L'église et le cinéma au Québec


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Annexe I : réglements concernant la censure
Annexe II : Explication des cotes morales
Bibliographie

CONCLUSION



 
 
 
 

Il faut s'imaginer pour se connaître;
il faut s'imaginer autre pour se libérer.
(Fernand Dansereau)1

 

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     L'historique de l'intervention pastorale de l'Eglise québécoise dans le nouveau champ culturel ouvert par l'apparition du cinéma peut se résumer en deux séries d'actions articulant soit une opposition systématique, soit une tentative de contrôle. Sous-jacente à toutes ces actions tout en en commandant l'organisation, une même attitude constante: la peur profonde devant cette nouveauté dont on ne pouvait ni délimiter les contours ni entrevoir clairement toute l'influence.

     Cette attitude apeurée surgissait-elle d’une ignorance ou d'une méconnaissance du fait cinématographique? D'une certaine ignorance, certes, car pas plus que les intellectuels occidentaux en général le clergé québécois ne bénéficiait d'une théorie du cinéma ni d'études scientifiques sérieuses sur le pouvoir de l'image, sur son influence idéologique, sur ses modalités de formation (imposition de formes) des esprits, sur sa puissance de suggestion ou de répression des passions, sur la genèse et la structuration d'un univers symbolique. Est-il besoin de mentionner ici que ces études scientifiques n'en sont encore qu'à leurs premiers et timides balbutiements?

     Mais d'une méconnaissance, non. Dès les années vingt, les textes que nous avons cité le prouvent, on a très bien saisi l'essence du phénomène cinématographique en le définissant comme un «dévergondage de l'imagination», un formidable outil de propagande, et un divertissement/diversion/évasion des réalités présentes (dans le temps et l'espace). Tous les autres moyens et techniques de communication sociale (les arts en général, la presse, la radio, l'imprimerie) remplissaient concurremment ce triple rôle,

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mais aucun encore (il faudra attendre la télévision) ne l'avait fait aussi massivement, c'est-à-dire avec autant de poids et d'extension chez les masses. Rien, autant que le cinéma, ne pouvait faire rêver, fournir une école parallèle et détourner de la vie ordinaire les Québécois en général, mais surtout les jeunes.

     L'Église québécoise, de son côté, diffusait un discours autant culturel que religieux et possédait un quasi-monopole sur la vision du monde proposée (imposée?) à la masse des gens. Par son contrôle presque total sur 1a production culturelle, sur l'école et sur la moralité publique, par son pouvoir de censure et d'exclusion (excommunication) des déviants, elle assumait le rôle de principal définisseur de l'idéologie dominante, déterminait les structures essentielles de l'univers imaginaire de la masse, peuplait le «ciel» québécois de ses héros autant à imiter qu'à admirer et, pour la vie quotidienne, fixait un ensemble de comportements susceptibles d'assurer «la suite du monde»2 personnel et collectif. Rien de surprenant alors que le cinéma, par ses effets sur le rêve et l'imagination populaires, par sa proposition d'univers et de connaissances parallèles, par sa diversion de la vie ordinaire et rangée, apparaisse comme une menace sérieuse à la «suite du monde». Car, avec les autres mass media, mais avec plus de puissance qu'eux, il dé-règlait un système

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bien en place, il dés-ordonnait (bouleversait l'ordre de) la connaissance, dé-rangeait (brisait les rangs de) toutes choses et dé-tournait de l'essentiel tel que percu. Il ouvrait un champ culturel non-contrôlable et laissait émerger un ordre mal défini et ambigu. Au sens strict du terme, il ne pouvait apparaître que comme «délétère» (Cardinal Léger). Il ne semblait pas «ordonné» à la «gloire de Dieu et au salut des âmes», personne n'envisageant la possibilité que le déblocage de l'imagination puisse dynamiser un nouveau type de démarche religieuse de la même manière que l'exacerbation de la soif peut provoquer à chercher davantage la source. Simple question de logique et de cohérence alors que de chercher à l'éliminer du décor ou, après constatation de cette impossibilité, de chercher à assumer un contrôle le plus fort possible pour en quelque sorte limiter les dégats.

     Ce n'est donc pas par méconnaissance du cinéma que l'Eglise québécoise s'y est opposée, mais plutôt par une intuition très juste de sa véritable nature. Que, dans la conjoncture historique de l'époque, cette opposition ait été pertinente est une autre question. Nous croyons en fait qu'elle ne le fut pas. Car l'imaginaire québécois tout autant que son système de comportements et les codes symboliques qui le commandaient se devaient alors d'être bousculés (dérangés, désordonnés, déréglés) pour laisser émerger la nouvelle anthropologie dont tout le monde avait besoin pour s'adapter au nouveau monde ambiant technologique et entrer dans le vingtième siècle culturel. Non pertinente cette opposition-censure, car elle devait retarder pendant au moins un quart de siècle l'avènement d'une créativité cinématographique locale comme celui d'une tradition critique

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par rapport à tout le cinéma étranger diffusé ici. Non pertinente encore, car, avec d'autres types d'interventions, elle contribuait à faire de l'Eglise, aux yeux de l'opinion publique, une ennemie du plaisir, du rêve et du progrès, à l'éloigner des masses, à alimenter le soupcon sur la valeur de son autorité et à lui faire perdre finalement toute crédibilité dans les milieux reliés directement au cinéma. Non pertinente enfin, car elle servait directement de «couverture idéologique» (front) aux forces politiques conservatrices qui allaient plus tard prendre le nom de «duplessisme».

     Et pourtant, deux intuitions fondamentales, dont on n'a malheureusement pas tiré toutes les conséquences pratiques, auraient pu commander un tout autre type d'interventions car ce sont celles-là mêmes qui animent aujourd'hui les courants les plus intéressants des recherches filmiques et cinématographiques. Il s'agit premièrement de la non-neutralité de l'art  et deuxièmement de l’influence du cinéma américain sur nos modes de vie.

     Première intuition fondamentale: l'art n'est jamais neutre. En liant constamment le problème du cinéma à celui de la morale, donc à celui des comportements vitaux, les textes cléricaux justificatifs des interventions affirmaient la non-neutralité de l'art. Avec Vigilanti Cura, on admet en théorie que les moyens de diffusion comme le cinéma sont en quelque sorte neutres puisqu'ils peuvent servir autant au bien comme au mal de l'homme, mais on réaffirme que dans la pratique, «l’art a comme tâche essentielle et comme raison d'être même, d'être un élément de perfectibilité morale de tout l'être et c'est pourquoi il doit lui-même être moral» (p.2).

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     Utilisant un langage différent et mises au service d'une autre cause (un autre type de «perfectibilité» que celui proposé par l'encyclique), les meilleures études contemporaines sur l'idéologie du cinéma n'affirment pas autre chose3. L'emploi de la grille marxiste (dont on ne peut se passer) pour l'analyse des conditions de production et l'exploitation du discours filmique dirige immédiatement la réflexion sur des questions simples comme celles-ci: quelle est la fonction sociale de tel film? Qui a intérêt à sa production et sa diffusion? Quels comportements du public veut-il changer (ou éviter de faire changer)? À qui profite-t-il? Comment et à quels niveaux? Quels intérêts économiques, et partant politiques, sert-il? Changer la vie ou bien la chanter? Contempler le monde ou bien le transformer? Subir l'histoire ou bien la façonner? Mystifier le public ou bien nommer clairement les classes sociales, les autorités, les idoles, les sentiments, les émotions? Un cinéma de consommation ou bien générateur de conversations?

     En d'autres termes, ceci revient à poser le problème de la vérité cinématographique en fonction de son utilité plutôt que de ses critères de beauté. D'une facon matérialiste plutôt qu'idéaliste. Dans un régistre historique plutôt que mythique. Brecht disait: «Le cas échéant, quelqu'un peut sortir d'un théâtre les mains pleines, mais il ne sortira d'aucun

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théâtre au monde avec plus de mains qu'il n'en avait en y entrant»4. Deux questions précises alors: les mains pleines de quoi? Et, s'il est bien vrai que personne ne sortira d'aucun théâtre (ou cinéma) avec «plus de mains», qu'est-ce que le spectateur aura le goût de faire (pourra faire) avec celles qu'il possède et ce qui les remplit?

     La deuxième intuition fondamentale à conserver et à développer répondait en partie à ces questions. «Pour une part, notre américanisation vient du cinéma», disait le Cardinal Villeneuve après les Chanoine Groulx, Georges Thuot, Hermas Bastien, etc5. Affirmation que l'on n'a que fort peu cherché à prouver et à expliciter, tout le monde se contentant d'expressions vagues touchant surtout la morale et une certaine vision de l'histoire. Ici encore, nous avons une intuition qui a suscité parmi les meilleures recherches contemporaines, lesquelles mettent à contribution la science politique, la sémiologie, la sociologie, la psychanalyse et l'histoire pour en arriver à des conclusions fort probantes6.

