Grandes tribulations sur des régions d'Europe
Le retour en force de l'Antéchrist
Le Satan renvoyé à l'abîme
Une retenue dictée par la censure
La venue de l'humanissime Henry
La conclusion de la lettre à Henry
...en après l'Antéchrist sera le prince infernal, encore par la dernière fois trembleront tous les Royaumes de la chrétienté, et aussi des infidèles par l'espace de vingt cinq ans, et seront plus grièves guerres et batailles...Prospective
Et après l'Antéchrist deviendra le prince infernal (du monde). Tous les pays de la chrétienté trembleront pour la dernière fois, de même que les infidèles (une expression médiévale pour désigner les sarrasins, les musulmans) pendant une période de vingt-cinq ans. Alors, il se produira les plus terribles batailles et des guerres...
Que toutes ces figures sont justement adaptées, par les divines lettres aux choses célestes visibles, c'est à savoir, par Saturne, Jupiter et Mars et les autres conjoints, comme plus à plein par aucuns quadrins l'on pourra voir. Je eusse calculé plus profondément, et adaptés les uns avecques les autres : Mais voyant, ô sérénissime Roy, que quelqu'un de la censure trouveront difficulté, qui sera cause de retirer ma plume à mon repos nocturne :
Toutes ces descriptions sont accordées avec exactitude aux choses célestes visibles grâce aux lettres divines (des textes sacrés?), ce qui veut dire (aussi visibles que) Saturne, Jupiter, Mars et d'autres (astres) en conjonction, comme on pourra le voir plus complètement sans (l'aide) de mes quatrains. J'aurais pu calculer ces choses avec plus d'ampleur (et de détails) en les accordant les unes aux autres (dans mes quatrains). Mais, ô sérénissime Henry, voyant que les gens de la censure trouveront (mes propos) difficiles (à accepter), ceci provoquera (autant que nécessaire) le retrait de ma plume (et m'obligera à la discrétion) jusqu'à mon dernier repos.
Multa etiam, ô Rex omnium potentissime, praeclara et sane in brevi ventura, sed omnia in hac tua epistola innectere non possumus, nec volumus : sed ad intelligenda quaedam facta, horrida fata, pauca libanda sunt, quamvis tanta sit in omnes tua amplitudo et humanitas homines, deosque pietas, ut solus amplissimo et Christianissimo Regis nomine, et ad quem summa totius religionis auctoritas deferatur dignus esse videare.
Mais, ô très puissant chef, j'ai raconté plusieurs événements très clairement, sans longueur et sans détour. Mais je n'ai pas pu, ni même voulu, tout dire dans cette dernière lettre. Car peu de gens sont capables de prendre la mesure réelle des faits à travers des calamités effrayantes, et cela, aussi amples que puissent être chez tous les humains la grandeur d'âme, la bonté et le sentiment du devoir envers les dieux. (Ceci durera) jusqu'à ce qu'advienne l'unique, le très distingué, le très chrétien personnage, que je nomme d'un nom royal (censure oblige), qui de la façon la plus élevée apportera toute l'intégrité et toute l'autorité qui le rendra digne de comprendre (mon message).
Mais tant seulement je vous requiers, ô Roy très clément, par icelle votre singulière et prudente humanité, d'entendre plus tôt le désir de mon courage, et le souverain étude que j'ai d'obéir à votre sérénissime Majesté, depuis que mes yeux furent si proches de votre splendeur Solaire, que la grandeur de mon labeur n'atteint ne requiert.
De Salon ce 27. de Juin 1558Faciebat Michaël Nostradamus
Salonae Petrae Provinciae
Mais en seulement, ô chef très clément, grâce à votre simplicité et votre prudente humanité, j'espère vous faire comprendre au plutôt le désir que j'ai de me montrer audacieux (en n’oubliant pas comme Plutarque de faire preuve d’une grandiloquence de circonstance) et le souverain devoir que j'ai d'obéir à votre sérénissime Majesté, depuis que ma vue fut si proche de votre splendeur solaire, que l'étendue de mon travail n'attaque en rien, ni oblige.De Salon, le 27 juin 1558.Fait par Michel de Nostredame,
à Salon dans la province de Pétra.
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