|
12
|


|
Christian incarne le modèle de défenseur à caractère
défensif, qui aime nettoyer le devant son filet, tout en appliquant sa
part de mises en échec dans le cours d’une joute. De plus, ce choix de
septième ronde à l’encan amateur de la LNH en 1992 représente, après Gilles
Thibaudeau, le deuxième joueur de l’histoire de la concession lavalloise
à avoir endossé officiellement l’uniforme des Canadiens de Montréal durant
sa carrière.
Un deuxième chez-lui
Originaire
de la région des Cantons-de-l’Est, le benjamin des Proulx n’était âgé
que de deux ans et demi lorsqu’il a chaussé les patins pour la toute première
fois. Aux dires de ses proches, ce fut un coup de foudre instantané. D’ailleurs,
ceux qui avaient le mandat de lui faire quitter cet aire de jeu au revêtement
glacé, devaient tout d’abord commencer par se lever relativement tôt le
matin. Bon an mal an, avant même que ne débute ses études au primaire,
les Proulx quittèrent Coaticook pour s’installer en permanence à Magog.
Ce fut en habitant cette ville de villégiature qu’il concrétisa sa passion
envers le hockey, soit en franchissant quotidiennement la grande porte
des amphithéâtres environnants avec l’objectif légitime d’apprendre les
rudiments de son sport favori ou encore d’y encourager les membres de
sa famille.
« À l’époque, en plus de jouer lui-même au hockey, mon père était
également entraîneur tandis que mon frère aîné agissait comme gardien
de but. Ce dernier a d’ailleurs évolué dans les rangs midget AAA, avant
de poursuivre sa route au niveau collégial par la suite. En somme, les
circonstances ont fait qu’une majeure partie de ma jeunesse s’est déroulée
à l’intérieur des arénas. » Relate celui qui vieillira d’une autre année
le 10 décembre prochain.
C’est à l’âge de 15 ans qu’il fut appelé à défendre les couleurs de
sa région parmi l’élite du hockey midget, soit en devenant membre des
Cantonniers de Magog. L’année suivante, cette organisation l’a promu au
titre de capitaine. Puis, en 1990, à leur tour les Lynx de St-Jean de
la LHJMQ jetèrent leur dévolu sur cet arrière-garde reconnu principalement
pour ses habiletés en défensive. « Chris » évolua durant trois saisons
au sein de cette formation du Haut-Richelieu. Épié par le réputé éclaireur
Claude « Piton » Ruel durant son parcours dans le circuit Courteau, ce
fut au terme de sa deuxième campagne qu’il a été réclamé par les Canadiens
de Montréal aux assises de juin 1992.
Rappelé par le grand club
Semaine après semaine, fidèle à ceux qu’il surnommait si bien ses
« p’tits gars », Piton ne cessait de l’encourager. Ainsi, celui qui est
devenu le capitaine des Lynx à sa dernière campagne junior a obtenu un
laissez-passer afin de compléter sa saison avec le club école du Canadien,
à Fredericton. Puis, au cours de son année recrue chez les pros, dans
une mise en scène digne de la télé-série Lance et Compte, il a réalisé
un rêve de jeunesse en endossant l’uniforme du Tricolore.
«
C’était la période des Fêtes et la LAH avait cessé provisoirement ses
activités. Nous avions des blessés au sein de notre alignement et il en
était de même pour le grand club. Je me trouvais alors chez mes beaux-parents,
préoccupé à visionner une rencontre opposant Montréal à Calgary, lorsque
l’on m’interpella au téléphone. Au bout du fil, c’était mon entraîneur
Paulin Bordeleau qui me signalait de ramasser mes patins et de me diriger
vers l’aéroport en toute vitesse afin de rejoindre les Canadiens pour
la partie du lendemain à Buffalo. À mon premier match, nous n’étions que
cinq défenseurs en uniforme et je me souviens que Jacques Demers m’avait
donné beaucoup de temps de glace en m’utilisant notamment sur le jeu de
puissance. » Poursuit celui qui vécut alors ses moments les plus palpitants
de sa carrière professionnelle en disputant entre autres les six joutes
subséquentes dans l’uniforme du Bleu-Blanc-Rouge.
La saison suivante, Christian hérita du rôle d’assistant au capitaine
avec les Canadiens de Fredericton, l’équipe finaliste des séries dans
la LAH. Cependant, l’intégration des vétérans Yves Racine et Vladimir
Malakhov, de même que l’ascension de sélections au repêchage tel que David
Wilkie et Craig Rivet le reléguèrent dans un rôle plus effacé au sein
de l’organisation montréalaise. Bref, après quatre années d’attente en
vue d’obtenir une seconde chance, il prit la décision de poursuivre sa
carrière en Europe, en évoluant notamment en Allemagne du Sud et du Nord.
La LNAH
C’est en 2003-04, suite à une transaction entre les Royaux de Sorel-Tracy
et le Prolab de Thetford Mines, qu’il a fait ses débuts dans le circuit
Gaudette. Cependant, sa nouvelle profession dans le domaine de la construction
l’incita à quitter les représentants de la région de l’Amiante afin de
se rapprocher de son milieu de travail. C’est ainsi qu’il est devenu l’un
des principaux piliers de la brigade défensive verdunoise en première
moitié de saison 2004-05. Puis, à la date butoir des échanges en janvier
dernier, dans une méga-transaction, le contrat de ce défenseur d’expérience
fut acquis par l’organisation lavalloise.
Fait à noter, encore aujourd’hui Christian Proulx se lève chaque matin
avant le crépuscule, tout en prenant soin évidemment de bien affiler ses
lames. Mais cette fois, ne vous méprenez pas, c’est pour y exercer ses
talents de menuisier sur les chantiers de construction. De plus, lorsque
l’on sillonne les routes du Québec, parfois jusqu’aux petites heures du
matin les jours de semaine afin d’exercer sa première passion, c’est assurément
que le feu sacré y est toujours présent.
Fiche personnelle
Naissance : 10 décembre 1973
Résidence : St-Basile
Statut : Marié Conjointe : Mylène
Profession : Menuisier
Restaurant favori: Houston Steak House
Passe-temps : Naviguer sur le web
Événements en Allemagne: Munich et son festival mondial de la bière (Oktobeerfest)
Rédaction : Sylvain Neveu
Photos: Bruno Leblanc
Tous droits réservés aux sites suivants : www.summumchiefsdelaval.com
- www.sylvainneveu.com
|


Collaboration de Fabien Pothier


Collaboration du forum des fans
Collaboration du forum de
l'est
|
12 |