La nécessité d'une décolonisation culturelle après celle des

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structures politiques dans le continent africain, les luttes révolutionnaires pour de nouveaux régimes politiques en Amérique Latine, l'idée de «révolution culturelle» propagée par la Chine et les difficultés d'implantation des nouvelles cinématographies nationales dans tous les pays du Tiers-Monde ont quasi imposé ces études sur les mécanismes de fonctionnement économique et 1'influence du cinéma hollywoodien (ce qui veut dire presque tout le cinéma mondial). On y analyse très bien comment Hollywood a petit à petit imposé sur presque toute la planète une normalisation de la dramaturgie et des contenus filmiques, comment ceux-ci précèdent ou justifient après coup l'impérialisme économique et politique des compagnies multinationales et du gouvernement américains, comment n'importe quel gouvernement réactionnaire a intérêt à les utiliser pour «normaliser» sa dictature et ses mesures de répression, ou encore pour divertir sa population des enjeux importants7. Que «l'américanisation» de nombreux pays dont le Québec, soit due pour une bonne part au cinéma hollywoodien ne fait plus aujourd'hui aucun doute. Reste maintenant à en tirer les conséquences pratiques pour chaque pays et à inventer de nouveaux types d'intervention culturelle - et un nouveau cinéma - en chaque capitale, ce qui de fait est amorcé un peu partout avec une certaine efficacité.

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     Dans ces nouvelles interventions nécessaires, l'Eglise québécoise peut-elle collaborer avec pertinence? Nous pensons que oui. Avant de formuler quelques propositions sur les grandes lignes possibles de cette collaboration, disons d'abord les écueils qu'elle devrait éviter.

     1. L'intervention ne devrait plus originer des autorités ecclésiales ni d'institutions commandées par elles. Plutôt, elle serait le fait de chrétiens engagés qui sauraient se donner une formation tout autant cinématographique que politique et religieuse pour ne pas se laisser «embobiner» ni à un niveau ni à l'autre. Ces chrétiens devraient apprendre à trouver un langage commun avec les autres sciences interrogeant le cinéma. Ceci nous apparaît très important, car nous savons par expérience que les mots de «langage», «signe», «symbole», «code», etc., ne sont pas employés avec le même sens dans les facultés de théologie que dans les autres lieux universitaires.

     2. Elle ne se ferait plus seulement (et peut-être plus du tout) au moyen d'instruments (genre revue spécialisée de critique) ou d'organisations (genre collège privé «recyclé») contrôlés par des clercs, lesquels ne rejoignent finalement que le «public interne» de l'Eglise et n'ont que fort peu d'impact sur la société et le milieu cinématographique. Ceci, par ailleurs, ne devrait pas empêcher les organismes existants de faire une place à une intervention spécialisée: par exemple, le dossier spécial que la revue L'Oratoire consacrait au cinéma en mai 1973 sous le titre Ne pas se laisser embobiner.

     3. Elle ne rêverait plus d'un contrôle sur l'industrie (encore

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moins possible que par le passé) ni directement, ni par «laics interposés».

     4. Elle n'en ferait plus une simple question de morale, surtout personnelle, à sauvegarder à tous prix (pour ce qui est du nationalisme, d'autres s'en occupent aujourd'hui fort bien!).

     5. Elle ne formulerait aucune demande de censure, ni ne s'érigerait en défenseur des censures existantes, lesquelles ne servent actuellement qu'à brimer le cinéma progressiste. Ce qui ne veut pas dire toutefois qu'elle ne supporterait pas certaines mesures de contingentement (imposition d'un pourcentage X de films nationaux sur tous les écrans, et par conséquent, une limitation du cinéma étranger mystificateur) dont l'urgence se fait de plus en plus sentir en milieu québécois.

     6. Elle ne poserait plus le problème du cinéma en termes idéalistes, genre Mass-media: pour ou contre Dieu? 8, «conversion du cinéma, ou par le cinéma»?, «film idéal», «vérité et beauté», etc.. Elle essayera plutôt de voir si et comment il agit pour ou contre l'homme concret d'ici engagé dans l'histoire. Et surtout: pour quels hommes et contre quels autres.

    En positif maintenant, avançons quelques propositions qui, à

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notre avis, devraient articuler le discours des chrétiens d'ici sur le cinéma.

     1. Leurs pratiques et leur discours s'inscriront dans ceux des groupes militants qui revendiquent une libération économique du cinéma dans notre milieu. Concrètement, cela veut dire qu'ils dénonceront avec eux les conditions de distribution et d'exploitation qui assurent une mainmise des multinationales américaines sur la diffusion cinématographique locale. Ils assumeront leurs critiques idéologiques, non seulement des films, mais aussi de la publicité, de la critique esthétique complaisante et du journalisme à sensations. Ils lutteront avec eux contre l'impérialisme culturel de 1'«opium hollywoodien» (Guy Hennebelle) qui n'origine plus seulement de la célèbre ville américaine, mais aussi de Paris, Rome, Hong-Kong, Moscou, de tous les principaux centres de production du monde et parfois même... de Montréal. Ils entreprendront avec eux des recherches toujours plus poussées pour connattre d'une part, les effets en profondeur de cet impérialisme et d'autre part, les causes véritables de son existence et de son extension. Ceci, évidemment en vue de le contrer partout où cela s'avérera possible.

     2. Autre volet de la même opération, les chrétiens devront participer avec ces même groupes progressistes à la promotion dans notre milieu du «nouveau cinéma» produit depuis quelques années par les jeunes écoles nationales. Ce «Troisième cinéma» (après l'hollywoodien et le cinéma d'auteur) que les Africains appellent «de réveil» et les Latino-Américains «d’incitation»9. Ces films qui initient à une nouvelle connaissance de

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l'homme, et surtout de l'homme opprimé, ils s'emploieront à les faire connaitre et aimer par tous les moyens, car eux-seuls «incitent» à un véritable changement de la vie personnelle et collective, eux-seuls proposent un devenir-autre de l'homme qui tienne vraiment compte de l'histoire.

     Cela suppose que les uns et les autres puissent se comprendre et partager, au moins au niveau de l'essentiel, une même conception du devenir-autre. Peut-être que dans cet échange, les chrétiens devront reviser quelque peu leur vision - au minimum, ils devront certainement l'élucider plus clairement - mais nous croyons qu'ils ont tout à gagner, car leur «discours» culturel et religieux ne peut qu'en sortir clarifié et purifié.

 3. Dans ce travail commun de dénonciation et «d'annonciation» par le déblocage de l' imagination, nous croyons que les chrétiens peuvent apporter une contribution originale.

     Depuis ses origines, le cinéma a régulièrement utilisé et mis sur écran des thèmes, symboles, personnages et récits empruntés directement à l'univers religieux. De plus, un certain nombre de films en reproduisent implicitement les codes symboliques et les structures de pensée tout en les chargeant de nouveaux contenus. Sauf très rares exceptions, cette utilisation n'obéit qu'à une préoccupation mercantile: il s'agit en somme d'exploiter un filon qui peut faire entrer beaucoup d'argent dans les tiroirs-caisses. L'effet culturel en est tout autant mystificateur que la religion s'y trouve travestie et détournée de son sens parce que mise au service du capitalisme. Il n'est sans doute pas de cas plus explicite où la religion sert d'«opium

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du peuple», et cela, sous le regard bienveillant ou inconscient des hiérarchies religieuses qui ne réagissent que lorsque certaines bornes extrêmes paraissent dépassées (l'affaire Theorema, par exemple, ou les protestations contre le tournage projeté d'une «vie sexuelle de Jésus») ou lorsqu'elles-mêmes sont mises en cause.

     Nous pensons que les chrétiens d'ici devraient être les premiers à dénoncer cette utilisation des éléments religieux pour un cinéma mystificateur. Mieux que n'importe qui, ils devraient posséder la formation pour comprendre le comment et le pourquoi de l'insertion de symboles religieux dans un film ainsi que les mécanismes de travestissement. Plus que tout autre aussi devraient-ils avoir intérêt à ce que les choses soient replacées dans leur juste contexte, que leurs foi et système de valeurs ne soient plus mis au service d'exploiteurs. Tout en se rendant service, ils pourraient servir ainsi la cause générale du cinéma.

