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mars 2004 - Jusqu’à la preuve du contraire, Pierre Pelletier est toujours
coiffé au titre d’entraîneur par excellence lors des séries éliminatoires
de la LHSMQ. Cette saison,
de concert avec son directeur-général, Tony Ciarcello, il a réussi à greffer
plusieurs ingrédients, en inculquant un concept d’équipe, qui font de St-Jean
une formation non négligeable en ce printemps 2004.
Défensivement, les gardiens André Racicot, Marc Delorme et Murray Cobb ont tous cédés le filet à Steve Vézina et Hugo Hamelin. De plus, l’arrivée de Steven Low, un quart arrière de qualité, combiné aux acquisitions de Bobby Dollas et Alain Côté; sans oublier, bien sûr, le retour au jeu du cultivateur de Mirabel, Charles Paquette , se sont tous avérés de précieux actifs sur la brigade défensive. A l'attaque, l'ajout de Victor « la Peste » Gervais, un joueur dynamique provenant de la Colombie-Britannique, ainsi que l’avènement des vétérans marqueurs Dominic Maltais et Mario Debenedictis aura eu l'effet d'apporter un meilleur équilibre sur la formation johannaise.
Ajoutez à cela, la présence des Rob
Murphy,
Daniel Guérard et Link
Gaetz: trois « extra-larges » qui ont rapetissé l'espace du
vestiaire, mais qui auront tout de même permis au duo Ciarcello-Pelletier
non seulement d’ajouter du poids, mais une dimension spectacle avec le
« gros 23 » sur leur édition. « Dès notre première sortie en septembre
dernier, à Laval, nous avions été intimidés sur toute la ligne. Nous avons
réalisé rapidement qu’il fallait « se grossir » si l’on voulait devenir
de sérieux aspirants dans cette ligue ». Mentionne celui que l’on pourrait
cataloguer de « fatiguant » pour un directeur-général, mais qui sait combien
reconnaître les ajustements à apporter dans son alignement pour en faire
une équipe plus que respectable.
« Lors de mon arrivée à St-Jean mon objectif était de rapatrier Bobby. Ce dernier représente le type de joueur qui peut faire la différence en séries éliminatoires. Prenons notre première joute disputée dans le tournoi à la ronde : à un certain moment nous accusions un recul d’un but (2-3) puis nous nous sommes placés en mauvaise posture en visitant coup sur coup le banc des punitions. Heureusement, nous avions réussi à ne rien concéder lors de ces désavantages de un et deux hommes. Ce fut sans contredit le point tournant du match : celui où nos opposants (Laval) auraient pu mettre la joute hors de notre portée. Mais Bobby a brisé trois passes qui s'enlignaient sur de très bonnes chances de compter pour nos rivaux. Sur cette séquence, il est demeuré près de cinq minutes consécutives sur la patinoire, en contrôlant la « game ». Peu à peu, depuis qu’il est avec nous, il a su prendre sa place dans le vestiaire. A St-Jean, les amateurs l’ont apprécié durant la deuxième moitié de saison, mais ils le découvrent à sa juste valeur durant les présentes séries éliminatoires », analyse-t-il, sur un ton qui laisse passer sa fierté de pouvoir compter à nouveau sur son vétéran défenseur.
Fait à noter, aucun attaquant du Mission n’a terminé dans le « top ten » cette saison. Cela n'a pas empêché Christian Sbrocca de terminer la saison en force. D’ailleurs, il a été nommé au titre du joueur offensif en février dernier. De plus, depuis le début du tournoi à la ronde, il a repris exactement là où il avait laissé lors des dernières séries de fin de saison. Son atout principal qui est sa rapidité, combiné à sa fougue, en font encore l’un des joueurs à surveiller dans le circuit Gaudette lorsque la fonte des neiges frappe à nos portes. Pour sa part, le vétéran capitaine, Pierre Gendron, en est un autre qui peut changer l’allure d’une rencontre de haute intensité. Il possède toujours cette fierté qui caractérise les vrais gagnants. Le Mission aura grandement besoin de son expérience et de sa contribution pour espérer faire un long bout de chemin.
A la prochaine. |