, Fidès, 1978, page xxx
LEVER, Yves, Histoire générale du cinéma au Québec, Montréal, Boréal, 1995, p. xxx
PASSEK, Jean-Loup (sous la direction de), Dictionnaire Larousse du cinéma, Paris, 1996, page xxx.

Monographies

LEVER, Yves, La merveilleuse histoire d'Hildéfonse Toulmonde, Montréal, Doréal, 1999, 800 pages.
TOULMONDE, Hildéfonse, Ma vie, mes films, je m'aime, Québec, Editions Toulmonde, 1998, 1000 pages.

Revues de cinéma

LEVER, Yves, «La carrière d'Hildéfonde», Ciné-bulletin, no. 456, mars 1995, page 54.
PAGEAU, Pierre, «Un cinéaste méconnu et reconnu quand Hildéfonse», Canada Cinéma, no 44, juin 1956, page 2.

Revues générales

LEVER, Yves, «Quand Hildéfonse fait des films, ça défonse!», Le Bulletin des agriculteurs, no 888, novembre 1976, page 12.
PAGEAU, Pierre, «Moi, j'aime Toulmonde», Actualité, mai 1988, page 54.

Quotidiens

LEVER, Yves, «Quand Toulmonde s'en mêle et s'emmêle», Le Devoir, 10 janvier 1989, page, 34
PAGEAU, Pierre, « Toulmonde est content », Le Quotidien de Paris, 22 mai 1999, page 1.

Autres

Toulmonde aime toulmonde, long métrage en 70 mm consacré à la carrière d'Hildéfonse Toulmonde. Réalisé, produit et distribué par Yves Lever, sur un scénario de Pierre Pageau. 2009, 245 minutes.