Voyage ornithologique

costarica.gif (7952 octets)   Costa Rica - Punta Leona    costarica.gif (7952 octets)

3 au 10 Mars 2001

 

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Participants:        Gaétan Lord et Claude Nadeau

Endroits visités:

costarecep.jpg (15630 octets)Punta Leona est un domaine de villégiature bordé par une forêt tropicale privée. C'est l'endroit idéal pour un premier séjour au Costa Rica.

Dans un forfait tout-inclus (disponible dans la plupart des agences de voyage), vous pourrez allier l'ornithologie à la détente et ce, dans un endroit formidablement bien gardé et entretenu.

Vous pourrez donc emprunter plusieurs sentiers en toute sécurité et vous familiariser avec l'avifaune locale qui ne saura vous décevoir.

La nourriture est excellente et la qualité des chambres est plus que respectable.

Durée:    Une semaine. (J'en recommanderais deux.)

Tarifs:    Environ 1600 $ canadiens/pers./sem. en occupation double.

Frais supplémentaires:    Jeep loué du 5 au 8 mars 2001 chez Elegante Rent a Car, Jaco (environ 300$ canadiens).

Référence intéressante à consulter:

Skutch, Alexander F. et Stiles, F. Gary.1989. A Guide to the Birds of Costa Rica. Comstock Publishing Associates. Cornell University Press. Ithaca, New York.

Liens intéressants à consulter:

Chants d'oiseaux

Secteur Punta Leona, Carara et Rivière Tarcoles:

Birds of Tarcol Lodge
Birdwatching Costa Rica - Punta Leona, 1998, Peter Browne
Liste de la région de Carara, de Punta Leona et de Rio Grande de Tarcoles, Laval Roy

Monteverde Cloud Forest Preserve:

Birds of Monteverde
Cloud Forest Alive!

 

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Rapport d'excursion

(Cliquer ici pour télécharger la liste de prise de données. Exigence minimale, MS Office 1997.)

Samedi 3 mars 2001

Montréal (Mirabel) - San Jose
San Jose - Punta Leona

Nous arrivons à l'hôtel aux alentours de 18h00. Peu d'ornithologie aujourd'hui, si ce n'est que les quelques espèces vues entre l'aéroport de San Jose et l'hôtel (Héron garde-boeuf, Urubus noirs et à tête rouge, Buse grise (Gray Hawk), Pigeon biset, Tourterelle à ailes blanches, Tyran quiquivi (Great Kiskadee), Tangara évêque (Blue-gray Tanager), Quiscale à longue queue.

En soirée, nous entendons l'Engoulevent Pauraqué (Common Pauraque) et le Petit-duc de Cooper (Pacific Screech-Owl).


Dimanche 4 mars 2001ara.jpg (19139 octets)

Hotel Punta Leona

La journée commence tôt pour moi... Trop énervé par les observations à venir, je souffre d'insomnie!!!

Ainsi, je déambule dans les rues du complexe hôtelier. L'Engoulevent pauraqué ainsi que la Chevêchette brune (Ferruginous Pygmy-Owl) chantent en quelques endroits. Un «hou» simple, monotone et parfois double lorsque j'imite l'oiseau, attire mon attention... Hibou strié (Striped Owl)? C'est à cette conclusion que nous arriverons en l'entendant à nouveau quelques jours plus tard.

Avant même les premières lueurs, les oiseaux se mettent à chanter. Quel dépaysement!!! J'en reconnais quelques uns, mais par souci de rigueur, je me garde une petite gêne afin de ne pas conclure trop hâtivement sur l'identification de certaines espèces!!!

Ma première observation visuelle de la journée se fera dans la pénombre alors que j'observe très bien le furtif Râle de Cayenne (Gray-necked Wood-Rail) juste avant qu'il ne m'aperçoive et disparaisse dans les broussailles.

Rapidement, je retourne rejoindre mon compagnon de voyage à l'hôtel. En route, j'observe mon premier Merle fauve (Clay-colored Robin), oiseau qui s'avèrera abondant sur le site.

C'est alors que la fête commence... À peine sommes nous sortis de la chambre que Gaétan découvre une autre Chevêchette brune. Elle se laisse observer à loisir.

À ce moment, mon excitation est à son paroxysme: je suis victime du «syndrome des tropiques». Je n'arrive plus à me concentrer, je ne sais plus où donner de la tête, j'ignore par où commencer: je suis presque malheureux.

