|
1
|



|
Septembre
2004- Depuis le temps que l’on en parle, le rideau se lève enfin sur la
première saison de la Ligue de hockey nord-américaine. C’est un secret
de polichinelle qu’il reste encore du travail à accomplir afin d’établir
de solides bases au niveau de l’exécutif, de la réglementation et au sein
de chacune des organisations. A Laval, les Chiefs tenteront de faire oublier
le film d’une dernière saison, faut-il le souligner, bien en deçà des
attentes. Au deuxième étage, l’arrivée du coloré directeur-gérant, Tony
Ciarcello, combiné à celle d’un nouvel entraîneur-chef, John Paris, a
alimenté les sujets de conversations cet été au cœur de la deuxième plus
grande ville du Québec.
Si le premier s’est fait connaître dans les
rangs junior triple A et senior majeur, le second, lui, n’a rien d’un
p’tit nouveau pour les connaisseurs de hockey au Québec. Dans les bureaux
du Colisée, un meneur d’homme au profil de Paris était recherché. Faut-il
le spécifier, ce dernier représente le portrait type de l’entraîneur émotif,
structuré, qui n’a jamais pris quatre chemins pour exprimer sa façon de
penser. D’ailleurs, partout où ses services ont été requis auparavant,
il n’a laissé personne indifférent sur son passage.
LA TRIPLE COURONNE
En
fait, John Paris jr. est sorti de l’ombre au cours de l’année 1986-87.
Il agissait alors à titre d’entraîneur recrue derrière le banc des Riverains
du Richelieu de la Ligue de hockey midget AAA : une formation qui avait
tout raflé sur son passage lors de cette campagne. Quelques-uns d’entre
vous se rappelleront sans doute de cette bande de hockeyeurs de la Rive-Sud
qui comptaient dans leurs rangs sur un jeune prodige du nom de Réginald
Savage. Au classement général, Paris et ses ouailles avaient tout d’abord
devancé, par la marge d’un maigre point, les Régents de L.L.L. Par la
suite, ils s’étaient mérités le trophée Jimmy Ferrari, remis aux champions
des séries éliminatoires. Les conquérants du Québec, tel un char d’assaut,
poursuivirent leur route pour ensuite rafler la médaille d’or au prestigieux
tournoi de la coupe Air Canada. Au terme de cette saison de rêve, le principal
intéressé s’était vu remettre le méritas qui revient à l’entraîneur de
l’année.
PREMIER ENTRAÎNEUR DE RACE NOIRE
 |
|
John
à l'époque des As de Québec
|
Suite à ces succès instantanés, la carrière
d’entraîneur de Paris, un homme aux origines africaines, natif de Windsor
en Nouvelle-Écosse, venait de prendre officiellement son envol. Celui
qui a également porté les couleurs des As de Québec, dirigés par Boom
Boom Geoffrion au début de la décennie 60, fut promu derrière le banc
des Draveurs de Trois Rivières dès l’année suivante. Après un bref retour
dans le circuit Baillargé, soit avec les Riverains et les Lions du Lac
St-Louis, il guidera par la suite la destinée des Bisons de Granby ( 1989-90
à 91-92) ainsi que celle des Lynx de St-Jean (1992-93) de la LHJMQ. Sollicité
par le « Prof Caron », il a également occupé les fonctions de dépisteur
professionnel pour le compte des Blues de St-Louis lors de cette même
période.
C’est en acceptant l’offre des Knights d’Atlanta, de la défunte Ligue
internationale, que Paris a écrit une page d’histoire qui demeurera gravée
à tout jamais dans les annales du hockey : celle où il y est inscrit qu’il
fut le tout premier entraîneur de race noire à occuper ce rôle au sein
d’une formation professionnelle. John jr. ne s’est pas contenté, bien
malgré lui, de faire sauter la barrière des préjugés raciaux puisque au
cours de cette même année, il a conduit les Knights jusqu’aux plus hauts
sommets. Paris est un gars d’équipe. Ne comptez pas sur lui pour y voir
la silhouette d’un homme qui se pète les bretelles avec cet exploit; préférant
plutôt mettre les vrais valeurs aux bons endroits : « Je sais que les
gens s’arrêtent à ce genre se statistique, mais pour moi, si l’occasion
s’est présentée pour me retrouver derrière le banc d’une formation professionnelle,
c’est purement une question de coaching. » Répondra-t-il.
 |
|
Tony
Ciarciello
|
Le directeur-gérant, Tony Ciarciello, avait de
bons mots à formuler concernant celui qui se retrouvera derrière le banc
des Chiefs cette saison.« Nous sommes très choyés d’avoir mis la main sur
un entraîneur de sa trempe. Ses principales qualités résultent dans son
approche psychologique. C’est également un homme qui porte attention aux
moindres détails. D’ailleurs les joueurs ont tôt fait de réaliser à quel
point ses séances d’entraînement sont structurées. John demande aux gars
d’être prêt et sois assuré qu’avec lui, il n’y aura pas de passe-droit pour
personne. Je peux te dire que nos joueurs sont fiers de travailler avec
lui. D’ailleurs, ça se reflète chez les vétérans de l’équipe, à commencer
par notre capitaine »
A la prochaine.
Pour vos commentaires : sylvainneveu@hotmail.com
1
|


Collaboration de
Fabien Pothier


Collaboration du
forum des fans
Collaboration du
forum de l'est
|
1 |