Pour des milliers d’amateurs de hockey senior majeur, le nom de Joel Thériault est synonyme de spectacle. L'avènement de ce défenseur mobile, au style physique et intimidant, possédant de plus l’un des tirs les plus lourds de la LHSMQ, aura apporté de nouveaux standards parmi les justiciers de ce circuit.

 

LE RENDEZ-VOUS DU QUARTIER

Trois générations:
Serge, Zachary, Joel.

Ce n’est pas tous les jours que se présente l’occasion favorable d’être invité à la maison parentale d’un joueur vedette de la LHSMQ. Serge et Doris Thériault, des gens chaleureux, doté de simplicité exemplaire, ont bien voulu, à ma demande, participer à cet exercice qui a pour but de dresser un portrait relativement fidèle de notre populaire invité.

Ce fut jadis dans cette même demeure située dans l’arrondissement de St-Hubert, sur la Rive-Sud de Montréal, que Joel passa toute sa jeunesse. La cour arrière, les cloisons et les placards regorgent de souvenirs mémorables dédiés à ce porte-étendard, à la fois, des Dragons de Verdun, et de la LHSMQ. La visite venait à peine de débuter lorsque soudainement l’on aperçut plusieurs photos qui démontraient un jeune sportif possédant des signes avant-coureurs d’un éventuel destin accentué vers les sports d’équipe.

« Je me souviens, comme si c’était hier, de ses débuts au baseball. Il n’était pas très vieux, mais il trouvait que ce sport ne bougeait pas assez à son goût », a d’abord raconté le paternel en souriant. « A ses premiers pas dans cette discipline, il évoluait au champ extérieur. Du haut des gradins, il arriva à quelques reprises que l’on entende les recommandations de son entraîneur lui signalant de cesser de courir après les moustiques afin de se concentrer sur la joute. Notre fils aimait beaucoup les sports de groupe, mais son intérêt était davantage axé sur ceux dont il pouvait extérioriser toute son énergie; comme le soccer, le football et le hockey par exemple », ajoutait cet homme doté d’une forte corpulence.

 

Joel à 14 ans en compagnie de Mario Lemieux.

Au fil de la conversation, peu de temps avant que Joel se joigne au groupe, il fut facile de constater que l’unique enfant du couple Thériault a su bénéficier du précieux apport de ses parents afin d’exploiter son talent dans différents domaines sportifs. A la fonte des neiges par exemple, aussitôt que les premiers bourgeons firent leurs apparitions, le paternel, un homme distingué, à la chevelure grisonnante, usa de ses talents de bricoleur afin de construire une gigantesque plate-forme de « skate-board » dans la cour arrière. Quelques mois plus tard, dès que l’hiver enfila son manteau blanc, en deux temps trois mouvements, il ressortit tout son attirail afin d’ériger une patinoire qui fit l’envie du service urbanisme local. De plus, mettant à contribution son expérience acquise à titre de technicien, il installa un système d’éclairage digne de mention au-dessus de cette surface glacée au diamètre de 6,000 pieds carrés (60’ X 100’). La plate-forme et la patinoire des Thériault, c’était le rendez-vous du coin pour des dizaines de bambins avoisinants.

 

« Il était coutumier de se retrouver entre 8 et 14 enfants à se disputer des joutes de hockey derrière la maison », racontait Joel, qui venait de se joindre à la conversation quelques instants plus tard accompagné de son fils, Zachary. « Jadis, mon père possédait son atelier à l’intérieur du garage. C’est là que l’on prenait une pause afin de se réchauffer quelque peu. Ma mère contribuait largement à cet entracte en nous préparant des breuvages chauds et des collations afin de nous permettre de refaire le plein d’énergie. Ils ont bien raison lorsqu’ils mentionnent que je préférais la compétition de groupe. D’ailleurs, à ma demande, ils m’avaient inscrit dans une école de karaté; après quelques cours, j’ai réalisé que je m’ennuyais dans cette discipline. Si j’ai continué ma session, c’est parce qu’à la maison, on m’a enseigné à aller jusqu’au bout lorsque j’entreprenais quelque chose », se remémorait celui qui enfilait les patins à tous les jours de la saison hivernale et qui possédait également ce tempérament déterminé qui le caractérise encore aujourd’hui.