Un peu plus tard, mon côté rationnel revient... me revoilà sur terre... on commencera par... le début!!!

ani.jpg (33350 octets)En restant aux alentours du complexe hôtelier, nous faisons de belles observations: l'avifaune est plus que présente. Pigeons à bec rouge (Red-billed Pigeon), Colombes inca (Inca Dove), Touis à menton d'or (Orange-chinned Parakeet), Anis à bec cannelé (Groove-billed Ani), Arianes à ventre gris (Rufous-tailed Hummingbird), Pics de Hoffmann (Hoffmann's Woodpecker), Tyrans tigrés (Sulphur-bellied Flycatcher), Tityre masqué (Masked Tityra), Tyrans quiquivis, Geais enfumés (Brown Jay), Troglodytes à nuque rousse (Rufous-naped Wren), Tangaras évêques et Quiscales mélodieux (Melodious Blackbird) sont faciles à observer.

 

De plus, notre journée sera rehaussée par d'autres observations d'espèces moins communes.  Un peu au hasard, nous empruntons un large sentier menant à un petit promontoire donnant une superbe vue sur le Pacifique.  Lors de notre ascension, plusieurs espèces se sont laissées voir telles les Colombes de Verreaux* et de Cassin (White-tailed et Gray-chested Dove), le Piaye écureuil (Squirrel Cuckoo), le Trogon de Baird (Baird's Trogon), le Motmot à tête bleue (Blue-crowned Motmot), l'Araçari de Frantzius (Fiery-billed Aracari), le Toucan de Swainson (Chestnut-mandibled Toucan), le Batara rayé (Barred Antshrike), le Batara capucin (Black-hooded Antshrike),  le Tyran social (Social Flycatcher), le Troglodyte modeste (Plain wren), la Paruline à calotte grise (Gray-crowned Yellowthroat), l'Organiste à calotte jaune (Yellow-crowned Euphonia),  l'Organiste à gorge jaune (Yellow-throated Euphonia), le Guit-guit saï (Red-legged Honeycreeper), le Jacarini noir (Blue-black Grassquit) et le Saltator des grands-bois (Buff-throated Saltator). Bien que moins abondantes, nous avons revu la plupart de ces espèces lors du séjour.toucsw.JPG (22912 octets)

 

Au crépuscule, alors que je regagne l'hôtel sans Gaétan, j'ai la chance d'observer mes premiers Aras rouges (Scarlet Macaw) et Engoulevents minimes (Lesser Nighthawk) ainsi que quelques Colombes rousses (Ruddy Ground-Dove) et ma seule Ariane de Sophie (Steely-vented Hummingbird).

*Se méfier du Sibley (première édition) qui montre une couleur erronée du cercle orbital.

Lundi 5 mars 2001

Hotel Punta Leona et rivière Tarcoles (en fin de journée)

Portion Punta Leona

L'avant-midi se passe dans les sentiers longeant le chemin qui relie l'hôtel à la route principale.

D'entrée de jeu, nous apercevons un couple de Bécards à gorge rose (Rose-throated Becard), une Chevêchette brune, quelques Guit-guit saï, deux Pics à bec clair (Pale-billed Woodpecker), une Colombe pygmée (Plain-breasted Dove) ainsi qu'un groupe de sept Araçaris de Frantzius.   Avant de nous enfoncer dans les bois, nous sommes survolés par  un petit groupe de Conures de Finsch (Crimson-fronted Parakeet) et par une Buse à queue barrée (Zone-tailed Hawk) qui nous rappelle l'omniprésent Urubu à tête rouge.

Les divers sentiers que nous empruntons nous permettent de sillonner un habitat caractérisé par de grands arbres sous lesquels poussent une variété d'arbustes qui forment parfois un rideau vert devant nous tant leur feuillage est dense. Une écoute attentive nous permet d'identifier les chants les plus caractéristiques: Arapongas tricaronculés (Three-wattled Bellbird), Piauhau roux (Rufous Piha) et Tinamou soui (Little Tinamou) se font entendre à quelques reprises.

