Poussière sur la ville

35 mm, n. & b., 92 minutes 17 secondes, 1967

Coopératio et la Société générale cinématographique présentent Poussière sur la ville. Un film d'Arthur Lamothe. D'après le roman d'André Langevin. Interprété par : Guy Sanche, Michèle Rossignol, Henri Norbert, Nicole Filion, Gilles Pelletier, Nicolas Doclin, Roland Chenail, Victor Desy, Paul Guèvremont, Pierre Dupuis, Rose Rey-Duzil, Réjane Desormaux, Louisette Dussault. Scénario : André Langevin. Thème musical : Gilles Vigneault. Harmonisation : Gaston Rochon. Images : Guy-Laval Fortier avec la collaboration de Michel Brault, Jean Roy, Réo Grégoire, Michel Régnier, Jacques Filion. Assistant réalisateur : Alain Dostie. Prise de son : Claude Pelletier. Montage : Arthur Lamothe assisté de Pierre Larocque. Montage sonore : Jean-Pierre Joutel, Bernard Bordeleau. Montage négatif : Denise Lemieux, Louise Dugal. Régisseur : Bernard Lalonde. Script-assistantes : Solange Desmeules, Louisette Dussault. Assistants cameramans : Claude Charron, Gilles Blais. Electricien : Jacques Rousseau. Machinistes : Jean-Paul Paquette, Roger Cadieux. Collaborateurs : Hubert Aquin, Serge Beauchemin, Luc Chartier, Yvon Bertrand, Roseline Lachance, Martial Filion, Jean-Claude Lord, Jean-Paul Roberge, Quintette 5, Gabbi Sylvain, Roger Frappier, Denis Vincent, Union des Artistes de Montréal et les services techniques de Walter R. Allen, Serge Beauchemin, Roger Desrosiers, J.P. Paquette Transport. Post-synchronisation : Synchro-Québec. Laboratoire : Mont Royal Film Corporation. Mixage : Clark Daprato, Film House Ltd. La chanson «One More Hearthache» est jouée par Paul Butterfield Blues Band, Groscourt, Production Elektra Records. Directeurs de production : Pierre Patry, Jean Roy. [Générique de fin] Fin. Une production de Cooperatio - S.G.C. 1967.

Tournage : Du 31 janvier au 14 mars 1965, à Thetford-Mines
Coût : 63 000 $
Titre de travail : Poussière sur la ville
Copie : Cinémathèque québécoise

Ce qu'on en a dit :

Arthur Lamothe : Le personnage central sera la ville, Macklin, ville champignon sortie du sol, poussée au-dessus d'une ville d'amiante, au fond d'une vallée encaissée, au milieu de pyramides de déchets. Une fine poussière embue l'air, encrasse les poumons et salit la neige. (1, p. 22
J'ai essayé de dépasser l'anecdote dans l'histoire de Langevin. Je préfère la première partie du film: elle m'a permis de transcrire l'engourdissement du Québec... l'hiver... dans la neige... où tout est bloqué. (2, p. 23)
J'ai regardé Poussière... récemment. (...) Je me suis très bien retrouvé là-dedans. Bien entendu, il y avait Guy Sanche. Il y avait une autre façon d'appréhender la réalité pour transcrire mon idée de la tragédie. Mais il y a l'idée de la mort aussi qui est sous-entendue tout le temps, tout le temps, tout le temps, et assez inexorable. (9, p. 175)

Luc Perreault : Cinéma de l'introspection, de l'impuissance, Poussière sur la ville débouche sur une impasse. Il est temps que le cinéma québécois, s'il veut survivre, commence à réagir contre cette attitude néfaste et dépassée. (15)

Guy Robillard : Poussière sur la ville est l'adaptation fidèle mais ratée d'un assez mauvais roman d'André Langevin. Sauf pour la scène de l'incendie, catastrophe véritable survenue à Thetford même pendant le tournage et que Lamothe a voulu insérer dans son film (de façon tout à fait gratuite d'ailleurs), tous les épisodes du récit proviennent du roman. Lamothe s'est contenté de visualiser certains passages du volume. Le résultat est décevant parce que contrairement à l'oeuvre écrite, dans le récit filmé, les attitudes psychologiques ne sont pas suffisamment expliquées. C'est d'ailleurs une faute souvent difficile sinon impossible à éviter dans les adaptations cinématographiques. Ici, il manque plusieurs jalons pour qui n'a pas lu le volume. Défaut impardonnable, le film ne se suffit pas à lui-même. (...) semble confirmer le peu de talent de Lamothe dans l'art de construire un récit dramatique de fiction. (18, p. 38-39)