    Dans cette voie, une thématique cinématographique mérite particulièrement d'être analysée et dénoncée ces temps-ci. Il s'agit de cette série de films (américains, allemands, italiens) exploitant explicitement la mythologie satanique. Mêlant effroyablement les niveaux de langage pour se donner un semblant de vraisemblance, mélangeant les vieux mythes sataniques avec des faits prétendument historiques, la magie et la parapsychologie avec la science et la médecine modernes, les religions avec les superstitions, citant (littéralement) aussi bien la Bible et Paul VI que les signes astrologiques, faisant intervenir des prêtres (exorcistes) aussi bien que des sorciers à l'ancienne mode, ces films confondent tout et mystifient profondément. Ils misent sur une certaine

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angoisse contemporaine, sur la crédulité et le besoin de sensations fortes du public et sur des refoulements de toutes sortes, non pour les «exorciser», mais pour les entretenir et les accentuer, ceci en vue de détourner les masses de la recherche de solutions à leurs véritables problèmes et de les garder dociles devant les pouvoirs établis. Le filon est, paraît-il, fort rentable: plus de cent millions de dollars seulement pour Exorcist de Blatty et Friedkin. Leur objectif n'a donc rien à voir, cela nous apparaît très clair, ni avec la diffusion de la religion ni avec la propagande antireligieuse. Mais pour le démontrer, il faudrait que théologiens et scientifiques chrétiens fassent la lumière sur ces cas de maladies psychosomatiques que l'on a dans le passé appelées «possession du diable», qu'ils les libèrent de toutes connotations religieuses (et qu'ils libèrent les connotations religieuses qui s'y greffent, ce qui suppose une revision complète de la démonologie), et finalement qu'ils diffusent massivement ces explications scientifiques. Même si pour cela, il faut contredire les citations de Paul VI que les Magdalena, la possédée du diable et Des cris dans la nuit mettent en exergue pour mieux profiter de la crédulité populaire. (Note en janvier 2000: j'ai amorcé cette réflexion dans un article, voir Ces merveilleux diables du cinéma)

     Au niveau des valeurs exploitées par le cinéma, il nous apparaît que les chrétiens auraient aussi tout un travail de démystification à opérer. Presque tous les films hollywoodiens (rappelons qu'ils sont presque les seuls à être vus par les masses) «embarquent» les spectateurs dans des actions qui manipulent leurs instincts, désirs et émotions vers des valeurs plutôt en contradiction avec celles prônées par l'Evangile. Jean Collet illustre particulièrement bien cette manipulation dans son analyse du film Z de Costa-Gavras:

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L'enquête de Z ne démasque rien que nous n'ayons déjà découvert. La première séquence évoquée, le meurtre auquel nous avons assisté, filmé d'un point de vue idéal, celui d'une caméra omnisciente, nous ont déjà tout appris. Les petits truands qui commettent le meurtre ont bien des têtes de truands. Et nous les avons vus assassiner. Pour que le tableau fut encore plus noir, on n'a pas manqué de nous indiquer, par ailleurs, que le plus sinistre de la bande était aussi pédéraste. Alors à quoi sert l'enquête puisque nous savons déjà tout, puisque nous avons tout vu, tout jugé, tout compris? Elle sert à nous donner raison. Toute la construction de Z obéit à ce principe simple qu'il faut satisfaire le spectateur. Et le plaisir du spectateur ici, pendant une heure et demi, c'est de se voir confirmé dans toutes ses certitudes. Nous avons vu les méchants colonels à l'oeuvre, nous avons vu l'assassinat politique, nous avons vu comment on essaie, après coup, de faire passer le meurtre pour un accident. Nous savons tout. Et cette vérité - notre vérité - va s'imposer. Les méchants vont être confondus. Le plaisir que nous éprouvons à Z, si nous voulons bien nous examiner sans complaisance, est ni plus ni moins celui d'une vengeance10.
     Exploitation de l'instinct de vengeance, privatisation de la relation amoureuse, domination du fort sur le faible, hantise du «salut» personnel à tout prix, racisme et génocide des minorités amérindiennes ou autres, pillage éhonté du Tiers-Monde au nom d'une prétendue suprématie de la race blanche, idôlatrie d'un star system et exploitation des femmes, voilà ce que les chrétiens vivent malgré eux ou avec connivence au cinéma. Ne devraient-ils pas dénoncer ces «valeurs» au nom d'un Evangile qui propose de tendre l'autre joue à celui qui frappe sur l'une, qui affirme l'égalité fondamentale de toutes les personnes, hommes et femmes, races diverses, qui

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les invite au partage du pain et du vin dans une solidarité universelle et concrète, qui réclame l'abolition des esclavages et de l'idolâtrie, etc., etc. Le plus souvent, la dénonciation morale n'en est restée qu'au niveau de la superficie de nudité féminine, aux relations extra-maritales, au manque d'obéissance face aux autorités diverses, à une violence dont on n'examine ni les causes ni la signification sociale. Il serait temps de passer à un autre niveau! Peut-être celui-ci rendrait-il plus croyable tout le discours éthique sur le cinéma.

     4. Nous pensons aussi que le cinéma peut servir d'instrument utile au niveau de l'intervention propre des chrétiens, celui de leur pastorale.

     Tout d'abord, malgré (et souvent à cause de) ses aspects de travestissement de la réalité, le cinéma reste un bon lieu de connaissance du pays réel (imaginaire surtout) sur lequel doivent porter les interventions. Le plus souvent confusément, mais parfois avec beaucoup de lumière, s'y expriment les recherches de sens de l'homme et, pour parler en langage goldmannien, ses «essais de donner une réponse significative à une situation particulière, (lesquels tendent) à créer un équilibre entre le sujet de l'action et l'objet sur lequel elle porte, le monde ambiant»11. Une connaissance donc des comportements de l'homme et de son milieu qui permet d'élucider les principales problématiques tant personnelles que collectives,

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condition essentielle pour une intervention pertinente sur les vrais problèmes.

     Ceci suppose la reconnaissance à son niveau (pas plus, mais pas moins) du cinéma, surtout national, comme «interlocuteur valable», quand il pose ses questions à la religion. Ce ne fut pas le cas dans notre brève histoire cinématographique. Oublions un peu la période de la première vague commerciale, quand il n'existait pas encore de critique organisée, mais soulignons deux cas où la méconnaissance fut quasi totale.

    En relisant l' important dossier (interview, analyse) que Séquences consacra à Pour la suite du monde de Pierre Perrault peu après sa sortie12, nous restons sidérés de voir comment les auteurs, volontairement ou non, par manque de sensibilité ou de connaissance, ont ignoré complètement le questionnement religieux que ce film pose d'une manière pourtant radicale. Ils ne semblent même pas avoir percu qu'il témoigne, par la simple vérité des personnes filmées à l'île aux  Coudres, d'une vision religieuse essentiellement mythique et préchrétienne, alors que la seule religion enseignée en ce lieu, le christianisme, devrait supposer une vision fondamentalement historique. Paradoxe qui aurait pu susciter quelques revisions doctrinales importantes! Mais il n’en fut rien.

    Deuxième cas, beaucoup plus récent (1972). Tranquillement, pas vite
de Guy-L. Coté et d'une communauté de base, film qui analyse les modes de

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regroupement et de fonctionnement de deux types de communautés chrétiennes au Québec, les paroisses et les communautés de base. Ici, les problématiques sont directement exposées à l'aide du langage habituellement compris par le monde religieux et le message se veut très explicite. Malgré tout, à cause de quelques images chocs, la «vérité» du document ne fut que partiellement reconnue de la part des autorités ecclésiales et cette partie se heurta à une attitude de non-recevoir13. Car ce film se situe parmi les «non-confortables»14 qui revendiquent une transformation de la réalité au nom de l'histoire.

     Nous ne mentionnons que ces deux cas plus explicites, mais presque tout le cinéma québécois (qui ne peut panoramiquer sur la terre d'ici sans rencontrer quelques clochers) devrait être considéré comme un interlocuteur questionnant et provoquer la recherche de réponses significatives. Sans oublier, évidemment, ces oeuvres intelligentes du cinéma étranger (de Bunuel, Pasolini, Jodorovski, Fellini, etc.) qui, pour poser des questions plus générales, n'en prennent pas moins de pertinence à cause de leur succès de diffusion dans le milieu. «Interlocuteurs valables», ces films le sont par leur démystification constante de tous les pouvoirs qui ne

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s'inscrivent pas dans des pratiques de solidarité, par leur iconoclasie et leur refus de l'idolâtrie, par leur rappel constant que personne ne possède la vérité pleine et entière, surtout en matière de religion. Saint Paul ne disait-il pas - phrase qui convient merveilleusement bien au cinéma «À présent, nous voyons dans un miroir, de façon confuse... ma connaissance est limitée...» (l Cor. 13, 12).

    «Dans un miroir, de façon confuse..», phrase qui donnait un titre, il y a quinze ans, à une assez merveilleuse recherche filmique du Suédois Bergmann, film fort méconnu ici. Miroir souvent déformant, parfois fidèle, mais miroir toujours révélateur que le cinéma. Mais encore faut-il accepter de se placer devant lui, de s'exposer honnêtement à sa «réflexion» et de recevoir sympathiquement ses reflets. Ensuite faut-il encore se donner les moyens intellectuels d'en faire une exégèse avec les mêmes disponibilité et esprit scientifique que l'on applique à l'étude des textes sacrés et historiques, sans confusion des genres et procédés narratifs, sans présupposés ou préjugés épistémologiques, sans barrières affectives.

