Il
y a un peu moins de trois ans, cet homme ignorait tout du hockey senior
majeur québécois. Aujourd’hui, en plus d’administrer les finances et la
mise en marché des Dragons
de Verdun, il occupe l’un des deux sièges à la table de son équipe lors
des assemblées des gouverneurs.
Notre invité ne score pas de filets, n’effectue pas le grand écart pour bloquer les rondelles et ne laisse encore moins tomber les gants sur la patinoire, mais son utilité dans l’exécutif de son organisation mérite dignement que l’on s’y attarde. Au plan professionnel, ce citoyen de Repentigny est copropriétaire d’une entreprise spécialisée dans la gestion immobilière. Son mandat : administrer plus de 1500 logements locatifs, dont quelques tours qui surplombent le ciel de l’arrondissement Centre-Sud de Montréal. Celui qui entame actuellement sa vingt-cinquième année de carrière dans ce domaine est un passionné de hockey depuis toujours. Son association au sein d’une organisation de la LHSMQ, il la doit à la bonne providence.
« Cela a débuté en février 2001 alors qu’un de mes employés, Luc Tardif, ne cessait de me vanter les mérites du hockey senior majeur (LHSPQ), tenait-il à spécifier. Après avoir essuyé quelques refus de ma part, j’acceptais donc d’assister à une rencontre en sa compagnie. Ce match se déroulait au Colisée de Laval et, au calendrier, les Royaux de Sorel visitaient les Chiefs de l’endroit. A l’époque, Maurice Lemay dirigeait l’équipe locale, mais ce soir-là il était sous le coup d’une suspension; c’était son patron, Bob Berger, qui le remplaçait derrière le banc. Mon attention se tournait vers ce dernier, spécialement lorsqu’il faisait réagir le public en y allant de quelques mimiques. De plus, j’avais été impressionné par le gabarit des joueurs et la qualité du jeu. Pour tout dire, je l’ai été doublement lorsqu’un premier combat a éclaté entre deux opposants, et ce, dès la mise au jeu effectuée. C’était entertainement comme scénario; dès que les gants étaient tombés sur la glace, les officiels repoussaient les autres joueurs vers leurs bancs respectifs, pour ensuite tasser l’équipement qui se trouvait près de la scène. Tout cela au beau milieu des réactions de milliers d’amateurs qui s’étaient levé d’un bond afin de ne rien rater de l’action! Après toutes ces années antérieures à suivre le hockey, je ne savais même pas qu’un tel scénario pouvait exister, mais en bout de ligne, suite à la qualité de jeu et au spectacle offert, j’avais bien savouré cette initiation au hockey senior majeur ». Poursuivait notre interlocuteur, sur une note qui en rejoint plusieurs quant au baptême de feu et à la première piqûre administrée au partisan traditionnel de la LHSMQ. « Par la suite, au cours d’une réunion du conseil d’administration, j’avais fait connaître mon intérêt envers les activités de cette ligue. Soudainement, une personne présente m’interpellait pour me mentionner que son fils évoluait pour le Mission de Joliette : cette dame était la mère du capitaine de cette équipe, Pierre Gendron. » expliquait-il. « Durant les semaines subséquentes, j’ai continué à m’intéresser au produit, mais davantage à la formation du Mission. Puis, j’avais fait la connaissance de Pierre; graduellement nous nous sommes liés d’amitié. Quelques semaines plus tard, Joliette se retrouvait en grande finale contre le Garaga de St-Georges-de-Beauce et le capitaine nous avait fait bien plaisir en nous invitant, moi et mon fils, Martin, à assister à l’une de ces rencontres cruciales au Centre Lacroix-Dutil. Je n’oublierai jamais ces moments de haute intensité. Quel match! C’était le dernier duel de la série, celui où Joliette fut couronné champion de la coupe Futura!» S’exclamait notre invité, tout en ajoutant : « Notre hôte avait inscrit le cinquième but de son équipe; aboutissant lui-même au fond du filet au moment où je photographiais l’action. Lorsqu’il s’est relevé, il regardait dans notre direction en nous saluant. A la fin de la rencontre, il avait pris soin de nous inviter sur la patinoire puis nous avions eu l’occasion de toucher à la coupe. Ce sont des moments que je n’oublierai jamais », racontait celui qui venait de vivre un deuxième baptême de feu et, assurément, de recevoir une surdose en tant que partisan de hockey senior majeur. STEPHANE BRIEN LUI OUVRE LA PORTE Au cours de la saison morte, Jacques participa au tournoi de golf organisé par celui qui a popularisé le # 21 du Mission lors des quatre dernières saisons. De fil en aiguille, Gendron établit le pont entre le président de l’équipe, Stéphane Brien, et ce flamboyant amateur de hockey, gestionnaire de profession, afin de l’intégrer dans l’organisation Joliettaine. Notre invité passa alors une saison complète à se faire la main au pays de l’ex-numéro # 18 du Canadien de Montréal, surnommé également «L’ours de Joliette» : Marcel Bonin. Nous lui avons demandé si son intégration dans l’administration d’une équipe de hockey représentait un objectif de carrière. « Écoutes, depuis