Yvan Patry : Poussière sur la ville démontre en quelque sorte par l'absurde pour Lamothe et le cinéma québécois, la futilité des adaptations fidèles. Le ton de Langevin se retrouve dans les intérieurs plats : des dialogues littéraires, presque désincarnés, une image statique, une atmosphère vide. Le ton de Lamothe perce tant bien que mal dans les extérieurs «détonnants». La caméra prend vie pour saisir non plus des thèses philosophiques, mais des personnages, exemples privilégiés de la réalité québécoise.
C'est justement dans l'approche de cette réalité sociale par le constat que réside la fécondité de Lamothe. L'absence de syntaxe nouvelle dont témoigne Poussière sur la ville est d'ailleurs loin de traduire une impuissance à dire. (14, p. 119-120)
C'est surtout dans Poussière sur la ville que se manifestent les contradictions de Lamothe, oscillant entre les intérêts de la classe ouvrière et ceux de la petite bourgeoisie. Lamothe choisit d'adapter le roman de Langevin par goût personnel. Ce faisant, il s'identifie d'une certaine manière à la démarche d'un intellectuel colonisé qui reproduit les schémas (existentialistes et symbolistes de l'époque) de la métropole culturelle (Paris) comme l'a fait Langevin dans son roman. Le thème de la dépossession est ainsi entrevu par toutes sortes de prismes existentialistes et phénoménologiques. Néanmoins, Lamothe tente de meubler le film de dimensions québécoises même si le portrait est encore individualisé et axé sur Madeleine et le docteur Dubois. De nouveau, il s'agit d'une prospection à l'intérieur des mécanismes (psychologiques, sexuels et sociaux) de la petite bourgeoisie. La séquence la plus flagrante au niveau des désirs socio-politiques de cette classe est d'ailleurs celle où le médecin assiste au discours de René Lévesque qui parle de nationalisation. On peut donc dire qu'à ce stade-ci de son travail, Lamothe se trouve en présence de deux options devant lesquelles il hésite fortement : d'une part, par la fiction, il entretient une approche éthérée et philosophique du réel québécois (analyser la réalité selon le schéma existentialiste); d'autre part, par le documentaire, il tente une saisie socio-politique du Québec (montrer les problèmes de la classe ouvrière, la structure de la société et l'impact de la Révolution tranquille). Etape balbutiante qui correspond d'ailleurs à ses premières tentatives de production indépendante et à la montée du nationalisme de la petite bourgeoisie technocratique et intellectuelle. (13, p. 4-5)

Jean-Claude Jaubert : On a voulu expliquer parfois le malaise que l'on ressent devant le film Poussière sur la ville par l'atmosphère étouffante qui règne dans une petite ville dépendant d'une industrie unique, où toute vie privée est niée par la curiosité des autres. Cela ne suffit pas à rendre compte du film. Plus profondément, la crise est due à la rupture idéologique totale qu'incarnent les deux époux, dans un monde qui essaie de conserver une idéologie ancienne. La jeune femme refuse son rôle d'épouse, son rôle de mère, refuse les interdits qui pèsent sur son sexe: elle va à la taverne, se jette au cou des hommes. Le docteur, lui, rejette la morale et l'autorité du curé, refuse de se laisser entraîner dans le jeu des alliances douteuses - les propositions financières du marchand -, piétine la tradition : il refuse la présence d'une «ancienne» lors de l'accouchement. Ce rejet des anciennes valeurs est rendu possible par une vacance du pouvoir, que ce soit celui des patrons ou celui des syndicats. Tout le monde s'interroge sur les intentions des patrons de la mine qui ne se manifestent pas. D'autre part, on regrette qu'il n'y ait plus ce mouvement de solidarité ouvrière qu'avaient connu naguère les mineurs de l'amiante.
Dans cette atmosphère d'absence, le docteur, qui aurait pu être désigné pour remplir ce vide, n'est pas capable d'assumer une véritable autorité: il devient alcoolique, il ne réussit pas dans son métier car, lors de l'accouchement, le bébé meurt. Lui aussi, comme Claude dans Le chat dans le sac, effectue une régression à la fin du film et finit vaincu. Alors qu'il avait tout au long du film imposé son autorité à Jim, le chauffeur de taxi, l'homme qui incarne l'atmosphère irrespirable de la ville, il lui laisse le devant de la scène au moment où la police enquête sur la mort de sa femme. Ce sont les anciennes valeurs qui triomphent des nouvelles. (8, p. 20)

