L'Office de publicité de la province de Québec vous présente Coins historiques de ma province : Longueuil, Boucherville, Varennes, Verchères. Un film du Service de ciné-photographie. Images et réalisation : Charles Desmarteau. [Générique de fin] Coins historiques de ma province. Fin. Service de ciné-photographie. Québec. Canada.
Note : N'apparaît pas au générique : Narrateur: Paul Dupuis
Tournage: A l'été 1959, à Longueuil, Boucherville,
Varennes et Verchères
Coût : 7 250 $ (ce prix comprend une version anglaise)
Titre de travail : Coins historiques de ma province Copie : Archives nationales
du Québec
Analyse
Résumé : Après qu'un narrateur ait situé les «coins historiques» sur une carte de la région de Montréal, il amène le spectateur visiter successivement Longueuil, Boucherville, Varennes et Verchères, quatre villes riches en vieilles maisons, en monuments et en lieux évocateurs de l'histoire nationale.
Sujets et thèmes : Longueuil, Boucherville, Varennes, Verchères, architecture, vieilles maisons, frère Marie-Victorin, Louis Quevillon, abbé Godefroi, églises, sculpture, religion, histoire, Louis-Hippolyte Lafontaine, Madeleine de Verchères.
Traitement : Documentaire de forme très traditionnelle, Coins historiques... présente des images muettes accompagnées d'un commentaire off descriptif et explicatif des éléments montrés. En plans variés, tant par la durée que par le cadrage, la caméra fixe tour à tour, sans mouvements spéciaux et sans grande imagination, de grands ensembles et de menus détails des oeuvres d'art et des monuments retenus. Comme elle se promène dans quatre villes et en cinq ou six endroits dans chacune, le regard reste nécessairement superficiel, mais une assez grande quantité d'informations y est quand même donnée. Une musique stéréotypée de travelogue accompagne l'ensemble.
Contenu : C'est dans la perspective du «je me souviens»
national que Desmarteau propose ce film à l'Office du film du Québec
sur son coin de pays (il demeure à Boucherville et il y fondera peu
après une société historique). On y trouve effectivement
de quoi raviver bien des époques.
Longueuil a été fondée par d'Iberville et a vu naître
le docteur Chénier (des Patriotes). Les Soeurs des Saints Noms de
Jésus et de Marie et les Oblats y ont leur maison-mère; le
frère Marie-Victorin a passé sa vie au collège des frères
des Ecoles chrétiennes et l'église Saint-Antoine est très
belle.
Boucherville, du nom de son seigneur Pierre Boucher, date de 1668. On y
trouve plusieurs maisons en pierres des champs et au toit normand des 18e
et 19e siècles. Louis-Hippolyte Lafontaine y a une statue. L'église,
construite par l'abbé Godefroi y expose de magnifiques statues, décorations
et bas-reliefs de Louis Quévillon.
Varennes comprend aussi de magnifiques vieilles maisons de pierre en plus
d'un calvaire. Mère d'Youville y est née. Verchères,
finalement, date de 1692 et reste célèbre surtout pour sa Madeleine
(on peut en admirer la statue) qui a su résister à l'Iroquois.
On y trouve aussi de vieilles maisons de pierre et une église magnifiquement
décorée par Quévillon. Elle se distingue aussi par ses
fameuses chaloupes solides qui voguent sur le fleuve, les rivières
et les lacs de tout le québec depuis plus d'un siècle.
Travelogue traditionnel tant par sa forme que par son contenu (qui ne réussit
pas à se donner de densité sociologique), Coins historiques...
semble tout à fait anachronique à côté des monographies
filmées que les Perrault-Bonnière ou Garceau réalisent
à l'époque. Tout de même, en plus de présenter
une région dont on ne parle jamais (quel Montréalais pense
à aller se promener sur la Rive-sud?), il offre des éléments
de fierté nationale et met en évidence quelques figures historiques
importantes. Il fait partie de ces documents qui cherchent à créer
un nouveau sens d'appartenance au pays. Au moment où l'école
cesse d'enseigner l'histoire, cela a une certaine importance.