mon jeune âge j’ai toujours été passionné par notre sport national. L’amour du hockey m’a conduit souvent à imaginer tout ce qui entoure la gestion et l’organigramme d’une équipe. Aujourd’hui, ces fonctions me permettent de réaliser davantage toute l’importance de ces infrastructures. Tu sais, des gradins on voit l’action se dérouler sur la patinoire; derrière les rideaux, les gens ne peuvent réaliser combien il y a de nombreux faits et gestes posés par le personnel pour le bon fonctionnement d’une équipe. Je dois t’avouer que j’adore cette implication. De plus, cela me permet de sortir de mes responsabilités quotidiennes afin d’évacuer le stress qui s’y rattache », avouait ce père de trois enfants qui, tout comme moi, n’a jamais été vacciné contre la communication…! D’ailleurs, c’est en écrivant ces lignes que j’ai compris d’où provenait une partie de mon inspiration à rédiger un texte sur cet administrateur. A plusieurs égards, en l’observant, nous avons plusieurs points en commun : l’entrepreneurship, la passion pour notre sport et un intérêt marquant pour les valeurs familiales. Comme quoi les miroirs ne sont pas tous fabriqués de verre! UN NOUVEAU MEMBRE DES DRAGONS En avril 2003, Jacques Provencher franchissait la porte qui conduit dans l’organisation des Dragons de Verdun. Les actionnaires, Michel Laurendeau et René Pitre l’ont confié : « on recherchait ce profil de travailleur structuré afin d’aider l’organisation à poursuivre sa progression ». Provencher héritait sur le champs des postes de vice-président administratif et assistant-gouverneur de l’équipe ; deux titres qui parlent par eux-mêmes. De plus, mallette en main, il apportait sa panoplie d’idées pour le compte de l’organisation. Ses deux premiers objectifs visés: trouver les moyens d’attirer davantage de clientèle à l’intérieur du vaste amphithéâtre de Verdun et recruter du personnel intègre afin de construire une bonne chimie dans la mise en marché de l’équipe. Après avoir étudié les dossiers administratifs de l’organisation, il donnait son premier véritable coup de barre au mois de juin suivant : Suite à quelques séances de négociations, avec le directeur des ventes de la station radiophonique locale et régionale, CHOM FM, il en ressortait un partenariat important au plan de la visibilité entre ces deux partis. Cette populaire station de radio anglophone de la région, représentée par Jacques Bolduc, offrait aux Dragons, plus de 300 spots publicitaires échelonnés sur la saison entière; à l’opposé, cette organisation de hockey senior majeur prenait l’engagement d’installer des panneaux et logos publicitaires à l’effigie de la station radiophonique, bien en vue à l’intérieur de l’Auditorium, sur les programmes de la soirée (Le Dragons express) ainsi que sur le site internet de l’équipe. Les ondes radio, syntonisées au poste 97,7 FM, n’ont certes pas nuis à la vente des billets de saisons qui ont doublé depuis la saison dernière. Parmi ces événements transmis aux auditeurs: la venue de Link Gaetz et Dody Wood en studio, visant à promouvoir la journée porte-ouverte, au moment où la vente de billets saisonniers exécutait un blitz marquant. Les autres changements effectués au plan visibilité; l’identification bien en vue des Dragons sur l’autobus transportant les joueurs, la promotion concernant la remise d’un chandail aux couleurs de l’équipe avec l’achat de billets de saison et le rafraîchissement du site internet de l’équipe, sous la responsabilité de Luis Alvarado. A Verdun, il ne faudrait pas passer sous silence le travail de Fernand Lavigne en ce qui a trait à la visibilité de l’équipe. Ce dernier en est à sa deuxième saison, à titre de relationniste. Son boulot relève de la juridiction des actionnaires de l’équipe. Il voit à envoyer des communiqués aux médias pertinents de la Ligue. De plus, il rédige des chroniques sur les activités des Dragons dans trois journaux locaux : La Voix Populaire, Le Messager de Verdun et Le Magazine de l’Ile-des-Sœurs. Lavigne participe également aux entrevues dans la section Coach’s corner (le coin de l’entraîneur) sur le site internet de l’équipe. Finalement, en compagnie de son épouse, ils sont les grands responsables du programme Le Dragons Express qui est remis aux amateurs avant les joutes locales de l’équipe. LE HOCKEY RAPPROCHE LA FAMILLE Si les nombreuses heures d’implication dans le milieu du hockey peuvent parfois mettre certaines familles en péril, Jacques Provencher semble avoir trouvé le bon antidote contre ce virus! « Mon épouse et mes trois enfants sont impliqués dans différentes tâches lors des rencontres disputées à l’Auditorium. Lorsqu’il y a un match au programme par exemple, nous arrivons volontairement plus tôt à l’aréna. C’est un rendez-vous familial auquel nous tenons mordicus et que nous établissons à l’avance. Nous en profitons pour discuter de nos derniers développements respectifs.
A la prochaine!
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