UN OLYMPIEN CHEZ LES RIVERAINS DU RICHELIEU

C’est à l’âge de 13 ans que Joel, suite aux encouragements de ses voisins, les frères Neveu (aucun lien de parenté avec l'auteur de ces lignes), entreprit d’intégrer une saine activité qui le suit toujours dans son mode de vie: le conditionnement physique. Mais l’aventure des compétitions d’athlétisme l’intriguait tout autant. Deux ans plus tard, tout juste avant de graduer dans les rangs midget AAA, il participa aux championnats provinciaux, se classant au premier rang dans la discipline du lancer du disque, ainsi qu’aux prestigieux Jeux du Québec, où cette fois, il termina au cinquième rang. Sa prestation lui valut une invitation pour les Jeux du Canada (Jeux de la Légion Canadienne). Ce qui ne fut certes pas à dédaigner pour ce jeune néophyte olympien qui a fait ses études secondaires dans la langue anglaise.

Sur la glace, il continua à peaufiner son style de hockeyeur en participant à des écoles de hockey dont la renommée n’était plus à faire. Dès que la mise en échec fut permise, dans les rangs bantam, ce jeune hubertin au physique imposant se démarqua rapidement dans sa région. Sa progression lui valut, à l’aube de la saison 1992-93, une invitation pour Sorel à titre de participant au camp d’entraînement des Riverains du Richelieu de la Ligue de hockey midget AAA.

« J’avais connu un bon camp, en enfilant quelques buts tout en m’imposant défensivement. J’ai fait l’équipe, mais mon début de saison fut laborieux. A un point tel qu’après dix rencontres, on m’a considéré comme un feu de paille puis on m’a libéré. J’ai alors été repêché par le Canadien de Montréal-Bourassa. C’est là que j’ai connu Georges Laracque ainsi que mon coéquipier, Martin Villeneuve », racontait celui qui participa aux 28 dernières joutes de cette formation, avant d’être sélectionné devant tous les joueurs des Riverains lors du repêchage de la LHJMQ.

LA LHJMQ : QUATRE FORMATIONS ET UN RECORD

Joel avec les Voltigeurs de Drummondville.

Ce sont les Lynx de St-Jean, dirigés par Norman Flynn, qui jetèrent leur dévolu sur ce gros défenseur. Dès le début de la saison, notre invité se retrouva en pension au même endroit que son nouveau coéquipier, Jose Théodore. Fait à noter, son abondant besoin de nutrition fit que ses hôtes recommandèrent aux Lynx de le transférer dans un autre établissement afin que les pensionnaires puissent partager équitablement le panier d’épicerie. Cette fois, Serge, le paternel, inconfortable devant cette situation, mais fort d’une première expérience, demanda aux nouveaux logeurs de lui refiler une portion de la facture d’épicerie, à tout le moins, le coût des dizaines de litres de lait que son fils consommait mensuellement. Après une première année d’adaptation, son nom circula rapidement dans le circuit Gilles Courteau, à un point tel que les Harfangs de Beauport en firent leur acquisition par la voie des échanges; Jos Canale, un entraîneur qui ne s’est jamais élevé contre le hockey pour homme, greffa à sa formation le nom de ce joueur de 18 ans, qui comptait bien figurer parmi les pugilistes les plus imposants de la LHJMQ. Joel Thériault, en compagnie de Patrick Côté et Louis Bédard notamment, avait pour mission de voir à ce qu’aucun club ne vienne brasser les troupiers de Canale.

Au terme de sa deuxième saison junior majeur, « The Animal», dont les intérêts furent représentés par Gilles Lupien, fut sélectionné au 95 ème rang par les Capitals de Washington, lors du repêchage universel qui se tenait à Edmonton, au mois de juin 1995. Cela ne fut pas une grande surprise car, bien que quelques organisations lui manifestèrent de l’intérêt, ce sont ces mêmes Capitals, ainsi que les Jets de Winnipeg, qui figurèrent parmi les plus intéressés.