En marchant tranquillement, nous réussissons à arracher quelques espèces intéressantes à la jungle dont un superbe mâle de Manakin à col orangé (Orange-collared Manakin), deux Tamatias de Lafresnaye (White-whiskered Puffbird),  deux Pénélopes panachées (Crested Guan), une femelle de Trogon à tête noire (Black-headed Trogon), un Moucherolle rougequeue (Ruddy-tailed Flycatcher), un Tohi à bec orange (Orange-billed Sparrow), un Évêque bleu-noir (Blue-black Grosbeak) ainsi que les très mignons Troglodytes des ruisseaux et des halliers (Riverside et Bay-breasted Wrens).

Plusieurs Alapis à dos roux (Chestnut-backed Antbird) étaient relativement faciles à voir aux abords des sentiers alors que les femelles de Grisins étoilés (Dotted-winged Antwren) ne cessaient de nous surprendre par leur beauté. Le reste des espèces communes y était aussi, de la Frégate superbe au Quiscale à longue queue, en passant par l'Ani à bec cannelé et le Tyran mélancolique (Tropical Kingbird).

Portion rivière Tarcoles

La fin de journée se passe aux alentours du pont enjambant la rivière Tarcoles. Plusieurs oiseaux aquatiques sont au rendez-vous: Aigrettes bleues (Little Blue Heron), Grand Héron (Great Blue Heron), Grandes Aigrettes (Great Egret), Ibis blanc (White Ibis) et Onoré du Mexique (Bare-throated Tiger-Heron) constituent l'essence des échassiers tandis que deux Canards musqués (Muscovy Duck) s'avèrent, selon un guide local, une surprise de taille.jaca.jpg (21389 octets)
Un examen plus approfondi de la zone herbacée bordant la rivière nous permet d'observer Jacanas du Mexique (Northern Jacana) et Talève violacée (Purple Gallinule). À l'horizon, nous apercevons Caracara à tête jaune (Yellow-headed Caracara), Martinets de Cayenne (Lesser Swallow-tailed Swift), Hirondelles des mangroves (Mangrove Swallow) ainsi qu'un Tyran à longue queue (Scissor-tailed Flycatcher) posé au sommet d'un arbuste. La tombée du jour amène plusieurs Engoulevents minimes ainsi que quelques volées de Aras rouges.


Mardi 6 mars 2001

Monteverde Cloud Forest Preserve

À bord de notre jeep loué, nous quittons l'hôtel à la noirceur sous le chant de l'Engoulevent pauraqué de façon à nous retrouver dans les contreforts au lever du jour. Les premières lueurs nous permettent de voir nos premiers Cacaras huppés, quelques Geais à face blanche (White-throated Magpie-Jay) ainsi que plusieurs Colombes rousses et incas, particulièrement abondantes dans la route au début de notre ascension.

Les vents sont forts, la journée s'annonce difficile. À notre arrivée à la réserve de Monteverde, nous nous précipitons pour observer les nombreux colibris... Huit espèces en moins de dix minutes aux mangeoires tout près de l'entrée dont les Ermites verts (Green Hermit), Campyloptères violets (Violet Sabrewing), Colibris thalassins (Green Violet-ear), Colibris à épaulettes (Stripe-tailed Hummingbird), Colibris à tête cuivrée (Coppery-headed Emerald), Colibris à gorge pourprée (Purple-throated Mountain-gem), Brillants fer-de-lance (Green-crowned Brilliant), Colibris magenta (Magenta-throated Woodstar).  Un Sucrier à ventre jaune (Bananaquit) fréquente aussi les abreuvoirs. Tous ces oiseaux se laissent facilement regarder à plusieurs reprises, il suffit d'être patient. Pour vous familiariser avec ces derniers, visiter le site Cloud Forest Alive!.

Après avoir payé notre entrée (environ 10$ US), nous nous enfonçons dans la forêt par une série de sentiers où la dense végétation combinée aux vents nous obligent à nous surpasser pour arracher quelques observations. D'entrée de jeu, nous notons que la Paruline triligne (Three-striped Warbler) est abondante. Ardue, la première portion de l'excursion ne nous permet de voir que les espèces les plus évidentes dont certains «coureurs de troncs» comme les Anabasittes tachetées et rousses (Spotted Barbtail et Ruddy Treerunner) ainsi que le Tangara des Buissons (Common Bush-Tanager).

