D'UNE MÈRE À SON FILS

Cher fils,

Je prends ma plume pour t'écrire car le chat a renversé l'encrier. Nous allons tous bien. Depuis que tu es Docteur, nous sommes tous malades. Je te dirai que depuis que tu es parti, on s'aperçoit de l'absence de ta presence.

Tâche de faire un bon docteur, car ton pere a eut 4 blessures, une à Madagascar, l'autre à la fesse, une à l'improviste puis la derniere à bout portant. Je t'annonce le mariage de ton oncle avec cette dame qui nous a tant fait rire à l'enterrement de ta cousine.

Fais bien attention, les cochons crèvent tous en ce moment. Il y aura une fête au village et il y aura une course d'ânes, donc tu devrais etre ici. Monsieur le Maire regrette que tu ne sois pas là lui aussi, il croit que tu aurais certainement gagné un prix.

Si tes chaussettes sont brisées, envoie moi les trous que je les raccommode. Je t'envoie les chemises neuves que j'ai faites dans les vieux pantalons de ton père; quand elles seront usées, renvoie-les moi que j'en fasse des neuves pour ta soeur.

Le vétérinaire est venu soigner les maladies des bêtes à cornes (taureaux, vaches). Il en a profité pour soigner ton père. A part cela, rien de nouveau si ce n'est que la vache a eu un veau; le petit va toujours à l'école.

Si tu n'as pas le temps de m'écrire, écris-moi pour me le dire. Ne fais pas d'imprudences et si tu tombes malade, viens mourir ici: ça me fera bien plaisir.

Ta mère qui pense à toi, quand elle tire les vaches.


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