WASHINGTON : AUX PORTES DE LA LNH

Au cours de son premier stage « en haut », quelques mois avant ses 19 ans, Joel passa cinq semaines au camp des recrues. Au menu : pratiques quotidiennes visant à améliorer les lacunes chez les participants et visites intensives au gymnase sous la supervision d’un expert en conditionnement physique. Comme il se plait à le souligner, il eut passablement le temps pour prendre des clichés avec son appareil photo; ne participant à aucune rencontre inter-équipe avec le grand club. Mais, un gros pas en avant venait d’être franchi pour celui qui eut le privilège d’acquérir de l’expérience en scrutant l’univers des grandes ligues. On lui remettra également le diagnostique des facettes à améliorer dans son développement, peu avant d’entreprendre sa dernière saison junior majeur.

Lors de cette dernière campagne, passée avec les Mooseheads de Halifax et les Voltigeurs de Drummondville, Thériault accumula une fiche de 6 buts et 20 mentions d’aides en 63 parties jouées. Même si elle fut surpassée trois années plus tard, faut-il le préciser, ses 573 minutes passées au cachot (près de 10 joutes) lors de ce calendrier régulier fracassèrent l’ancienne marque de tous les temps dans la LHJMQ.

Fort d’une première tentative, ce nouveau recordman du Québec compta bien y mettre toute cette fougue qui le caractérise si bien afin de retenir l’attention des dirigeants à son deuxième essai, lui qui venait d’ajouter 25 livres de muscles à sa charpente, en plus de connaître sa meilleure saison dans la LHJMQ.

A Washington, lors de cette première journée du gros camp, l’entraîneur-chef prit l’initiative de rassembler tout son monde afin de donner ses directives. Son allocution fut de courte durée, mais très directe : « Nous n’avons pas beaucoup de temps à perdre. Cette année, il n’y a aucune place de disponible pour les recrues, alors je ne veux voir personne jeter les gants ! » Et vlan ! Comme dirait l’autre : « en plein dans les flancs »!

Oh les moteurs! C’était mal connaître cette jeune recrue qui a toujours évolué à une seule vitesse : « la pédale dans le prélart ». Quelques instants plus tard, en moins de cinq minutes, et sur une même séquence, il jeta les gants à trois reprises. Il parut très bien lors des deux premiers affrontements : une première fois contre Mark Major, puis, quelques instants plus tard, contre le défenseur Brendan Witt. Ce qui lui valut la visite de Chris Simon à ses côtés lors de la remise en jeu. Ce gros ailier gauche, fraîchement arrivé du Colorado, en profita pour glisser à l’oreille de la recrue qu’il le trouvait pas mal « tough » ; qu’il aimerait bien imiter ses coéquipiers en disputant un « round » en sa compagnie. Cette fois, Joel a goûté à la médecine, non seulement du réputé Simon, mais de la haute direction ; cette dernière l’accusa, au terme de la rencontre, d’avoir couru le risque d’infliger une blessure sérieuse à la main de leur nouvelle acquisition vedette...

Les mots utilisés par notre interlocuteur afin de décrire le verdict de son dernier duel furent ; « Il m’a pas mal magané ! ». Mais, envers et contre tous, au cours des jours qui suivirent, sa détermination lui valut d’endosser l’uniforme face aux Devils du New-Jersey. La recrue francophone savait mieux que quiconque que s’il voulait se démarquer parmi l’élite, ce ne serait pas en utilisant ses talents de patineur et de compteur; mais plutôt en misant sur son implication physique, tout en jouant « la game » à l’intérieur de ses limites. Au cours de cette rencontre, tour à tour, et déterminé comme pas un, il se mesura à Sheldon Souray, puis à Reid Simpson.

Joel avec les Admirals de Hampton Road.

