Voyage du Portugal au Caraibes via Sénégal en 2008-09
Prologue : Ce récit raconte le voyage de Marcel et Solange sur le voilier Marysol parti du Portugal pour se rendre dans les Caraibes en passant par Madère, les Iles Canaries, le Sénégal (Casamance) et les Iles du Cap-Vert.
Bonjour parents et amis. Récit 1
Le 16 juillet 2008, nous voilà
de retour à Faro au Portugal sur notre voilier Marysol. Nous sommes content d’être de retour mais
très fatigué d’avoir travaillé sans relâche sur la maison que nous venons
d’acquérir à Marbleton. Le voyage s’est très bien déroulé et tout
était en ordre sur le bateau sauf la poussière bien entendu. Nous sommes sur le chantier Nave Pegos tout
au fond de la baie de Faro. A marée
basse il n’y a pas d’eau et pour sortir de là il faut attendre la marée haute. Le
28 juillet, c’est le propriétaire qui nous reconduit en eau libre en suivant les méandres du
chenal car il n’y a aucun balisage.
Cette année nous avons
planifié un long voyage d’environ 5,200
milles marins qui devrait nous conduite au Venezuela en passant par les
archipels de Madère et des Îles Canaries, le Sénégal, les Îles du Cap-Vert et
les Antilles. Nous voila donc parti pour
9 mois car notre retour au Québec est prévu pour le début mai 2009.
Le 6 août nous quittons notre
mouillage de Faro pour celui de Olhao à environ 5 milles de Faro. (N37°00.03
W007°50.46). Ici, il y a plus de bateaux et l’ambiance nous est plus
agréable. Nous allons marcher sur les plages de l’ile de Culatra tout en
prenant le temps de respirer par le nez.
Enfin les vacances!
Avec deux départs manqués à cause d’une voile déchirée
et des batteries à plats, nous partons enfin le 3 septembre. Après un voyage de 480 milles et 5 jours plus
tard nous atterrissons à Porto Santo, l’ile la plus au nord de l’archipel de
Madère. Le vent n’a pas été favorable ou bien nous l’avions dans
la face ou bien il était carrément absent. C’est là qu’on apprend à rester
calme et reconnaître qu’on ne peu maitriser les éléments. Il faut être patient ce qui est pour moi,
quelques fois difficile…
L’archipel de Madère comprend
6 îles mais seulement deux sont habités, soit Porto Santo et Madère même. C’est
une région autonome du Portugal et on y parle le Portugais. Porto Santo est une petite île volcanique de 11
km de long sur 6km de large. Elle se
situe à 40 km au nord de Madère. Nous y avons
pris le bus local et avons fait le tour de l’ile en moins de 3 heures. La végétation est inexistante et le décor est
quasi lunaire. La seule chose
intéressante est sa plage de sable de 8 km qui couvre toute la partie sud le
l’île. Comme il n’y a pas de plage à
Madère même, les touristes viennent y passer quelques jours pour se faire
bronzer la bedaine.
D’autre part, sa grande sœur,
Madère est complètement différente. Elle
est 5 fois plus grande et la végétation est surprenante et très
diversifiée. La ville principale est
Funchal et la population de l’ile est de 260,000 habitants. L’île se compose de pics volcaniques qui
culminent à plus de 1800 mètres. La riche terre et le climat ont donnés une
étonnante variété de fleurs, d’arbres et d’arbustes. Le Jardin Botanique est
splendide. La vigne, les fruits et la
canne à sucre poussent sans difficultés le long de falaises. Nous en avons profité pour prendre un tour
guidé d’une journée et avons pris plein de photos que vous pourrez voir sur le
site de Picasa (voir plus bas). Une des
particularités de l’ile sont les célèbres « levadas » canaux
d’irrigation construit par l’homme au début de la colonisation qui partent du
haut des montagnes et descendent vers les villes et villages. Partout le long de ces canaux des sentiers de
marche sont aménagés pour le grand plaisir des randonneurs qui sont très
nombreux sur l’ile. Nous avons passés 3 jours à marcher et à visiter les parc
et les jardins.
Le 16 septembre nous partons pour les Iles Canaries, un voyage
de 300 milles. Nous vous en parlerons dans notre prochain récit.
