Étude en 21 points

35 mm, couleurs, 10 minutes 50 secon-des, 1968

Canada. L'Office national du film présente Étude en 21 points. Denis Neale, Grande-Bretagne, Jaroslav Stanek, Tchécoslovaquie. Réalisation : Jacques Bobet. Montage : Yves Leduc. Prise de vue : Jean-Claude Labrecque, Réo Grégoire, Michel Régnier, Gilles Gascon. Décor : Earl Preston. Éclairage : Maurice de Ernsted. Effets optiques : Wally Howard, Gilles Tremblay, Alex L. Simard. Son: Michel Hazel. Montage so-nore : Whitman Trecartin. Mixage : Michel Descombes. Direction de production : Clément Perron. Production : Office national du film du Canada. © Office national du film du Canada. MCMLXVIII.

Coût : 14 073 $
Titre de travail : Étude
Copie : ONF,  Cinémathèque municipale de Montréal

Analyse

Résumé : Une partie de tennis de table (ping-pong) entre le champion de Grande-Bretagne, Denis Neale, et celui de Tchécoslovaquie, Jaroslav Stanek. La partie est gagnée par le second.

Sujets et thèmes : Tennis de table (ping-pong), technique, élite, sport, spectacle.

Traitement : Le feuillet publicitaire de ce documentaire dit qu'il s'agit d'une partie intégrale. Le générique donne les noms de quatre cameramans. La partie est vue selon des angles multiples, chaque caméra ne fixant habituellement que le mouvement d'un joueur. En multi-images une bonne partie du temps, l'écran montre chacun des coups et des ripostes. La bande sonore ne donne que les bruits ambiants et le compte par l'arbitre (en an-s). Il faut plusieurs visionnements pour démêler les coups de l'un ou l'autre joueur, car tout se passe trop rapidement avec des caméras qui collent trop à eux ou cherchent à suivre la balle. Même là, rien ne peut convaincre que le déroulement de la partie jusqu'au 21e point n'ait pas été organisé par le monteur avec des plans tirés de plusieurs parties. C'est un film confus dans son montage de plans rapprochés et dans son utilisation de l'écran multi-images.

Contenu : Tout à fait confus dans son traitement, ce film peut difficilement servir de «film-outil spécialement avisé pour l'entraînement des jeunes joueurs», ainsi que l'affirme la fiche publicitaire de l'ONF. On n'y retrouve, au mieux, que quelques jeux spectaculaires et intéressants quand la caméra se met en retrait au lieu de chercher à faire de l'esbroufe et que le montage vise la clarté au lieu de l'épate.
Comme Volleyball  de Denys Arcand, Étude en 21 points représente surtout l'expression de la fascination d'un auteur pour les prouesses des élites sportives et pour le cinéma-gadget. Il n'est pas utile de chercher plus loin.

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