D’autre part, aucune place de disponible à Washington ne signifiait pas pour autant qu’il n’y en avait pas dans la LAH; les « Caps », fidèles à leur plan, recommandèrent à notre invité de se rapporter à leur club école de Portland, dans l’état du Maine. Après quelques jours, lorsque vint le temps de greffer des noms à sa formation, Bryan Trottier, l’entraîneur du club ferme, invita Joel à son bureau afin de lui transmettre une bonne nouvelle: il avait comblé ses attentes et il le désirait dans son équipe. Toutefois, cette joie fut de courte durée puisque lors de cette même journée, les hautes instances de Washington contestèrent la décision de l’ancien centre tout étoile des Islanders de New-York et des Penguins de Pittsburgh, en prétextant qu’il se devait de conserver des joueurs dont le salaire annuel frôlait les $200,000 et ce, au détriment de celui qui a signé une entente à trois volets : LNH, LAH ou ECHL. Cette dernière ligue, bien sûr, avec une forte réduction de salaire. Ainsi, sans rechigner, Joel allait bientôt se rapporter aux Admirals de Hampton Road, et ce, en continuant de jouer de la même façon que le hockey lui avait apprit jusqu’à ce jour, au maximum de ses limites. Dans l’état de la Virginie, il se rapprocha à une centaine de milles du grand club, mais la réalité fut qu’il reculait deux échelons plus bas. Sans le réaliser, il venait d’entreprendre une longue route, où il endossa les couleurs de sept formations, combiné à trois stages dans la LAH avec les formations de Portland, Québec et Hamilton. Cette dernière fut celle où il aura liquidé ses derniers espoirs.

DAVE MORISSETTE : UN EXEMPLE À SUIVRE

Lors de son passage avec les Citadelles de Québec, ce justicier a côtoyé le même vestiaire que le vétéran hockeyeur Dave Morissette. Ce dernier est devenu, par la suite, une sorte de grand frère spirituel dans sa vie de tous les jours.

Joel Thériault lors de son passage avec les Citadelles de Québec.

« Dave a été une belle source d’inspiration pour les jeunes joueurs de l’équipe. C’était difficile d’être plus tough que « Le Moose »; on parle ici d’un cinq étoiles. Mais qu’importe ce qui lui arrivait dans la vie, il savait comment en soutirer du positif et conserver le sourire. Il lui est arrivé, à quelques reprises, de conseiller aux jeunes joueurs de l’équipe de peser un peu moins fort sur la pédale en dehors du hockey. Ses paroles portaient à réflexions car lui-même prêchait par l’exemple; on l’apercevait, en quittant l’aréna accompagné de sa femme et ses enfants, il était heureux et en paix avec lui-même; toujours jovial avec les gens qui venaient à sa rencontre. En dehors du hockey, « Le Moose » menait une vie rangée. Il m’a servi de modèle, à un point tel que c’est comme cela que j’aimerais devenir avec le temps. » nous confiait celui qui a passé la campagne 1999-2000 en popularisant le chandail # 48 des représentants de la Vieille Capitale.

Au fil de la conversation, après avoir partager sa vision d’un joueur et d’un homme inspirant tel que Dave Morissette, notre interlocuteur en profite pour refiler un judicieux conseil à la jeunesse sportive; aux jeunes qui, à l’extérieur de la patinoire, ont de la difficulté à vivre en assumant leur talent de hockeyeur.

« Je n’ai pas toujours été un exemple, et je n’ai rien contre le fait que des joueurs mangent les bandes dans le cours des joutes de hockey, mais, avec l’expérience, j’ai appris que lorsque la game est terminée, il existe une autre façon d’être un gagnant : retrouver le vrai sens des valeurs de la vie ».

L’amitié qui relie Joel Thériault et Patrick Côté est bien connu dans les cercles du hockey. Ce fut au cours de la saison 1994-95, à Beauport, que le destin plaça ces deux joueurs sur la même voie. Même si Côté a disputé un peu plus de 100 rencontres avec Dallas, Nashville et Edmonton dans la LNH, le cheminement de ces deux joueurs comporte des similitudes sous plusieurs points : le flirt avec le monde du hockey professionnel, les agents, l’exil, l’insécurité d’un job et, surtout, un rôle à accomplir où celui qui distribue les plus solides claques-sur-la-gueule voit sa popularité, sa notoriété, et même son salaire augmenter. De plus, c’est connu, les durs-à-cuire sur la glace recherchent parfois cette main tendue à l’extérieur des amphithéâtres, mais, cette fois, dans le but de trouver une oreille attentive pour partager cette pression qui entoure leur boulot. Une dynamique qui rejoint ces deux ex-coéquipiers des Harfangs et des Bulldogs de Hamilton.