HA! J’oubliais, pour ceux qui
se demandent si ça nous coute cher pour les marinas; et bien je dois vous dire
que depuis notre mise à l’eau le 28 juillet à aujourd’hui nous n’avons pas
encore passé une seule nuit dans une marina.
Portez-vous bien et à la prochaine
Bonjour parents et amis. Récit 2
Le 18 septembre, après une navigation de 60 heures,
nous voici à Graciosa, l’ile la plus au nord des Canaries. Cette traversée entre Madère et Graciosa fut
facile, le temps était clément bien que nuageux, les vents étaient presque nul
donc nous avons du faire passablement de moteur. Mais l’arrivée fut plus difficile. Sur cette ile d’environ 2 km de long par 1 km
de large, il n’y a qu’un tout petit
village de pêcheurs et il est alimenté en eau et en électricité par l’ile
voisine; Lanzarote. Donc, les gens
de Graciosa économisent l’électricité et l’eau.
Quand nous sommes entré dans ce port et contrairement aux autre ports
(généralement très bien éclairés), il n’y avait presque pas d’éclairage et
comme le ciel était couvert, on ne voyait pas les installations et les
quais. Heureusement, sur un des quai, il
y avait une gardien qui, avec une petite lampe de poche, nous a fait signe et
nous a aidé à accoster. Je vous assure
que ce n’est pas évident d’accoster dans un port inconnu quand on ne voit pas
les quais et qu’il fait noir comme dans le cul d’un ours. HA! HA!
Les trois jours qui ont suivi ont passés a flâner,
visiter et faire quelques travaux sur Marysol, car on dit : « Un
jour de navigation et deux jours de réparations » c’est cela la voile et
les bateaux. Le petit village est jolie
et pittoresque. Les rues sont en sable
et évidemment, il n’y a pas de lampadaires.
L’ile est complètement aride et seulement quelques cactus y poussent. L’activité des quelques centaines d’habitants
se concentre sur la pêche et un peu de tourisme. Les gens viennent de l’ile
voisine pour camper et profiter des plages qui sont très belles avec un beau
sable très fin. La marina est gratuite
et on nous autorise à y rester 4 jours seulement.
De Graciosa, nous nous dirigeons vers Rubicon sur
l’ile de Lanzarote au sud, à environ 35 milles. En route nous attrapons un thon
d’environ 10 livres avec lequel j’ai extrait deux beaux filets. Nous avons passé 2 jours à Rubicon mais nous n’avons pas visité l’ile. On ne peu
pas toutes les voir! Toutefois, nous avons rencontré les gens de deux bateaux
Québécois : Andromède et Orca Minor (l’ancien bateau de Fernand) avec qui
nous avons fraternisés. Après nous nous
dirigeons vers Las Palmas de Grand Canaries. Une navigation de 23 heures par
une temps exécrable : vent, pluie, orages, mer très agitée et j’en
passe. (C’était tout à fait non
recommandé pour ceux qui ont le mal de mer).
Nous étions bien content d’accoster au quai de la marina de Las
Palmas, Ici c’est la grosse ville, avec
son gigantesque port de mer et plein de porte-containers qui vont et viennent nuits
et jours sans compter les gros navires
de croisières qui apportent leur lot de touristes..
Las Palmas est le dernier endroit pour vraiment ravitailler
à prix raisonnable car après, au Sénégal et au Cap-Vert le ravitaillement et
rare et cher à ce qu’on nous dit. Donc il faut remplir le bateau autrement dit
faire une épicerie de 2½ mois. Essayez de vous imaginer la commande d’épicerie de
2 mois et le travail pour tout ranger dans le bateau. Nous avons aussi plein de choses à
faire : attendre notre voile neuve, commander des brosses pour le moteur
du guindeau, acheter un tangon, faire la vidange d’huile, faire le
ravitaillements pour 2½ mois et faire la lessive, sans compter tout les autres
petits détails.
Sur place, nous somme devenus copain avec Éric,
Fabienne et Paul sur le voilier « 3 Épices ». Paul est un joli petit
bonhomme de 14 mois, il est très mignon et il marche à quatre pattes sur les pontons,
il nous procure beaucoup de plaisir. Avec Éric et Fabienne, nous avons loué une
voiture 3 jours pour visiter l’ile et faire les courses.