Michel Houle et Alain Julien : Poussière sur la ville est tout simplement un film inexistant, (7, p. 154)

André Brochu : Le film Poussière sur la ville ne tire ce qu'il a de consistance que de sa fidélité à un roman qu'il n'arrive pas à recréer vraiment, que de sa fidélité aux significations immédiates, à l'histoire; et on y chercherait en vain ces nombreuses équivalences qui sont les solutions proprement cinématographiques aux problèmes de la conversion du premier des arts - l'art littéraire, il va sans dire! - au septième art. (3, p. 64).

Analyse:

Résumé : Alain Dubois, jeune médecin et nouveau marié, s'installe à Macklin, une petite ville minière où des licenciements causent de nombreux problèmes sociaux. Sa femme Madeleine passe de plus en plus de temps au restaurant du coin à écouter le «juke-box»; bientôt elle prend un amant. Les élites de la ville veulent faire cesser le scandale. Dubois, qui comprend mal Madeleine, ne peut rien faire. C'est elle qui, finalement, se tue après avoir tiré aussi sur son amant.

Sujets et thèmes : Médecine, petite bourgeoisie, sage-femme, intolérance, congédiements (à cause de la modernisation des machines), pouvoir abusif des compagnies, anglais au travail, cercle Lacordaire, nationalisme, René Lévesque, pauvreté, surménage, scandale, Thetford Mines, région de l'amiante, couple, jalousie, alcool-refuge, liberté, féminisme, hiver, campagne, la radio comme moyen d'ajouter des informations, curé, mort.

Traitement : On n'assiste qu'à peu de séquences dans cette fiction. Elles se développent en beaucoup de plans longs, fixes et méditatifs (du personnage principal, comme pour inviter le spectateur à découvrir ce qu'il pense...). Il s'ensuit un rythme très lent, voulu comme élément de distanciation. Une très grande importance est accordée aux longs plans, souvent très beaux, qui représentent l'élément documentaire (hiver, neige, froid, campagne de la région de l'amiante [la même qui sera filmée plus tard, mais moins longtemps, dans Mon oncle Antoine; région minière, collines de résidus miniers, champs, effets de l'hiver sur les automobiles, etc.); on y voit davantage l'hiver que dans les films de Carle et de Groulx qui ont commencé comme des docus sur l'hiver...! Une courte séquence d'une vraie conférence de presse de René Lévesque, alors ministre des Richesses naturelles, est insérée. Un gros incendie survenant dans la ville du tournage, on intègre des plans au scénario. L'interprétation se veut très distanciée, sans relief, feutrée : les comédiens ne jouent pas beaucoup, comme pour laisser le spectateur imaginer ce qu'ils pensent, ce qu'ils ressentent; leur non-jeu laisse croire qu'ils n'ont pas été dirigés. Si Guy Sanche est à peu près à la hauteur du rôle d'Alain Dubois, Michelle Rossignol ne l'est manifestement pas et ne sait imposer ni la sensualité qu'elle est supposée exprimer ni le désarroi de ses troubles psychologiques. Peu de musique, mais un air de Gilles Vigneault (sur lequel il fera plus tard la chanson Poussière) vient ponctuer les scènes documentaires. La mise en scène de plusieurs scènes (celle en pré-générique, les discussions du couple, leur célébration de Noël...) sont d'un laconisme qui les rend peu claires pour le spectateur.