« Cela fait maintenant 10 ans que Pat est mon grand buddy. Nous avions 17 ans lorsque l’on s’est connu et nos cheminements ont fait que nous avons découvert la vie adulte ensemble. Lorsque tu te bats de quatre à cinq fois par semaine en étant peu utilisé, tout en sachant que tu n’a pas le choix d’y aller afin de conserver ton poste, ce ne sont pas toujours des conditions idéales pour un joueur; alors tu recherches des gens qui peuvent comprendre ce que tu vis en dedans. Nos rôles sur la glace sont à l’origine de nos liens d’amitié. Tu sais, au fond, c’est comme deux bonnes connaissances qui partagent leur vécu en pratiquant le même métier, mais pour des compagnies différentes. Pat et moi avons fait un bon bout de chemin dans la vie de cette façon. Même si le temps avance et que nos préoccupations ont pris des tangentes différentes depuis la naissance de mon fils, il en demeure un gars qui peut venir sonner à n’importe quelle heure de la journée et la porte s’ouvrira toujours », estimait celui qui, la veille de notre rencontre, avait passé quelques heures en compagnie de son vieux chum.

Joel précise qu’il compte également plusieurs bonnes connaissances dans le hockey, mais qu’il conserve une place de choix pour un type comme Paul Shantz avec qui il s’est lié d’une profonde amitié.

« Je l’ai connu en l’affrontant dans les rangs junior. Je me souviens comme si c’était hier de ce combat: je dansais autour de lui en tournant, sûr de moi, mais pour tout dire, il m’avait donné beaucoup de fil à retordre. Comme coéquipier avec les Dragons, Paul était à la bonne place au bon moment. On le connaît dans son style de hockeyeur, mais, en arrière plan, c’est un individu qui possède du vécu. Il m’a apporté beaucoup, en étant à la fois un excellent conseiller et un bon confident », estimait-il.

DE RETOUR À LA MAISON

C’est à la mi-saison 2000-2001, que Joel revint pratiquer son sport favori sur les patinoires du Québec. A l’époque, il savait pertinemment que l’aventure du hockey professionnel était belle et bien terminée. Une nouvelle vie, différente et plus stable, s’ouvrait à lui peu à peu. A ce moment, sa conjointe, Catherine, se préparait à l’accouchement de leur fils, Zachary, pour le mois de mars suivant. De plus, il avait tourné la page sur l’instabilité, le transport des valises et les longs voyages de la ECHL; là où les salaires ne suffisent plus à faire vivre une jeune famille; là également où plusieurs carrières de hockeyeurs professionnels se sont éteintes. Il n’en veut à personne, en prenant bien soin de mentionner qu’il a été aussi loin parmi l’élite que son talent lui en ait permis.

Son arrivée sur les patinoires du hockey senior majeur fut un précieux actif, non seulement pour l’organisation des Dragons, mais pour la Ligue tout entière. Lequel d’entre nous ne s’est pas déplacé afin de voir évoluer ce fougueux mastodonte de 6 pieds et 3 pouces, qui fait osciller la balance à 235 livres; un défenseur mobile et intimidant qui, amitié ou non avec ses opposants, ne distribue jamais de carte de bienvenue dans son territoire. De plus, son puissant tir, qu’il a tant pratiqué en écoulant du temps supplémentaire sur les patinoires de la LAH, continue de semer la terreur des hommes masqués du senior majeur.

Bien malgré lui, il aura apporté une autre dimension chez les justiciers du circuit. Ils n’étaient pas légion les Tankers mobiles sur patins capables de contribuer efficacement à la victoire de leur équipe, tout en prenant soin du respect voué à leurs coéquipiers. De plus, il établira un record lors de sa deuxième campagne avec un dossier de 493 minutes de pénalités, en 53 parties jouées, et ce, avec une fiche compilatrice de 11 filets et 24 mentions d’aides.

Joel Thériault, ce jeune hockeyeur déterminé qui grandit jadis dans St-Hubert, représente un précieux porte-drapeau pour la LHSMQ. Il n’a pas remporté tous ses combats, certes, mais il a gagné beaucoup plus : le respect de ses patrons et celui des amateurs de la Ligue en se présentant fidèlement au poste joutes après joutes.

A la prochaine...