Partir pour la Nouvelle-France et les deux métiers de Mathurin Roy
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Premier acte démontrant la présence de Mathurin Roy en Nouvelle-France |
La première fois que le nom de Mathurin Roy fut mentionné dans les registres religieux en terre de la Nouvelle-France serait en 1647 et d'après le P.R.D.H ( Programme de recherche en démographie historique) qui fait la transcription des actes religieux tels que les mariages, naissances et sépultures etc, Mathurin Roy, agit comme témoin au mariage de Julien Petau et de Marie Peltier, le 4 mars 1647 à Québec.
Une de mes premières interrogations fut donc l'année de son arrivée en Nouvelle-France. Nous savons que les voyages de la France au Canada ne se faisaient que durant la saison chaude évitant ainsi d'être pris dans les glaces et que ceux-ci prenaient environ 3 mois à se faire. Ne serait-il pas logique de croire que Mathurin Roy serait parti de la France, vers la fin de l'été de l'année 1646 ? Autrement il aurait parti de La Rochelle au mois de janvier 1647 et ce en plein hiver.
Comme le laisse entrevoir, Robert Provost dans un article paru dans La Presse de Montréal, édition du samedi le 18 février 1995 et paru également dans la revue Les Souches Vol 01 numéro 04. Mathurin Roy aurait arrivé avec sa famille: sa femme Marguerite Biré ainsi que 3 enfants. L'hypothèse peut s'avérer inexacte suite à certains faits qui nous ont été portés à notre intention.
D'abord, il semblerait que Mathurin Roy soit venu seul en Nouvelle-France comme le stipule l'acte de mariage Petau-Peltier et qu'il est retourné en France par la suite. Voici un fait qui pourrait prouver cette hypothèse: Suite au voyage Retour aux sources effectué par des membres de l'Association des Familles Roy d'Amérique, un document sur l'ancêtre Mathurin Roy leur fut remis par la Société d'histoire et de généalogie de La Rochelle, France. Ce document mentionne qu'un de ses enfants, Marguerite Roy, née le 8 décembre 1650 et baptisée à la chapelle de Sainte-Marguerite, Notre-Dame-de-Cougnes à La Rochelle. Donc, s'il était ici en 1647, il devait obligatoirement retourner en l'année de 1649, comme la période de gestation n'a pas changé depuis cette époque jusqu'à nos jours (...) et aussi les voyages qui ne se faisaient que pendant la saison chaude, donc en 1649 il était retourné en France. Pourquoi est-il retourné dans son pays ? Outre le fait de ramener sa famille, serait-ce que les nouvelles de là-bas n'étaient pas bonnes, il ne faut pas oublier que deux de ses enfants n'ont pas fait la traversée (Marie et Pierre)...
Toujours est-il et d'après les actes notariés par Audouart dit Saint-Germain , il appert que Mathurin Roy soit de retour en 1653, car plusieurs travaux en maçonnerie fut fait par celui-ci. Ce qui cadrerait mieux avec la réalité, maintenant que nous connaissons la date et surtout l'endroit de la naissance de Marguerite Roy et celle-ci en 1653 avait au moins 2 ans.
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| D'après les dictionnaires des canadiens-français de l'Institut Drouin, également le dictionnaire Tangay et celui de Jetté, il semble être la première famille "Roy" à avoir fait la traversée pour la Nouvelle-France. A leur arrivée, ils se seraient établis près de Sillery. Comme le stipule le contrat de "vente d'une habitation située en la côte Royale, près de Sillery, par Jean Jobin, maître tailleur d'habit à Mathurin Roy" (24-08-1653 Audouart dit Saint-Germain) et ce n'est que par la suite qu'ils s'établirent à Québec, sur le bord de la rivière Saint-Charles au lieu dit la Petite Rivière, à Stadaconné, à la Seigneurie de Notre-Dame-des-Anges, qui appartenait aux Jésuites. |
Mathurin Roy y pratiqua ses deux métiers soit d'abord être habitant et ensuite maçon pour ensuite devenir maître-maçon.
Comme travaux effectués, il existe plusieurs actes notariés, un de ses premiers contrats fut celui pour Jean Jobin, maître tailleur d'habit, du côteau Ste-Geneviève. Un mois plus tard, il s'associe avec Benoit Ponséart pour un marché de maçonnerie pour Jean Lesieur, écuyer, prêtre et curé de Saint-Sauveur. Un autre marché de maçonnerie pour une maison cette fois à Antoine Leboesme dit Lalime.
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| Mais son plus grand fait d'armes fut sans contredit le travail effectué avec l'aide Paul Vachon dont il sera associé, qui exerçait le même métier, la construction de la chapelle et de la salle des malades de l'Hôtel-Dieu de Québec, dont le gouverneur Jean de Lauzon posa la première pierre le 15 octobre 1654. (350 ans) Le dictionnaire biographique des canadiens-français fait mention de Mathurin Roy sur le document du procès verbal dans la réserve de Guillaume Couillard. Celui-ci venait de se voir accorder par le Roi Louis XIV ses lettres de noblesse "pour ses belles actions dans le pays du Canada". Ces lettres de noblesses furent les premières accordées à un sujet de la Nouvelle-France. |
Nous apprenons aussi que Mathurin Roy fut parrain d'Antoine Nouet, fils de Jean Nouet et de Suzanne Barbet le 31 mai 1655 à l'église Notre-Dame-de-Québec.
En ce qui concerne Marguerite Biré, le dictionnaire biographique des ancêtres Québécois 1608-1700 Tome 1, de Michel Langlois, mentionne qu'elle est reçue à la confrérie du Saint-Rosaire le 7 juillet 1658.
Mathurin Roy et Marguerite Biré eurent un enfant au pays et c'est le premier enfant portant le nom de ROY à naître en Nouvelle-France, n'en déplaise aux descendants de Nicolas Leroy et de Jeanne Lelièvre dont plusieurs documents laissent croire que le premier Roy à naître était un en ant de ce couple mais Nicolas Leroy est arrivé au pays en 1662...:
Marie-Catherine Roy, née le 10 juin 1659 et baptisée le lendemain à Québec. Au baptême, étaient présents: Mathurin Roy et son épouse Marguerite Biré, comme parrain, Victor Trotin-Sansoucy, comme marraine Jacquette Viveren et fut porté sur les fonts baptismaux par Jean Legay et le célébrant fut François Lemercier.
Mathurin Roy s'associera aussi avec son fils Étienne pour certains contrats de maçonnerie entre autre pour Charles Aubert de Lachenaye et Étienne Lendron, Bourgois de Québec ( Becquet R. 04-01-1671 )