     En plus de procurer cette meilleure connaissance du pays réel sur lequel portent les interventions pastorales, le cinéma peut aussi leur servir d'instrument efficace. Un film intelligent qui pose de bonnes questions à la religion pourra toujours servir d'amorce à des échanges fructueux sur un aspect ou l'autre du domaine religieux et permettre de creuser davantage certains niveaux. Il fournira un «vocabulaire» (images, symboles, mots, sons, expressions, etc.) pertinent à la composition du langage de l'intervention et à la formulation de propositions d'actions qui soient bien comprises par le milieu et, pour reprendre un vieux mot

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encore utilisé dans nos campagnes, «acharnées», c'est-à-dire ayant une emprise charnelle, viscérale (enracinée) sur les hommes et la réalité de ce pays15. Enfin, la diffusion ou la promotion de certains films à haut quotient de persuasion et à problématiques justes (nous pensons surtout ici aux meilleurs produits du nouveau cinéma comme L'heure des brasiers de Solanas et Getino, Le courage du peuple de Sanjines, le jeune cinéma suisse, allemand ou québécois) pourrait «inciter» à la mise en oeuvre d'un nouveau système de valeurs directement ou «anonymement» chrétiennes (à une nouvelle forme de «pratique religieuse» en somme) tout aussi bien sinon mieux que beaucoup de sermons oraux ou littéraires. En ce domaine, presque tout reste à inventer.

Pour la suite du monde

     C'est ainsi qu'en 1962, Louis Harvey définissait l'objectif de la reprise éphémère de la pêche aux marsouins à l'île aux Coudres. Pêche prétexte pour la réalisation du film de Perrault et Brault. Film à son tour prétexte pour poser, dix ans avant le Rapport Dumont, la problématique «héritage et projet». Problématique que dans son langage coloré et ses termes de référence scientifiques le chercheur Didier Dufour définira avec humour comme «la recherche des conditions écologiques permettant l'épanouissement des souris canadiennes-françaises catholiques» (dans

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Un pays sans bon sens du même Pierre Perrault (1971) !

     Pour la suite de quel monde? Pour quelle sorte de suite du monde? Deux questions inséparables l'une de l'autre. L'idéologie réformiste de notre Révolution tranquille a surtout mis de l'avant la seconde et ses praxis éducatives à tous les niveaux ont abouti à cette aberration de l'abandon de l'enseignement de l'histoire et partant, d'un manque flagrant de vision historique. Pour nous, cela explique en grande partie l'échec ou les demi-succès tant de la réforme de l'éducation que des pratiques en animation sociale et culturelle, lesquelles doivent, pour espérer un minimum d'efficacité, tenir compte du pays réel de l'intervention et des intervenants. Revenir à la première question (et la poser sereinement) nous apparaît une nécessité vitale, ne serait-ce que pour une plus grande précision de ces systèmes de comportements, modes de penser et codes symboliques dont il faut opérer la rupture; sans cette précision, on risque trop souvent de reproduire les mêmes structures idéologiques qui n'en sont que plus mystificatrices lorsque «habillées» de contenus à la mode16.

     Peut-être aussi pourrait-on reconnaître, dans cette réflexion sereine, que l'intelligence de nos pères a eu des moments d'incroyable lucidité sur les problèmes de l'homme d'ici; que leur génie, en plus de défricher des terres vierges et de bâtir des villes, a aussi défriché un champ culturel dont certains produits restent tout aussi agréables à

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contempler qu'utiles à une ouverture vers l'avenir; qu'enfin, c'est bien avant les années soixante qu'est née chez nous une tradition de luttes anti-impérialistes. Sans nostalgie et sans mythologiser ce génie et cette tradition, il faudrait pouvoir renouer avec son dynamisme tout en se donnant de nouveaux projets collectifs aptes à susciter 1'enthousiasme général.

     «Souris canadiennes-françaises catholiques...», disait Dufour. Avant même la fin du film Un pays sans bon sens, l'adjectif «canadiennes-françaises» se trouvait remplacé par «québécoises» et cela représentait une réalité vivante (encore davantage au moment où j'écris ces lignes, quelques jours après la première victoire électorale du Parti Québécois).

     «Catholiques», quant à lui, n'était remplacé par rien! Cela signifie-t-il que la réalité sous-jacente a disparu? Nous ne le pensons pas. Certaines apparences extérieures peut-être, entre autres un langage, une morale, l'unanimité des pensées, la massification de la pratique religieuse, le triomphalisme des manifestations collectives. Mais les structures de pensée qu'il définissait demeurent présentes de même que les intuitions spirituelles qu'il cherchait à incarner et le désir de communion collective qu'il s'efforcait de combler. Alors, par quel(s) terme(s) pourrons-nous le remplacer avec la même valeur de signification? Nous croyons que le temps n'est pas encore venu d'en proposer un ou plusieurs. Car préalablement, il faudra encore beaucoup creuser, analyser et comprendre les détails et l'ensemble de nos traditions culturelles et religieuses, en connaître mieux leurs conditions de production pour en mieux saisir la portée idéologique et finalement les «décaper» de leurs éléments accessoires et superflus pour en retrouver le souffle originel. Alors seulement

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pourra-t-on les remettre à leur place: soit dans le musée des «monuments inutiles» comme dit Alexis Tremblay de sa vieille horloge dans Le règne du jour de Pierre Perrault, soit sur le marché des valeurs utiles à la construction du présent et de l'avenir.

    C'est dans cette longue tâche du «décapage» de notre histoire culturelle et religieuse que nous voulons inscrire ce travail de recherche qu'à l'université on appelle un «mémoire». Justement, nous voudrions qu'il contribue, avec bien d'autres travaux du genre, à meubler notre mémoire collective d'une façon plus articulée tout autant qu'il a enrichi la nôtre. Nous voudrions que cette mémoire soit assumée, dégagée de ses éléments négatifs et libérée pour une nouvelle créativité. Ceci, pour que notre «suite du monde» évite les répétitions stériles et pour qu'elle ouvre toujours davantage à la nouveauté dynamique, de quelque horizon qu'elle nous parvienne.

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ANNEXE I : REGLEMENTS CONCERNANT LA CENSURE





     Directives du Bureau en fonction, le 11 mai 193117

     Bureau de Censure

     Extraits des minutes d'une assemblée du Bureau tenue le 11 mai 1931:  M.A. De Rousselle, secrétaire du Bureau, donne lecture d'une lettre de M. Charles Lanctot, Assistant procureur général en date du 4 avril 1931, concernant les nouvelles directives dans la censure des vues animées et des affiches annonçant ces vues, et ainsi conçue:

Québec, le 4 avril 1931.

M. Eugène Beaulac, président Bureau de Censure des Vues Animées, 701 rue St-Gabriel Montréal.

Monsieur,

Pour faire suite à ma lettre du 3 avril courant concernant les directives de réglement des vues animées et des affiches annonçant ces vues, je dois vous informer que le Bureau de Censure des vues animées doit maintenant suivre de nouvelles directives dans la censure des vues

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animées et des affiches concernant ces vues.

Veuillez me croire,

Votre tout dévoué

L'assistant Procureur général (Signé) Charles Lanctôt

Il est alors proposé par M. J. C. MacDiarmid et adopté unanimement que les directives suivantes soient observées pour la censure des films et des affiches.

Directives

Bureau de Censure des vues animées de la province de Québec

Principes généraux: Aucun film soumis à l'examen ne sera approuvé si dans l'opinion du Bureau de Censure des Vues animées, il amoindrit ou abaisse la morale dans l'esprit de ceux qui le voient. La sympathie de l'auditoire ne doit jamais donc être favorable au crime, aux criminels, à la violation et aux violateurs de la Loi. Les sujets de films soumis à l'examen du Bureau de Censure des Vues animées devront être des exemples de la vie ordinaire sujets aux lois et aux règles du contraste et de l'Art dramatique. Ce principe n'a toutefois aucunement pour but de restreindre l'imagination de l'auteur. La loi naturelle ou humaine ne devra jamais être ridiculisée et aucun film ne doit créer ou

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déterminer la sympathie envers la violation de la loi.
 

Principes particuliers:

Sexe:

a) Le Bureau de Censure des Vues animées devra avoir toujours en vue de faire respecter le mariage et de faire ressortir la valeur de la famille dans la société.

b) L'adultère, même s'il est nécessaire ou essentiel à l'intrigue d'un film,  ne devra pas être traité de façon trop claire ou explicite et présenté de manière attrayante. Le Bureau de Censure prohibera ce qui pourrait induire l'auditoire à l'imitation.

c) L'infidélité, en ce qui a trait à l'état matrimonial, ne sera pas permise à moins que le film ne comporte la leçon morale qu'elle est mauvaise et toujours punie de manière à décourager toute imitation.

d) Le divorce ne devra jamais être présenté de façon attrayante et utilisé comme propagande pour induire à rompre l'union matrimoniale. Les allusions au divorce sont permises dans le dialogue.

e) Les scènes exprimant, sans nécessité, un amour trop passionné ne seront tolérées que dans la mesure où elles seront nécessaires à l'intrigue, pourvu que cela ne viole pas les règles élémentaires de la morale.