Contenu : Ce sont sans doute le titre et quelques vagues notions sociologiques dans le roman de Langevin (écrit en 1953) qui ont séduit Lamothe, plus à l'aise, on le sait depuis Bûcherons de la Manouane, dans l'exposé de la réalité sociale que dans le drame psychologique. Mais plus le film avance, moins on sait quel en est le projet : veut-il décrire la situation d'un jeune médecin dans une région pauvre? raconter le drame d'une jeune femme sans enfant qui s'ennuie seule à la maison (le personnage féminin rappelle celui de Monique dans La neige a fondu sur la Manicouagan)? faire connaître la région des mines d'amiante du Québec? dénoncer l'intolérance dans une petite ville? Il y a, bien sûr, un peu de tout ça, mais dans un scénario qui en articule mal les éléments.
Du roman, il a retenu les personnages, qu'il a cependant (faute de temps ... ou d'intérêt?) schématisé à outrance et privé de toute explication sur leur comportement. Celui de Madeleine, surtout, ne parle presque pas et ne fait presque aucun geste descriptif; elle demeure une inconnue jusqu'à la fin. Elle aurait pu porter toute la problématique de la femme des années 60 (ennui à la maison, travail à l'extérieur, contraception, famille, etc.), mais elle n'est montrée que comme la petite enfant gâtée, femme de médecin, bourgeoise qui s'ennuie à la maison et tente de vivre au restaurant du coin une adolescence que rien dans le film ne justifie, car il ne fournit aucune piste sur ce qui s'est passé pour le couple avant qu'il n'arrive dans la petite ville. Elle n'est d'ailleurs vue qu'à travers les yeux, pas plus compréhensifs qu'il ne faut, de son mari. Presque rien non plus (sinon une vague parole : «les questions sociales vous intéressent») pour faire comprendre, sociologiquement et psychologiquement, le personnage d'Alain Dubois, son départ de Montréal, le pourquoi de sa venue à Macklin, même son intérêt pour la médecine. Aucun des quelques cas qu'il traite n'est d'ailleurs relié aux fameuses mines ni à leurs poussières. Si l'intention de Lamothe était bien de faire de la ville le personnage principal, il a plus ou moins réussi. Car elle n'est toujours vue qu'à travers les yeux de Dubois, lequel ne jette sur elle que des regards distraits lors de visites à des malades, tout empêtré qu'il est par sa problématique relation avec sa femme. Il a sans doute voulu développer le thème de l'intolérance devant le comportement inhabituel d'une «femme de docteur» dans une petite ville, ou celui des élites locales (marchand important, curé, restaurateur) qui cherchent à éliminer tout scandale qui porterait atteinte à leur pouvoir. Par la lecture du journal ou l'écoute de la radio, il ajoute quelques petites notes descriptives (rencontre du cercle Lacordaire, conférence sur le nationalisme, licenciements de travailleurs à la mine, bombe dans un bureau de la mine), mais ce n'est jamais très convainquant. Pas plus que ne l'est le discours «nationaliste» du marchand qui veut prêter à Dubois l'argent de son installation qu'il doit aux «anglais» de la banque, parce qu'«il faut se tenir entre Français». L'est davantage la mort d'une vieille dame cardiaque qui ne peut arrêter de travailler sans tomber dans la misère; et l'accouchement, pour lequel on le fait venir trop tard, sans doute parce qu'on n'a pas de quoi le payer, et qui se termine par la mort du bébé; cela fournit l'occasion de fustiger les vieilles méthodes inadéquates de «bonnes femmes». De même, la courte séquence de la conférence de presse de René Lévesque, alors ministre des Richesses naturelles met l'accent sur la nécessité de prévoir les fermetures d'usines pour mieux reclasser les travailleurs. D'autre part, l'absence totale de mention des maladies industrielles liées aux mines étonne, d'autant plus que le personnage du médecin en permettait facilement l'insertion.
Par ailleurs, les longs travellings sur la campagne environnante, sur les montages de minerai ou de détritus des mines et sur les rues enneigées de la ville, l'effet du froid sur les automobiles et les routes constituent une belle illustration documentaire de l'hiver. Tourné dans la même région cinq ans plus tard, Mon oncle Antoine de Claude Jutra montre beaucoup moins la beauté sauvage du paysage.
L'action principale se déroule dans la semaine qui entoure Noël. Aucun symbolisme ne semble attaché au fait d'avoir situé le film à ce moment-là. Le soir même de la fête, aucune mention n'est faite de la messe de minuit ni d'un quelconque aspect religieux. On voit plus tard (le lendemain?) le curé causer de scandales et de liberté avec Dubois, mais rien n'est dit sur les croyances religieuses du couple. Le curé fustige la conduite de Madeleine qui s'affiche dans la rue avec son amant, et curieusement, Dubois la défend : «vous ne pouvez pas tolérer un être libre autour de vous». La scène veut surtout illustrer le caractère «libre penseur» de Dubois : «Pour moi, la liberté, c'est de pouvoir se rendre au bout de son bonheur... Le bonheur d'un être est plus précieux que votre indignation... Et si le premier devoir était d'être heureux?». Et finalement, c'est lui qui fait la leçon au curé : «j'ai pitié, monsieur le curé, je pardonne l'adultère moi aussi». Toute cette discussion en champs et contrechamps dans une auto sonne incongrue dans le déroulement général puisqu'elle n'est préparée par rien. Cette conversation avec le curé aurait pu faire de Dubois un personnage de la Révolution tranquille, mais c'est le seul indice. Tout le reste, son comportement avec Madeleine, qu'il viole littéralement un soir, son contrat de prêt avec le marchand, son refuge dans l'alcool à la première difficulté, sa soumission aux moeurs locales (dès qu'on l'avertit, il cesse de boire à l'hôtel et le fait chez lui) sa fuite finale en font un représentant de l'élite la plus traditionnelle. La présence de René Lévesque (encore dans le parti libéral et non encore ouvertement indépendantiste) ou quelques allusions nationalistes (celles du marchand, l'annonce de la conférence d'un éminent jésuite, le père «Roméo Barrès» - pour Richard Arès, évidemment - ce qui indique déjà toute une tendance) ne renvoient que de loin au véritable nationalisme de l'époque.
Par sa partie «documentaire» géographique sur la région de l'amiante, par son illustration partielle de moeurs de petites villes, par quelques réflexions dénonciatrices de l'intolérance et des abus de pouvoir, Poussière sur la ville entre dans la catégorie des films reflets d'une partie bien limitée du pays. Rien ne permet de le voir comme «historien», sinon d'un micro-milieu intellectuel, classe à laquelle, par son langage et sa facture, il s'adresse avant tout. Cette atmosphère étouffante que Dubois se crée lui-même, cette présence d'une «mort inexorable» tout au long du film (Madeleine joue avec elle dès la séquence pré-générique et meurt à la fin; deux autres morts de patients de Dubois, sans compter que toute la ville est menacée de mort par la fermeture des mines) nous situent bien loin de l'idéologie de progrès de la Révolution tranquille.

