Octobre 2003- Le début de saison de la Ligue de hockey senior majeur du Québec était tout récemment le théâtre d’un exploit qui mérite largement d’être souligné. Le 11 septembre dernier, lorsqu’il a posé les patins sur la glace du centre récréatif Joé-Juneau, l’homme de fer, Mike « Iron man » Brault, comptant à sa fiche de combats plus de 500 confrontations depuis qu’il a joint dans les rangs du hockey senior majeur, endossait officiellement l’uniforme des représentants de Pont-Rouge pour une dixième année consécutive. Comme plusieurs milliers de hockeyeurs, le nom de Mike Brault ne franchira pas la porte du prestigieux Temple de la Renommée du Hockey, mais force est d’admettre qu’éventuellement, au terme de sa carrière active, il entrera dans la légende du hockey senior québécois. Issu de la première cuvée des bagarreurs de la décennie 90, celui qui représenta, pendant plusieurs saisons, l’homme à vaincre, continue allègrement de se présenter au combat, joute après joute, contre ces armoires à glace qui nous arrivent maintenant d’un peu partout. UN LASALLOIS D’ORIGINE.
À ce sujet, l’homme, sourire en coin, me mentionna qu’il gravit les échelons dans les catégories CC, avant d’atteindre le niveau senior majeur. Ce dernier commentaire nous décrit bien le profil d’homme dont il est doté : déterminé et persévérant. LA LIGUE DE HOCKEY SENIOR DE LA MAURICIE. Ce fut en endossant l’uniforme des Sphynx de St-Marc-des-Carrières, de la défunte Ligue de hockey senior de la Mauricie, l’alma mater de la concession de Pont-Rouge, que le célèbre # 19 fit ses débuts dans cette catégorie. Le nom de Brault, un solide redresseur de torts fraîchement arrivé, qui ne reculait devant personne, circula très rapidement dans la hiérarchie des « bulldozers » sur patins. « Lorsque j’évoluais dans cette ligue, on avait le droit de participer à trois combats avant d’être expulsé. Je me souviens particulièrement de ces nombreuses confrontations m’opposant à Martin Roux. Ce n’est pas mêlant, s’exclama-t-il! On se battait trois fois l’un contre l’autre en chacune des occasions que nos équipes s’affrontaient. A l’époque, Denis Paul était la vedette incontestée de la Ligue et son nom tapissait les feuilles de pointages. Par la suite l’équipe fut vendue en fin de saison 1993-94 et, peu de temps après, transférée à Pont-Rouge. Dès la saison 1994-95 j’ai commencé à évoluer au centre récréatif Joé-Juneau. » poursuivit-il.
Bon an mal an, celui qui réside maintenant à St-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, poursuivit son ascension parmi les bagarreurs les plus intimidants du hockey senior. Il atteignit même le niveau d’homme à battre, en établissant un standard de respectabilité pour ses pairs. Ne reculant devant personne, Brault, blessé ou non, se présenterait à chacune des rencontres de sa formation afin de remplir le rôle que l’on attendait de lui. Au fil du temps on lui a attribué les qualificatifs suivants qui sont de posséder un excellent système cardiovasculaire, une bonne mâchoire et d’être le premier belligérant à foncer sur son opposant. Mike Brault c’est le synonyme d’une bonne génétique! La nature en a voulu ainsi car il ne se défile pas pour mentionner que l’entraînement et le gymnase ne font pas vraiment partie de son mode de vie, sauf dans ses préludes d’un valeureux combat sur le ring. EL PASO, LA WPHL ET LA COUPE BOLTON. En fin de saison 1996-97, dans des circonstances dignes d’un scénario hollywoodien, les Buzzards de El Paso, une équipe d’expansion du Texas affiliée à la Western Professionnal Hockey League, se tourna vers le réputé enforcer du Québec afin de remédier aux stratégies d’intimidation dont le club était victime à chacune des rencontres disputée au cours du calendrier régulier.
Tout en conversant avec l’ individu coopératif et accessible qu’est Mike Brault, un homme qui assista à la naissance du hockey senior provincial version 90, la conversation coulait à flot et les souvenirs ressassés ne manquèrent pas. Nous lui avons demandé qui furent les opposants, issus de ce long registre, qui lui ont procurés des moments inoubliables. Après un court moment d’hésitation, voyons ce qu’il nous livra comme confidences : « Nathan Morin en est un autre qui allait à la guerre et avec qui je me suis battu chaque fois que l’on se croisait sur la patinoire. Il n’était pas le plus grand, mais il y mettait du cœur. Nous avons fait de bons combats « open » ensemble, lui et moi. » enchaîna-t-il. LA BOXE AMATEUR. Si les adeptes de hockey senior ont pu assister à ces populaires gala de boxe amateur, qui n’ont rien à voir avec la direction de la LHSMQ, soit dit en passant, mais qui mettent aux prises des joueurs ayant évolués au sein de leur ligue, ils le doivent en grande partie à l’innovateur qu’est Mike Brault. « C’était il y a 5 ans, au Centre Lacroix-Dutil à St-Georges-de-Beauce. J’avais affronté Christian Leblanc et je l’avais emporté par knock out devant près de 3,300 spectateurs. La formule a plu aux amateurs et c’est à partir de là que ça s’est poursuivi. Par la suite, j’ai remis les gants 2 à 3 fois par été afin de participer à ces cartes de boxe. Par contre, j’ai vécu une amère déception à Laval, au cours de l’été 2002, lorsque l’on a accordé la victoire à Jimmy Burns. Je l’avais atteint solidement à quelques reprises et j’avais marqué suffisemment de points pour mériter la victoire. Sur le coup, j’étais très déçu, mais j’ai tourné la page depuis car, dans mon cœur, je sais que c’est moi qui a gagné!» nous dira celui qui compte 12 combats en banque jusqu’à présent à titre de boxeur amateur et qui, selon l’auteur de ces lignes, ne fermerait pas la porte à un éventuel combat revanche contre Jimmy Burns. Alors, avis aux intéressés! TOUJOURS DEBOUT, JE SUIS CELUI QUI… D’autre part, plus on apprend à connaître ce légendaire joueur senior; plus il projette l’image d’un individu franc et direct dans ses propos. Nous en avons profité pour lui demander de nous livrer ses impressions sur l’évolution du hockey senior majeur au Québec. Il nous livra alors une réponse spontanée, à l’image des célèbres hockeyeurs québécois tel que les Guy Lafleur, Guy Carbonneau et Stéphane Richer : « Je pense qu’il y suffisamment de talents québécois afin de donner la chance aux joueurs de chez-nous de pouvoir évoluer dans un niveau compétitif , et cela, devant leurs parents et amis. Selon moi, on dépasse les bornes et cela n’a plus de bon sens! La ligue devrait tout simplement mettre une limite! » précisa-t-il, sur ton qui ne laissait aucune équivoque.
Persévérant vous dites? Eh comment donc! Comme le disait si bien l’immortel chanteur rocker au cœur tendre, Gerry Boulet : Toujours vivant, je suis celui qui regarde en avant!… Toujours debout, je suis celui qui va jusqu’au bout! Mike Brault, lâches pas ça! Tu en as fait déplacer des foules et tu demeures toujours, plus de 10 années plus tard, une grande attraction pour les adeptes du hockey senior majeur! Salut. Merci au site web du Caron
& Guay pour photos
et le site web Les Goons du Caron et Guay de Pont-Rouge |