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f) La perversion sexuelle, la traite des blanches, les scènes d'accouchement, l'allaitement au sein des enfants en public, l'exposition des organes génitaux seront prophibés.

Crimes:

Le meurtre et l'homicide involontaire comme effets scéniques ne seront acceptés que s'ils sont essentiels à l'intrigue d'un film. Ils ne devront jamais être accompagnés de détails, et tout ce qui pourrait induire les esprits faibles à l'imitation sera prohibé. Le meurtre de revanche est interdit.

Méthodes criminelles:

Tout détail sur le vol, le brigandage, le dynamitage des coffres-forts et des voûtes de sûreté est prohibé. Tout détail sur la manière de préméditer et d'allumer les incendies est interdit.
L'usage des armes à feu est restreint à l'essentiel.

Religion:

a)  Tout film ridiculisant la Religion ou la Foi religieuse est  interdit.

b) Aucun prêtre, ministre de quelque religion que ce soit ne devra être tourné en ridicule ni placé

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 dans une situation compromettante. Les prêtres et les ministres de la religion ne devront pas être présentés dans un film dans les rôles de comiques ou de traîtres.

c) Les cérémonies de toutes les religions devront être traitées avec le plus grand respect.

Patriotisme:

Le patriotisme national sera constamment respecté et l'Histoire, les institutions et les hommes éminents des autres pays seront présentés honnêtement et loyalement. Cet article ne restreint pas cependant les sujets de film où l'on traite d'une période historique tout en donnant une large part au roman et à l'imagination. Dans ces cas, le producteur du film sera tenu d'insérer un titre mentionnant qu'il n'a pas l'intention de s'en tenir à la vraie version  historique enseignée dans les maisons d'éducation.

Loyauté envers le Roi:

Le Bureau de Censure sera rigide et sévère envers tout film tendant à diminuer la loyauté et le respect dus au Roi.

Bolchévisme et communisme:

Tout film de nature communiste et bolchéviste, même s'il est déguisé sous le manteau de l'art, sera  refusé.

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Dialogue:

Tout mot ou geste obscène, toute allusion, chanson, farce à double sens et trop crue, le blasphême, sont interdits.

Vulgarités:

Tout sujet trivial et déplaisant devra être traité avec goût et prudence et en ayant égard à la sensibilité de l'auditoire.

Costumes:

a) La nudité complète est toujours défendue, qu'elle soit réelle ou en silhouette, de même que tout dialogue ou personnage libertin ou lubrique.

b) Les costumes de danse du genre doivent toujours être conformes au bon goût et inoffensifs à la décence.

Cruautés:

Les sujets suivants devront être traités avec beaucoup de prudence et dans les limites du bon goût:
a) Pendaison
b) Méthodes d'interrogation d'accusés pour obtenir des aveux.

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c) Toute brutalité.
d) La cruauté envers les femmes, les enfants, les animaux.

Séries:

Cinquante pour cent de toutes les séries devront être présentées au même examen de façon à ce que le Bureau de Censure puisse se former une idée des épisodes à suivre.

Comédies:

Les comédies devront être de la même tenue morale que les autres films. En examinant ce genre de films, les membres du Bureau de Censure seront indulgents dans l'application des règlements.

Copies du dialogue:

Le président du Bureau de Censure pourra, s'il le juge à propos, exiger, avant l'examen d'un film, la production d'une copie du dialogue du dit film. Cette copie sera remise au propriétaire ou distributeur immédiatement après l'examen.

Département des affiches:

Le Bureau de Censure refusera son approbation à toute affiche suggestive, obcène, indécente, représentant des scènes où l'on voit des armes à feu, de pendaison, d'électrocution, de suicide, de meurtre, d'hommes, de femmes demi-nues ou en position suggestive de baisers trop passionnés.

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ANNEXE II

Centre catholique national du Cinéma, de la Radio et de la Télevision

Explication des cotes morales

Tous

 Films qui peuvent être vus sans danger par tous, y compris les enfants même s'ils ne sont pas accompagnés.

 Le thème et les idées secondaires sont irréprochables au point de vue moral. Le dialogue ne contient aucune partie répréhensible par rapport aux jeunes. Les images et les scènes, notamment les manifestations sentimentales, ne sont admises que dans la mesure où elles n'étonneraient pas dans la vie familiale de chez nous; non plus que ne sont tolérés les éléments de nature à affecter le psychisme de l'enfant.

 Les détails anti-éducatifs ne sont acceptés que lorsqu'ils sont corrigés par le contexte ou vraiment sans importance dans un ensemble sain et positif.

 La portée morale de ces films est bonne, ne fût-ce que du seul fait qu'ils constituent une saine détente pour les enfants; ils ne peuvent donc exercer sur eux aucune inlluence délétère.

Adultes et adolescents

 Films qui peuvent être vus par tous les spectateurs, y compris les adolescents (16 ans et plus).

Le thème et les idées secondaires sont bons ou inoffensifs. Le dialogue, les images et les scènes

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demeurent discrets; les manifestations de l'amour sont celles dont on n'aurait pas à rougir, en public, dans notre milieu.

 Sont considérés comme particulièrement dangereux pour l'adolescence a) sur le plan des images: agissements de jeunes délinquants, attitudes déplacées, étreintes et baisers lascifs, costumes indécents, ainsi que b) sur le plan du dialogue et des idées: tout ce qui exprime un mépris de la loi, de l'autorité et de la morale.

 La portée morale de ces films est bonne, ne fût-ce encore ici que du seul fait qu'ils constituent une saine détente.

Adultes

 Films qui, présentant des problèmes moraux d'adultes, ne conviennent qu'aux gens qui possèdent une certaine expérience de la vie et qui ont atteint un degré moyen de maturité intellectuelle, morale et spirituelle.

 Le thème ou idée principale n'est jamais immoral, mais certaines idées secondaires peuvent l'être, le film décrivant la vie telle qu'elle est, avec ses misères et ses tares; toutefois celles-ci ne sont pas montrées sous un jour sympathique et sont plutôt désapprouvées ou du moins présentées sans insistance.

 Parmi les autres éléments (images, scènes, dialogue, musique, etc.), les bons dominent et aucun élément mauvais n'est intolérable, v. g. images ou scènes suggestives, paroles ou attitudes outrageantes pour la religion, sadisme. On classera notamment dans cette catégorie les films dont la valeur récréative atténue, pour les adultes un peu expérimentés, l'absence d'un thème positif et les films qui présentent des images réalistes dont l'effet, quoique bénin pour les adultes, pourrait être nocif pour les adolescents

 Portée morale du film dans son ensemble: bonne ou du moins inoffensive. Les adultes n'en tireront pas d'impression malsaine à condition de réfléchir et de réagir.

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Adultes avec réserves

 Films qui ne conviennent qu'aux adultes qui possèdent une formation supérieure à la moyenne sur les plans intellectuel, moral et spirituel. Il ne s'agit donc ici que d'une minorité du public qui fréquente les salles de cinéma. Ces films ne conviennent jamais aux adolescents.

 Le thème, ou idée principale, n'est pas franchement immoral, mais peut sérieusement prêter à confusion. Ou encore parmi les idées secondaires et les autres éléments il y en a d'immoraux qui ne sont pas désapprouvés; leur appréciation ne dépend plus que du jugement des spectateurs. Comme exemples, mentionnons: la présentation objective, quoique en incidence, du suicide, de l'amour libre, du divorce, etc.; un dialogue grivois, des excès de violence ou de brutalité. Aucun élément mauvais, tant sur le plan des idées que sur celui des images, n'est cependant intolérable.

Portée morale du film dans son ensemble:

a) pour les adultes ayant cette formation supérieure: généralement bonne ou inoffensive.

b) pour les autres personnes, même adultes: généralement dangereuse. Les dangers peuvent être plus ou moins grands selon la gravité des réserves.

À déconseiller

 Films ne pouvant que nuire à la majorité des adultes et porter préjudice à la santé morale et spirituelle de la société. Même les adultes dont il est question dans la cote précédente (adultes avec réserves), s'abstiendront de voir de tels films sans motifs vraiment sérieux. Pour les adolescents ils sont absolument inadmissibles.

 L'immoralité peut se trouver soit dans le thème soit dans les idées secondaires, soit encore dans les autres éléments même si la nocivité est atténuée par certains bons éléments, ou encore par la valeur artistique de l'œuvre, on rangera dans cette catégorie les films qui présentent

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comme naturelles et saines des idées fausses, ceux qui proposeut comme solution normale nux problèmes de la vie: le suicide, le meurtre, l'adultère, I'amour libre, le divorce, et cela intégré comme une composante essentielle du thème sans aucun correctif par ailleurs; les films dont le climat est nettement malsain; ceux dont la conclusion est délibérément noire, pessimiste; les films où un élément mauvais est intolérable.

