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Pourquoi de tes regards percer ainsi mon âme?
Baisse,oh! baisse tes yeux pleins d,une chasse flamme:
Baisse-les ou je meurs.
Viens plutôt lève-toi! Mets ta main dans la mienne;
Que mon bras arrondi t'entoure et te soutienne
sur c'est tapis de fleurs.


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LA BRANCHE D'AMANDIER

De l'amandier tige fleurie,
Symbole, hélas! De la beauté,
Comme toi, la fleur de la vie
Fleurit et tombe avant l'été.

Qu'on la néglige ou qu'on la cueille,
De nos fronts, des mains de l,Amour,
Elle s'échappe feuille à feuille,
Comme nos plaisirs jour à jour.

Savourons ces courtes délices;
Disputons-les même au zéphyr :
Épuisons les riant calices
De ces parfums qui vont mourir.

Souvent la beauté fugitive
Ressemble à la fleur du matin,
Qui ,du front glacé du convive,
Tombe avant l'heure du festin.

Un jour tombe, un autre se lève;
Le printemps va s'évanouir;
Chaque fleur que le vent enlève
Nous dit : « Hâtez-vous d'en jouir!»

Et puisqu'il faut qu'elle périssent,
Quelles périssent sans retour,
Que les roses ne se flétrissent
Que sous les lèvres de l'Amour!


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Laisse-moi respirer sur ces lèvres vermeilles
Ces souffle parfumé…Qu'ai-je fait? Tu t'éveille.
L'azur voilé des cieux
Vient chercher doucement ta timide paupière;
Mais toi…ton doux regard, en voyant la lumière,
N'a cherché que mes yeux.

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Parle-moi , que ta voix me touche!
Chaque parole sur ta bouche
Est un écho mélodieux.
Quand ta voix meurt dans mon oreille,
Mon âme résonne et s'éveille,
Comme un temple à la voix des cieux.
Un souffle ,un mot puis un silence,
C'est assez : mon âme devance
Le sens interrompu des mots,
Et comprend ta voix fugitive,
Comme le gazon sur la rive
Comprend le murmure des flots.

Un son qui sur ta bouche expire,
Une plainte un demi-sourire,
Mon cœur entend tout sans effort:
Le souffle même du zéphire
Devient un ravissant accord.

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Ah! Que nos longs regards se suivent, se prolongent,
Comme deux purs rayons l'un dans l'autre se plongent,
Et portent tour à tour
Dans le cœur l'un de l'autre une tremblante flamme,
Ce jour intérieur que donne seul à l, âme
Le regard de l'amour!

Jusqu'à ce qu'une larme aux bords de ta paupière,
De son nuage errant cache la lumière,
Vienne baigner tes yeux,
Comme on voit, au réveil d,une charmante aurore,
Les larmes du matin, qu,elle attire et colore,
L'ombrager dans les cieux.

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