Grande Canarie est la troisième ile de l’archipel
avec une superficie de 1,500 km carrés et une population de 720,000 habitants
dont la moitié vit dans la capitale Las Palmas.
Cette ile n’a rien de particulier à offrir mis a part sont climat. Les
gens sont gentils et courtois, l’ile est fleuri mais beaucoup moins qu’a Madère
dont nous vous avons parlé dans le précédent récit. Quant à la ville de Las Palmas elle n’a aucun
cachet. Le seul avantage, la marina n’est pas cher, seulement 10€ par soir, on
en profite!
Le 12 octobre nous nous rendons à Santa Cruz sur
l’ile de Ténériffe toujours aux Canaries. Quel contraste avec la
précédente! Ici, il y a plein de parc,
des fleurs partout, beaucoup de rues piétonnières. L’architecture ressemble à l’Espagne mais
avec un petit cachet particulier. Nous
nous sentons bien ici et c’est très agréable. Le 15 octobre nous avons pris un
bus local et nous sommes allés au centre de l’ile sur le mont Teide, un volcan
d’une hauteur de 3,700 mètres dont la dernière éruption remonte à 1798. Le paysage est superbe, et puisque nous
sommes au dessus des nuages le ciel est d’un bleue superbe qu’on ne voit pas à
basse altitude et dans les coins plus pollués ce qui contraste bien avec les
couleurs vives du volcan. Encore une
belle excursion qui nous laisse en tête plein de beaux souvenirs pour nos vieux
jours, à condition que l’Alzheimer ne vienne pas tout nous voler…
Ceci met fin à notre visite au Canaries et dans
quelques heures, nous partons pour le Sénégal sur la côte ouest de
l’Afrique. Après un voyage de 800 milles
nous devrions atterrir à Dakar. De
nouvelles photos sont sur Picasa.
Portez-vous bien et à la prochaine.
Bonjour parents et amis. Récit 3
Le 16 octobre, à
Santa Cruz de Ténériffe aux Canaries, nous levons les voiles pour un périple de
1000 milles en direction du fleuve Casamance au sud du Sénégal, histoire de se
mettre en forme avant d’entreprendre la traversée de l’atlantique d’est en
ouest. Nous longeons le Maroc, la
Mauritanie et le Sénégal à environ 75 milles au large. Nous sommes dans le
secteur des alizées qui sont des vents nord-est donc qui nous poussent vers notre destination.
Nous mettons 8 jours et 4 heures pour faire ce trajet. Nous avons parcouru
1001,2 donc une moyenne de 4,6 milles/heure.
Nous voici donc sur le fleuve Casamance au Sénégal.
« Casamance, région du sud du Sénégal, comprise
entre l'enclave de la Gambie au nord et la frontière de la Guinée-Bissau au
sud. Cette région d'une superficie de près de 30 000 km2 porte le nom du fleuve
long de 300 km qui la traverse. La région connaît un climat de type tropical humide
et une longue saison de pluie. « Cœur vert » du Sénégal, sa végétation est variée
et abondante (savane, forêts, cocoteraies, etc.). La basse vallée du fleuve est
constituée d’un long et étroit estuaire aux rivages bordés de mangroves. Région
de métissages tant culturel, religieux qu’architectural, la Casamance est
principalement peuplée de Diola et de groupes ethniques qui leur sont assimilés
(Floup, Diamate, Mandjak, Balante). La sécheresse sévissant dans le reste du
Sénégal a fait affluer des Wolof, cultivateurs de l'arachide, vers les riches
terres de la région, suscitant des revendications indépendantistes soutenues
par une guérilla très active. Le parc national de Basse-Casamance, d'une
superficie de 4 000 ha, abrite 52 espèces de mammifères. La capitale de la
région est Ziguinchor, située sur le fleuve Casamance. »
Nous arrivons dans
un pays totalement inconnu. L’Afrique ce
n’est pas l’Europe et nous ne savons pas du tout à quoi nous attendre. Mais nous verrons au fil de nos visites. Le premier soir nous entrons dans le premier
bolon (bras de rivière) Kachiouane et nous jetons l’ancre voisin de 2 autres
voiliers. Quelques heures plus tard,
ceux-ci s’en vont et nous restons seul au mouillage. Nous sommes un peu inquiet. Malgré notre inquiétude d’être seul dans un
mouillage inconnu, nous passons une bonne nuit. Le lendemain nous remontons le fleuve et
rejoignons nos amis Éric, Fabienne et Paul.
