quebec.gif (8959 octets)    Voyage ornithologique - Fermont     quebec.gif (8959 octets)

 

27 au 30 décembre 1999

(Optimisé sous MS Internet Explorer, 1024 X 768 pixels)

 

 

Participants:       Linda Vinette
                            Jacques Lachance
                            Marquis Lachance
                            Guy Lemelin
                            Claude Nadeau
                           

Transport:

Hébergement:

Coût total:

Environ 300 dollars par personne

 

Rapport d'excursion

 

Lundi 27 décembre 1999

Québec - Fermont

Beauport, 2h00 AM. Nous sommes tous à l'heure pour le départ. Glacial, le froid de la nuit s'est chargé de dissiper nos dernières effluves de sommeil et se montre un signe avant-coureur de la température qui nous attendra à notre destination ultime: Fermont.

La route est bien dégagée et le traffic nul si bien qu'en quatre heures trente, nous avons franchi la distance séparant Québec et Baie-Comeau. Assis bien au chaud dans un restaurant, nous avalons un copieux déjeûner avant d'attaquer la route 389 et franchir les 565 kilomètres nous séparant de Fermont.

Roulant prudemment sur un chemin glacé en plusieurs endroit, nous sommes à l'affût de tout volatile pouvant se montrer à nous. Cependant, la route du nord est pauvre en espèces et seuls quelques Durs-becs des pins viendront égayer le tronçon menant à Manic 2.  Un arrêt au barrage produira un superbe adulte de Pygargue à tête blanche ainsi que quelques Goélands arctiques alors que nos premières traces de lagopèdes seront découvertes beaucoup plus loin au kilomètre 175. Stimulés, nous ralentissons dans l'espoir d'apercevoir les blancs Gallinacés. Huit kilomètres plus loin, nous repérons nos premiers oiseaux... un groupe de onze.

Dès lors, il sera possible de voir quelques individus ça et là en bordure du chemin. Quelques arrêts nous permettront de mieux les observer en plus de localiser un Pic à dos noir au kilomètre 416 ainsi qu'une Chouette épervière au kilomètre 463.

La zone s'échelonnant entre les kilomètres 485 et 489 nous montrera le plus haut pic de densité pour les lagopèdes. En effet, trois larges groupes totalisant 86 oiseaux  nous forceront à nous arrêter, ces derniers roulant littéralement devant la fourgonnette.

Fermont, 16h10. Enfin nous sommes rendus! Notre décompte pour la journée se chiffre à 195 Lagopèdes des saules. Le froid est glacial, vite à l'hôtel pour un copieux repas et une bonne nuit de sommeil.

 

Mardi 28 décembre 1999

Fermont - Labrador

La matinée est consacrée à la recherche du Lagopède alpin sur quelques sommets dégarnis des monts entourant Fermont. Un soleil radieux combiné à des vents glaciaux nous ont compliqué la vie et, malgré tous les efforts que nous avons déployés, nous n'avons pu rencontrer notre objectif. D'ailleurs, les oiseaux ont été rares aujourd'hui et pour trois d'entre nous, la randonnée s'est terminée avec un maigre total de deux espèces, représentées par une poignée de Lagopèdes des saules ainsi qu'un Grand Corbeau. Plus chanceux, Guy et Jacques ont eu la joie de voir un magnifique Faucon gerfaut alors qu'ils s'étaient éloignés de nous pour patrouiller un autre secteur de la montagne.

Après un bon dîner, nous sommes retournés miroiser en empruntant la route menant au Labrador. À nouveau bredouilles en ce qui concerne le Lagopède alpin, nous avons tout de même pu observer plusieurs Lagopèdes des saules soit une trentaine en sol québécois et une quinzaine en sol terre-neuvien.

À peine quatre heures qu'il fait déjà noir. Demain, nous tenterons à nouveau notre chance dans d'autres secteurs.

 

Mercredi 29 décembre 1999

Fermont

Ce matin, nous tenterons de dénicher le Lagopède alpin en fouillant dans les groupes de Lagopèdes des saules présents dans les zones buissonnantes entourant la ville. La journée est ensoleillée et le froid tout aussi mordant que la veille. Les oiseaux sont présents par dizaines et nous procurent de superbes observations si bien que Jacques en profite pour prendre plusieurs bonnes photos. Toutefois, notre tentative de dénicher la perle rare s'avère encore vaine.

Un dernier essai sur le sommet dénudé d'une montagne située en bordure de route nous permettra de voir une autre dizaine de lagopèdes mais encore une fois, l'espèce convoitée brille par son absence. Pourtant, un résident de la place avait réussi à en dénicher sept au même endroit il y'a de cela quelques jours. Décidemment, la chance n'est pas de notre côté et comme la journée tire à sa fin, nous devrons nous résoudre à notre sort... à moins d'en trouver un sur le chemin du retour...

Concernant les autres espèces observées, seuls trois Geais du Canada et une dizaines de Grands Corbeaux sont venus se greffer aux nombreux lagopèdes observés. Encore une fois, la liste est pauvre mais nous savourons pleinement chaque rencontre avec les Gallinacés nordiques en sachant très bien que nous n'en reverrons pas de sitôt.

 

Jeudi 30 décembre 1999

Fermont - Québec

Le matin de la dernière chance... même que nous n'y comptons plus vraiment...

En effet, la journée du 30 décembre 1999 sera plus consacrée à retourner vers Québec qu'à miroiser. Comme la route entre Fermont et Baie-Comeau est longue (près de neuf heures sur fond glacé), nous profiterons de la clarté pour rallier la Côte-Nord alors que notre retour dans la Vieille Capitale se fera à la noirceur.

Tout de même, nous jetons un oeil attentif sur les groupes d'oiseaux présents en bordure de route. Cependant, le temps file et nous nous éloignons de plus en plus des habitats propices si bien que nous devons nous résoudre à notre sort: le Lagopède alpin ne sera pas des nôtres.

Malgré tout, nous sommes heureux d'avoir pu observer à loisir un si grand nombre de Lagopèdes des saules. Aujourd'hui, nous avons pu en compter plus d'une cinquantaine et nos dernières traces ont été observées alors que nous nous trouvions à peine à 80 kilomètres au nord de Baie-Comeau. De plus, un superbe mâle de Tétras du Canada est venu nous gratifier de sa présence alors que nous étions encore à nous éloigner de Fermont. Maigre pitance? Si l'on considère nos attentes, on peut dire que oui, mais considérant la difficulté d'observer cette espèce sous nos latitudes en hiver, nous nous comptons chanceux d'avoir pu greffer cet autre Gallinacé à nos observations.

 

 

 

Claude Nadeau, 26 mars 2002

 

 

 

 

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