Le moulin à vent de l'ère de la Nouvelle France.

Quoi de plus nostalgique, de plus bucolique que le moulin à vent qui salue de ses pales le clocher de l'église au cœur du village qui répand de ses ondes ses repères, les angelus, ou ses messages sonores, un baptême, un mariage, ou le glas en cas de décès, ou pire ,le tocsin qui annonce un désastre collectif.
Revenons à notre moulin
Construction en dur , en pierre, pour résister aux vents, cette bâtisse de fonction tente de harnacher le vent pour faire tourner les pierres qui broient les différents grain en farines de tous usages.
Le pignon, qui supporte la prise de force dans le vent, est monté sur des roues et peut s’orienter selon son origine. Les toiles peuvent se replier pour stopper le mouvement quand on a rien à moudre.
Si ces premiers outils mécanisés nous sont venus de France, l’histoire des moulins nous enseigne que les premiers appareils sont nés en Égypte et en Iran vers l'an 600 de notre ère.
Bonjour les Égyptiens, bonjour les Iraniens.
Quand on a voulu stabiliser la source d'énergie, on s'est tournés vers les barrages et prises de forces hydrauliques...qui nous sont venus de Scandinavie, on le sait. Bonjour les Suédois , les Danois, les Norvégiens, Et constatons ce que nous avons fait avec le temps à partir de ces barrages de bois, ici comme partout dans le monde.
Note de l'artisan:
Quand des Québécois originaires de ces régions du globe me visitent, je leur dis qu'il y a un peu « d'eux autres » dans les sources qui ont nourri les toutes premières racines québécoises. Le résultat est toujours le même; leurs yeux brillent de surprise et à mesure que les mots pénètrent, les joues craquent, l'atmosphère change entre nous et la visite devient leur possession. Je me suis fait de nouveaux amis. Ils se sentent encore plus québécois.
Peu importe que nous soyons racines de vieilles souches ou fraîches boutures, nous partageons quelque chose.