Bibliographie :

1. ________ Objectif, 32, avril-mai 1965, p. 22 (résumé du scénario).
2. BONNEVILLE, Léo, (entretien), Séquences, 53, avril 1968, p. 19-24.
3. BROCHU, André, «Le destin n'était pas au rendez-vous», dans «Littérature québécoise et cinéma», sous la coordination de Laurent Maillot et de Benoît Melançon, Revue d'histoire littéraire du Québec et du Canada français, 1986, p. 57-64.
4. BRODEUR, Claude, Le Devoir, 18 mai 1968.
5. FAVREAU, Michèle, «Arthur Lamothe: On voit un grand trou dans le film», (entretien), La Presse, 27 avril 1968.
6. GAY, Richard, «Sans micro ni caméra», Maintenant, 91, décembre 1969, p. 316-19.
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10. LAMOTHE, Arthur, Liberté, novembre-décembre 1965.
11. OFFICE DES COMMUNICATIONS SOCIALES, Recueil des films de 1968, p. 142.
12. OUELLET, Normand, dans COULOMBE, Michel et Marcel JEAN, Dictionnaire du cinéma québécois, 1988, p. 265.
13. PATRY, Yvan, Arthur Lamothe, Cinéastes du Québec, 6, 1971, p. 4.
14. PATRY, Yvan, dans BERUBE, Rénald, Yvan PATRY et autres, Le cinéma québécois : tendances et prolongements, 1968, p. 116-120.
15. PERREAULT, Luc, La Presse, 11 mai 1968.
16. PREDAL, René, Jeune cinéma canadien, 1967, p. 78.
17. PONTAUT, Alain, «Poussière sur la ville devient film», Le Devoir, 1965.
18. ROBILLARD, Guy, «Enfin des films canadiens sur nos écrans», Séquences, 57, avril 1969, p. 38.
19. TURNER, D. John, Index des films canadiens de long métrage, 1913-1985, 1986, p. 56.
20. WALSER, Lise, Répertoire des longs métrages produits au Québec, 1960-1970, p. 33 (bibliographie).

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