Plus loin, nous nous acharnons à essayer de voir un Turdidé loquace mais trop bien tapi. Le chant est métallique, flûté, aigu. Je suis certain, je l'ai déjà entendu sur mes disques: il est unique, mais je n'arrive pas à me souvenir du nom de son émetteur. Comme je ne préconise pas l'usage du magnétophone pour attirer les oiseaux et que j'utilise uniquement ce dernier  pour prendre des notes, il me vient l'idée d'enregistrer ma propre imitation du chant pour m'aider à le garder en mémoire. Cette ruse m'a donc permis d'identifier le Solitaire masqué (Black-faced Solitaire) une fois rendu à la maison !

Peu après, nous sommes catapultés dans un monde de rêve et d'exotisme... Un superbe mâle de Quetzal resplendissant (Resplendent Quetzal) vient se poser au dessus de nos têtes et se laisse regarder à loisir. Motivés par cette soudaine découverte, nous continuons notre chemin sur lequel nous observons tour à tour la Paruline ceinturée (Collared Redstart), le Merle de montagne (Mountain Robin), le Tohi à nuque brune (Chestnut-capped Brush-Finsh), le Phénoptile noir-et-jaune (Black-and-yellow Silky-Flycatcher), le Percefleur ardoisé (Slaty Flower-piercer), le Calliste pailleté (Spangle-cheeked Tanager) et le le très furtif Tohi à cuisses jaunes (Yellow-thighed Finch).

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Notre enthousiasme est à son paroxysme lorsque nous amorçons la dernière portion de la boucle qui nous ramènera à notre point de départ. Les oiseaux sont abondants et évidents. En primeur, nous avons eu la chance de voir le Grimpar à bec brun (Brown-billed Scythebill) qui, toutes proportions gardées, n'a rien à envier au Courlis corlieu!!! De plus, les parulines étaient abondantes: Paruline à ailes dorées (Golden-winged Warbler), Paruline à calotte noire (Wilson's Warbler), Paruline ceinturée (Collared Warbler), Paruline ardoisée (Slate-throated Warbler), Paruline à gorge noire (Black-throated Green Warbler). Pour terminer, quelques Moucherolles jaunâtres (Yellowish Flycatcher) et un Troglodyte ocre (Ochraceous Wren) se sont laissés observer.

En quittant la réserve, nous nous attardons en milieu plus découvert où nous repérons quelques Bruants chingolos (Rufous-collared Sparrow) et Hirondelles bleu-et-blanc (Blue-and-white Swallow). Une fouille des buissons bordant les champs et lieux résidentiels produit peu. Néanmoins, nous avons pu trouver une Élénie des montagnes (Mountain Elaenia) ainsi qu'une Iranie à gorge blanche (White-throated Trush), le reste des volatiles étant composé d'espèces déjà vues telles le Motmot à tête bleue, l'Ani à bec cannelé, le Piaye écureuil et le Grand Quiscale.

Déjà rendus au crépuscule, nous retournons vers l'hôtel satisfaits de nous en être quand même bien tirés lors de cette journée venteuse.

 

Mercredi 7 mars 2001

Parc National Carara - Rivière Tarcoles

Portion Carara

La journée commence par une visite éclair au pont de la rivière Tarcoles où nous observons un bon nombre d'ardéidés ainsi que quelques jacanas et Échasses d'Amérique. Perspicace, Gaétan repère un Élanion à queue blanche (White-tailed Kite) loin au dessus d'un champ tandis que moi, en tentant de le trouver, j'intercepte un Tyran à longue queue en plein vol.

Alors qu'il est encore très tôt, nous profitons des meilleurs moments de la matinée pour miroiser dans le Parc National de Carara en empruntant le sentier boisé qui longe la rivière Tarcoles. Bien qu'abondants, les oiseaux sont difficiles à localiser car il vente beaucoup. Malgré cela, nous pouvons quand même observer quelques nouvelles espèces dont le minuscule Ermite nain (Little Hermit), le Colibri de Cuvier (Scaly-breasted Hummingbird), la Sittine brune (Plain Xenops), la Paruline des ruisseaux (Northern Waterthrush) ainsi que le Todirostre familier (Common Tody-Flycatcher) aux dimensions du bec ridiculement exagérées!!! Aux abords d'une minuscule clairière, un regard vers le ciel nous permet d'observer le superbe Milan bleuâtre (Plumbeous Kite).

