Carnaval de Québec

35 mm, couleurs, 16 minutes 30 secondes, 1960

Une présentation de l'Office du film du Québec. Carnaval de Québec . Avec : Le choeur Maurice Montgrain, la fanfare Patro Laval de Québec, Jacques H. Gagnon, Barbara Malenfant, Michel Pépin. Photographie : Georges Dufaux. Narration : Henri Bergeron. Edition : Benedict Cantesano. Assistant à la production : Paul Vézina. Production et direction : Charles Desmarteau. [Générique de fin] Au revoir.

Tournage : Hiver 1960, à Québec
Coût : 32 000 $ (cela comprend une version anglaise)
Titre de travail : Carnaval de Québec
Copie : Archives nationales du Québec

Analyse

Résumé : Avec les milliers de visiteurs, le spectateur participe au carnaval de Québec : visite du palais de glace en construction, tournée des monuments de glace, danse dans la rue, couronnement de la Reine, grande parade, tournoi de hockey pee-wee, glissades sur la terrasse, course de boîtes à savon, course des canots sur le fleuve, ski aux flambeaux, feu d'artifice pour finir. La grande parade fait se rencontrer un jeune Américain et une jolie Québécoise qui participent ensemble à bien des activités.

Sujets et thèmes : Carnaval de Québec, hiver, architecture, palais de glace, Reine du carnaval, parade, patinage, boites à savon, canots de glace, hockey, Jean Béliveau, ski au flambeau, lac Beauport, folklore, chansons, danse dans la rue, fanfare, tourisme.

Traitement : Documentaire touristique, Carnaval de Québec est presque complètement filmé en muet (quelques plans présentent un son d'ambiance) avec une caméra bien observatrice et participante (dans le style des Raquetteurs de Brault et Groulx). On y retrouve toutefois, comme dans bien des travelogues, une scénarisation pour une petite fiction qui met en relation deux visiteurs privilégiés (un Américain et une Québécoise) qui ajoutent une dimension un peu romantique aux célébrations. Rien n'indique dans quelle langue ils communiquent, mais ils semblent s'amuser follement et cette mise en scène permet de passer comme naturellement d'une activité à l'autre. Des musiques de folklore, chantées ou jouées par une fanfare créent l'atmosphère de fête d'ensemble. Un commentaire descriptif, en général redondant, apporte tout de même quelques informations inédites à l'image (identification de certains personnages et lieux).

Contenu : Proposé par Desmarteau, qui avait auparavant conclu une entente avec Paramount pour une diffusion sur tout le territoire américain, et produit par l'Office du film du Québec, ce documentaire a comme premier objectif la propagande touristique. On peut dire qu'il le remplit assez bien, retenant facilement l'attention des spectateurs, entre autres choses avec de beaux gros plans de jolies filles. On peut même imaginer que quelques spectateurs américains y aient trouvé le goût d'un petit voyage à Québec. Inutile toutefois d'y chercher une quelconque réflexion sociologique ou culturelle au sujet de la ville de Québec et de ses habitants. On n'y insiste même pas sur son caractère français; à peine sa cuisine est-elle évoquée. Le seul humour qu'il se permet est de type folklorique : des soeurs en costume qui patinent, des curés en soutane qui jouent au hockey.
Anachronique dans son traitement comme dans son contenu, ce film n'est que témoignage d'une institution folklorique. Il ne laisse rien soupçonner du Québec entrant dans une intense période de modernisation.

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