27 août 2003- La saison morte nous aura réservé quelques surprises de taille. Parmi celles-ci, la démission de l’entraîneur-chef, Pierre Pelletier, en aura fait jaser plus d’un. L’éditorial de la LHSMQ a tenu à rencontrer celui qui vient de graver son nom pour une troisième fois consécutive sur la coupe Futura.
UN NOUVEAU RÈGLEMENT.
Le
mariage semblait pourtant bien aller entre la direction des Chiefs de Laval
et Pierre Pelletier. Toujours sous l’effet de l’adrénaline et des célébrations
de la coupe, les deux partis s’étaient rencontré une première fois, en mai dernier,
afin d’en arriver à une nouvelle entente contractuelle. Une première rencontre
qui laissait entrevoir un certain suivi. Coup de théâtre, c’est le 24 mai, suite
à l’assemblée annuelle de la ligue, que tout a basculé. L’adoption d’un nouveau
règlement a changé radicalement le cours des négociations. L’argument était
de taille car dorénavant, tous les entraîneurs demeureront liés à leur équipe
respective, au même titre que les joueurs, et ce, même si leur contrat est échue.
« Je n’ai rien à reprocher à Bob Berger, ni à personne d’autre dans la
direction des Chiefs. On a vécu de bons moments ensemble et nous avons accomplit
de belles choses prend-t-il soin de souligner. La mésentente se situe strictement
au plan contractuel. On sait que c’est rarement au terme d’une première rencontre
que les détails de contrats se concrétisent mais, si je voulais me dégager de
ce nouveau règlement, je me devais de démissionner très rapidement. »
Pelletier tient à mentionner qu’il quitte un groupe de joueurs avec lesquels il s’est construit de bons liens au cours des deux dernières saisons. On lui a demandé de nous parler brièvement de son successeur, Bobby Dollas.
« Bobby connaît très bien son hockey et il a accumulé un bon bagage d’expérience au fil des ans. Aucun doute, il possède de belles qualités pour réussir comme entraîneur mais je ne crois pas que ce sera facile pour lui de cumuler les doubles fonctions de joueur-entraîneur. »
IL DIT NON À TROIS-RIVIÈRES.
Pierre Pelletier et Léo-Guy Morissette ont livré ensemble plusieurs batailles côtes à côtes dans la LHJMQ. S’eut été un naturel de les revoir réunis de nouveau, d’autant plus qu’ils ont toujours conservé un excellent contact à l’extérieur de la scène du hockey.
« Léo-Guy c’est un bonhomme formidable, un homme de hockey qui connaît son affaire. J’ai été très flatté qu’il me démontre autant d’intérêt. Le problème c’est que les Vikings évoluent dans la division Est. Comme tu le sais, on dirige une entreprise dans le domaine de la construction alors les journées sont bien remplies. Dès que j’ai regardé le calendrier, j’ai tout de suite noté que ces derniers devaient disputer trois joutes à Rivière-du-Loup et tout autant à Jonquière et St-Georges-de-Beauce. On veut faire une bonne job derrière le banc et, dans ce contexte, conjuguer le travail, le hockey ainsi que la famille devenait tout simplement quelque chose d’irréalisable pour moi. »
Pierre Pelletier retrouve quelques anciens alliés en Christian Sbrocca, Pierre Gendron, Jean-François Piché et Luc Bilodeau, qu’il a tous dirigés avec le Mission de Joliette. Il renoue également avec Sébastien Roger qui faisait partie de son édition dans le junior AAA. Nous lui avons demandé de nous livrer ses impressions sur le camp d’entraînement jusqu’à présent.
« J’ai vu des gars qui « veulent » énormément et qui suivent les consignes. On travaille sur les ajustements à apporter dans l’équipe. L’an passé, nous avons affronté le Mission à cinq reprises et ils nous ont donné une bonne opposition. Il ne leur manquait que peu de choses pour nous vaincre. On travaille sur les ajustements à apporter, comme essayer de se grossir par exemple. »
Au moment d’écrire ces lignes, le camp d’entraînement est encore très jeune mais, parmi ces détails qui retiennent l’attention d’un entraîneur, il a pris bonne note du travail inlassable de Drainville et de l’enthousiasme de Maltais. Pelletier avait également quelques éloges envers les propriétaires de l’équipe, Julien Rémillard et ses partenaires, qu’il apprend à connaître de jour en jour.
À la prochaine.