Le Prolab à un gain de réaliser son rêve!!!

Texte: Sylvain Neveu
Montage: Michel Lacas jr.

 

Thetford Mines, le 4 mai 2003 - Le Prolab de Thetford Mines s’est approché à un seul gain de la coupe convoitée en l’emportant au compte de 6 à 3 contre les champions défendant. Le Beauceron, Dave Loubier, n’a pas chômé dans ce cinquième duel, signalant 236 minutes de pénalités aux deux finalistes en présence dont 154 au dernier vingt.

 

C’est Jesse Rezansoff, posté à l’embouchure du filet, qui a ouvert la marque en déjouant Frédéric Deschênes à sa droite. On a senti la frustration monter dans le camp des Chiefs après que quelques-uns de leurs joueurs-clé, Cunningham et Gravelle notamment, ont été mis en échec solidement et tôt dans la rencontre. Les hommes de Pierre Pelletier n’ont pas voulu s’en laisser et imposer en répliquant œil pour œil mais avec un peu trop de vigueur aux yeux de l’officiel. La rage et l’indiscipline ont pris la place du hockey de haute intensité préconisée jusqu’ici dans la série, très peu de longues séquences à cinq contre cinq. Laval y perdra au change en utilisant ses meilleurs joueurs offensifs pour écouler le temps durant les punitions.

Le Prolab en a ainsi profité pour enregistrer deux buts rapides, en l’espace d’une minute et en avantages numériques, gracieuseté de Daniel Payette. Le premier de ces deux filets est le résultat, encore une fois, d’une pièce de jeu électrisante de la part de Patrice Tardif. Ce dernier, après avoir contrôlé la rondelle un bon moment, a fait prendre une tasse de café au défenseur Mario Joly, avant de remettre la rondelle à Payette qui a filé seul devant Pierre-Luc Therrien.

Ce fut au tour des Chiefs de profiter d’un double avantage numérique en début de deuxième période et d’égaler le compte alors que Dominic Perna, le héros de la joute précédente, a capitalisé à son tour sur des aides de Rezansoff et Denis Paul. C’est Dan Gravelle, suite à une échange entre Kenny et Denis Paul à la pointe, qui a redonné les devants, pour une deuxième fois, aux hommes de Pierre Pelletier. Toujours avec l’avantage d’un homme, André Martineau, sur un retour de lancer, a surpris Pierre-Luc Therrien pour inscrire ce qui deviendra le but égalisateur de cette rencontre. Il n’aura fallu que 25 secondes pour que le vent change de bord. Le but de Louis Bernard, compté quelques instants plus tard sur un tir bas et décoché de la pointe droite, fera très mal aux Chiefs. Ces deux filets rapides demeureront le fait marquant au pointage, Laval n’a pas réussi à reprendre le tempo par la suite.

 

Jean-François Brunelle et Patrice Tardif, avec son 17 ème des présentes séries, fermeront la colonne des buts dans cette rencontre disputée devant une salle comble.

Du brasse-camarade.

Les amateurs, qui avaient assisté à un seul combat aux cours des quatre premiers duels, ont vu les deux finalistes jeter les gants en cinq occasions. Le premier a eu lieu en fin de première période, opposant Christian Caron à Mike Degurse, ce dernier n’ayant pas apprécié un coup de bâton subi quelques instants auparavant. Caron, qui n’est pas reconnu pour ses talents de pugiliste, a encaissé plusieurs coups provenant d’un bagarreur plus expérimenté. En fin de rencontre, alors que la joute était hors de portée des Chiefs, on a voulu préparer le sixième affrontement. Pierre Pelletier a utilisé davantage son quatrième trio tandis qu’Alain Rajotte a répliqué avec ses hommes-forts. On a vu Benoit Beausoleil et Mathieu Raby croiser le fer dans un combat qui a duré plusieurs minutes. Hugo Poulin et Chad Richards ainsi que François Pagé et Dan Kopec ont entrepris des épreuves de force sans trop d’histoires. Mario Joly, quant à lui, s’en est pris à Éric Lavigne. Le défenseur des Chiefs a entrepris le combat avec vigueur avant que Lavigne ne l’ébranle quelque peu avec une solide gauche.

Les Chiefs, persona non grata!

On ne peut passer sous silence le débat qui prévaut présentement dans la région de l’amiante. Les Chiefs, avant même la mise au jeu initiale ainsi qu’au début de chaque période, ont été accueillis par la chanson thème de Daniel Boucher intitulée; « Ma gang de malades ». Y a rien là! Faut pas en faire un plat, certains diront. Sauf que les commentaires fusant de toutes parts, à l’intérieur et à l’extérieur du Centre Mario-Gosselin, confirme l’état d’âme de la grande majorité de ces amateurs. On en veut tout simplement plus des Chiefs de Laval et du style de jeu des troisièmes et quatrièmes trios caractéristiques à la section Ouest!

On a même entendu, par quelques-uns de ceux-ci, les noms de Perna et Chalifoux étiquetés comme étant des « clowns ». Un chandail et un logo qui a un gros impact de rebondissement aux yeux de certains! On sait que l’on ne se rend pas en grande finale sans l’aide d’un noyau de joueurs talentueux. Deux visions, deux acheteurs, une seule ligue!

Une chose est certaine, les Gouverneurs et la direction de la LHSPQ qui travaillent sur ce dossier ainsi que les forums de discussions auront de quoi jaser dans les prochaines semaines. En terminant, comment peut-on disputer une grande finale, sans en avoir affronter une seule fois ses adversaires au cours de la saison?

À la prochaine!

Photos Chieffette3 et le site web du Prolab.