 Portée morale du film dans son ensemble: généralement mauvaise pour tous les publics. Toutefois, si les éléments mauvais sont du côté des idées et non pas des images, la nocivité pourra être corrigée dans certaincs conditions spéciales, v.g. discussion du film par des spectateurs avertis avec la présence de personnes de doctrine sûre. Même si certains spectateurs, pour des raisons qui leur sont particulières, pouvaient, sans danger moral, voir l'un ou l'autre film coté à déconseiller il leur faudrait quand même, à moins de motifs graves, s'en abstenir. Leur présence à de tels films pourrait facilement être une cause de scandale sans compter que leur billet d'entrée est un encouragement et un vote pour la production d'autres œuvres de même nature. Des films ayant cette cote morale ne devraient jamais être projetés dans les salles publiques de cinéma ni à la télévision, fût-ce tard dans la soirée.

À proscrire

 Films nettement condamnables aux points de vue moral et religieux. Les catholiques ne doivent pas voir ces films; ils doivent même les combattre, en tenant compte, toutefois, dans les moyens utilisés, des règles de la prudence.

 Le thème et le message sont délibérément mauvais ou subversifs (films qui prônent le mal); ou encore l'un ou l'autre des autres éléments est absolument immoral,  v.g. images pornographiques, dialogue athéiste, déification de l'amour charnel, etc. On classera dans cette catégorie les films qui attaquent la religion ou qui la rendent méprisable, odieuse ou ridicule; qui font complaisamment étalage de vices, de crimes ou de dérèglements, sans la compensation d'éléments bons

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de réelle valeur ou sans atténuation sensible de l'impression mauvaise par le ton burlesque, l'ambiance d'invraisemblance ou le caractère historique.

 Portée morale du film dans son ensemble: nettement mauvaise pour tous les publics. Bien qu'on puisse imaginer la possibilité de correction des erreurs en ce qui conccrne les idées exprimées (comme pour les films à déconseiller), en pratique les catholiques doivent s'abstenir de voir de tels films; on ne peut collaborer d'aucune façon avec ceux qui se donnent comme mission de répandre le mal, qu'ils le fassent consciemment ou non.

 Exceptions: les personnes qui doivent voir ces films par devoir professionnel: les censeurs, les membres de la Commission nationale de classification morale, les professionnels et les spécialistes du cinéma en autant que c'est nécessaire à leur travail, encore que pour tous subsiste l'obligation de ne pas s'exposer témérairement au danger de pécher.
 
 

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BIBLIOGRAPHIE

Notes (en janvier 2000) : cette bibliographie présente quelques erreurs de présentation selon les normes en vigueur depuis l'arrivée des micro-ordinateurs. Je ne l'ai pas réécrite, mais j'ai néanmoins souligné les titres d'oeuvres. Aujourd'hui, je classerais un peu différemment les diverses entrées.

L'essentiel de ce travail ayant été écrit entre 1973 et 1975, il ne faut pas s'étonner de ne pas y retrouver certains ouvrages majeurs pour ce sujet (Bélanger, Lacasse, Véronneau, etc). À la fin de cette bibliographie, j'ai inscrit les titres principaux  qui concernent le sujet du mémoire. Pour ce qui est de l'histoire générale du cinéma au Québec, on trouvera une abondante bibliographie dans mon Histoire générale du cinéma au Québec, publiée chez Boréal en 1995 (on peut la compléter, pour ce qui est des ouvrages plus récents, en allant voir le plan de cours du cinéma québécois dans la section consacrée à l'enseignement du cinéma.)

I. HISTOIRE GENERALE ET THEORIES DU CINEMA

Bardèche, M. et Brasillach, R., Histoire du Cinéma, Denoel, Paris 1953-54, 2 vol. Réimpression dans Le livre de poche encyclopédique, Paris, 1964.

Brecht, Bertolt, Sur le cinéma, L'Arche, Paris, 1970, 246 pages.

Cohen-Séat, Gilbert, Essai sur les principes d'une philosophie du cinéma, PUF, Paris, 1958.

Cohen-Séat, G. et Fougeyrollas, Pierre, L'action sur l'homme: Cinéma et télévision, Denoel, Paris, 1961, 167 pages.

Coll., L'enseignement du cinéma, Université Lyon 2, 1974, 91 pages.

Degand, Claude, Le cinéma ... cette industrie, Editions techniques et économiques, Paris, 1972, 272 pages.

Epstein, Jean, Le cinéma du diable, Editions Jacques Melot, Paris, 1974, 235 pages.

Goldmann, Lucien, Pour une sociologie du roman, Idées NRF, Gallimard, Paris, 1964, 373 pages.

Hennebelle, Guy, Quinze ans de cinéma mondial, 7e art, Cerf, Paris, 1975, 425 pages.

Lebel, Jean-Patrick, Cinéma et idéologie, Editions sociales, Paris, 1971, 243 pages.

Macgowan, Kenneth, Behind the Screen, Delta Book, New York, 1965, 528 pages.

Morin, Edgar, Le cinéma ou l'homme imaginaire, Editions de Minuit, Paris, 1958, 250 pages.

- Les Stars, 3e édition, Points (Seuil), Paris, 1972, 190 pages.

Prédal, René, Le cinéma fantastique, Cinéma Club, Seghers, Paris 1970, 353 pages.

RÉGIS, Louis-Marie et autres, Mémoire du comité provisoire pour l'étude de la censure au Québec, Québec, 21 février 1962, 124 p.

266

Sadoul, Georges, Histoire générale du cinéma, Denoe, Paris,
1947-1954, 3e édition 1973, 6 volumes.

Schramm, W. (ed.), Mass Communications, University of Illinois
Press, Urbana, Chicago, London, 1960, 695 pages.

Solanas, F. et Getino, O., «Vers un troisième cinéma», Tricontinental, no 3, 1569. Reproduit pour l'essentiel dans Quinze ans de cinéma mondial de Guy Hennebelle

Vertov, Dziga, Articles, journaux, projets, 10/18, Paris,1972, 442 pages.

Zimmer, Christian, Cinéma et politique Cinéma 2000/ Seghers, 1974, 371 pages.

Zukor, Adolph, Le public n'a jamais tort, Corrêa, Paris, 1954, 317 pages.

II. INTERVENTIONS DE l'EGLISE UNIVERSELLE ET DE QUELQUES EGLISES NATIONALES

_____ Office Catholique international du cinématographe, Bruxelles, 1936, 8 pages.

_____ How to judge the morality of motion picture, National Catholic Welfare Conference, Washington, D.C., 8 pages.

_____ Les moyens de communication sociale, (instruction pastorale), Fidès, Montréal, 1971, 62 pages.

Agel, Henri et Amédée Ayfre, Le cinéma et le sacré, 7e art, Cerf, Paris, 1953, 144 pages.

Ayfre, Amédée, Dieu au cinéma, (problèmes esthétiques du film religieux), Presses Universitaires de France, 1953, 210 pages.

Ayfre, A. et al., Cinéma télévision et pastorale, Recherches pastorales 7, Fleurus, Paris, 1964 158 pages.

Coll., "La Passion du Christ comme thème cinématographique"
Etudes cinématographiques, nos l0-ll, 1961, 240 pages

Commission pontificale pour le cinéma, la radio et la télévision,
Le cinéma dans l'enseignement de l’Église,  Cité du Vatican, 1955, 558 pages

267
Dulles, A., The Legion of Decency, America Press, New York, 1956, 31 pages.

Ford, Charles, Le cinéma au service de la foi, Plon, col. Présences, Paris, 1953, 256 pages.

OCIC, Les Catholiques parlent du cinéma, Editions Universitaires, Paris-Bruxelles, 1948, 384 pages (Actes du 4e congrès international de 1'OCIC tenu à Bruxelles du 16 au 22 juin 1947.

Paul VI, Décret sur les moyens de communication sociale (Inter mirifica), promulgue à Rome le 4 décembre 1963, Ed. Bellarmin, Montréal 1963, 11 pages.

Pie XI, Le cinéma-Encyclique Vigilanti Cura, Oeuvre des Tracts 207, Montréal, 1936, 16 pages.

Pie XII, «Lettre encyclique Miranda Prorsus sur le cinéma, la radio et la télévision», Actes Pontificaux 88, Institut Social Populaire, Montréal, 1957, 31 pages.

- L'art du cinéma et Le film idéal, Actes Pontificaux 74, Institut Social Populaire, Montréal, 1955, p. 1-27.

Pinto de Oliveira, D.J., Information et propagande, Responsabilités chrétiennes, Cerf, Paris, 1968, 416 pages.

Warlomont, P., Face aux deux écrans, Casterman, Tournai, Paris, 1954.
 