Il y a également un autre voilier avec à son bord Alain et Endoïa la
doudou (amie) de Alain. Ensemble nous
allons naviguer plusieurs jours sur la Casamance.
Le premier arrêt important
est Ziguinchor, la capitale de la région.
Nous y passons 4 jours pour visiter et ravitailler car dans les petits
villages ou nous irons il n’y a aucun
ravitaillement possible. Les villageois
vont en pirogue à Ziguinchor pour faire leurs provisions.
Le premier village
que nous visitons est Djilapao dans le bolon Dagobel, ou vit une communauté de
450 personnes. Le village est accessible
seulement par voie d’eau, il n’y a pas d’auto, par de commerce, pas
d’électricité et même pas d’école. Les enfants
partent toute la semaine pour aller à l’école au village voisin. Nous sommes accueilli par le chef du village
qui nous souhaite la bienvenue. C’est
dimanche et le prêtre est venu dire la messe et il passe la journée au village
histoire de connaître les gens. Tout le
monde nous salut, nous souhaite la bienvenue, nous demande notre nom et ils se
nomment. Il parlent un dialecte que je
ne comprend pas mais tous parlent également très bien le français. Les échanges sont donc faciles et cordiaux. Les maisons sont faite de terre et recouverte
d’un toit de chaume. A l’intérieur, il y
a vraiment que le stricte minimum. Ce que
nous avons l’occasion de voir, c’est vraiment la vie quotidienne des
Sénégalais. Les photos jointes vous
donneront un meilleur aperçu de ce que nous avons vus ici.
La saison des
pluies vient de prendre fin. Même si
c’est l’automne, il fait très chaud, le jour le thermomètre se cantonne autour
de 35° et la nuit il redescend près de 27°.
Dans les villages, souvent les ONG ont creusé des puits et ils ont un
peu d’eau douce, mais elle est rare et précieuse.
Le second village
est Affiniam, plus grand et pourvu d’une école régionale. Là encore, pas d’auto et pas d’électricité et
accessible seulement par voie d’eau.
Toutefois, il y a ce qu’il appellent un « campement » pour
accueillir les visiteurs. C’est un genre
d’auberge pour les quelques touriste qui arrivent en pirogue passer quelques
nuits. Et c’est toujours le même accueil
courtois et amical. Les maisons
sont isolées les une des autres et nous
avons mis une heure pour faire le tour du village.
Ensuite nous
visitons Cajinolle, un autre petit village sur le bolon du même nom. Ici, il y a un hôtel d’environ 200 chambres
complètement abandonné. Il fut construit
en 1987 et n’a jamais été en opérations.
Les promoteurs n’ont pas eu les permis nécessaire. Tous les enfants du village nous accueillent,
veulent se faire prendre en photo. Il
nous prennent par la main. Bien qu’ils
soient tous là, ils ne sont pas accaparent.
Il nous posent plein de question sur notre famille et notre pays.
Le 6 novembre nous
sommes de retour à Ziguinchor pour le ravitaillement avant le départ pour le
Cap-Vert, un voyage de 480 milles que nous comptons entreprendre d’ici quelques
jours. Après ce sera la traversée vers
la Martinique que nous pensons atteindre vers le 15 décembre. C’est de là que devrait vous parvenir le
prochain récit.
En conclusion, ce
que nous retenons le la Casamance c’est principalement la gentillesse des gens
malgré la grande pauvreté, le dépaysement total, la chaleur qui devient très
dure à supporter et le fait de ne pas pouvoir se baigner dans l’eau du
fleuve. Et, nous sommes content d’être
venu! Ça valait le détour.
Portez-vous bien et
à la prochaine.
Bonjour parents et amis. Récit 4
Nous voilà rendu en Martinique. Depuis le 22 juillet dernier nous avons
parcouru près de 5000 milles nautiques soit environ 9000 kilomètres. Pour ceux qui naviguent 300 milles par été
sur le fleuve où sur le lac Champlain, vous comprenez ce que cela
représente.
Après notre départ du Sénégal, nous nous dirigeons
vers le Cap-Vert situé à environ à 325 miles au large de l’Afrique de l’ouest
et 800 milles au sud-ouest des Iles Canaries.