Quelques espèces précédemment observées dans le voyage viennent aussi se greffer à notre liste de la journée. Notons entre autres un très élégant mâle de Campyloptère violet, un Manakin à col orangé et quelques espèces de parulines dont la jaune, la flancs marron, la flamboyante et la couronnée.

grmin.jpg (10559 octets)En nous enfonçant davantage dans le sentier, nous nous rapprochons de la rivière, convergence qui nous apportera plusieurs nouvelles espèces dont une petite colonie de Savacous huppés (Boat-billed Heron) que nous avons observés de très près. De plus, quelques Grèbes minimes (Least Grebe) nageaient à proximité alors qu'un Martin-pêcheur d'Amazonie (Amazon Kingfisher) se laissait désirer à plusieurs reprises avant de venir se poser dans un grand arbre devant nous. En arrière plan, des vocalises à consonnance familière nous ont menés à découvrir un Pic ouentou (Lineated Woodpecker) très similaire au Grand Pic, son cousin nordique. Quelques espèces  présentes en Amérique du Nord ou précédemment observées dans le voyage étaient aussi des nôtres: de celles-ci, je nomme l'Anhinga, quelques Hérons verts, Aigrettes bleues et Grande Aigrette, plusieurs jacanas, la Talève violacée, les Hirondelles des mangroves et à ailes hérissées ainsi que le Grand Quiscale.anhin.jpg (11123 octets)

Continuant notre route aux abords de la rivière, je crois entendre à plusieurs reprises le chant du Manakin à longue queue. Incapable de voir l'oiseau, je reste aux aguets, tel un chien de garde alors que Gaétan continue l'exploration des environs. Victorieux, il revient vers moi pour m'amener à son site de découverte du Martin-pêcheur vert (Green Kingfisher), de l'Hirondelle à gorge rousse (Southern Rough-winged Swallow) et du Dendrocygne à ventre noir (Black-bellied Whistling-Duck).

Outre les oiseaux déjà observés à l'aller, le chemin du retour produira peu, mis à part ce Gobemoucheron tropical (Tropical Gnatcatcher) qui a failli nous donner un torticoli tant il était agité et affairé à s'alimenter des insectes de la canopée.

Portion Rivière Tarcoles

Après notre visite à Carara, nous tentons de nous rendre à l'embouchure de la rivière Tarcoles où nous découvrons rapidement le Tarcol Lodge et sa surprenante hospitalité.

Après avoir exploré les environs, nous ne pouvons résister à l'idée d'entrer sur le terrain de l'hôtel pour visiter la galerie donnant une spectaculaire vue sur l'embouchure de la rivière. Sans trop comprendre pourquoi, nous voilà assis, bière à la main (gracieuseté de la maison!), en train de discuter avec la propriétaire tout en gardant un oeil sur les oiseaux.

Et des oiseaux, il y en avait!!!  Cormorans viguas (Neotropic Cormorant), Pélicans bruns, Aigrettes roussâtres, tricolores, bleues, neigeuses, Bihoreaux violacés, Grand Hérons, Ibis blancs, Spatule rosée, Courlis corlieux,  Chevaliers semipalmés, Grands Chevaliers, Chevaliers grivelés, Tournepierres roux, Pluviers argentés et de Wilson, Bécasseaux sanderling et Sternes royales tapissaient littéralement les larges îles créées par la marée baissante, sous le regard de nombreux urubus, de frégates et de deux Caracaras à tête jaune. Rassasiés par un tel spectacle, nous sommes retournés à l'hôtel pour prendre un bon repas.

De retour en fin d'après-midi à l'embouchure de la rivière Tarcoles , nous ne notons rien de nouveau suite au changement de marée.

Sur le chemin du retour, un bref arrêt au centre d'interprétation du Parc National de Carara produit une belle surprise: un Engoulevent à queue courte (Short-tailed Nighthawk) est en chasse et tournoie autour d'un lampadaire.

Arrivés à Punta Leona, une écoute nocturne nous permet d'entendre un Hibou strié et une Chevêchette brune.

Jeudi 8 mars 2001

Punta Leona et Tarcoles River

Portion Punta Leona

Comme le lundi 5 mars 2001, l'avant-midi se passe dans les sentiers longeant le chemin qui relie l'hôtel à la route principale.