III. HISTOIRE ET THEORIES DU CINEMA AU QUEBEC
 

______ Mémoire du comité provisoire pour l'étude de la censure au cinéma (Rapport Régis), Québec, 1962.

______ Rapport de la commission royale d'enquête sur l'enseignement dans la province de Québec, Rapport Parent), tome III, vol. 3, Québec, 1964, 391 pages; chapitre sur le cinéma:101-110.

1. Ouvrages et brochures:

Bouchard, René, Filmographie d'Albert Tessier, Editions du Boréal Express, Montréal, Québec, 1973, 179 pages.

Brûlé, Michel, Pierre Perrault ou un cinéma national, Presses de l'Université de Montréal, 1974, 153 pages.

268
Brûlé, Michel et al., «Pour une sociologie du cinéma», numéro spécial de Sociologie et sociétés, vol. 8, no 1, avril 1976, Les Presses de l'Université de Montréal, 143 pages.

Collectif, Champ libre, 4 numéros, Montréal, 1971-1973.

Comité d'action cinématographique, Rencontres internationales pour un nouveau cinéma, 4 cahiers: 1. Projets et résolutions, 2. Répertoire des groupes, 3. Conférences et textes, bibliographie, 4. Dossier de presse. Préparés par André Pâquet avec l'aide de Andrée Dandurand, Carol Faucher, Dario Pulgar, Montréal, 1975.

Daudelin, Robert, Vingt ans de cinéma au Canada français, Ministère des Affaires Culturelles, Québec, 1967, 69 pages.

Lafrance, André (avec la collaboration de Gilles Marsolais), Cinéma d'ici, Léméac et Droits dérivés de Radio-Canada, Montréal, 1973, 216 pages.

Lever, Yves, Cinéma et société québécoise, Ed. du Jour, Montréal, 1972, 203 pages.

Marsolais, Gilles, L'aventure du cinéma direct, Cinéma club Seghers, Paris, ]974, 500 pages.

  -  Le cinéma canadien, Ed. du Jour, Montréal, 1968, 160 pages.

Pâquet, André, Comment faire ou ne pas faire un film canadien, La cinémathèque canadienne, Montreal, 1967, non paginé.

Perrault, Pierre, Un pays sans bon sens, (transcription des dialogues du film et commentaires , Lidec, Montréal, 1972, 247 pages.

2. Articles cités

______ «Expériences canadiennes», Découpages, no 1, mars 1950, p. 37-38.

Brûlé, Michel, «Trente ans d'avant-premières pour un cinéma neuf sur une société neuve», Forces, no 25, 4e trimestre 1973, p. 23-34.

Dansereau, Fernand, «La situation du cinéma au Québec», texte ronéotypé de 18 pages dans la série des Dossiers nationaux préparés pour les participants des Rencontres internationales pour un nouveau cinéma, à Montréal, 2-8 juin, 1974.

269.
Demers, Pierre, «Michel Vergnes et le service de Ciné-Photographie», interview, Cinéma Québec, vol. 3, no 4, 1974, p. 28-34.

  -   «Un pionnier du documentaire québécois: l'abbé Maurice Proulx», Cinéma Québec, vol. 4, no 6, 1975, p. 17-34.

Lefebvre, Jean Pierre, «Les années folles de la critique ou petite histoire des revues de cinéma au Québec», Objectif, octobre- novembre 1964, p. 42-46.

Lever, Yves, «L'acharnation du cinéma québécois», Critère, no10 (sur l'enracinement), janvier 1974, p. 112-120.

Lévesque, Robert, «Les films de l'abbé Proulx, les seules images du
 Québec de Duplessis», Québec-Presse, 10 février 1974, p. 23.
 

3. Sources manuscrites

 Documents des archives du Bureau de Surveillance du Cinéma du Québec.
 

IV. INTERVENTIONS DE L'EGLISE QUEBECOISE

1. Ouvrages et brochures

Archambault, P., s.j., Parents chrétiens, sauvez vos enfants du cinéma meurtrier, Oeuvre des Tracts no 91, Montréal, 1927,
 16 pages.

Bonneville, Léo, Le ciné-club, Fidès, Montréal, 1968, 216 pages.

Centre Catholique National du Cinéma, de la Radio et de la télévision, Recueil des Films (de 1957 à 1960), De 1961 à 1966, les Recueils furent publiés par l'Office Catholique National  des Techniques de Diffusion, et depuis 1967, par l'Office des Communications Sociales.

Centre diocésain du cinéma, de la radio et de la télévision, de
 Montréal, Recueil des films de 1955-1956, Ed. Bellarmin,
 Montréal, 1957, 362 pages.

Clément, Gabriel, Histoire de l'Action Catholique au Canada français, 2e annexe au Rapport Dumont), Fidès, Montréal, 1972, 331 pages.

Coll., La place des enfants n'est au cinéma, Ecole sociale populaire 238, Montréal, 1933, 32 pages.

270
Coll., Le rapport Boyer sur le cinéma - Quelques appréciations et commentaires, Oeuvre des Tracts 100, Montréal, 1927, 16 pages.

 Coll., Influence de la Presse, du Cinéma, de la Radio et de la Télévision (comptes rendu de la 34e Semaine Sociale), Institut social populaire, 1957, Montréal, 242 pages.

Comité des Oeuvres Catholiques de Montréal, Doit-on laisser les enfants entrer au cinéma?, Oeuvre des Tracts 236, Montreal, 1939, 16 pages.

Dubuc, Jean-Guy, Mass-media: pour ou contre Dieu?, Beauchemin, Montréal, 1971, 121 pages.

Dupont, Antonin, Les relations entre 1'Eglise et l'Etat sous Louis- Alexandre Taschereau 1920-1936, Guérin, Montréal, 1973, 366 pages.

Gay, Paul, c.s.sp., Les catholiques et le cinéma, Centre catholique, Université d'Ottawa, 1955, 16 pages.

Hamel, Oscar, Le cinéma, Ecole sociale populaire 170, Montréal 1928, 30 pages.

- Notre cinéma Pourquoi nous le jugeonsimmoral, Montréal, 1928, 64 pages (édition completée et réservée de Le cinéma).

Harbour, chanoine, Dimanche vs cinéma, Oeuvre des Tracts 97, Montréal, 1927, 16 pages.

Jacob, Evariste, Le cinéma et l'adolescent, Fidès, Montréal, 1962, 192 pages.

Lefebvre, Euclide, Le cinéma corrupteur, Oeuvre des Tracts 13, Montréal, 1921, 16 pages.

Office Catholique National des Techniques de Diffusion, Mémoire présenté à la Commission Parent, Montréal, 1962, 67 pages.

Pelland, Léo, Comment lutter contre le mauvais cinéma, Oeuvre des Tracts 84, Montréal, 1926, 16 pages.

Vachet, abbé A., Catholicisme et cinéma, Editions de Renaissances Films Distribution Inc., Montréal, 24 pages (non daté, mais vraisemblablement entre 1947 et 1950.

271
Villeneuve, S.E. le Cardinal, Le cinéma, périls-réactions, (texte de sa conférence radiodiffusée du 27 septembre 1937 à Radio-Canada), Tract no 13, Action Catholique, Québec, 1937, 28 pages.

2. Articles cités

_____ «Communiqué de l'assemblée épiscopale», Semaine religieuse de Montréal,17 juillet 1947, p. 722.

_____ «Contre le cinéma démoralisateur», Semaine religieuse de Québec, 13 avril 1916, pp. 495-496.

_____ «Introduction», Découpages, vol. 1, no 1, 1950, p. 1.

_____ «Le cinéma éducatif», Semaine religieuse de Montréal, 28 fevrier, 1940, p. 159-160.

_____ «Le cinématographe et la morale publique», Semaine religieuse de Montréal, ler mai 1911, p. 303.

_____ «Les délassements du dimanche», Semaine religieuse de Montréal, 10 novembre 1913, p. 299-301.

_____  «Lettre pastorale de nos Seigneurs les Archevêques et Evêques de la province civile de Québec sur la sanctification du dimanche», 21 novembre 1927, Semaine religieuse de Québec, ler décembre 1927, p. 210-212.

_____ «Nouvelles et activités des ciné-clubs», Séquences, no 2, décembre 1955, p. 24-25.

_____ «Pourquoi nous sommes contre les vues», Semaine religieuse de Québec, 25 octobre 1917, p. 128.

_____ «Présentation», Séquences, no 1, octobre 1955, p. 1-2.

_____ «Une résolution adoptée par le Cercle Catholique des voyageurs de commerce», Semaine religieuse de Québec, 22 mars 1917, p. 463-464.

Assemblée épiscopale de la province civile de Québec, «Communiqué au sujet de Rex-Film», Semaine religieuse de Québec, 22 novembre 1956, p. 178-179.

Bastien, Hermas, «Le cinéma déformateur», Action française, mars 1927, p. 167-169.