Le Cap-Vert est un archipel de 14 îles couvrant une superficie de 4033
km carrés. Les iles sont toutes d’origine volcanique et la plupart sont
montagneuse et désertiques. Elles sont très pauvres, le manque de pluie, la déforestation et la sécheresse ont contribués à cette
situation. La population totale compte
seulement 420,000 personnes. On dit
qu’il y a autant de Cap-Verdiens qui vivent à l’étranger. Ce pays est une république indépendante et la
langue officielle est le Portugais. La
monnaie est l’escudos et se transige à environ 66 escudos pour 1$
canadien. Nous avons visité 3 iles
soit : Sal, Sao Vincente et Antao.
C’est sur l’île de Sal que nous avons retrouvé notre ami Michel venu
nous rejoindre pour la traversée transatlantique. De là, nous nous rendons à Mindelo sur l’ile
de Sao Vincente la plus à l’ouest, pour un ravitaillement final avant le
départ. Nous sommes prêt, le
ravitaillement est complet, nous avons tout le nécessaire pour 20 jours en mer.
Le 27 novembre, nous appareillons de Mindelo (Ile de
Sao Vincente) pour la Martinique, un voyage de 2080 qui doit durer entre 16 et
18 jours dépendamment des conditions de vent. Les premiers jours, le vent faible nous force
à mettre le moteur à quelques reprises. Notre progression est lente, la mer est
calme et Marysol trace sa route. La
pêche est très bonne, chaque jours que nous mettons la ligne à l’eau, nous
remontons toujours une belle dorade sur laquelle je j’extraie de beaux filets. Quel délice!
Le 11 décembre nous attrapons un gros merlin de plus de 5 pieds (1,60
mètre). Celui-ci sera remis à l’eau car
notre livre guide sur les poissons nous indique qu’il n’est pas très bon à
manger. Presque chaque jour, nous
rencontrons un ou deux voiliers qui, comme nous, font la traversée. C’est impressionnant le nombre de voiliers
qui font la même route que nous.
Personnellement j’estime qu’il y aurait plus de 500 bateaux qui traversent
à cette période de l’année, car tout les voiliers rencontrés au cour des 2
derniers mois, nous disent tous qu’ils vont aux Antilles et empruntant la route
des alizées, ces vents d’est en ouest
qui sont réguliers en force et en direction tout l’hiver. Durant les 5 derniers jours la mer est forte,
avec des vagues de 10 à 12 pieds qui rendent la vie à bord très inconfortable
Le bateau roule d’un bord à l’autre et tout déplacement à bord devient une
corvée incluant la popote et les dodos.
Pourtant, il ne fait pas mauvais ici mais cette houle nous vient des
tempêtes du nord de l’atlantique et franchie des milliers de milles pour venir nous
affecter. Mais nous sommes fait fort et
on s’en tire bien.
Après avoir vue que de l’eau (désert bleue) pendant
17 jours et 23 heures, nous jetons la pioche (ancre) dans la baie du Marin au
sud de la Martinique. Le plaisir de naviguer
c’est surtout et principalement la joie d’arriver et de découvrir. Nous avons
franchi la distance de 2080 milles à une moyenne de 4,9 milles à l’heure. Bravo
a mes équipiers Solange et Michel. Nous
avons toujours eu de la belle température.
Le jour le thermomètre frôlait les 30° alors que la nuit il ne baissait
pas sous les 25°. Mis à part quelques
bons grains, le soleil était toujours du voyage. Tout compte fais ce fut une très belle
transat sans mauvais temps et sans aucun bri de bateau.
Nous passerons l’hiver dans les Antilles pour nous
promener d’une île à l’autre avant de remonter vers le Québec au mois de mai
prochain. N’oubliez pas d’aller voir les photos.
Portez-vous bien et à la prochaine.
PS: Pour les amateurs de statistiques:
Durée du voyage : 17 jours, 23 heures
Distance parcouru au GPS : 2105,9 milles
Moyenne : 4,9 milles par heure
Heures moteur : 75,2 heures soit 5,7% du temps passé en mer.
Consommation d’eau : 250 litres une moyenne de 4,6 litre par personne/jour
Consommation de diesel : 95 litres.
Consommation de butane : 1.25 bouteille de 3kl.
Consommation de vin, bière, vin et rhum = secret d’état!