La journée commence avec les oiseaux communs du domaine (Troglodytes à nuque rousse, Pigeons à bec rouge, Colombes incas, Anis à bec cannelé, Arianes à ventre gris, Touis à menton d'or, Pics de Hoffmann, Tyrans tigrés et quiquivis, Geais enfumés, Merles fauves et Quiscales mélodieux). À ces espèces se greffent quelques Saphirs d'Élicia (Blue-throated Goldentail), trois Tyranneaux à bec courbe (Northern Bentbill), un Tyran olivâtre (Dusky-capped Flycatcher) et un Grimpar Bec-en-coin (Wedge-billed Woodcreeper).

Au fur et à mesure que le temps passe, nous réalisons que Punta Leona cache de moins en moins de surprises: les nouveautés s'accumulent maintenant au compte-gouttes... Néanmoins, il fait toujours plaisir de voir ces oiseaux tropicaux aux couleurs vives tels les Motmots à tête bleue, les Araçaris de Frantzius, les Toucans de Swainson, les Tityres masqués, les Tohis à bec orange, ou ceux dont la coloration sobre est compensée par une allure bizarre que l'on ne retrouve pas chez nous. Tamatias de Lafresnaye, Troglodytes des ruisseaux et Alapis à dos roux en témoignent bien.

Après un avant-midi bien rempli, nous regagnons notre chambre par la route principale en gardant l'oeil ouvert sous le regard des Saltators des grands-bois, des Grisins étoilés et des Bataras capucins jusqu'à ce qu'un véritable coup de foudre nommé Calliste rouverdin (Bay-headed Tanager) vienne me frapper. Quelle belle fin d'excursion...  Tout m'apparaît maintenant turquoise!!!

Portion Rivière Tarcoles

pacscreechowl.jpg (11494 octets)Avant de retourner notre jeep à l'agent de location, nous allons jeter un dernier coup d'oeil à l'embouchure de la rivière Tarcoles. En nous rendant, nous notons que les  tourterelles, représentées par les Colombes rousses et incas, sont nombreuses .

Aujourd'hui, l'hospitalité des gens s'étend au voisinage du Tarcol Lodge où un habitant vient nous chercher pour nous montrer le Petit-Duc de Cooper qui somnole dans sa cour. Nous l'observons à loisir avant de retourner miroiser à l'embouchure de la rivière. Bien que moins nombreux que la veille, les limicoles et échassiers sont omniprésents et la diversité est toute aussi grande.

Un coup de jumelles attentif parmi les urubus survolant les mangroves de l'autre rive produit une des surprises de la journée: la Buse des mangroves (Mangrove Black-Hawk). Nous l'observons planer durant quelques minutes avant de lancer un dernier regard sur les oiseaux de la rivière.

Il est maintenant quinze heures et bien malgré nous, nous devons prendre la destination de Jaco pour respecter nos échéanciers et rendre ce véhicule qui nous a été si utile durant les trois derniers jours. C'est ainsi que notre journée d'ornithologie se termine.

Vendredi 9 mars 2001

Punta Leona

Encore une fois, l'avant-midi se passe dans les sentiers longeant le chemin qui relie l'hôtel à la route principale.

costasent.jpg (29397 octets)La journée s'annonce prometteuse car nous voyons trois nouvelles espèces avant même de s'être enfoncés dans les bois. Alors que nous observons un superbe mâle de Guit-guit émeraude (Green Honeycreeper), nous sommes dérangés par un Ermite qui ne cadre pas du tout avec la perception que je m'étais faite de ce genre de colibris. D'apparence brunâtre, l'oiseau a une joue foncée bien délimitée par des raies sourcilières et malaires pâles. Constatant l'absence d'appendice caudal et la présence de noir à la gorge, nous identifions le volatile comme étant un Ermite de Rucker (Band-tailed Barbthroat). De plus, Gaétan repère un Calliste à coiffe d'or (Golden-hooded Tanager) que je n'arrive pas à identifier tant l'oiseau s'agite et se faufile dans la végétation. Je suis déçu, voire frustré.

À peine entrés dans la jungle, nous entendons le sifflement vacillant et descendant du Tinamou soui, les insolences explosives de l'Atilla à croupion jaune (Bright-rumped Atilla) et du Piauhau roux ainsi que le chant indescriptible de l'Araponga tricaronculé. Nous apprécions ce concert en marchant lentement jusqu'à ce que l'envol soudain d'un trogon capte toute notre attention.