272
Bernard, Harry, «Théâtre et cinéma» (chronique: «L'ennemi dans la place»), Action francaise, août 1924, p. 69-80.

Bernard, Mgr Jean, «Juger chrétiennement le cinéma», Séquences, no 24, février 1961, p. 19-20.

Blain, Gilles, «La critique cinématographique catholique», Séquences, no 12, février 1958, p. 23-28.

Blain, Gilles, Bonneville, Léo et Lever Y., «Ne pas se laisser embobiner», dossier de la revue L'Oratoire, mai 1973, p. 725.

Bonneville, Léo, «De la censure», (éditorial), Séquences, no 12, 1958, p. 1-2.

- «Entretien avec Pierre Perrault», Séquences, no 34, 1963, p. 24-44 et 75.

 - «Le centre catholique du cinéma et les ciné-clubs étudiants», Ciné-Orientations, vol. 1, no 3, 1955, p. 33-35.

 -      «Tranquillement, pas vite» (analyse), Séquences, no 69, avril 1962, p. 42-43.

Bruchési, Mgr, «Les maux de l'heure présente», Semaine religieuse de Montréal, 18 avril 1921, p. 247248.

 - «Mandement sur la sanctification du dimanche», Semaine religieuse de Montréal, 9 décembre 1907, p. 453-454.

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Coll., Études pastorales 74, Presses de l’Université de Montréal, 1974, 247 pages.

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Grand'Maison, Jacques, Symboliques d'hier et d'aujourd'hui,
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Bibliographie complémentaire (an 2000)

Association québécoise des études cinématographiques, Cinéma et sexualité, Québec, Prospec, 1988, 172 p. ill. (Actes du colloque de 1987)

BLOUIN, Jean, «L'incendie du Laurier Palace, ce fut beaucoup plus que la mort de 78 enfants», Montréal, Perspectives, 8 janvier 1977.

BONNEVILLE, Léo, «Entretien avec Paul L'Anglais», Montréal, Séquences, 106, octobre 1981,  p. 4-12.

BOUCHARD, René, «Un précurseur du cinéma direct: Mgr Albert Tessier», Montréal, Cinéma Québec,  51, 52, p. 19-23, 27-33.

BOURRASSA, André-G. et Jean-Marc Larrue, Les nuits de la «main». Cent ans de spectacles sur le boulevard Saint-Laurent (1891-1991), Montréal, VLB éditeur, 1993, 361 p. ill.

BOYER, Louis (Juge, commissaire enquêteur), Rapport de la Commission royale chargée de faire enquête sur l'incendie du «Laurier Palace» et sur certaines autres matières d'intérêt général, Québec, 1927, 31 p.

CHARTIER, Luc et autres, Rétrospective Maurice Proulx, Québec, Ministère des Communications, 1978, 56 p.

CLOUTIER Léo et autres, Rétrospective Albert Tessier, Québec, Éditeur officiel, 1977, 63 p.

COULOMBE, Michel, Marcel JEAN (et 70 collaborateurs), Dictionnaire du cinéma québécois, Montréal, Boréal, 1999, 721 p., ill.

De KONINCK, Marie-Charlotte et autres, Jamais plus comme avant! Le Québec de 1945 à 1960, Montréal, Fides et Musée de la civilisation, Québec, 1995, chapitre 5, «L'orphelin et l'étranger, semeurs de modernité», par Yves Lever, p. 123-140.

DEMERS, Pierre, «Le cinéma catholique», Montréal, Cinéma Québec, vol. 4, no 3,  1975, p. 28-32.

DENEAULT, Jocelyne, Dans l'ombre des projecteurs, Les Québécoises et le cinéma, Presses de l’Université du québec, 1996, 245 p.

DENAULT, Jocelyne, «Les Québécoises derrière la caméra», Dires, vol. 1, no 1, 1983, p. 42-46.

DESMARAIS, Jean-Pierre, Révélations d'un survenant du cinéma, Montréal, Éditions Lumière, 1982, 277 p., ill.

GAUDREAULT, André, Germain LACASSE et Jean-Pierre SIROIS-TRAHAN, Au pays des ennemis du cinéma, Québec, Nuit Blanche éditeur, 1996, 215 p., ill.

LACASSE, Germain, avec la collaboration de Serge DUIGOU, L'Historiographe (Les débuts du spectacle cinématographique au Québec), Montréal, Cinémathèque québécoise, 1985, 60 p., ill. (Les Dossiers de la Cinémathèque, 15).

LACASSE, Germain, Histoire de scopes, Montréal, Cinémathèque québécoise, 1988, 108 p.

TREMBLAY-DAVIAULT, Christiane,  Un cinéma orphelin, structures mentales et sociales du cinéma québécois: 1942-1953,  Montréal, Québec-Amérique, 1981, 357 p., ill.

WEINMANN, Heinz, Cinéma de l'imaginaire québécois, Montréal, L'Hexagone, 273 p., ill.
 

Quelques films importants :

Herménégilde (Herménégilde Lavoie). Réalisé par Richard Lavoie. Produit par Richard Lavoie Inc. pour Radio-Canada. 1976, 16 mm couleur, 57 minutes.

Jean-Marie Poitevin ou la folle aventure.  Réalisé par Louis Ricard. Produit par Les Films Cénatos pour Radio-Canada. 1977. 16 mm couleurs. 58 minutes.

La conquête du grand écran, l'aventure du cinéma québécois (1896-1996), film d'André Gladu dressant un panorama historique du cinéma québécois. Produit par Nanook Films en collaboration avec l'Office national du film. 1996. 108 minutes.


1. Dossiers nationaux, textes ronéotypés remis aux participants des
Rencontres internationales pour un nouveau cinéma, Montreal, 2 - 8 juin 1974
2. Cette expression est de Louis Harvey, un des principaux personnages du premier long métrage de Pierre Perrault et Michel Brault. Ceux-ci l'ont retenue pour titrer ce film: Pour la suite du monde.
3. Ne mentionnons ici, pour exemple, que: Brecht, Bertolt, Sur le cinéma; Lebel, Jean-Patrick, Cinéma et idéologie; Cohen-Séat, Gilbert et Fougeyrollas, Pierre, L'action sur l'homme: Cinéma et télévision; Les quatre numéros de la revue Champ libre, Montréal, 1971-1973; des dizaines d'articles à ce sujet dans les Cahiers du cinéma, Cinéthique, etc.
4. Sur le cinéma, p. 107
5. Voir p. 74-79 de la première partie
6. Ne mentionnons ici, parmi les meilleurs exemples, que Guy Hennebelle, Quinze ans de cinéma mondial, 1975; «Pour une sociologie du cinéma», numéro spécial de Sociologie et sociétés, vol. 8, no 1, avril 1976; Rencontres Internationales pour un nouveau cinéma (à Montréal 1974) 4 cahiers publiés en 1975 par le Comité d'action cinématographique.
7. En citant quelgues titres de paragraphes de l'étude de Guy liennebelle, soulignons les principales avenues de recherche: «le laquage de la réalité», «illustration exacerbée de l'individualisme», «manipulation des émotions», «la falsification historique»,«l'oppression de la femme», «la mythridatisation de la violence», «le racisme», etc..
8. C'est le titre d'un livre de Jean-Guy Dubuc publié chez Beauchemin, Montréal, 1971. Disons, pour être juste, qu'il ne se trouve pas que des considérations idéalistes dans cet ouvrage.
9. Rencontres Internationales pour un nouveau cinéma, cahier 3, p. 29-40.
10. Cité dans le numéro 241 de Fêtes et saisons ( janvier 1970) consacré au cinéma, p 29
11. Pour une sociologie du roman, p. 338.
12. Séquences no 34, oct. 1963; interview réalisée par Léo Bonneville, analyse par Sr S-Marie-Eleuthère et Albert Fèche, p. 24-50 et 75
13. Critique de L'Eglise de Montréal par Jean-Paul Rivet, 3 février 1972; la réaction du Cardinal Roy de Québec rapportée dans Le Soleil du 18 mars 1972; Séquences, avril 1972, p. 42-43; Lettre d'un groupe de catéchètes de L'Office québécois de catéchèse dans Le Devoir du 12 février 1972.
14. «... diviser les films en deux: ceux qui sont confortables et ceux qui ne le sont pas; les premiers sont tous abjects, les autres plus ou moins positifs.» Jacques Rivette, cité par P. Straram, Cinéma Québec, no 44, p. 36.
15. Nous avons dégagé les grandes lignes de cette «acharnation» dans notre étude «L'acharnation du cinéma québécois» publiée dans le numéro l0 de la revue Critère portant sur «L'enracinement», janvier 1974, p. 112-120.
16. Nous avons démontré ce phénomène dans notre critique des films Les colombes de Jean-Claude Lord dans Relations 375, oct. 1972, p 284-285, et Taureau de Clément Perron dans Relations 380, mars 1973, p 89-91
17. Document d'archives du Bureau de surveillance du cinéma de Québec