C'est un mâle et il ne me semble pas seul. Il change souvent de place, nous avons de la difficulté à l'identifier. En fait, nous ne pouvons même pas dire si le dos que nous voyons pourtant très bien est bleu ou vert tant l'iridescence est trompeuse.

Plus rien à perdre... je m'improvise imitateur... avec succès!!!  Et mes pitreries vocales (qui n'en étaient peut-être pas!) permettent d'attirer un Trogon de Massena (Slaty-tailed Trogon), ainsi qu'un mâle et deux femelles de Trogon aurore (Black-throated Trogon).

Nous continuons notre chemin dans un sentier bordé d'une végétation dense en compagnie d'oiseaux communs qui nous sont désormais familiers: Manakin à col orangé, Saltators des grands-bois, Grisins étoilés, Bataras capucins, Troglodytes des ruisseaux, Tohis à bec orange, Alapis à dos roux, Motmots à tête bleue, Araçaris de Frantzius et Grimpar bec-en-coin sont, à notre grande satisfaction, encore au rendez-vous. De plus, Gaétan découvre une autre première, le Pipromorphe roussâtre (Ochre-bellied Flycatcher).

Avide de soleil, je passe le dernier après-midi de notre séjour seul à me prélasser sur la plage, jusqu'à ce que les remords me soulèvent de ma chaise et me mènent à miroiser autour du complexe hôtelier. Ainsi, j'ai pu voir pour une dernière fois les Geais enfumés et à face blanche, le Pione à couronne blanche (White-crowned Parrot) ainsi que la Conure de Finsch.

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Pensant être en présence de mon dernier Tityre masqué, un sentiment bizarre m'habite... Il n'est pas normal celui là: il a la calotte noire et ne porte aucun rose à la face. Un dernier regard et je confirme mon premier Tityre à tête noire (Black-crowned Tityra).

Gonflé à bloc, je m'éloigne des habitations en empruntant un sentier bordé de broussailles. Comble de bonheur, deux nouvelles espèces viennent me saluer: le Tohi ligné (Black-striped Sparrow) et le plus que remarquable Motmot à sourcils bleus (Turquoise-browed Motmot). Deux superbes observations qui me font apprécier davantage le fait d'avoir quitté la plage!!!

Le souvenir de Punta Leona n'en sera que plus doux...

Ce soir, opération bagages afin de pouvoir consacrer les premières heures du lendemain à la miroise...

 

Samedi 10 mars 2001

Punta Leona

C'est devenu une habitude! Dès l'aube, nous retournons dans les sentiers bordant le chemin reliant le complexe hôtelier à la route principale pour deux petites heures d'ornithologie.

Notre journée commence un peu comme celle d'hier alors que les Guit-guit émeraude se présentent à nouveau, mais en plus grand nombre. Parmi ceux-ci, nous repérons un sublime Calliste rouverdin ainsi que deux Callistes à coiffe d'or. Ouf! la tension baisse!!! Ce matin, les frustrations ressenties la veille s'évaporent telle une rosée au soleil...

Conquis, le reste de la miroise se fera sourire en coin!!!

Comment quitter sans avoir revu le Manakin à col orangé, le Toucan de Swainson, les Araçaris de Frantzius, le Tohi à bec orange, le Troglodyte des ruisseaux, le Motmot à tête bleue, le Tangara évêque et toutes les autres espèces communes qui ont fait notre joie durant la semaine?

Comment oublier le Tinamou soui qui nous a gratifiés de son chant plus souvent qu'à notre tour? Pouvions-nous nous sentir plus dans la jungle?

Et que dire de cette dernière observation de Pénélope panachée? Furtive, discrète, tant convoitée par les ornithologues, elle est tout de même venue nous saluer!

 

Malgré le fait que nous soyons tristes à l'idée de retourner à la maison, nous ne pouvons quitter sans ce sourire synonyme de cette grande satisfaction apportée par chacune des observations réalisées, par ces petits apéros sympatiques qui nous permettaient de revivre nos journées en paroles, par ces excellents repas toujours servis avec la plus grande distinction et par cette chaleur enveloppante qui nous faisait oublier l'hiver québécois.

 

Costa Rica, tu m'as charmé, tu m'as séduit... sois assuré que je reviendrai te voir. Dès lors,  je me ferai un plaisir de parler à nouveau de toi...

 

Claude Nadeau, 10 octobre 2001

 

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